Un
temps démissionnaire, Henri Michel est finalement
resté à la tête de la
sélection nationale de Guinée
équatoriale, à la demande du président
Teodoro Obiang Nguema. Mais l’entraîneur du Nzalang n’est pas
content :
« Il y a quelques jours, je ne voulais plus travailler, je
voulais démissionner mais je n’aime pas ce terme. Depuis le
début de ma mission en janvier 2011, on a proposé
des tas de projets. Mais rien ne bouge !
Il n’y a toujours pas de championnat en Guinée
équatoriale. Des personnes interfèrent aussi dans
la composition de l’équipe : j’ai
réclamé des joueurs qui n’ont pas
été convoqués. A la place, j’ai eu
d’autres joueurs que je ne connaissais pas. J’ai d’ailleurs
demandé qu’on vérifie leur nationalité
car il y a eu cette affaire avec le Burkina Faso. Je n’ai pas eu de
réponse sur leur éligibilité.
Difficile, dans ces conditions, de bâtir une
équipe nationale. Le chef de l’Etat nous a pourtant
dégagés de l’argent. Mais j’ai dû
trouver des matches amicaux, des stages en France alors que ce n’est
pas mon rôle.
Ici, personne n’a l’air de soutenir l’équipe nationale. Je
réclame pourtant de l’aide depuis un an, a
expliqué le technicien français à RFI.
Juste après le tirage au sort, on me demande quelles sont
nos ambitions durant cette CAN 2012. Franchir le premier tour et aller
en quart de finale ? Il ne faut pas rêver ! On n’a
participé à aucune compétition. Avec
les mini-stages, on arrive à développer un peu
les capacités des joueurs évoluant en
Guinée équatoriale. On va d’ailleurs s’appuyer
sur eux car ils sont généreux, ont envie de
travailler, ne rêvent pas et savent que ça va
être difficile. Mais sans soutien, ils ne
réussiront pas durant cette CAN.
On me dit aussi qu’une préparation de 15 jours va nous
aider. Un an, c’est déjà court pour
préparer une Coupe d’Afrique des nations... »
(Source : Afrik.com)
Depuis
le samedi 22 octobre dernier, le vice-président du Conseil
d'Etat cubain, Esteban Lazo Hernández, effectue une
tournée en Afrique qui l'a déjà
mené au Ghana et au Mali.
Vendredi dernier, le dignitaire cubain est arrivé en
Guinée équatoriale et et a
été reçu par le président
Teodoro Obiang Nguema Mbasogo, au Palais du peuple, dans la ville de
Malabo.
Lors de cette rencontre chaleureuse, les deux hommes ont
passé en revue l'état des relations
bilatérales d'amitié et de coopération
entre leurs deux pays et ont réaffirmé leur
détermination commune à les renforcer.
Le président Obiang a exprimé sa reconnaissance
pour l'aide apportée par Cuba, et il a reçu
lui-même un message de son homologue cubain, le
général d'armée Raul Castro Ruz.
Estaban Lazo Hernández a également
rencontré le Premier ministre, Ignacio Milam Tang, le
président de la Chambre du peuple, Ángel
Serafín Seriche Dougan, et le Secrétaire
général du Parti démocratique de
Guinée équatoriale (PDGE), Lucas Nguema Esono
Mbang. (Sources : Diario Granma ; radioreloj.cu)
Le
prochain référendum sur la réforme
constitutionnelle aura lieu en Guinée
équatoriale, le 13 novembre prochain. Tandis que les deux
partis d'opposition, Union populaire (UP) et Convergence pour la
Démocratie sociale (CPDS), ont appelé
à voter NON, le gouvernement leur a refusé le
financement de leur campagne électorale, contrairement
à ce que prévoit la Loi fondamentale du pays.
Un communiqué de la CPDS, daté d'hier, 29
octobre, proteste contre cette irrégularité. Le
parti de Placido Mico estime avoir droit à une enveloppe de
« deux millions de francs CFA pour financer sa campagne,
puisque le Secrétaire général du PDGE
se vante publiquement d'avoir reçu plus de 1,2
milliards de francs CFA... »
Qualifiant ce référendum de "mascarade",
Convergence pour la démocratie sociale (CPDS)
considère que « l'objectif principal de la
réforme constitutionnelle est de promouvoir la succession
dynastique du président... »
Dans un autre document publié le 25 octobre, Le parti
d'opposition affirme que cette réforme constitutionnel a
pour but de neutraliser la figure du premier ministre en
créant la fonction de vice-président qui
reviendra à « une personne de son choix,
probablement son fils... » (Source : CPDS)
Chaque
match de l'équipe de Guinée
équatoriale lors de la
Coupe d'Afrique des nations, qu'elle organise avec le Gabon, sera
"comme si on attaquait l'Everest. Pour nous, c'est pratiquement
insurmontable", a estimé son sélectionneur Henri
Michel
samedi après le tirage au sort à Malabo.
L'équipe
de Guinée équatoriale, le "Nzalang" ("tonnerre"
en langue
fang), 152e au classement Fifa et qui participe à sa
première CAN, se trouve dans le groupe A en compagnie de la
Libye, du Sénégal et de la Zambie.
"Quel que
soit le tirage, toutes les équipes nous sont
supérieures,
a réagi l'entraîneur français. Chaque
match, c'est
comme si on attaquait l'Everest, c'est dire la difficulté de
la
tâche. Pour nous, c'est pratiquement insurmontable. Si on
fait un
résultat, ce sera un exploit. On va essayer de faire bonne
figure, il n'y a pas d'obligation de résultat".
Henri
Michel avait démissionné la semaine
dernière avant
d'être réinstallé à son
poste lundi dernier.
"Si j'ai donné ma démission la semaine
dernière,
c'est qu'il y avait une raison : personne ne voulait aider
l'équipe nationale, a-t-il ajouté. Je demande
depuis
janvier que le peuple nous soutienne. A l'heure actuelle, il n'y a
toujours pas de championnat..."
La Côte d'Ivoire,
favori de la Coupe d'Afrique des nations (21 janvier-12
février
2012) avec le Ghana, a hérité samedi d'un tirage
au sort
clément, alors que les deux pays organisateurs, la
Guinée
équatoriale et le Gabon, sont tombés sur des
adversaires
relevés.
Cette 28e édition continentale
présente un visage nouveau avec l'absence de gros calibres
tels
que l'Egypte (triple tenante du titre), le Cameroun, le Nigeria et
l'Algérie, et l'apparition de trois novices, la
Guinée
équatoriale, le Botswana et le Niger.
Mais le tirage
au sort des groupes, en présence des deux chefs d'Etat,
l'Equato-Guinéen Teodoro Obiang Nguema et le Gabonais Ali
Bongo,
a déclenché des réactions de surprise
et
d'enthousiasme parmi les délégations des seize
pays
qualifiés, réunies dans le centre de conventions
de
Sipopo, près de Malabo.
Et en premier lieu pour le
match d'ouverture, Guinée équatoriale-Libye, le
21
janvier à Bata: un match très particulier, entre
le Petit
Poucet (152e au classement Fifa) qualifié d'office et un
pays
qui vient de connaître une guerre civile et un changement de
régime, le contraignant à disputer l'essentiel de
sa
campagne qualificative à l'extérieur. (Sources :
AFP ;
FIFA)
Ce
soir, dans le Palais des Conférences de Sipopo,
près de
Malabo, la capitale de la Guinée équatoriale, le
tirage
au sort des groupes de la Coupe d'Afrique des Nations 2012 a enfin
livré son verdict.
La cérémonie a
débuté par une présentation
vidéo des
deux pays qui organisent et qui accueillent la 28e édition
de la
compétition : le Gabon et la Guinée
équatoriale,
en présence de leurs présidents respectifs : Ali
Bongo
Ondimba et de Teodoro Obiang Nguema Mbasogo, et de tout le gotha du
foot mondial.
La Guinée équatoriale ouvrira le
bal face à la Libye, à Bata, le 21 janvier 2012,
à
19h30 (heure locale).
Groupe A : Guinée
équatoriale, Libye, Sénégal, Zambie
(Ville hôte : Bata, Guinée équatoriale)
Enorme
outsider de la compétition, le Sénégal
va pouvoir
démarrer la compétition tranquillement dans une
poule a
priori à sa portée. Mais les Lions devront se
méfier de la Guinée équatoriale, le
pays
hôte, qui aura toute une nation derrière elle, et
de la
Zambie qui se fait un malin plaisir à jouer les coupeurs de
têtes. Surtout depuis le retour d’Hervé Renard,
qui avait
emmené les Chipolopolo en quarts de finale de la CAN 2010.
Le
Petit Poucet libyen devra rééditer l’exploit qui
lui a
permis de ce qualifier.
Groupe B : Côte
d’Ivoire, Burkina Faso, Soudan, Angola
(Ville hôte : Malabo, Guinée
équatoriale)
Un
favori, deux outsiders et un retour. S’il fallait en nommer un, ce
groupe B serait sans doute le groupe de la mort. Comme d’habitude pour
les Eléphants. Car pour assumer leur statut de candidat
à
la victoire finale, la Côte d’Ivoire devra se
défaire du
Burkina Faso, l’équipe qui monte sur le continent, et de
l’Angola, quart de finaliste de la dernière
édition. Le
Soudan reste une inconnue a priori à la portée
des hommes
de François Zahoui.
Groupe C : Gabon, Maroc,
Tunisie, Niger (Ville
hôte : Libreville, Gabon)
C’est
sans doute le plus équilibré. Entre le Gabon,
pays
hôte, le Niger, l’équipe surprise, et les deux
ténors maghrébins, le Maroc et la Tunisie,
l’affaire
s’annonce corsée. Sur le papiers, Lions de l’Atlas et Aigles
de
Carthage semblent avoir ce qu’il faut pour s’extirper de cette poule.
Sauf qu’il faudra se défaire du pays hôte et du
Niger, qui
a prouvé qu’il n’avait peur de rien en se qualifiant face
à l’Afrique du Sud et l’Egypte.
Groupe D : Ghana, Botswana,
Mali, Guinée (Ville
hôte: Franceville, Gabon)
Les
Blacks Stars, finaliste de la dernière édition,
n’auront
pas la partie facile. La Guinée avance masquée
mais
sûre d’elle après avoir fait sauté le
Nigeria
à la surprise générale. De son
côté,
le Mali d’Alain Giresse a bataillé pour valider son billet
mais
il dispose en Keita d’un leader capable de transcender les Aigles.
Quant au Botswana, c’est tout simplement le premier qualifié
des
éliminatoires. Un adversaire toujours compliqué
à
man½uvrer.
Calendrier : du 21 janvier au 12 février
2012. Les deux premiers de chaque groupe sont qualifiés pour
les
quarts de finale. (Source : Afrik.com)
Plusieurs
centaines de militants ont assisté, hier vendredi
à
Malabo, au lancement de la campagne sur la réforme
constitutionnelle en Guinée équatoriale qui
prévoit notamment une limitation du nombre de mandats
présidentiels et la création d'un
sénat.
Des
livrets de vulgarisation de la réforme ont
été
distribués aux militants du Parti démocratique de
Guinée équatoriale (PDGE, parti au pouvoir) et
à
ceux de onze autres partis de la plate-forme de partis politiques
proches du pouvoir et favorables au projet. Le
référendum
doit avoir lieu le 13 novembre 2011.
Photo : Lucas Nguema Esono Mbang, secrétaire
général du PDGE
Cette
réforme, explique le livret, constitue un changement de
système de politique passant d'un système hybride
avec un
président gouvernant avec un Premier ministre à
un
système présidentiel pur.
Un poste de
vice-président sera créé et le poste
de Premier
ministre est appelé à disparaître a
expliqué
à l'AFP le ministre de l'Information et porte-parole du
gouvernement M. Jeronimo Osa Osa Ecoro.
L'un des
éléments les plus importants limite à
deux le
nombre de mandats de sept ans auxquels peut postuler le
président de la République. Le texte
n'éclaircit
pas si M. Obiang, 69 ans, au pouvoir depuis son coup d'etat de 1979,
réélu en 2002 et 2009, devra quitter son poste en
2016,
au terme de son actuel mandat.
La réforme
prévoit en outre la création d'un
Sénat ainsi
qu'une Cour des Comptes qui veillera sur la transparence de la gestion
fiscale de l'Adminstration et sera un nouvel allié contre la
corruption. un Conseil de la République, chargé
de
conseiller le président, un Conseil pour le
développement
économique et social et un Défenseur du peuple
sera aussi
mis en place. La réforme doit aussi assurer
l'égalité entre l'homme et la femme sans plus de
précision.
« Ces réformes vont
conduire notre pays vers un avenir meilleur », a
affirmé
Marcos Edjang Abaga, étudiant en droit, à la
sortie de la
cérémonie soulignant : « La
création de tous
ces organismes sont à l'évidence des
améliorations
de notre démocratie voulues par le président.
»
A
Malabo, des affiches appelant au vote "OUI" ont fait leur apparition.
Certaines expliquent que voter OUI, c'est voter pour un
système
présidentialiste pur fondé sur l'alternance
périodique et démocratiquement responsable
à la
tête suprême de l'Etat.
Placido Mico, seul
député de l'opposition au Parlement, estime quant
à lui que la réforme ne vise qu'à
assurer la
dictature d'Obiang et de sa famille, tout en soulignant que personne
n'a encore vu le projet de loi de la réforme mais simplement
des
résumés ou des textes de vulgarisation :
«
Personne n'a vu le texte. Ni le conseil des ministres ni aucun
organisme officiel. Il n'a pas été
étudié
au Parlement. On soumet à un
référendum un texte
que personne n'a vu. C'est un texte invisible. Dans quel pays
d'Afrique, a-t-on déjà fait un
référendum
sans texte ? »
« Dans tous les pays du monde,
pour éviter la polémique sur les
éléments
qui sont débattus, il y a un groupe de +constituants+ mais
maintenant tout va être public et nous entrons dans la
campagne
», a affirmé à l'AFP Tomas Mecheba
Fernandez
Galilea, le secrétaire général du
Parti socialiste
de Guinée qui fait partie de la plate-forme favorable
à
la réforme. « C'est une réforme
très
positive avec la limitation du nombre de mandats et la
création
d'organismes comme le Sénat. » (Sources : AFP,
Romandie
News)
La
Guinée Equatoriale refuse de participer ’’tout juste pour
l’honneur’’ à la Coupe d’Afrique des nations (CAN) 2012
qu’elle
disputera en tant que co-organisateur avec le Gabon.
