Fortes tensions au sein de la garde présidentielle

Par | on 5 décembre 2015 | 0 Comment

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Sur le site Afrikipresse.fr, Jean-Paul Oro, le président de l‘Union des Journalistes Ivoiriens de France, revient sur les incidents qui se sont produits récemment à Mongomo et à Bata et qui ont causé la mort de trois hommes.

Palais MongomoTandis que le président Teodoro Obiang Nguema était à Paris pour participer à la COP 21, « le vendredi 27 novembre 2015, en fin d’après-midi et dans la soirée, des fusillades ont éclaté entre soldats membres de la garde présidentielle dans les villes de Mongomo et Bata, en Guinée Équatoriale », écrit-il.

Le journaliste ivoirien évoque des « mouvements de colère » au sein de la garde présidentielle, « en raison de leurs traitements salariaux ». Selon lui, les Équato-guinéens chargés de la protection des palais présidentiels se considèreraient victime de discrimination par rapport aux autres membres d’origine angolaise et israélienne, mieux payés.

Photo : Palais présidentiel de Mongomo

D’autres sources affirment que ces soldats étaient sous pression, car on leur parle fréquemment, ces derniers temps, d’une attaque imminente.

Les incidents ont débuté à Mongomo, où une fusillade a causé la mort de deux soldats. Le tireur, un jeune Annobonais, a été aussitôt maîtrisé et arrêté. Plus tard dans la même journée, entre 21 et 22 heures, un autre incident se serait produit dans le détachement de la garde présidentielle de Bata. Un soldat aurait été tué et plusieurs autres mis aux arrêts. 

Ces événements ont réactivé la crainte d’un coup d’État, toujours sous-jacente en Guinée équatoriale, et, tandis que le président Obiang est parti en Afrique du sud où il participe au Sommet Chine-Afrique, les frontières terrestres de la Guinée Équatoriale seraient officiellement fermées et ceci jusqu’à nouvel ordre. C’est en tout cas ce qu’affirme un mémo de l’Ambassade des Etats-Unis à Malabo envoyé mercredi dernier à tous ses ressortissants en Guinée équatoriale.

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