Belgique : Conférence du président Obiang à l’Institut Cervantès de Bruxelles

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Obiang à Bruxelles avril2014 002+Aujourd’hui mardi, le président de la Guinée équatoriale, Teodoro Obiang Nguema Mbasogo, est à Bruxelles (Belgique) où il a donné une conférence à l’Institut Cervantès, en présence de 25 invités environ, parmi lesquels le Secrétaire général de l’Institut, Rafael Rodríguez-Ponga, l’ambassadeur espagnol devant le Comité politique et de sécurité de l’Union européenne, Nicolás Pascual,  et des diplomates latino-américains.

Rodriguez -Ponga a salué la présence dans l’établissement de « Monsieur le Président Obiang de la Guinée équatoriale. C’est un événement que l’un de nos centres reçoivent la visite d’un Chef de l’État », a-t-il souligné.

Obiang à Bruxelles avril2014 003La conférence a débuté par une minute de silence à la mémoire du Président Suarez, puis le Chef d’État a d’abord rappelé que la Guinée équatoriale est le seul État d’Afrique ayant le castillan comme langue officielle et il a tenu à  remercier « Sa Majesté le Roi d’Espagne » d’avoir usé de son « influence » pour que cette conférence sur la langue espagnole ait bien lieu, « malgré les critiques qu’a suscité sa présence. »

Obiang a exprimé sa « surprise » devant « l’attitude de quelques nostalgiques qui ont rejeté cette rencontre pour des raisons qui n’ont rien à voir avec le développement de la langue espagnole ».

Cela dit, le président s’est dit « très fier » de participer pour la première fois à un événement culturel de l’Institut Cervantès, puis il a souligné qu’en Guinée équatoriale, l’espagnol est « l’unique lien » de communication entre tous les groupes ethniques et par lequel le pays « s’identifie dans le contexte international » malgré la prédominance d’autres « langues fortes » comme le français, l’anglais et le portugais dans le contexte géopolitique du pays.

Obiang a soutenu que son pays est un défenseur et un ambassadeur de l’ espagnol dans le cadre de ses relations, non seulement en Afrique, mais aussi au niveau international, et il a rappelé à cet égard que son gouvernement « a exigé que l’espagnol soit reconnu comme une langue de travail » dans les organisations régionales telles que l’Union africaine, la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest et la Commission du Golfe de Guinée , entre autres.

Au cours de son séjour à Bruxelles, le président Obiang participera au Sommet Union européenne-Afrique. En marge de cet événement international, il est également invité à un déjeuner-colloque à la Chambre de Commerce d’Espagne où il devrait rencontrer des entrepreneurs et des investisseurs, ainsi que le Commissaire européen à l’Industrie, Antonio Tajani.

*  *  *

Pancarta-contra-ObiangEn Espagne, ces derniers jours, l’opposition a vivement critiqué le gouvernement d’avoir invité Obiang à Madrid et à Bruxelles pour donner une conférence à l’Institut Cervantès. Les porte-paroles des différents groupes parlementaires ont critiqué l’utilisation de « fonds publics » pour « soutenir et promouvoir le dictateur », ce qu’ils ont estimé à la fois « injustifiable » et « honteux ».

Photo : Hier, dans une rue de Madrid, en face de la cathédrale de la Almudena, où ont eu lieu les obsèques de Suárez, un panneau contre la venue d’Obiang…

Le Parti socialiste a accusé le gouvernement d’avoir fait cette invitation avec de l’argent public, alors qu’il a lui-même réduit le financement de l’Université nationale d’éducation à distance (UNED ) en Guinée équatoriale. Pour sa part, le député de la Gauche plurielle Gaspar Llamazares a qualifié de « honteuse » l’invitation à Bruxelles tandis qu’Obiang devrait être « à la disposition de la justice » pour être à la tête d’une « dictature kleptomane » qui violent les droits de l’homme et accapare presque tout l’argent des ressources pétrolières du pays.

Certains ont fait remarqué que le roi d’Espagne et le Chef du gouvernement espagnol ont salué le couple présidentiel équato-guinéen, en catimini, dans un coin de la cathédrale de la Almudena, loin des journalistes et des photographes.

« C’est dans une salle à l’écart, que le Roi et Rajoy ont salué presque en cachette tous les représentants étrangers, avec la claire intention d’éviter des images gênantes avec le dictateur Obiang. Les caméras de télévision ne l’ont pas filmé. Il n’y avait là que des photographes officiels, et La Zarzuela comme La Moncloa ont décidé de ne pas publier ces photos. Dans la cathédrale, Obiang était en face du roi et de Rajoy, mais très loin d’eux », précise le quotidien espagnol El Pais.

(Sources : El Pais ; El Mundo ; El Diario.es ; Republica.com)

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