Interrogé
par la BBC, le président de la
Fédération
équato-guinéenne de football, Bonifacio Manga, a
soutenu
que le Nzalang Nacional ne prendra pas part à cette
compétition ‘’tout juste pour l’honneur’’.
‘’Nous voulons aller le plus loin possible’’, a
déclaré le président de la
fédération.
155e
au classement de la FIFA, la Guinée Equatoriale a
étonné le football mondial avec la subite
démission et la remise en selle de son
sélectionneur
français, Henri Michel.
Malgré cet impair, la
sélection équato-guinéenne veut
marcher sur les
traces de l’équipe féminine, qui a
remporté la CAN
des dames, qu’elle organisait en 2008.
Et
l’élimination de cette phase finale des ténors du
football africain, le Cameroun, l’Egypte et le Nigeria, est une autre
source de motivation pour le Nzalang Nacional.
‘’C’est une
grande chance pour nous’’, a affirmé le responsable des
médias de la fédération, David Monsuy,
relevant
que c’est une opportunité d’aller le plus loin possible
à
cette CAN prévue du 21 janvier au 12 février,
avec cette
absence des gros bras du football africain.
Le tirage au
sort de la CAN 2012 aura lieu samedi à Malabo, capitale de
la
Guinée Equatoriale. Le coup d’envoi de la
compétition
sera donné le 21 janvier à Bata, dans le
même pays,
tandis que la finale, le 12 février, se jouera à
Libreville, au Gabon. (Source : BBC, APS)
Le
site web www.20minutes.fr publie et commente aujourd'hui l'information
selon laquelle le fils du président de la Guinée
équatoriale, Teodoro Nguema Obiang Mangue, a
été
nommé récemment diplomate à l'Unesco.
« Un
homme visé par une plainte dans l'enquête pour
"détournement de fonds publics" visant des richesses
détenues en France par plusieurs dignitaires africains.
Cette
nomination est annoncée sur le site officiel du
gouvernement,
qui précise que Teodoro Nguema Obiang Mangue conservera ses
fonctions actuelles de ministre de l'Agriculture et des
Forêts
quand il deviendra délégué permanent
adjoint
à l'Unesco, agence de l'Onu chargée de
l'éducation, de la science et de la culture.
L'Unesco
n'a pas encore eu de notification officielle, dit une porte-parole
à Paris. Cette décision,
matérialisée dans
un décret équato-guinéen du 13
octobre, est
intervenue une semaine après le dépôt
par l'ONG
anti-corruption Transparency d'une nouvelle plainte dans l'affaire dite
des «biens mal acquis»
Transparency vise des
faits apparus dans une note des Douanes de mars 2011 selon laquelle le
fils du président équato-guinéen a
affrété en 2009 un avion ayant fait escale en
France avec
à son bord 26 voitures de luxe (dont sept Ferrari et cinq
Bentley).
Voitures de luxe
Certaines
de ces voitures ont été saisies par la justice
à
Paris fin septembre. Tracfin, la cellule anti-blanchiment du
ministère de l'Economie, a par ailleurs informé
la
justice que Teodoro Obiang fils a dépensé 18
millions
d'euros lors de la vente aux enchères de la collection
d'Yves
Saint-Laurent et de Pierre Bergé en mars 2009.
Transparency
contourne par cette plainte l'opposition du parquet de Paris,
lié statutairement à l'exécutif,
à des
poursuites sur ces faits. Après quelques semaines de
procédure, le juge d'instruction Roger Le Loire aura la
possibilité de se déclarer compétent
et
d'enquêter contre l'avis du procureur.
La question
juridique d'un possible interrogatoire de Teodoro Obiang fils se posera
même s'il dispose d'un passeport de l'Unesco. En effet, si ce
passeport lui confère une immunité diplomatique,
elle ne
vaut que pour les faits postérieurs à la
délivrance du document, selon la jurisprudence
française.
Dans l'affaire des ventes d'armes à l'Angola, le
passeport diplomatique de l'Unesco fourni au vendeur d'armes Pierre
Falcone en 2003 n'a ainsi pas empêché la justice
française de le condamner et de l'envoyer en prison plus de
deux
ans.
Plainte de
Transparency recevable
Sans
précédent en Europe, la procédure
conduite par le
juge Le Loire vise les biens détenus en France par les
familles
des chefs d'Etats Ali Bongo (Gabon), Denis Sassou N'Guesso
(Congo-Brazzavile) et Teodoro Obiang (Guinée
équatoriale), suspectés d'avoir
dérobé
l'argent public.
Contre l'avis du parquet, la Cour de
cassation, plus haute juridiction française a
jugé en
2009 la plainte de Transparency recevable, ce qui suscite des incidents
diplomatiques avec les régimes de pays producteurs de
pétrole, stratégiques pour Total et la diplomatie
française en Afrique.
Une première
enquête en 2007 avait recensé 39
propriétés
immobilières de luxe et 70 comptes bancaires
détenus par
la famille Bongo et ses proches, 24 propriétés et
112
comptes bancaires pour la famille Sassou N'Guesso, ainsi que des
limousines de luxe achetées par la famille Obiang. Le juge
Le
Loire a fait depuis d'autres découvertes. »
(Source :
www.20minutes.fr)
L'entraîneur
français Henri Michel a repris le poste de
sélectionneur
de l'équipe de Guinée équatoriale,
revenant ainsi
sur sa démission annoncée la semaine
dernière, a
déclaré aujourd'hui le président de la
Fédération équato-guinéenne
de football
(Feguifut), Bonifacio Manga Obiang.
"Il a été
reçu lundi par les autorités, pour qu'il revienne
sur sa
décision, a dit le dirigeant à l'AFP. Il est
à
nouveau le sélectionneur. Son contrat dure
jusqu'à la fin
de la Coupe d'Afrique des nations", que la Guinée
équatoriale organise conjointement avec le Gabon (du 21
janvier
au 12 février 2012).
Henri Michel, dont la
démission avait été
annoncée le 20 octobre,
se plaignait d'"ingérence extérieure dans ses
choix, et
il a obtenu des garanties", a expliqué Bonifacio Manga
Obiang.
Ainsi,
contrairement à la version défendue par le site
web du
gouvernement, Henri Michel avait bien présenté,
la
semaine dernière, sa démission pour son poste de
sélectionneur de la Guinée
équatoriale. Le
technicien français n’acceptant pas certaines pression et
l’ingérence dans les compositions d’équipe.
Démission refusée par le Président de
la
République Teodoro Obiang Nguema, lequel a
préféré écarter le
secrétaire d’Etat
aux sports, Ruslan Obiang Nsue, son propre fils.
Ex-sélectionneur
de la France notamment (1984-1988), mais aussi du Maroc, du Cameroun ou
de la Côte d'Ivoire, Henri Michel avait remplacé
le
Paraguayen Carlos Lobo Diarte en janvier 2011.
Son objectif
sera de "se qualifier avec dignité, passer la phase de
poules,
et, si on passe, on prendra de la force pour essayer d'aller plus
loin", a avancé le président de la Feguifut.
Le
Nzalang ("tonnerre" en langue fang, surnom de l'équipe
nationale), 152e au dernier classement Fifa et qualifié
d'office
pour la CAN en tant que pays organisateur, la dispute pour la
première fois.
Le tirage au sort de ce tournoi
s'effectue samedi en fin d'après-midi à Malabo.
Les
têtes de série sont, outre les deux pays
organisateurs, le
Ghana et la Côte d'Ivoire. L'Egypte (triple tenant du titre)
et
le Cameroun seront les deux grands absents de la
compétition.
(Source : AFP)

Du
23 au 26 octobre, une délégation de la
Confédération africaine de football a
effectué une
tournée au Gabon, avec à sa
tête le
Camerounais Issa Hayatou. La délégation s'est
rendue
à Libreville, puis à Franceville pour
s'enquérir
des préparatifs de la CAN 2012, concernant
l'hébergement,
le transport et les communications.
Après le Gabon,
c'est au tour de la Guinée équatoriale de
recevoir le
président de la CAF. Arrivée mercredi
à Bata,
où elle a été reçue par le
vice-président exécutif de la COCAN GE, Bonifacio
Manga
Obiang, la délégation a visité le
nouveau stade du
quartier de Nkoantoma, qui sera achevé normalement le 30
octobre.
Hier
jeudi, la visite s'est poursuivie à Malabo où les
infrastuctures contrôlées ont
été le
stade de Malabo - en travaux d’agrandissement dans les zones de presse
et d‘accès -, le stade de La Paz, à Malabo, et le
stade
de Luba, une grande partie des hôtels de Malabo,
l’hôpital
Régional, la clinique Virgen de Guadalupe et
l’hôpital La
Paz de Sipopo.
Ce vendredi, la CAF communiquera son bilan
lors d'une conférence de presse et, le lendemain, samedi
prochain, aura lieu dans la capitale
équato-guinéenne le
tirage au sort officiel des différents matchs de la CAN
2012. Le
tournoi aura lieu du 21 janvier au 12 février 2012 en
Guinée équatorial et au Gabon (Sources :
Afriquejet.com ;
Site officiel du Gouvernement de la République de
Guinée
équatoriale)
La
compagnie théâtrale Bocamandja, dirigée
par
Recaredo Silebo Boturu, présentera demain son nouveau
spectacle,
intitulé "¿Y qué es la vida?",
à 19h30 au
Centre culturel espagnol de Malabo.
L'art est un mensonge
qui devrait être au service de la
vérité, ainsi
Bocamandja revient à ses racines avec son nouveau spectacle
:
¿Y qué es la vida? Une oeuvre composée
de
différents petites scènes écrites par
des auteurs
de Colombie, d'Espagne et de Guinée Equatoriale, dont
l'action
se déroule dans la ville de Malabo et où divers
personnages mènent, à travers un ensemble de
monologues,
avec humour et insolence, une réflexion sur la vie en nous
transportant peu à peu dans un monde bigarré.
Après
“Antigona”, “El fracaso de la sombras”, “Ö Bôruku“
ou
"Orígenes", le Centre Culturel Espagnol de Malabo (CCEM) a
le
grand plaisir d’accueillir une nouvelle fois les jeunes acteurs
équato-guinéens de Bocamandja, une troupe
théâtrale prolifique bien connue des spectateurs
de la
capitale. Si vous êtes à Malabo, venez nombreux
applaudir
cette une nouvelle création pleine de promesses ! (Source :
CCEM)
Les
autorités américaines ont
déposé deux plaintes aux Etats-Unis pour
corruption et blanchiment d'argent à l'encontre de Teodoro
Obiang Nguema Mangue, 41 ans, fils du président de la
Guinée équatoriale, ministre de l'Agriculture et
vice-président du parti au pouvoir à Malabo.
Les deux plaintes au civil, rendues publiques cette semaine, visent
à saisir plusieurs dizaines de millions de dollars de biens,
achetés sur le sol américain par Teodoro Obiang
Nguema Mangue, surnommé "Teodorin".
Ken Hurwitz, juriste de l'ONG Open Society Justice Initiative, a
déclaré à la presse : «
C’est la première procédure judiciaire contre la
famille Obiang Nguema aux Etats-Unis. Elle vise 70,8 millions de
dollars (50,5 millions d'euros) de biens, parmi lesquels une villa de
30 millions à Malibu, un jet privé, et plus d'un
million de dollars de souvenirs ayant appartenu à Michael
Jackson, une trentaine en tout, un chapeau, des livres avec
autographes...
Tous ces biens seront saisis par le gouvernement si il
réussit à prouver qu’ils ont
été acquis grâce à la
corruption, et j'espère qu'un mécanisme pourra
être mis en place pour que ces richesses
bénéficient au final à la population
de Guinée Equatoriale.
Il y aura une audience où Teodorin pourra venir et dire que
non, ces biens ont été acquis
légalement, et non grâce à la
corruption, mais il aura du mal à convaincre sur ce point
quand on sait qu’il a officiellement un salaire de 7 000 dollars par
mois comme ministre des forêts. »


Ces jours-ci, c'est toute la presse américaine qui
égraine la liste des biens luxueux qu'a accumulé
sur le territoire des Etats-Unis le fils du président de la
Guinée équatoriale.
On évoque bien sûr sa
propriété de Malibu, au 3620 Sweetwater Mesa
Road, dans le quartier des stars d'Holywood, avec sa piscine, son golf
et sa piste d'atterissage, juste au dessus de la plage
très réputée de Surfrider beach. D'une
surface de 1 400 mètres carrés, la villa qui
possède huit salles de bains, huit cheminées, une
grande piscine et au moins six dressings, a été
achetée avec son domaine de 5 hectares, pour la somme de 31
millions de dollars en 2004 (22 millions d'euros), à Neal
Baddin, un agent immobilier de Los Angeles.

Parmi les éléments susceptibles d'être
saisis par les autorités américaines, se trouvent
également un jet privé Gulfstream d'une valeur de
38,5 millions de dollars (28 millions d'euros), une Ferrari 599 GTO
achetée 530 000 dollars et 3,2 millions de bijoux ayant
appartenu à Michael Jackson, dont un gant
incrusté de pierres précieuses que le roi de la
Pop a porté en 1987 lors de la tournée Bad et
acquis pour la somme de 300 000 dollars.
« Nous envoyons un message fort et clair : les Etats-Unis ne
seront pas un endroit où les dirigeants corrompus pourront
cacher leurs richesses amassées illégalement
», a déclaré le procureur
général adjoint américain Lanny Breuer.
Fin septembre, 11 voitures appartenant à Teodorin avaient
été saisies à Paris, ce qui laisse
à penser que les actions de Washington et de Paris
pourraient être concertées.
En Espagne, une association de défense des droits de l'homme
a demandé à un juge la saisie de biens
appartenant au président
équato-guinéen, à ses fils et
à certains de ses ministres. Les biens seraient
situés à Madrid et dans les Canaries. (Sources :
RFI ; The Independent ; Grioo.com)
Sociologue
équato-guinéen, originaire de l'île de
Bioko et
résidant en Espagne depuis 1968, Edmundo Sepa Bonapa s'est
spécialisé dans les questions de l’immigration
africaine
et la coopération internationale.
Professeur
collaborateur du Master sur les Migrations et Médiations
sociales à l'Université de Lleida (Espagne) et
président d'ETANE (Equipo de Trabajo Africa Negra en la
Enseñanza), une ONG fondée en 1989, Edmundo Sepa
Bonapa
présentera aujourd'hui même son dernier ouvrage :
"Espana
en la isla de Fernando Poo (1843-1968). Colonizacion y fragmentacion de
la sociedad bubi", à 19H30, à l'auditorium du
Centre
UNESCO de Catalogne, à Barcelone.
