La CORED répond au Secrétaire général de la CPDS : Si “Obiang doit partir” est une proposition rocambolesque, que doit-on penser de l’option “Obiang doit rester” ?

Par | on 15 août 2014 | Un commentaire

Andrés Esono CPDSDans un message adressé cette semaine aux militants de son parti, le Secrétaire général de la CPDS, Andrés Esono Ondo, a critiqué à mots couverts tous ceux qui, en exil, dénigre la CPDS, le Manifeste de Madrid et la tentative d’ouvrir un Dialogue national entre les toutes les formations du pays, légalisées ou non, en Guinée équatoriale ou à l’étranger. Il soulignait notamment que « la majorité des détracteurs de la CPDS, disent des choses aussi rocambolesques que : Obiang doit partir maintenant (“OBIANG DEBER IRSE YA”), mais comment Obiang va-t-il s’en aller ? Par la force ou volontairement ? Avec qui va-t-il négocier son départ ? Et que fait-on s’il refuse de partir, comme c’est d’ailleurs le cas ? ». Il déplorait enfin qu’ en exil « un petit nombre de personnes souhaitent l’échec du dialogue futur, puis, s’il arrive, sauteront de joie et proclameront aux quatre vents:  C’est bien ce que nous avions annoncé ! ».

CORED 08146546En réponse, la Coalition pour la Restauration de la démocratie en Guinée équatoriale (CORED), dirigée par Raimundo Ela Nsang, a pointé « un certain nombre d’incohérences ». Le communiqué publié par la CORED rappelle que, selon elle, un départ du président Obiang est un préalable nécessaire et « non négociable » à toute instauration d’un processus démocratique en Guinée équatoriale. Ne croyant absolument pas à la volonté d’Obiang de favoriser la démocratisation du pays (« Que de temps il n’a eu pour le faire ! »), la CORED estime que cette proposition de « dialogue national » n’est qu’un leurre et elle déplore le manque de rigueur et l’ « infantilisme politique » de la CPDS.

« Si, selon la CPDS, le slogan “Obiang doit s’en aller” est une proposition rocambolesque, la CORED considère comme bien plus rocambolesque l’option “Obiang doit rester” que, visiblement, préfère le principal protagoniste du Dialogue national et du Manifeste de Madrid. A ce sujet, nous rappelons à la CPDS ce que nous venons de dire : la démocratie n’est possible en Guinée équatoriale que sans Obiang. Ceux qui ne comprennent pas cela doivent être de doux rêveurs. L’explication en est simple : Obiang ne peut être juge et partie. Il ne peut être ni arbitre ni modérateur (dans ce processus de démocratisation), parce qu’il est partie prenante de ce processus, selon la proposition que nous fait la CPDS. »

« Au lieu de déployer de vains efforts et de voir des ennemis où il n’y en a pas, la CPDS doit expliquer, non seulement à ses membres et sympathisants, mais à l’opinion publique nationale, les raisons pour lesquelles, avant de commencer le dialogue avec les groupes d’exilés, elle a signé le manifeste de la honte du PDGE contre la CORED, en réponse à la lettre de notre coalition envoyée au président Obiang, proposant une sortie honorable afin de rendre possible l’ouverture d’un dialogue national dont il ne serait qu’un lointain spectateur. »

Le communiqué de la CORED déplore en outre que la CPDS se croit en position de juger les décisions prises par d’autres, qu’elle estime, « en petit nombre », considérant qu’en qualité de « principal parti », elle « détient la vérité absolue ».

Andres Esono Ondo et Obiang fev2014Entrevue entre le président Obiang et le nouveau Secrétaire général de la CPDS – Février 2014

« Si tous nous sommes d’accord pour dire qu’Obiang n’a pas de volonté politique de démocratiser le pays et que le simulacre de processus de démocratisation n’a porté aucun fruit, comment pourrait-on encore croire en la conduite d’un prétendu Dialogue national quand, en moins de 20 ans, il a été incapable de le faire ? Comment explique-t-on le paradoxe entre le processus de démocratisation dont parle Obiang et auquel la CPDS concourt activement en participant à des élections frauduleuses et en acceptant les sièges qui lui sont donnés, et ce Dialogue national qu’on veut nous vendre, quand Obiang, depuis si longtemps, a nié l’existence d’une opposition en exil ? Et, plus encore, combien de fois la CPDS a invité ceux qu’elle considère comme ses détracteurs à revenir au pays pour que la politique ne se fasse pas à des milliers de kilomètres, rejoignant ainsi le discours du régime ? La CPDS devrait répondre à toutes ces questions avant de s’en prendre à tout le monde et de se poser en victime alors qu’elle devrait chercher les coupables dans sa propre maison. »

(Source : CORED)

1 réponse to “La CORED répond au Secrétaire général de la CPDS : Si “Obiang doit partir” est une proposition rocambolesque, que doit-on penser de l’option “Obiang doit rester” ?”

  1. Merci,ASS. France-Guinéequatoriale pour compartir l’information.

    DR. MBA

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