Seront
présents à ses côtés : Saoka
Kingolo,
président d'Espai Africa-Catalunya, et Xavier Bosch i
Garcia,
directeur général d'Immigració.
Ce
livre est une analyse critique du processus de transformation
politique, économique, culturelle et sociale dont a
été l'objet la société
bubi,
c'est-à-dire la population autochtone de l'île de
Bioko,
autrefois appelée île de Fernando Poo, durant la
période de la colonisation espagnole, entre 1843 et 1968.
A
partir de divers documents produits par l'administration coloniale,
l'auteur a tenté de procéder à une
interprétation sociologique du processus colonial et de ses
effets sur la société bubi.
Présentation
du livre par son auteur : Auditorio del Centro UNESCO de
Cataluña, Nápoles, 346, primer piso, Barcelona,
Espagne
Un ouvrage disponible à la vente dès demain, 28
octobre 2011.
Le
site web du Ministère de l'information de la
Guinée
équatoriale publie aujourd'hui un message de Nicolas
Sarkozy,
président de la République française,
adressé à Teodoro Obiang Nguema Mbasogo,
à
l'occasion du 43e anniversaire de l'Indépendance de son pays.
Le
Chef d'Etat français y fait mention des grandes
tranformations
accomplies par la Guinée équatoriale et y
renouvelle son
invitation pour assister au G20 à Cannes, en novembre 2011,
en
qualité de président de l'Union africaine.
Monsieur le Président,
A
l’occasion de la Fête nationale de la République
de
Guinée équatoriale, j’ai le plaisir de vous
adresser,
ainsi qu’à l’ensemble de vos compatriotes, toutes me
félicitations et mes v½ux les plus sincères pour
l’avenir
de votre pays.
Les événements internationaux
que la Guinée Equatoriale a accueillis cette
année ont
mis en valeur la transformation que votre pays a accomplie au cours de
la décennie écoulée, grâce
à une
politique d’investissement massif dans les infrastructures, y compris
éducative et sanitaire, et une forte croissance
économique et sociale.
Je forme le v½u que l’accueil
de la Coupe d’Afrique des Nations, début 2012, dans le cadre
d’un partenariat exemplaire avec votre voisin le Gabon, soit une grande
réussite et contribue à rehausser l’image de
votre pays,
en Afrique et dans le monde.
La qualité de nos
échanges et l’exemplarité du partenariat qui unit
nos
deux pays permettront à la France d’être
à vos
côtés pour relever les défis auxquels
votre pays
doit faire face.
Comme vous le savez, je serai très
heureux de vous accueillir début novembre à
Cannes, en
votre qualité de Président de l’Union africaine,
pour le
Sommet du G-20.
Veuillez agréer, Monsieur le Président,
l’expression de ma très haute considération.
Nicolas Sarkozy
Le
site web du Ministère de l'Information de la
Guinée
équatoriale présente aujourd'hui une version
"politiquement correcte" de l'incident qui s'est produit la semaine
dernière entre Henri Michel, l'entraîneur du
Nzalang, et
les autorités sportives du pays, et notamment Ruslan Obiang
Nsue, le Secrétaire d'Etat au Sport.
Le site
gouvernemental précise que « le
sélectionneur
national de football, le Français Henri Michel, continue
à suivre son plan de travail, malgré les
informations sur
une éventuelle démission qui n’a jamais
été
effectuée. »
« Il s'agit de simples rumeurs
» a déclaré Aniceto Ebiaca Mohete, le
président honorifique du COCAN GE.
Un démenti
qui a de quoi surprendre quand, la veille, Henri Michel
lui-même
répondait à la question d'un journaliste de
France-football.fr : « Effectivement, j'ai proposé
ma
démission la semaine dernière. Il y a eu
tellement de
conneries qui ont été faites ici et
là. »
Dans
cette même interview, à la question du journaliste
qui lui
disait : « Visiblement, le président a quand
même
remercié son fils, Ruslan Obiang, qui était
secrétaire d'Etat aux Sports... », Henri Michel
avait
répondu : « Oui, il a changé le patron
des Sports.
J'ai demandé un certain nombre
d'éléments au
président... »
On parlait effectivement de
frictions qui avaient eu lieu entre les deux hommes, mais quand on sait
que Ruslan Obiang Nsue est le propre fils du président, on
avait
peine à croire que le technicien français ait pu
obtenir
sa tête... Ce ne pouvait être que de "simples
rumeurs",
comme on dit à Malabo !
Même si, dès
hier, le site www.udlaspalmas.net annonçait : « Le
retour
de l'entraîneur a été rendu possible
par le
remplacement de Ruslán Obiang par Pascual Obama à
la
charge de ministre des sports, ce qui a permis à Bon(ifacio)
Manga, président de la Feguifut, de rappeller le
Français
».
Et pourtant, dans une autre notice, c'est ce
même site gouvernemental qui publie aujourd'hui le
décret
présidentiel mettant fin aux fonctions de Ruslan Obiang Nsue
"dans la volonté de donner un meilleur service" et la
nomination de Francisco Pascual Eyegue Obama Asue
à la
fonction de ministre de la Jeunesse et des Sports.
Dans un autre
article, histoire de bien montrer que cela n'a évidemment
rien
à voir avec une démission de l'entraineur du
Nzalang qui,
on l'aura compris, n'a pas eu lieu...
A
l'approche du référendum, prévu le 13
novembre
prochain, les différents partis d'opposition connaissent
d'importantes dissensions et prennent fermement position pour le NON.
La
CPDS (Convergencia para la democracia social) a exclu
récemment
cinq de ses membres pour avoir pris parti publiquement en faveur de la
réforme constitutionnelle et pour avoir utilisé
abusivement le sigle du parti.
Il s'agit de Jesús Ela Abeme
(qui fut ambassadeur de Guinée équatoriale en
France de
1983 à 1986 avant de rejoindre l'opposition en 1996), de
Pío Miguel Obama Oyana, Máximo Miko Ondo,
Arsencio Bibang
Esono et Carlos Nvo Obama.
Dans un communiqué, le parti du
député Placido Mico n'a pas
hésité pas
à qualifier de "prostitution politique" l'attitude de ses
anciens militants, laissant entendre qu'ils auraient pu être
soudoyés par le gouvernement.
L'UP (Union popular),
autre parti de l'opposition légalisée, connait
lui aussi
des difficultés internes. Sa direction accuse le
gouvernement
d'avoir "acheté" trois de ses anciens militants pour tenter
de
renverser le président d'UP, Daniel Dario Martinez Ayecaba.
Il
dénonce leur instrumentalisation par le régime
lorsque
ceux-ci ont participé à la tournée
présidentielle à travers le pays pour promouvoir
la
réforme constitutionnelle, n'hésitant pas
à
diffamer le président d'UP, et il déplore qu'on
leur ait
offert un large espace dans les médias nationaux pour
s'exprimer
sans légitimité au nom de l'UP.
Le parti
d'opposition rappelle qu'en 2009 il s'était
retrouvé
devant les tribunaux suite à un conflit interne dans lequel
le
gouvernement s'était fortement impliqué. L'UP
espère ne pas en arriver à ce point et demande au
gouvernement de cesser de s'ingérer dans les affaires
interne
d'un parti politique et fait appel à la
communauté
internationale pour qu'elle fasse pression sur le président
Obiang Nguema.
A ces deux partis, l'UP et la CPDS,
s'ajoutent les voix de partis non légalisés,
implantés à l'étranger, tels que le
parti
autonomiste bubi MAIB (Movimiento para la autodeterminacion de la isla
de Bioko). Tous appellent à une mobilisation populaire pour
le
NON au référendum, considérant qu'ils
ne peuvent
soutenir un texte qui n'a jamais été
publié, ni
consulté par les députés ou les
citoyens, et dont
le contenu précis reste inconnu à ce jour.
Certains
craignent une man½uvre népotiste visant à placer
Teodorin
Nguema Obiang Mangue, le ministre de l'agriculture,
vice-président du PDGE,
délégué permanent
adjoint auprès de l'UNESCO, directeur
général de
la campagne pour le référendum de la
réforme
constitutionnelle et fils du président, dans une position
favorable pour lui succéder.
Enfin le MAIB insiste
sur l'absence dans la réforme de reconnaissance des diverses
"sensibilités politiques et ethnoculturelles du pays, comme
cela
devrait être le cas dans un Etat qui se prétend
plurinational". Le MAIB rappelle que le président Obiang a
su
reconnaître la diversité de la Libye lors de son
récent voyage en Afrique du Sud et qu'il pourrait en fait de
même dans son propre pays. (Sources : Asodegue, CPDS, MAIB)
Une
semaine après avoir présenté sa
démission du poste de sélectionneur du Nzalang
Nacional de Guinée Equatoriale, Henri Michel est toujours en
place !
Il s'en explique, à quatre jours du tirage au sort de la
Coupe d'Afrique des Nations 2012, à Malabo.
Oui, ça va bien, merci ! Mais je ne suis pas parti.
Effectivement, j'ai proposé ma démission la
semaine dernière. Il y a eu tellement de conneries qui ont
été faites ici et là.
Vous n'avez rien dit
des raisons de ce retrait, mais il a été
évoqué des tensions avec le ministère
de tutelle, notamment sur les choix de joueurs...
Ecoutez, on a bossé avec mon encadrement technique dans des
conditions difficiles, on est même allé
au-delà de nos prérogatives. On n'a rien
à se reprocher. Mais il y a des choses qui se sont
passées...
Alors, pourquoi
êtes-vous toujours en place ?
Le Chef de l'Etat (Teodoro Obiang Nguema) m'a convoqué hier
(lundi), et il m'a demandé de continuer ! Alors, si je suis
encore là, c'est de par sa volonté. Uniquement.
Mais je lui ai demandé des choses, en contrepartie...
Visiblement, le
président a quand même remercié son
fils, Ruslan Obiang, qui était secrétaire d'Etat
aux Sports...
Oui, il a changé le patron des sports. J'ai
demandé un certain nombre d'éléments
au président. J'attends maintenant la conférence
de presse, et qu'il s'exprime publiquement sur le sujet, notamment sur
les raisons qui m'ont amené à proposer ma
démission.
Pourquoi
être allé jusqu'à mettre votre
démission dans la balance, à quatre jours du
tirage au sort de la CAN, et à moins de trois mois du coup
d'envoi de la CAN, alors qu'on parlait déjà de
l'arrivée de Stephen Keshi pour vous remplacer ?
Parfois, quand personne ne veut que les choses bougent, on ne peut plus
rien faire. Aujourd'hui, je suis en position d'attente. Pour
l'instant... » (Source : France football.fr - Franck
Simon)
Il
y a juste une semaine, Henri Michel, l’entraineur français
du Nzalang nacional, claquait la porte, moins de cent jours avant la
CAN 2012. On attendait donc un communiqué de la
Fédération de football de la Guinée
équatoriale (Feguifut) expliquant les raisons de cette
démission, mais rien n’est venu…
Le journaliste de la BBC, qui est à Malabo, avait
même révélé que l’entraineur
nigérian Stephen Keshi était sur les rangs pour
remplacer Henri Michel au pied levé.
Or, voici qu’aujourd’hui on apprend qu’Henri Michel est
revenu sur sa décision et qu’il a repris son poste. C’est
donc une bonne nouvelle pour tous les supporters du Nzalang,
à quatre jours du tirage au sort de la Coupe d'Afrique des
Nations 2012, à Malabo, et deux semaines avant le match
à venir contre la sélection nationale de
Madagascar.
Le technicien français reprochait, semble-t-il, aux
autorités sportives équato-guinéennes
des « violations d'obligations contractuelles »… Il
déplorait de ne pouvoir sélectionner certains
joueurs, notamment des joueurs locaux, et il regrettait aussi le manque
de personnel administratif et une mauvaise organisation des services
techniques.
Pour obtenir son retour, il est probable qu’on ait
cédé à certaines de ces exigences. On
parle même de départ à la
tête de la Feguifut, avec l'éventuel licenciement
de Bonifacio Manga Obiang, qui est à la tête de la
Feguifut depuis plus de vingt ans, ou même celui de Ruslan
Obiang Nsue, secrétaire d’Etat aux Sports,
président du COCAN et fils du Chef de l’Etat.
Lors de la défaite (0-2) contre le Botswana, en Octobre
2010, environ dix mille spectateurs avaient hué les deux
hommes et avaient déjà exigé leur
démission. (Sources : BBC
; EFE)
Des
sources de l'intérieur du pays ont révélé
l'information selon laquelle, dans la nuit dermière, près
de la localité de Nkue, dans le nord de la région
continentale, un militaire a stoppé une voiture transportant
deux jeunes femmes de nationalité camerounaise
âgées entre 20 et 30 ans.
Le
contrôle d'identité a pris une tournure dramatique puisque
le soldat, qui est basé à Bata et dont le nom est
inconnu, a tiré à plusieurs reprises sur les deux femmes.
L'une d'entre elles a été tuée, tandis que
l'autre, grièvement blessée se trouve actuellement entre
la vie et la mort.
Le militaire aurait tenté de justifier
son action en affirmant que les femmes n'avaient pas sur elles les
documents appropriés. Les mêmes sources indiquent que la
situation des deux femmes, qui vivaient à Mikomeseng,
était parfaitement légale.
Les mêmes sources indiquent que la situation des deux femmes, qui vivaient à Mikomeseng, était parfaitement légale. Les routes de la Guinée équatoriale sont entravées par un grand nombre de ces barrages routiers où des soldats contrôlent l'identité des chauffeurs et de leurs passagers, mais aussi, fréquemment, rançonnent les étrangers.
De
tels incidents ont lieu à chaque fois qu'ont lieu des
élections en Guinée équatoriale. (Source :
Asodegue)
C’était
hier, à Auch (32), en France, la première du
Cabaret Crida, une création étonnante de la Crida
Company qui marie son travail de cirque et de musique.
Crida Company combine
cirque, musique et humour
Le spectacle commence de façon déroutante :
Salvador, extraordinaire danseur équato-guinéen
danse ses mouvements syncopés pendant que deux hommes
dialoguent sur le surréalisme. Puis, arrivent les musiciens
et la chanteuse Jur Domingo. Longue silhouette en débardeur
noir, jupe mauve et bottes marrons, une présence
scénique incroyable, elle est le c½ur du Cabaret Crida.
Quand Jur prend le micro, elle peut autant saisir son public en vraie
chanteuse rock qu’offrir des chorégraphies shadocks. Autant
les danseurs et acrobates sont en caoutchouc, autant elle est en
baguettes. Jur Domingo a la dimension comique des grands corps maigres
décalés.
Rencontre en Afrique
Créé par la Crida Company, ce cabaret fait se
rencontrer les deux univers dans lesquels cette troupe a
½uvré depuis six ans : le cirque et la musique. Il y a les
musiciens, un numéro de claquettes de dents, un jongleur de
bouche et trois jeunes danseurs équato-guinéens,
Salvador, Ruben et Andrès.
Jur Domingo et Julien Vittecoq, fondateurs de la Crida company, les ont
rencontrés l’an dernier à Malabo : «
Nous avons fait une tournée de deux mois en Afrique, dans
treize pays. Nous avons rencontré ces danseurs dans un
atelier (à l’ICEF de Malabo, en Guinée
équatoriale) et nous avons décidé de
faire quelque chose avec eux », se souvient Julien
Vittecoq. Le cabaret permet de les intégrer
à l’univers de la compagnie. Jur et Julien sont repartis en
Guinée équatoriale, en septembre, pour travailler
avec eux. Les quatre autres artistes sont des amis avec qui ils ont
travaillé.
Le surréalisme en est-il la trame ? « On ne
travaille pas avec des a priori. En voyant Salvador danser,
ça m’a fait penser au surréalisme »,
explique Julien Vittecoq. « Il travaille avec le texte, mais
il ne l’entend pas, il est sourd et muet. Chaque fois, la
façon dont il tombe sur les mots est différente.
» Reste que l’écriture automatique
chère au surréalisme n’est pas totalement
étrangère à Crida Company :
« C’est vrai que dans notre manière de faire il y
a quelque chose de proche, on laisse faire, on laisse place
à l’instinct, ajoute l’artiste.
le spectacle "Cabaret Crida" est en tournée en France avec
6 dates
:
22 et 23/10 Cabaret Crida Circa, Auch (32)
05/11 Cabaret Crida Le 104, Paris
08/11 Cabaret Crida L’Agora, Boulazac (24)
15/11 Cabaret Crida Auditorium municipal de Bergerac (24)
18/11 Cabaret Crida Centre Culturel de Ramonville (31)
(Source : ICEF de Malabo)
En
tant que président-fondateur du PDGE (parti au pouvoir), le
président de la Guinée équatoriale,
Teodoro Obiang Nguema Mbasogo, a nommé son propre fils
à la direction nationale de la campagne pour le referendum,
par un arrêté en date du 20 octobre dernier.
Cette décision du Chef de l'Etat intervient une semaine
après qu'il ait nommé son fils au poste de
délégué permanent adjoint de la
Guinée équatoriale à l'Unesco,
à Paris, et une semaine après que ce
même Teodoro Nguema Obiang Mangue, ait remplacé
son père à la FAO, à Rome.
On assiste donc à une mise en lumière
assez inédite du fils du Chef de l'Etat qui, selon certains,
pourrait être nommé prochainement
à la nouvelle charge de vice-Président
après l'adoption de la nouvelle Loi fondamentale.
Teodoro Nguema Obiang Mangue, surnommé Teodorin, est en
outre Ministre d'Etat des Forêts et de l'Agriculture dans le
gouvernement de la Guinée équatoriale, et, depuis
2010, chef de l'aile jeunesse du PDGE, ce qui lui confère
automatiquement la vice-présidence du parti au pouvoir.
Cette exposition médiatique intervient au moment
même où le fils du président Obiang
fait l'objet d'enquêtes judiciaires connexes aux Etats-Unis,
en France et en Espagne, et quelques semaines après que la
justice française ait saisi 11 de ses véhicules
de luxe, avenue Foch à Paris, dans le cadre de l'affaire des
"biens mal acquis".
Le 13 octobre 2011, la revue en ligne "Foreign Policy" a
révélé l'intention de la justice
américaine de saisir les actifs que possède
Teodoro Nguema Obiang Mangue aux Etats-Unis. Le 6 octobre, en effet, le
département de la Justice a enregistré
officiellement en Californie un dossier pour une plainte en instance
portant sur la confiscation de plus de 70 millions de dollars d'actifs,
notamment un domaine, un jet, et des souvenirs de Michael Jackson
appartenant à M. Obiang junior.
Cette plainte découle d'une affaire devant la Cour
fédérale des États-Unis, dont les
détails ne sont pas disponibles publiquement, mais qui est
probablement le résultat d'une enquête sur des
soupçons de corruption et de blanchiment d'argent par
Teodorin Obiang. Le département de la Justice a ouvert
l'enquête en 2007, suite à une enquête
du Sénat américain menée de 2003
à 2004.
Les
fonds, tels que documentés dans le rapport, auraient
financé un train de vie opulent comprenant une flotte de
voitures et de motos de sport d'une valeur de 9,5 millions de dollars
et une fête estivale (« Nguema Summer Bash
») où figurait un tigre blanc vivant. Le rapport
décrivait l'enquête criminelle du
département de la Justice sur Teodorin Obiang comme
étant « en cours ». Teodorin Obiang
aurait transporté 22 véhicules hors des
États-Unis en Guinée équatoriale via
la France en 2009, selon un rapport du journal Le Monde, citant les
dossiers des douanes.
L'action du département de la Justice américaine
cite Sweetwater Malibu LLC, une société
appartenant à Teodorin Obiang, et demande la confiscation
d'une variété de biens de valeur, notamment un
domaine de 30 millions de dollars à Malibu, un jet de 38,5
millions de dollars, sept voitures de luxe valant près de 3
millions de dollars, ainsi que dessouvenirs précieux de
Michael Jackson, tels qu' « un gant blanc orné de
cristal de la tournée 'Bad Tour'. »
Ni le gouvernement de Guinée équatoriale, ni
Teodorin n'ont réagi publiquement aux nouvelles de l'action
en confiscation d'actifs en instance. En 2010, le gouvernement
équato-guinéen a publié une
déclaration très ferme affirmant que les
allégations contenues dans le rapport du Sénat
n'étaient pas prouvées et qu'elles
étaient reposaient sur des préjugés,
le dénonçant comme « un document
clairement RACISTE, XÉNOPHOBE, ARROGANT et
SÉGRÉGATIONNISTE. » Le gouvernement a
également confirmé « tout son soutien,
sa confiance et son appui » au fils du président
Obiang.
« L'action de gel des actifs de Teodorin aux
États-Unis arrive tard », a
déclaré Arvind Ganesan, directeur de la division
Entreprises et droits humains à Human Rights Watch.
« Mais le véritable test sera si le gouvernement
américain poursuit vigoureusement l'enquête
jusqu'à sa conclusion sans laisser des relations
diplomatiques ou commerciales y faire obstacle. » (Sources : Human
Rights Watch ; Site
officiel du Gouvernement de la République de
Guinée équatoriale)
Au
début de cette semaine, on nous expliquait que le
président Obiang Nguema avait "ordonné" la
publicacion et la diffusion du texte de la réforme
constitutionnelle (ce qu'il aurait déclaré
à l'occasion du dernier Conseil des ministres
réuni à Bata le 14 octobre dernier). Or,
mercredi, il a affirmé tout le contraire devant
les caméras de la télévision
guinéenne.
Un
journaliste de la télévision d'Etat a
questionné
le Chef de l'Etat : « Les Guinéens sont
très
intéressés de pouvoir prendre connaissance du
texte de la
réforme pour laquelle ils vont voter. Quand pourrons nous
lire
ce texte ? ». Ce à quoi le président
Obiang a
répondu : « Les Guinéens
savent
déjà pour quoi ils vont voter. J'ai
moi-même fait
le tour du pays pour expliquer en quoi consiste la réforme
constitutionnelle et les personnes qui ont dressé les listes
électorales l'ont fait, eux aussi. Si quelqu'un ne
connaît
pas le texte de la réforme, c'est seulement parce qu'il ne
s'est
pas intéressé à elle. »
En clair, cela signifie que, contrairement à ce
qui avait été annoncé, le texte de la
réforme ne sera pas publié avant le jour du
scrutin, le 13 novembre prochain. Les citoyens
équato-guinéens devront donc voter pour un texte
qu'ils n'auront pas pu lire intégralement. Ils devront
délivrer un chèque en blanc, en quelque sorte, un
vote de confiance en faveur de celui qui préside aux
destinées du pays depuis plus de trois décennies.
(Sources : Asodegue)
Tandis
que le président de la Guinée
équatoriale, Teodoro
Obiang Nguema, est actuellement en visite officielle en Afrique du sud,
invité par son homologue, le président Jacob
Zuma, les
deux Chefs d'Etat ont tenu ensemble une conférence de presse
sur
le dossier libyen.
Le président Jacob Zuma a
condamné l'assassinat du colonel Kadhafi, estimant qu'il
aurait
dû être arrêté et
jugé devant la Cour
pénale internationale de la Haye, soulignant que ceux qui
l'ont
capturé savaient qu'il y avait un mandat contre lui.
Pour
sa part, Teodoro Obiang Nguema a déclaré que
l'Union
africaine avait mené différents efforts
« pour
convaincre le colonel Kadhafi de céder pacifiquement le
pouvoir,
mais que celui-ci avait refusé ».
Le président
de l'UA a également rappelé la
nécessité
urgente de former un gouvernement d'Union nationale,
intégrant
toutes les composantes politiques de la Lybie. « Nous
craignons,
a-t-il ajouté, que la Lybie devienne une nouvelle Somalie.
La
Lybie a besoin d’un gouvernement comprenant toutes les orientations,
car il y a beaucoup d’entre elles doivent cohabiter: les monarchistes,
les dissidents de Kadhafi, les intégristes et de nombreuses
tribus». (Sources : Xinhua ; Site officiel du Gouvernement de
la
République de Guinée équatoriale)
Dimanche
dernier, 16 octobre, le président de la Guinée
équatoriale, Teodoro Obiang Nguema, et son
épouse,
Constancia Mangue, ont assisté à la messe dans
l'ancienne
église Notre Dame de Guadeloupe de Mongomo.
Ils ont
ensuite réalisé une visite de la nouvelle
église
Notre Dame de l'Immaculée Conception qu'on
qualifie de
"cathédrale" (ou même de "basilique"),
à cause de
ses dimensions impressionnantes, quoiqu'il ne soit pas question pour le
moment de faire de Mongomo, un siège épiscopal.
Peut-être
aussi parce que Mongomo est la ville du président Obiang,
qui
s'est considérablement équipée et
développée depuis qu'il est au pouvoir (Palais
présidentiel, clinique privée, stade, golf,
hôtel 5
étoiles, aéroport, école
hôtelière,
Parc de l'Amitié, agences bancaires, système
d'eau
potable, autoroutes et routes asphaltées, etc), et que cela
n'est pas sans rappeler la construction de la Basilique Notre-Dame de
la Paix de Yamoussoukro, en Côte d'Ivoire,
consacré par
Jean-Paul II en 1990, sept ans après que le village natal du
président Felix Houphouët-Boigny ne soit devenu la
capitale
du pays.

Le
9 décembre 2005, alors qu'il était le premier
chef
d'État d'Afrique subsaharienne à être
reçu
par le pape Benoît XVI, Teodoro Obiang Nguema Mbasogo lui
avait
présenté les plans de sa future
"cathédrale", en
présence de Mgr Alfredo Maria Oburu, l'ancien
évêque d'Ebebiyin.
L'édifice a
été construit par l'entreprise italienne Maquinen
Venture
qui a déjà effectué divers chantiers
dans le pays
(Parlement de Malabo, Sofitel President Palace Hotel et Hôtel
Ibis, à Malabo).
La première pierre avait
été posée le 9 décembre
2006 en
présence du légat du pape, le cardinal
français
Jean-Louis Tauran, et du nonce apostolique, Antonio Arriotti.
Le
nouveau sanctuaire a une superficie de 2 000 mètres
carrés et peut recevoir jusqu'à 800
fidèles.
Il a été financé par le gouvernement
équato-guinéen et par le district de Mongomo.
Par
ailleurs, la décoration intérieure, fresques et
trompe
l'oeil architecturaux dans la coupole et sur les
voûtes,
ont été réalisés par un
atelier italien
« Ruffini Decorazioni » qui présente sur
son site
web de belles photos du chantier.


Le
7 décembre prochain, la voûte et la coupole
résonneront des voix de 50 jeunes
Equato-guinéens,
formés cet été au Cameroun, pour
remplir les
fonctions de chef de choeur, meneur de chant, instrumentiste, chef de
pupitre et de choriste. Cette chorale mixte polyvalente devrait animer
l’inauguration de la cathédrale Notre Dame de
l’Immaculée
Conception de Mongomo, en présence de
représentants du
Saint-Siège, mais aussi de membres de l’Association des
conférences épiscopales d’Afrique Centrale
(ACERAC) et de
toutes les communautés chrétiennes de
Guinée
équatoriale.



Le
16 octobre dernier, le gigantesque navire FPSO-Aseng est
arrivé
à son emplacement dans le bloc I, dans le champ
pétrolifère Aseng, au large de l’île de
Bioko,
selon un communiqué du ministère des Mines, de
l’Industrie et de l’Énergie.
Ce bateau, construit en
1988, a une longueur de 378 mètres, une largeur de 56
mètres, un tonnage de 255 346 tonnes. C'est le 2e navire
FPSO
(littéralement "unité flottante de production
pétrolière") qui est livré
à la
Guinée équatoriale par Keppel Shipyard et SBM. Le
FPSO
sera exploité par GEPsing Ltd, une joint-venture
constituée de la société
américaine SBM
Offshore Oil Company et de GEPetrol, la compagnie
pétrolière nationale de Guinée
équatoriale.

Le
FPSO-Aseng aura une capacité de production de
pétrole de
80 000 barils par jour, une capacité totale de stockage de
1,7
millions de barils de pétrole et une capacité de
manipulation de gaz de 174 millions de pieds cube par jour.
Le
début de la production initiale a été
avancé et maintenant il est prévu pour la fin de
l’année 2011.
En juillet dernier, Marcelino Owono
Edu, le ministre des Mines, de l'Energie et de l'Industrie, a
été reçu par des responsables de
Keppel Shipyard
Ltd's, et la propre fille du ministre, Mlle Dona Ayingono Owono Nchama,
a baptisé à cette occasion le FPSO.

Le
champ Aseng, anciennement appelé Benita,
découvert
en 2007 au nord-est de l’île de Bioko (dans le bloc 1),
à
environ 1 000 m de profondeur, représente pour le pays un
espoir
de relancer la production pétrolière qui ne cesse
de
baisser depuis quelques années.
Ce champ est
opéré par l’américain Noble Energy (40
%), le
nigérian Atlas Petroleum International (25 %), le
britannique
Glencore Exploration (25 %), Osborne Resources (6 %, filiale du
suédois PA Resources) et GE-Petrol, la compagnie nationale
(5
%). C’est le français Technip qui en assure le
développement, pour un investissement de 1,3 milliard de
dollars.
Aseng
pourrait entrer en production dès la fin 2011 ou au
début
de 2012, avec une capacité de 50 000 barils par jour...
(Sources
: Site officiel du Gouvernement de la République de
Guinée équatoriale ; Keppel)
Aujourd'hui
vendredi, la visite du président de la Guinée
Equatoriale, Teodoro Obiang Nguema, à son homologue Jacob
Zuma a suscité la colère de l'opposition
sud-africaine, qui voit en lui un dictateur.
La visite de M. Obiang, accueilli par un tapis rouge avec 21 coups de
canon, intervient deux semaines après
l'impossibilité pour le Dalaï lama de se rendre en
Afrique du Sud faute de visa délivré à
temps.
« Avec Zuma, c'est le tapis rouge pour les dictateurs et les
chicanes administratives pour les militants de la paix », a
déclaré l'Alliance Démocratique,
principale force d'opposition à l'ANC au pouvoir.
« Le gouvernement sud-africain envoie un signal clair, il
préfère développer les
amitiés avec ceux qui violent les droits de l'Homme que ceux
qui les protègent », a ajouté DA dans
un communiqué.
Aujourd'hui même, le président Jacob Zuma a
reçu M. Obiang Nguema et annoncé une
intensification de la coopération avec la Guinée
Equatoriale.
« Nous sommes tombés d'accord pour approfondir
davantage et intensifier notre coopération (...) nous avons
décidé des mesures pour augmenter le volume
d'échanges commerciaux et d'investissement et resserrer les
liens économiques entre nos deux pays », a
déclaré M. Zuma à la presse.
Il a évoqué de futurs partenariats dans lesquels
des entreprises publiques et privées sud-africaines vont
s'engager et la création d'une commission commune de
coopération pilotée par les ministères
des Affaires étrangères respectifs.
M. Zuma, qui s'était rendu en 2009 en Guinée
Equatoriale, a déclaré son soutien au projet de
prix Unesco-Obiang Nguema et a accusé ceux qui tentent de
saboter cette initiative d'avoir des préjugés
envers certains pays, certains continents et certaines personnes.
L'agence culturelle des Nations unies a refusé
début octobre de procéder à la remise
d'un prix au nom d'Obiang d'une valeur de trois millions de dollars
destiné à récompenser la recherche en
sciences de la vie, créé en 2008 et toujours pas
attribué. (Source : AFP)
En
France depuis 2006, l'ambassadeur Federico Edjo Ovono est
rentré en Guinée
équatoriale. En attendant la nomination de son successeur,
dans quelques mois, c'est Mariola Bindang Obiang qui assure
l'intérim. Ancienne directrice nationale de
la BEAC, à Malabo, cette dernière a
été nommée Ambassadeur de la
Guinée équatoriale auprès de l'Unesco
et elle est arrivée en France en mai dernier...
Le
président de la Guinée équatoriale,
Teodoro Obiang
Nguema Mbasogo, a quitté Malabo pour se rendre en
République sud-africaine, à l’occasion d’un
voyage d’Etat
de 48 heures, invité par son homologue, Jacob Zuma.
La
visite du président Obiang s’inscrit dans le cadre du plan
actuel de coopération et des bonnes relations existantes
entre
les deux pays, qui ont conduit les chefs d’État des deux
pays
à tenir de nombreuses rencontres.
En novembre 2009,
Jacob Zuma, président de l’Afrique du Sud, a
réalisé une visite officielle en
Guinée
équatoriale. Plus tard, en 2010, le président
équato-guinéen a voyagé en Afrique du
Sud et, en
plus de tenir plusieurs rencontres politiques, il a
participé au
11ème forum global Fortune/Time, à «La
nouvelle
opportunité globale», qui s’est
célébré au Cap.
Pour sa part, le
président sud-africain Zuma a été un
des
invités principaux et aussi le protagoniste du sommet de
l’Union
africaine célébré en août
2011 à
Malabo. (Source : Bureau d’information et de presse de
Guinée
équatoriale)
Coup
de tonnerre dans un ciel bleu : A moins de cent jours de la CAN 2012,
le Français Henri Michel, entraineur de l'équipe
nationale de football de la Guinée équatoriale, a
donné sa démission, a-t-on appris aujourd'hui de
source officielle.
Le site web du gouvernement indique que cette décision a
été prise à l'issue d'une
réunion qui a duré plus de 2 heures, lundi
dernier, entre Henri Michel, accompagné de son adjoint, et
le président de la fédération
équato-guinéenne de football (Feguifut),
Bonifacio Manga Obiang. La Fédération
équato-guinéenne de football a
confirmé cette nouvelle, mais n'a pas
précisé les raisons de ce départ.
On ignore donc qui a pris l'initiative de cette rupture de contrat.
L’entraîneur avait en effet signé un contrat avec
la fédération qui l'engageait de janvier 2011
jusqu’au 28 février 2012.
On savait de source officieuse que le sélectionneur
français acceptait difficilement de devoir se priver de
certains joueurs équato-guinéens, jouant
à l'étranger, mais que le gouvernemen avait
"blacklistés" pour des propos tenus dans la presse et qui
ont été jugés
préjudiciables à l'image de la Guinée
équatoriale.
Du côté des Autorités, on imagine que
certaines déclaration d'Henri Michel ont dû
déplaire, notamment quand à maintes reprises, il
a répété que son premier objectif
était de passer la phase de groupes de la Coupe d’Afrique
des Nations, laissant entendre qu'il serait déraisonnable de
songer à une victoire. Il est possible aussi que les
derniers résultats, plutôt décevants,
aient pesé dans la balance : Depuis août, le
Nzalang nacional a remporté 3 défaites (contre la
Guinée Bissau, le Burkina Faso et le Gabon), 1 match nul
(avec le Cameroun), et seulement 1 victoire (contre la Centrafrique).
Quoiqu'il en soit, c'est un coup dur pour les joueurs du Nzalang en
pleine préparation et qui se retrouvent
momentanément privés d'entraineur. On devrait
bientôt en savoir plus puisque la Feguifut a promis un
communiqué officiel dans les prochaines heures.
Le
Secrétaire d’Etat aux sports et Président du
comité d’organisation de la Can pour la Guinée
Equatoriale dresse un état des préparatifs
à quelques mois du début de la
compétition.
A trois mois du
début de la prochaine Coupe d’Afrique des Nations(Can) de
football, où en est-on avec l’organisation ?
Tout est fin prêt. Manque seulement le stade de Bata,
actuellement en finition avec la société Bouygues
qui a confirmé que tout sera prêt avant la fin de
ce mois. C’est dans ce stade que nous comptons faire disputer le match
qui opposera notre sélection nationale à celle de
Madagascar. C’est en vue des éliminatoires de la prochaine
Coupe du monde de football. On va essayer donc ce stade à
cette occasion. Sur le plan hôtelier, nous sommes
également prêts. Pour la disposition, nous allons
faire une démonstration le 29 octobre 2011, lors du tirage
au sort de la Can. Je pense que tous ceux qui arriveront ici verront
que nous sommes pratiquement prêts.
Qu’est-ce qui a
été fait concrètement notamment au
niveau des infrastructures ? Combien de stades par exemple avez-vous
construits pour cette Can ?
Au total, quatre stades ont été construits.
Malabo, Bata, Ebebiyin et Mongomo. Normalement les stades officiels
où vont se dérouler la compétition
c’est Malabo et Bata. Pour le Gabon, Libreville et Franceville. Nous
avons profité de cet événement donc
pour développer les infrastructures. Dans la politique
gouvernementale on a décidé de la construction
également de deux stades supplémentaires, d’une
capacité chacune de 20.000 places assises. Ceci servira pour
le championnat national.
A combien peut-on
évaluer la construction de ces stades ?
C’est difficile d’avancer un chiffre. C’est une volonté
politique. On a profité de cet
événement sportif pour développer les
infrastructures qui étaient quasiment inexistantes avant.
Même chose que le sommet des chefs d’Etats de l’union
Africaine(UA). Pour nous, ça a été
l’occasion de développer les infrastructures : les
hôtels, l’éclairage publique et autres. Je ne suis
pas habilité à donner les chiffres exacts, car
pour nous, ce n’est pas seulement pour la Can. C’est un coût
qui est global car beaucoup d’infrastructures sont autour.
Parlons des
infrastructures hôtelières. On l’a vu pendant la
tenue du sommet de l’UA, votre pays a opté pour les
résidences au lieu des hôtels traditionnels…
Il y a des hôtels traditionnels. Les résidences
utilisées pendant le sommet sont les résidences
officielles des chefs d’Etats. Et les délégations
officielles étaient logées dans les
hôtels. Vous pouvez le constater de vous même. Il y
a plein d’hôtels en Guinée Equatoriale.
Vous vous
préparez à accueillir donc la deuxième
Can qui se jouera en Afrique centrale. Pensez-vous que cela est une
occasion pour le développement de votre football qui n’est
pas le meilleur sur la scène africaine et de le sortir des
fonds baptismaux ?
Sincèrement, nous espérons qu’avec l’organisation
de la Can chez nous, le football équato-guinéen
va prendre de l’envol. C’est la raison pour laquelle nous multiplions
les stades. Nous prévoyons changer le niveau de notre
football avec les programmes de l’Etat sur le développement
du football qui passera par des centres de formation et autres.
Est-ce que le Nzalang
Nacional compte travailler pour changer la conception qu’on se fait de
lui notamment sur le plan de jeu pour faire bonne impression pendant la
Can ?
Totalement, c’est la raison pour laquelle il y a des matches amicaux.
Nous sommes très honorés que le Cameroun, le
grand frère ait accepté de venir livrer ce match
ici il y a quelques jours. C’est un bon test.
Vous parlez de grand
frère et pourtant le grand frère va regarder la
Can à la maison. Beaucoup de regret pour cette absence ?
Tout à fait. Que puis-je vous dire? Sinon que c’est vraiment
décevant, parce qu’il y a beaucoup
d’Equato-guinéens qui supportent l’équipe
nationale du Cameroun. Nous savions que l’équipe capable de
représenter l’Afrique centrale pendant cette coupe,
c’était bel et bien le Cameroun. C’est très dur
pour nous en Afrique centrale de penser que l’équipe la plus
forte de la zone ne sera pas de la compétition. On attend de
voir ce que feront les autres équipes. Mon souhait, ainsi
que de tout le reste c’était que la Coupe reste en Afrique
centrale.
Monsieur le
président du Cocan, quelles sont les dispositions
sécuritaires qui ont été prises pour
que ceux qui vont venir dans votre pays ne soient pas
inquiétés par quelque chose que ce soit ?
Pensez-vous en être à la hauteur ?
Totalement. Nous l’avions expérimenté lors du
dernier sommet de l’Union Africaine où tout s’est
passé dans la sérénité et
le calme. Il y avait une cinquantaine des chefs d’Etats
récemment dans notre pays et tout s’est bien
déroulé.
Après
avoir évoqué le volet sécuritaire,
hôtelier, n’oublions pas le public qui jouera certainement un
rôle important dans cette compétition. Et celui de
la Guinée Equatoriale est assez particulier. Que
comptez-vous faire pour qu’il arrête d’être chauvin
et accueille bien les étrangers ?
Les étrangers ici sont bien intégrés.
Il n’y a pas de problèmes de xénophobie en
Guinée Equatoriale.
Est-ce que vous
pouvez nous promettre que le jour où le Nzalang Nacional ne
jouera pas, il y aura les spectateurs dans les stades ?
C’est cela que nous voudrions travailler. Nous ne souhaitons pas que
cela se passe comme en Afrique du Sud. Le premier objectif pour notre
équipe, c’est de passer la première phase. Mais
nous l’oublions pas que c’est notre première
expérience.
Et puis, quand c’est un bon match, tout le monde veut aller le
regarder. Notre souhait est qu’on retrouve certaines meilleures
équipes du continent dans les poules logées dans
notre pays.
(Source : Le Quotidien Mutations - Propos recueillis par
Josephine Abiala, à Malabo)

Vendredi dernier, le 14 octobre 2011, au Palais d’Afrique de Bata, le
Conseil des ministres, réuni sous la présidence
du Chef de l'Etat, Teodoro Obiang Nguema, a
approuvé le projet de décret convoquant
le prochain référendum pour la Réforme
constitutionnelle.
Le 13 novembre prochain, les Equato-guinéens sont en effet
invités à voter OUI ou NON à une
réforme de la Loi fondamentale, prévoyant une
limitation à deux du nombre de mandats
présidentiels, et la création d'un
Sénat et d'un poste de vice-Président.
Parmi les autres réformes, il est prévu de
créer des organismes de contrôle pour
améliorer l'efficacité de l'économie
et de la justice, comme une Cour des comptes et un Défenseur
du peuple.
Malgré la tournée que le président
Obiang a réalisé à travers le pays
pour défendre son projet de réforme, l'opposition
a décidé d'appeler à voter NON,
qualifiant cette réforme de "mensonge".
En mai 2011, Placido Mico Abogo, le principal opposant et seul
député de l'opposition, avait
déclaré à l'AFP qu'il n'y avait pas
dans le pays de liberté d'expression ou d'association, pas
de syndicat, mais qu'on allait créer un Sénat
pour alimenter le clientélisme, pour donner des postes.
Quant à la cour des comptes, M. Mico estimait: il y a
déjà le code pénal et il n'y a jamais
de poursuites.
Mais surtout, l'opposition se plaignait de n'avoir pas eu
accès au texte intégral de la réforme,
pas plus que les membres de la Commission constitutionnelle,
réunis à Annobon en mai dernier, ni les 99
députés du PDGE (sur les 100 sièges du
parlement) qui l'ont pourtant approuvé, le 15 juillet 2011.
En réponse à ces critiques, le
président de la Guinée équatoriale a
donc annoncé l’impression du texte de la réforme,
sa distribution et sa diffusion dans la populaton. Il a
également donné aux ministres la consigne d'agir
avec responsabilité auprès de tous ceux
« qui regardent avec méfiance le
développement et la paix régnant en
Guinée équatoriale. »
(Sources : Site officiel du Gouvernement de la République de
Guinée équatoriale ; EFE ; AFP)
Dans
le cadre des Rencontres de Bamako - Biennale africaine de la
photographie qui a lieu du 10 au 13 novembre 2011, le photographe
équato-guinéen présente des
cliché d'Annobon au Musée national du Mali.
En cette année, les 9e Rencontres de Bamako proposent une
réflexion sur la quête d’un monde durable. La
forte adhésion au thème proposé n’a
fait que confirmer l’engagement social et politique des artistes
africains.
La forte adhésion au thème proposé n’a
fait que confirmer l’engagement social et politique des artistes
africains et la variété des
thématiques donne la mesure de l’effervescence et du
renouveau permanent de la scène photographique africaine.
Annobón (ou Pagalú) est une petite île
d'environ 17 km², située à plus de 600
km au sud de Malabo, non loin de l’équateur,
découverte en 1471 par les Portugais, le jour de l'an,
d'où son nom (Ano Bom), et fut cédée
en 1778 à l'Espagne. Elle est aujourd'hui l'une des sept
provinces de la Guinée équatoriale.
« Pendant mon séjour parmi les Annobonnais, a
déclaré le photographe, j'ai
été à la fois
étonné, séduit et rassuré.
Ils défendent loyalement leur isolement et
insularité. Ils savent comment éviter de devenir
dépendants des autres, comment vivre en harmonie avec les
éléments. Je ne peux pas prévoir
l'avenir d'Annobon, mais j'y ai perçu les traditions et
l'équilibre nécessaires pour un monde durable.
»

Arturo Bibang est né en 1971 à Bata d'un
père espagnol et d'une mère fang. Sa formation
comme photographe a commencé dans les années 1990
à l'Institut de la photographie Luis Buñuel,
à Madrid où il a habité
pendant la plupart de sa vie. Il a fini ses études
à Londres, puis, au cours de ses voyages en
Guinée équatoriale, en Espagne, en Angleterre, en
Amérique latine, il s'est intéressé au
photo-journalisme. Depuis 2009, Arturo Bibang a effectué un
véritable retour aux sources en retrouvant son pays natal
où il a présenté en 2009 son
exposition "Mujeres" à Malabo et à Bata, et et
où il vit désormais. (Sources :
rencontres-bamako.com)
Dans
un communiqué daté du 12 octobre, l'ONG Amnesty
international dénonce une vague d'arrestations arbitraires
après l'évasion, il y a un an, de deux
détenus de
la prison d'Evinayong, l'ex-lieutenant-colonel Cipriano Nguema Mba
Mitoho et l'ex-capitaine Felipe Esono Ntutumu, dit "Pancho" :
«
Au moment où la Guinée équatoriale,
ancienne
colonie espagnole, fête sa 43e année
d'indépendance, des violations des droits humains continuent
d'être perpétrées dans ce pays, et
notamment des
prises d'otages, des arrestations arbitraires et des
détentions
au secret sans inculpation ni jugement.
Au moins 30
personnes sont encore détenues sans inculpation ni jugement,
après avoir été
arrêtées en octobre
et novembre 2010. La plupart d'entre elles semblent avoir
été arrêtées parce qu'elles
font partie de
l'entourage familial et amical de deux prisonniers politiques qui se
sont échappés le 12 octobre 2010 de la prison
d'Evinayong, sur le continent.
À ce jour, elles sont
toujours détenues au secret, sans pouvoir consulter un
avocat,
rencontrer les membres de leurs familles ou
bénéficier de
soins médicaux. » (Source : Amnesty international)
Lassé
d’attendre une convocation chez les Lions Indomptables du Cameroun,
Thierry Fidjeu, 29 ans, ancien capitaine du club mythique de l’Union
sportive de Douala, a changé de nationalité
sportive pour
disputer la phase finale de la CAN 2012. A c½ur ouvert, il revient sur
les raisons qui l’ont poussé à choisir le Nzalang
Nacional de Guinée Equatoriale.
Thierry Fidjeu,
à quel moment avez-vous accepté de changer de
nationalité sportive ?
Cela
fait huit mois que j’ai accepté de prendre la
nationalité
équato-guinéenne. Mais, ça faisait
depuis deux ans
que ce pays était derrière moi.
C’était difficile
pour moi de faire le choix parce que j’espérais toujours
avoir
une chance de joueur avec les Lions Indomptables la
sélection de
mon pays d’origine. Malheureusement, mes espoirs ont
été
déçus. Finalement, Henri Michel est venu, il m’a
appelé, nous avons échangé, il m’a
convaincu de
porter les couleurs du Nzalang Nacional.
Qu’avez-vous
eu quoi en contrepartie ? De l’argent ou avez- vous
été
simplement motivé par l’envie de joueur dans une
sélection nationale ?
La proposition
financière n’a pas été la plus
importante pour
moi. J’ai été surtout motivé par la
possibilité d’être international et de jouer aussi
la
phase finale de la Coupe d’Afrique des nations qui sera, comme vous le
savez, coorganisée par mon nouveau pays. Je dirais que
jusqu’ici
tout se passe bien et j’espère que les choses vont aller
comme
ça jusqu’à la CAN, voire au-delà.
Quelle a
été la réaction de vos fans au
Cameroun ? Ils se sont sentis trahis ?
Certains
étaient énervés et m’ont dit que, si
j’avais un
peu patienté encore, j’aurais pu avoir l’occasion de jouer
avec
les Lions Indomptables. D’autres étaient plutôt
contents
parce que j’avais enfin l’occasion d’exprimer ce que je vaux. Jusqu’ici
tout se passe bien et j’espère que l’avenir va continuer
à me sourire.
Avant
vous, beaucoup d’autres footballeurs camerounais avaient
déjà pris la nationalité
Equato-guinéenne.
Comment se passe la cohabitation depuis votre arrivée ?
Ça
se passe bien, car avec certains, on se connaissait depuis le Cameroun.
Depuis que le coach Henri Michel est là, il y a des
résultats, ce qui fait que la
sérénité et
la bonne ambiance règnent dans le groupe. Donc, tout va
comme
sur des roulettes, surtout que la population locale nous a
accepté. Elle attend beaucoup de moi comme de tous les
autres
joueurs de la sélection qui, comme vous le savez, viennent
d’horizons divers. Elle nous aide beaucoup dans la
préparation
de la Coupe d’Afrique des nations.
Henri Michel, vous
l’avez dit, a pesé lourd dans votre décision
finale. Quels sont vos rapports ?
Le
rapport que j’ai avec lui, est le même que celui que j’ai
avec
les autorités de la Guinée Equatoriale.
C’est-à-dire qu’il n’y a pas de nuage. Tous m’ont
très
bien accueilli et me donnent les possibilités de bien
m‘exprimer. Je vais prendre un exemple pour le prouver : cela fait plus
de quatre mois que j‘ai rompu mon contrat avec mon club professionnel
en Turquie, je suis pris en charge par les responsables de
l‘équipe nationale et du gouvernement de la
Guinée
Equatoriale. C’est tout vous dire sur les bonnes conditions que je vis
là-bas. En retour, je me bats pour donner le meilleur de
moi-même afin de contribuer au relèvement du
niveau du
football de ce pays.
Un mot sur le match
contre les Lions Indomptables (1-1) disputé mardi dernier
à Malabo ?
Pour
moi, c’est un match qui s’est bien passé. Il est vrai qu’en
première mi-temps il y a eu un peu de tension, par rapport
à certaines décisions arbitrales, mais le match
s’est
achevé dans une très bonne ambiance, on a pu
avoir de
bonnes phases de jeu. C’était mon douzième match
avec
cette sélection et même si je n’ai pas
marqué cette
fois, j’ai déjà 5 buts à mon compteur.
Les
supporters équato-guinéens avaient absolument
besoin
d’une victoire et non d’un match nul (1-1) que vous avez obtenu devant
les Camerounais !
Ils ont raison parce que non
seulement on jouait à domicile, mais surtout que le match
d’avant contre le Gabon on a fait un très mauvais
résultat (défaite 2-0 à Cannes le 7
octobre).
Donc, je trouve normal que les supporters soient exigeants avec le
match contre le Cameroun. Dieu merci que ça s’est bien
passé pour nous.
Dans
trois mois, votre sélection jouera la phase finale de la CAN
2012. Est-ce que vous avez un effectif de joueurs à la
hauteur
de cette compétition ?
C’est vrai que nous ne
sommes pas favoris, le seul avantage que nous avons c’est notre statut
de pays organisateur qui nous amène à jouer
à
domicile. Mais, le football est devenu ce qu‘il est devenu, il a ses
réalités, il n’y a plus de frontière.
Donc, tout
peut arriver. Mais, depuis que Henri Michel est là, nous
travaillons dur pour être à la hauteur des
attentes de
notre public, pour sortir la tête haute de cette
compétition.
Le Cameroun absent
d’une grande compétition comme la CAN, avez-vous un
pincement au c½ur ?
Bien
évidement, pas parce que je suis Camerounais d’origine. En
tant
qu’Africain aimant le football, le Cameroun, l’Egypte et même
le
Nigeria sont les grandes nations qui vont nous manquer dans cette
grande fête de football continental. (Source : Paul Nana -
Football365/FootSud)
Site
officiel de Thierry Fidjeu Tazemeta
17.10.2011 - Tournée de la Crida
Company : Trois artistes équato-guinéens
à Paris (France)
Le
"104" à Paris, dans le 19e arrondissement, abrite
actuellement
la Crida Company qui prépare pour le public de la capitale
française un spectacle original associant cirque, danse et
musique et dans lequel joueront trois jeunes artistes
équato-guinéens.
La Crida Company est une
compagnie de cirque franco-catalane créée
à
Toulouse en 2006, suite à la rencontre des deux
chorégraphes et metteurs en scène Jur Domingo
Escofet et
Julien Vittecoq. La même année, ils furent
lauréats
des Jeunes Talents Cirque Europe.
Quatre ans plus tard, en
2010, alors qu’ils donnaient une représentation à
Malabo,
ils rencontrèrent à Malabo de jeunes acrobates et
danseurs hip hop, autodidactes, pour la plupart
âgés de 18
ans. Ils eurent alors un véritable coup de c½ur pour trois
d'entre eux : Salvador Bokung, Ruben Martinez et Andres Mba Ondo (dit
"Pepin"), qu'ils engagèrent dans une nouvelle
création :
un spectacle étrange et festif, pour 9
interprètes.
Actuellement
à Paris, la Company Crida présentera son
spectacle au
"104", le samedi 5 novembre 2011, à 20h. Venez
nombreux !
(Source : ICEF)
17.10.2011 - Le
ministre Teodoro Nguema Obiang Mangue au siège de la FAO,
à Rome
L'Organisation
des Nations Unies pour l'Alimentation et l'Agriculture (FAO), le Fonds
international de développement agricole (FIDA) et le
Programme alimentaire mondial (PAM) ont
célébré aujourd'hui la
Journée mondiale de l'alimentation 2011 au siège
de la FAO, à Rome, autour du thème : "Prix des
denrées alimentaires - de la crise à la
stabilité"...
Parmi les personalités qui sont intervenues au cours de
cette cérémonie qui marque aussi le 60e
anniversaire du transfert de la FAO à Rome, se trouvaient
Jacques Diouf, Directeur général de la FAO,
Kanayo F. Nwanze, Président du FIDA, Josette Sheeran,
Directrice exécutive du PAM, mais aussi Michelle Bachelet,
ancienne Présidente de la République du Chili,
actuellement Sous-secrétaire générale
de l'ONU, Franco Frattini, Ministre italien des affaires
étrangères, Francesco Saverio Romano, Ministre
italien de l'agriculture et des politiques alimentaires et
forestières, Gianni Alemanno, maire de Rome,
l'Archevêque Luigi Travaglino, Observateur permanent du
Saint-Siège auprès de la FAO qui a
donné lecture d'un message du Pape Benoît XVI, et
Teodoro Nguema Obiang Mangue, ministre de l'agriculture de la
Guinée équatoriale.
La FAO avait invité le président de la
Guinée équatoriale à assister
à cette réunion et à y prononcer une
allocution d'ouverture. Un porte-parole de la FAO a
déclaré qu'il ignorait pour quelle raison le Chef
d'Etat n'était pas venu. Jacques Diouf a annoncé
l'absence de Teodoro Obiang Nguema à cause de "raisons
personnelles" qui l'ont empêché de se rendre
à Rome. C'est pourquoi, le ministre de l'agriculture du
pays, qui est par ailleurs son fils, a lu devant l'assitance un message
du président. (Sources : newspress.fr ; Asodegue)
15.10.2011 -
Visite d'une délégation de la CAF à
Malabo, le 25 octobre prochain
Du
23 au 25 octobre une délégation de la CAF se
rendra au Gabon et en Guinée Equatoriale pour
dernière visite d'inspection. Les experts de la CAF
viendront s'enquérir de l'Etat d'avancement des travaux en
vue de la phase finale de la CAN Orange 2012.
La
délégation fera une déclaration
à Malabo, capitale de la Guinée Equatoriale, le
28 octobre prochain, à la veille du tirage au sort.)
15.10.2011 - Teodoro Nguema Obiang Mangue
nommé délégué permanent
adjoint à l'Unesco
La
nouvelle a été diffusée hier
après-midi par les médias officiels : Teodoro
Obiang Nguema, président de la Guinée
équatoriale, a nommé son propre fils Teodoro
Nguema Obiang Mangue, dit Teodorin, à la charge de
représentant permanent adjoint de la Guinée
équatoriale à l'UNESCO.
Ce dernier cumulera donc cette nouvelle fonction à celles
qu’il occupait déjà dans le gouvernement comme
ministre d’Etat de l’agriculture et des forêts et dans le
PDGE, le parti au pouvoir, comme vice-président.
Le motif de cette nomination n’est pas donné. Certains y
voient une riposte vis à vis de l’Unesco qui, le 4 octobre
dernier, a reporté à l’an prochain la remise du
prix Obiang Nguema Mbasogo, ou bien vis-à-vis des
autorités françaises, quelques semaines
après la saisie de ses 11 voitures de luxe, avenue Foch
à Paris, le 28 septembre dernier.
D’autres observateurs de la vie politique en Guinée
équatoriale, y voient une parade contre
l'éventuelle ouverture d'une procédure de la
justice américaine contre Teodoro Nguema Obiang Mangue. En
effet, la semaine dernière, selon Ken Silverstein, les
enquêteurs américains du ministère de
la Justice auraient déposé un avis de
"litispendance", c’est-à-dire un certificat d’affaire en
instance mettant en cause des titres de propriété
de Teodorin Nguema Obiang Mangue. Le document concernerait plusieurs
biens que le fils du président de la Guinée
équatoriale possèderait aux Etats-Unis : sa
luxueuse propriété à Malibu, en
Californie, un jet privé, une collection de voitures de luxe
et différents biens ayant appartenu au Roi de la pop,
Michael Jackson.
Selon ces sources, sa nomination comme
délégué permanent adjoint de l'UNESCO
lui fournirait l'immunité diplomatique le mettant
à l’abri de la justice éméricaine.
(Sources : foreignpolicy.com ; Asodegue)
15.10.2011 - Le projet de réforme
constitutionnelle sera soumis à
référendum, le 13.11.2011

Hier,
14 octobre, Teodoro Obiang Nguema Mbasogo a signé le
décret convoquant le référendum pour
la réforme de la Loi fondamentale de la Guinée
équatoriale. La campagne électorale commencera le
28 octobre 2011 et s'achevera à minuit, le vendredi 11
novembre 2011. La consultation populaire aura lieu dimanche 13 novembre
2011.
15.10.2011 - L'Ambassadeur de France
reçu par le président Obiang Nguema
Après
la présentation de ses lettres de créance au
Palais du peuple de Malabo, le 13 septembre dernier, l"Ambassadeur de
France, François Barateau a été
reçu en audience par le président de la
Guinée équatoriale, Teodoro Obiang Nguema, en
présence du ministre des Affaires
étrangères, de la Coopération
internationale et de la Francophonie, Pastor Micha Ondo Bilé.
C'était
la première fois que les deux hommes
s'entretenaient depuis l'arrivée du diplomate
français dans le pays en septembre dernier.
14.10.2011 - ICEF de Malabo - African Hip Hop Show
2011 : La Finale
14.10.2011
- La culture hip-hop représente l’un des domaines de
création les plus dynamiques en Guinée
équatoriale. Afin de découvrir les nouveaux
talents hip-hop et de promouvoir les cultures urbaines, l’Institut
culturel d'expression française (ICEF) de Malabo, en
collaboration avec le Centre culturel espagnol, organise tous les deux
mois l’African hip-hop show.
Côté
danse, Delmati
et son groupe dance Street Boys qui représentent les
pionniers de la danse hip hop à Malabo, et
les Glacial Gladiators qui viendront
dynamiser cette scène par des interventions acrobatiques et
des chorégraphies époustouflantes.
Lauréats
du concours "African Hip Hop Show Malabo" en
septembre 2011, "Les Glacial Gladiators" est un groupe,
formé en janvier 2008 et constitué
de 4 jeunes artistes de
Malabo : 3 Equato-guinéens et un jeune Américain,
,
Matthias Young-Il Stephan,
né en 1989 à New-York et
arrivé avec ses parents en Guinée
équatoriale en 1997.
Tous se sont
donnés
pour objectif de promouvoir la culture urbaine et la break-dance (ou
b-boying) dans
le pays.

Côté
chanson, un jeune artiste
équato-guinéen très prometteur, Emway
B.
Ici, une vidéo à voir et à
écouter absolument :
(Source : ICEF)
14.10.2011 - Bata a désormais son Ecole
navale à vocation régionale
Point
de presse du porte-parole du Quai d'Orsay, mardi 11 octobre,
à l'occasion de l'inauguration à Bata, en
Guinée équatoriale d'une Ecole navale
à vocation régionale :.
- Pouvez-vous
préciser le rôle du ministre des
Affaires étrangères concernant l'école
navale à vocation régionale à Bata ?
- Il y a aujourd'hui seize écoles à vocation
régionale en Afrique. Ce principe d'institution de
l'enseignement militaire est une proposition de la France mise en ½uvre
avec nos partenaires africains. Cette école à
Bata a vocation à former du personnel des marines des pays
d'Afrique, puisqu'ils prennent en charge leur propre
sécurité maritime. Cela fait intervenir de
nombreuses techniques et technologies, qui seront donc
enseignées au sein de cette école.
- Quelle est
l'ingénierie budgétaire pour le
fonctionnement de ce type d'institutions ?
R- Il y a plusieurs sources de
financements. D'abord des financements africains, des contributions
budgétaires françaises, qui peuvent
être complétées par la mise
à disposition d'assistants techniques, d'experts de
professeurs etc. et d'autres sources de financement viennent renforcer
la mise en ½uvre de ces projets. Les financements européens
sont plus que bienvenus dans le cadre de la dynamique d'implication de
l'Union européenne aux côtés des
Africains, ce pour quoi la France plaide inlassablement.
(Source
: Ministère français des Affaires
étrangères)
13.10.2011 - Guinée
équatoriale : 43e anniversaire de l'indépendance
Hier,
12 octobre, la Guinée équatoriale a
fêté le 43e anniversaire de son
indépendance.
Les festivités ont débuté dans la
cathédrale de Bata avec une
célébration eucharistique
présidée par Mgr Juan Matogo Oyana,
à laquelle ont assisté le président de
la République Obiang Nguema Mbasogo, la Première
Dame, le Premier ministre, des membres du gouvernement et des
représentations diplomatiques.
Le cortège présidentiel s’est ensuite
dirigé vers le bord de mer pour y
prlocéder à l’inauguration de la Tour de la
liberté. Achevée après 32 mois de
travaux, cette infrastructure est revêtue de granit et arbore
fièrement le blason lumineux du drapeau national. Cette tour
possède deux restaurants, dont l'un, à
l'étage supérieur, est panoramique et giratoire.
Lors de son discours, le président de la
République a assuré que «la
Guinée équatoriale jouit actuellement de la
liberté grâce à la lutte des
nationalistes. Cette liberté nous apporte
l’indépendance qui permet au gouvernement de transformer le
pays. À l’époque actuelle, la Guinée
équatoriale est un pays en voie de développement
et en 2020 elle sera un pays émergent, c’est pourquoi nous
travaillons dur pour le développement de tous les secteurs.
Nous devons essayer à ce que la Guinée
équatoriale soit un pays de référence.
»
Par ailleurs, au Palais des Conférences de Ngolo,
à Bata , s'est déroulé la
traditionnelle élection de Miss Indépendance.
Cette année, l'heureuse gagnante de ce concous de
beauté a été Lidia Avomo.
Pendant l’année de son règne, Lidia s’est engagée à travailler dur pour tenir tous les engagements en cours. « Je suis prête à accomplir et à soutenir tout ce que le gouvernement me demande », a-t-elle affirmé. Quand elle aura fini son règne, elle souhaite continuer à travailler dans le monde de la mode et même, plus tard, devenir propriétaire d’une entreprise de mode.
Les
deux dauphines de Miss Indépendance 2011 sont : Constancia
Memba, de Malabo, et Esperanza Consuelo Ndong, d'Evinayong. (Source
: Site officiel du Gouvernement de la République de
Guinée équatoriale)
La
cité de Sipopo, près de Malabo sera
bientôt le théatre du 3e Sommet des Chefs d' Etat
de la Commission du Golfe de Guinée qui examinera les
problèmes de piraterie maritime auxquels est
confrontée cette partie du continent.
Les préparatifs de ce Sommet ont été
au centre de l’entretien qui a eu lieu, hier mardi à
Brazzaville (Congo), entre le président congolais Denis
Sassou N' Guesso et le secrétaire exécutif de la
Commission du Golfe de Guinée, Miguel Trovoada.
« Nous sommes en train de préparer ce sommet qui
doit avoir lieu en Guinée Equatoriale et je rencontre les
différents chefs d’Etat pour préparer cette
réunion...Le Golfe de Guinée est une zone
très sensible dans la mesure où il
recèle des ressources naturelles importantes, notamment le
pétrole dont tous les Etats membres sont producteurs
», a déclaré Trovoada.
Le sommet de Malabo traitera des questions relatives à la
piraterie des navires, la protection de l'environnement marin, la
sécurité maritime et la lutte contre le
terrorisme.
Créée en 2001, avec Luanda comme
siège, la Commission du Golfe de Guinée regroupe
huit pays membres, l’Angola, le Cameroun, le Congo, le Gabon,
la Guinée Equatoriale, le Nigeria, Sao
Tomé-et-Principe et la République
Démocratique du Congo (RDC). (Source : Xinhua)
11.10.2011 - Football : A Malabo, les Lions
indomptables concèdent le nul (1-1)
Après
avoir manqué leur qualification à la CAN 2012,
les Lions indomptables, la sélection nationale du Cameroun,
sont venus disputer un match amical contre le Nzalang, cet
après-midi, dans la stade de Malabo.
Dès ce matin, les boutiques de la capitale et les
bâtiments publics ont fermé leurs portes et de
nombreux Equato-guinéens sont venus soutenir leur
équipe nationale.
Les
joueurs d'Henri Michel reviennent de France où il se sont
inclinés face au Gabon, sur le score de 2 à 0.
Du
côté du Cameroun, des joueurs importants sont
absents tels le capitaine des Lions, Samuel Eto'o, blessé
aux adducteurs, et Choupo-Moting, lui aussi forfait pour blessure. Par
la force des choses, le onze camerounais a donc dû aligner
des joueurs sans grande expérience internationale, tels que
le
gardien de but Jules Goda (Portimonense), ancien
sociétaire de Marseille,
le milieu offensif Edgar
Salli (AS Monaco), meilleur
joueur de la Can U-20 2011, le
défenseur central Dany Nounkeu
(Gaziantepsor) ou le défenseur amateur Jean-Patrick Abouna
Ndzana (Astres Douala)…
C'est donc une sélection camerounaise amoindrie qui a ouvert le score dès la 13e minute grâce à une tête de Léonard Kwekeu, suite à un corner. Profitant d'une défense camerounaise relativement passive, c'est l'attaquant Douala Elong Ewoudi (photo) qui est parvenu à égaliser à la 30e minute. Camerounais d’origine qui a tout récemment changé de nationalité sportive, Douala Elong est un ancien joueur du Caïman Douala et d'Akonangui de Bata. A la pause, le score était de 1-1, et il est resté inchangé jusqu'à la fin.

Plusieurs
incidents ont émaillé cette rencontre "amicale" :
Tout d'abord, à la 41e minute, un choc violent s'est produit
dans la surface de réparation entre le gardien du Nzalang et
le butteur camerounais Léonard Kwekeu qui, blessé
à la
jambe a dû être évacué. Le
Cameroun
a réclamé un pénalty et l'exclusion du
défenseur
équato-guinéen, mais l'arbitre n'en a rien fait,
ce qui a déclenché la colère des
Camerounais.
A la 80e minute, le gardien du Nzalang a mis
délibèrement le ballon en touche et s'est
effondré
sur la pelouse. Pris d'un malaise, il a quitté le terrain et
a dû être remplacé.
Selon
Hermann Oswald G'nowa, du site Camer-Sport.be, qui a suivi le match en
direct, "la deuxième mi-temps fut
insipide, digne d'un match de division d'honneur... La
Guinée n'a
pas été ridicule, mais le Cameroun a
livré une prestation bien timide..."
Le prochain match aura lieu le 11 novembre prochain au
stade de Bata contre
l'équipe nationale de Madagascar, dans le cadres des
qualifications pour la Coupe du Monde du Brésil 2014.
Fiche technique
Lieu : Estadio de Malabo
Spectateurs : 20.000
Climat : temps ensoleillé
Durée : 90
Officiels : Arbitres Béninois
Avertissements : Eric (14’), Ruiz Gomes ( 88’), Ekedo ( 90’) pour le
Nzalang Nacional, Kweuke (23’), Bassong (36’) pour le Cameroun
Expulsions : RAS
Meilleurs joueurs : Kweuke et Salli Edgar pour le
Cameroun, Itondo et Ruiz Gomes pour le Nzalang Nacional.
Buteurs : Kweuke ( 13’) pour le Cameroun, Douala ( 31’) pour la
Guinée équatoriale
Cameroun
16-Goda, 5-Bassong ( 3-Nkoulou, 46’), 14-Abouna, 6-Song
(8-Bong, 46’), 12-Bedimo 15-Nounkeu, 18-Enoh (7-Nguemo, 46’), 4-Djemba,
10-Adongcho, 17-Kweuke ( 11-Moukandjo, 45’), 14-Salli.
Remplaçants: 7-Nguemo, 8-Bong, 3-Nkoulou, 22-Efala.
Guinée Equatoriale
25-Felipe, 14-Konaté ( cap), 19-Eric, 15-Lorence, 3-Sipo,
4-Ruiz Gomes, 10-Itondo, 18-Douala ( 13-Ekedo, 67’), 23-Eusebio,
21-Randy ( 17-Roland, 69’), 12-Fidjeu Thierry ( 6-Juvenal, 45’).
Remplaçants: 1-Pensy, 9-Fernely, 5-Agbor, 6-Juvenal,
17-Roland, 20-Ekedo
(Sources
: Camfoot ; Camer-sport.be ; Site officiel du Gouvernement de la
République de Guinée équatoriale ;
fecafootonline.com)
11.10.2011 - Obiang et Bongo à Corisco
pour l'inauguration du nouvel aéroport
Hier,
lundi 10 octobre, la petite île de Corisco, au large des
côtes gabonaises, a reçu la visite du Chef
d’État équato-guinéen, Teodoro Obiang
Nguema, de la Première Dame, Constancia Mangue, et du
président du Gabon, Ali Bongo Ondimba, qui était
invité d’honneur à la
cérémonie d’inauguration du nouvel
aéroport.
La cérémonie d'inauguration a réuni de
nombreuses personnalités parmi lesquelles Premier ministre
Ignacio Milam Tang, le ministre des Travaux publics et des
Infrastructures, Demetrio Elo Ndong Nsefumu, plusieurs membres du
gouvernement, les ambassadeurs d’Espagne, du Maroc, des
États-Unis, de la Chine et de Cuba, le directeur de
l’entreprise Somagec qui a réalisé les travaux,
ainsi que le maire de Corisco et nombreux habitants de l'île.
Les différents orateurs ont affirmé la
volonté du gouvernement de la Guinée
équatoriale de transformer cette petite île en un
important site touristique. (Source : Bureau d’information et de presse
de Guinée équatoriale)
10.10.2011 - Le parlement adopte le portugais
comme 3e langue officielle du pays
Le
parlement monocaméral de Guinée Equatoriale a
approuvé à la majorité l'adoption du
portugais comme troisième langue officielle, selon des
sources officielles équato-guinéennes.
A l'exception de Placido Mico, secrétaire
général de Convergence pour la
démocratie sociale (CPDS), seul député
d'opposition, tous les autres parlementaires ont voté la
proposition faite par le ministre
délégué des Affaires
étrangères, de la Coopération et la
Francophonie, Eustaquio Nseng Esono.
Le ministre a défendu cette option en indiquant que
l’acceptation de la langue portugaise comme langue officielle
était une décision politique justifiée
par les liens culturels et stratégiques qui lient la
Guinée équatoriale avec les pays lusophones. Il a
également signalé que l’intégration de
cette nouvelle langue aux langues officielles des
équato-guinéens - l’espagnol et le
français - répond aussi aux positions
stratégiques du ministère des Affaires
étrangères pour avancer dans la mondialisation et
pour en finir avec l’isolement qui a tellement nui au pays dans les
relations internationales traditionnelles.
Après l'espagnol, langue des colons, et qui demeure la
langue de tous les Equato-guinéens après les
langues natives, le Français fut la première
langue que la Chambre des Représentants du Peuple a
approuvé en tant que deuxième langue officielle
du pays en septembre 1997, dans le "contexte des relations
internationales de la Guinée équatoriale" et de
son intégration dans une sous-région
majoritairement francophone.
Le français est désormais la "langue de travail"
de la Guinée Equatoriale dans les organisation
régionales qu'elle a intégrées telles
que la Communauté économique et
monétaire d'Afrique centrale (CEMAC) et la Banque du
États d'Afrique centrale (BEAC), deux institutions soutenues
par le gouvernement de la France. (Source : EFE)
10.10.2011 - Inauguration d’une Ecole navale
à vocation régionale à Bata
L’École
navale à vocation régionale (ENVR) de Bata
(Guinée équatoriale)
spécialisée sur les questions de
sécurité maritime sera inaugurée
demain, 11 octobre 2011.
Le général Clément-Bollé,
directeur de la coopération de
sécurité et de défense au
ministère des Affaires étrangères et
européennes, représentera la France à
cette manifestation.
Ce centre de formation militaire, en opération depuis 2010,
ouvrira ses portes aux autres pays africains pour devenir une
véritable école à vocation
régionale, en accueillant dès les
premières sessions de formations 47 stagiaires venant de 9
pays.
Cette nouvelle ENVR s’inscrit dans la dynamique du partenariat "paix et
sécurité" entre l’Union européenne et
l’Afrique. Elle est destinée à former des marins
et des techniciens, militaires ou civils à la surveillance
et à la sécurisation des espaces maritimes. Elle
apporte une réponse concrète au besoin et
à la volonté africaine de s’impliquer dans la
lutte contre l’insécurité maritime, en partie
dans le Golfe de Guinée.
L’École navale de Bata est la première ENVR
ouverte dans un pays non francophone. Dès cette
année, les trois cursus proposés permettront de
former au total 80 stagiaires. Déjà, l’Angola, le
Cameroun, le Cap-Vert, le Congo (Brazzaville), Djibouti, le Gabon, la
Guinée (Conakry) et le Sénégal ont
manifesté leur intérêt en participant
aux formations offertes à Bata.
En ajoutant le volet sécurité maritime aux
formations proposées jusque-là (maintien de la
paix, déminage humanitaire, police judiciaire,
santé, logistique, génie-travaux,
aéronautique…), cette nouvelle école vient
renforcer le réseau actuel des ENVR, outil
emblématique de la coopération de
sécurité et de défense dont la France
eu l’initiative en 1998.
Ce réseau compte aujourd’hui 16 établissements
répartis dans dix pays africains. Il assure la formation de
près de 2 500 stagiaires par an. Il contribue de
manière significative au maintien de la paix et au
renforcement de la sécurité sur le continent
africain. (Source : appablog.wordpress.com)
10.10.2011 - Interview de Tutu Alicante Leon,
directeur exécutif d'EG Justice
10.10.2011
- Parmi les ONG qui ont mené campagne contre le
prix Unesco-Obiang Nguema, se trouvait "EG Justice", basée
aux Etats-Unis et dirigée par Tutu Alicante Leon,
un Annobonnais de 38 ans.
Samedi 8 octobre, ce militant pour les Droits de l'Homme a donné une longue interview en espagnol au blog "La Celda de Mumia", dont voici la traduction en français :
- Qui
êtes-vous Tutu Alicante ?
- Je suis Equato-guinéen,
Annobonais, né à Malabo. Je suis
diplômé en sociologie et en droit, avec un master
en droits de l’homme. J’ai l’honneur de diriger une Organisation non
gouvernementale (ONG) qui s’appelle : EG Justice. Je suis
marié avec une femme beaucoup plus intelligente et plus
gentille que moi, et je suis père de deux jolies
créatures qui donnent du sens et de la
sérénité à ma vie.
- Vous
êtes le Directeur exécutif de l’organisation de
défense des droits de l’homme EG Justice, dont l’objectif
est de « promouvoir les droits humains et l’état
de droit, la transparence et la participation civique pour construire
une Guinée équatoriale plus juste. »
Que fait EG Justice pour atteindre ce but ? Quelles actions
concrètes sont entreprises ?
- La mission d’EG Justice consiste –
comme vous l’avez dit – à promouvoir les droits de l’homme,
l’état de droit, la transparence et la participation civique
en Guinée équatoriale. Nous avons
quatre programmes ou chantiers. Nous croyons qu’une
société démocratique a un besoin
essentiel de sources d’information indépendantes,
c’est pourquoi nous mettons à la disposition du public une
base d’informations en ligne ; et nous élaborons des
rapports analytiques sur des questions pertinentes relevant de la
situation socio-politique et économique de la
Guinée équatoriale. Nous sommes convaincus que
l’information c’est la pouvoir. D’autre part, à travers le
Forum EG Policy, un forum d’échange d’idées, nous
correspondons avec des experts de différents domaines,
membres de la société civile,
représentants de gouvernements, etc, pour
débattre et définir ensemble des objectifs et des
solutions à certains problèmes qui affectent la
Guinée équatoriale. Enfin, nous
réalisons diverses initiatives de communication
auprès
des Nations-Unies, d’agences multilatérales et de
gouvernements concernés, y compris celui de la
Guinée équatoriale.
- Un
autre Annobonais, Fameyong Sálet Tómum
affirme dans son livre “Guinée Equatoriale : la solution”
qu’ « avec une simple analyse de la
réalité équato-guinéenne,
on parvient facilement à la conclusion que les
allégeances politiques sont essentiellement
nationalistes, ce qui rend impossible une expression des
électeurs sans référence aux groupes
nationaux et très improbable une alternance ethnique dans
l’exercice du pouvoir. »
Si on observe le
groupe de travail d’EG Justice, on constate qu’il est
constitué d’Equato-guinéens originaires de
diverses ethnies (fangs, bubis, annobonais, etc). Que pensez-vous de
cela ? Pensez-vous que la diversité confère
à votre organisation une meilleure
représentativité et plus de
crédibilité ?
- Il serait incorrect de dire que la
diversité des administrateurs
équato-guinéens de notre organisation est
purement fortuite. Il ne serait pas juste non plus d’affirmer que nous
avons parmi eux toute la diversité dont nous avons
besoin. De toute évidence, nous manquons de femmes
et de jeunes. L’origine ethnique de nos administrateurs et autres
membres n’a jamais été une condition ou un
critère d’adhésion. Pour une ONG de
défense des droits de l’homme, la
représentativité ethnique ou nationale n’a pas
d’importance. Considérez, par exemple, Human Rights Watch,
Amnesty Internacional, ou Intermon Oxfam, la
représentativité ethnique de leurs
employés, conseillers, directeurs, etc, ce n’est pas cela
qui leur confère de la crédibilité. A
EG Justice, nous croyons que notre crédibilité
dépend du courage, de la ténacité et
de la rigueur avec laquelle travaille notre équipe…
Je crois que l’analyse de Fameyong Sálet Tómum –
qui est d’ailleurs mon oncle en ligne directe – se refère au
domaine politique, au cercle des groupes qui aspirent au pouvoir
politique. Je dois avouer qu’en matière
d’élections et d’alternance dans l’exercice du pouvoir, je
m’y entends beaucoup moins que mon ami Sampaka, et que ce n’est pas le
sujet de prédilection d’EG Justice.
- Le
9 juin 2009, le site « El Confidencial Digital” publiait
l’article suivant : « Tutu Alicante est arrivé
récemment à Madrid et à
Barcelone. L’Equato-guinéen a acquis une renommée
internationale, non seulement pour être un des mieux
préparés, par sa formation, à une
opposition politique, mais aussi pour le succès qu’a son
travail de lobbying aux Etats-Unis. Tutu Alicante est à
Madrid et à Barcelone. Il espère jouer un
rôle notable dans l’ajustement des relations diplomatiques de
l’Union européenne et de l’Espagne avec la Guinée
équatoriale. Alicante a des contacts de haut niveau avec
l’administration Obama. » Cette information est-elle exacte ?
- J’avais juré de ne jamais
répondre aux divagations du "Confidencial Digital", mais je
vais faire une exception par égard pour votre travail.
Il est vrai que je me suis rendu à cette époque
à Madrid et à Barcelone. Tout le reste n’est que
le fruit de l’imagination de l’auteur de cet article. Concernant le
travail de communication d’EG Justice avec les Nations-Unies, les
Etats-Unis, l’Espagne et d’autres pays en Europe, notre organisation le
reconnaît évidemment. Nous travaillons pour la
Guinée équatoriale, un petit pays à
l’échelle mondiale connu –entre autres raisons – pour son
record
bien peu enviable en matière de violations des
droits de l’homme, de corruption et
d’absence de démocratie. Il est facile de comprendre que
nous travaillons à donner du pays une image
différente de celle que souhaite donner le gouvernement de
la Guinée équatoriale avec l’aide de ses
lobbyistes qui, à Washington, captent l’attention
de tous ceux
qui s’intéressent aux progrès socio-politiques et
économiques en Guinée équatoriale.
Cela ne fait pas de nous un lobby, comme l’insinue faussement l’article
que vous citiez, et malheureusement, nous n’avons pas davantage de
contacts de haut niveau avec l’administration Obama...
- Puisque
vous résidez aux Etats-Unis, vous devez suivre de
près les relations entre l’administration Obama et le
gouvernement de la Guinée équatoriale. Quelle est
votre appréciation des relations politiques qu’entretiennent
les gouvernements américain et espagnol avec la
Guinée équatoriale? Et sur quoi croyez-vous
qu’ils se fondent ?
- Il semble plus vrai chaque jour
qu’entre les Etats n’existent plus que des relations
d’intérêt. Le pétrole est devenu,
semble-t-il, la seule unité de compte et la raison pour
laquelle on maintient des relations bilatérales avec la
Guinée équatoriale…
Le gouvernement américain publie toujours un rapport annuel
sur les droits de l’homme, notamment en Guinée
équatoriale. Il n’a pas changé de ton et
d’opinion sur la cruelle absence de libertés que connait la
population équato-guinéenne. En coulisse, un
haut-fonctionnaire d’Espagne, des Etats-Unis ou d’un autre pays vous
dira que le régime politique en Guinée
équatoriale est une aberration. Au sein du Conseil des
Droits de l’Homme de l’ONU, ou par exemple à l’Unesco, plus
d’un représentant vous dira que le gouvernement
équato-guinéen est une mauvaise blague. Il y a
même des gouvernements africains, des Etats-membres de
l’Union africaine, qui confidentiellement vous diront que nos
dirigeants sont fous. Cependant, nous sommes bien obligés de
constater que les relations bilatérales entre ces pays et la
Guinée équatoriale sont mues pas d’autres
fils.
Je
dois ajouter que, dans le cas de l’Espagne, la nature de ses
relations avec la Guinée est plus complexe, plus difficile
à analyser. A ce propos, je vous renvoie vers mes
amis José Luis Nvumba, Justo Bolekia Boleka, Paco
Zamora Loboch et d’autres qui vivent en Espagne et connaissent mieux
que moi le modus operandi, l’histoire et les motivations qui font agir
les gouvernements espagnols.
- Quelle est
votre opinion à
propos de la tenue en Guinée équatoriale du 27e
Sommet de l’Union africaine ? Est-ce plutôt positif ou
négatif ?
- Il
faut préciser que le
Sommet a eu lieu à Sipopo (cité artificielle
construite
spécialement pour le Sommet, sur l’île de Bioko),
et non en Guinée équatoriale. Sipopo et la
Guinée équatoriale sont deux
réalités très distinctes.
C’était le second Sommet qui n’était pas
précédé par une réunion des
organisations de la société civile en Afrique. La
première fois, c’était durant un Sommet tenu
à Tripoli, il y a deux ans. Et nous connaissons bien les
affinités qui existaient entre le gouvernement actuel de la
Guinée équatoriale et l’ancien régime
de la Libye.
Le thème central de ce Sommet tenu à Sipopo fut
l’autonomisation des jeunes. Pourtant, nous savons qu’un mois avant cet
événement le gouvernement a fermé les
écoles et a évacué Malabo de sa
jeunesse pour, selon eux, garantir la sécurité
publique.
A Sipopo, le gouvernement a dépensé
près d’un milliard de dollars pour impressionner la
communauté internationale. Cet argent aurait pu
être utilisé pour améliorer la
qualité de vie des Guinéens, qui doivent se
résigner à attendre l'Horizon 2020.
Il y a aussi le cas notable de journalistes allemands dont le
matériel a été saisi et dont les
prises de vue ont été effacées parce
que le gouvernement ne souhaitait que que certaines
réalités soient vues par la communauté
internationale.
Au
final, qu’a apporté de positif le Sommet
de l’Union africaine aux Equato-guinéens ordinaires ?
Très peu de choses, sinon rien.
- Pensez-vous
qu’on doive soutenir la
réforme constitutionnelle initiée par Teodoro
Obiang ?
- Il faudrait savoir
ce que contient la
proposition de M. Obiang pour en penser quelque chose. J’ai
noté que même ceux qui ont
été désignés pour se
réunir à Annobon et discuter des propositions,
n’ont pas eu entre les mains le texte de la réforme.
Ce manque de transparence qui caractérise notre gouvernement
empêche les citoyens concernés comme vous et moi
de participer de manière active à la construction
de notre pays. Nous ne pouvons pas remplir nos devoirs civiques quand
le gouvernement est le premier à faire obstacle ou
à ne pas nous laisser participer à la gestion de
l’Etat, à la « chose publique » (res
publica)
Si la question est de savoir si les réformes
constitutionnelles sont nécessaires en Guinée
équatoriale, n’importe quel chauffeur de taxi de Malabo ou
n’importe quel vendeur du marché central vous
répondra positivement.
A mon avis, avant de s’aventurer dans des réformes
constitutionnelles, nous avons besoin en Guinée de garantir
l’exercice des libertés intellectuelles (libertés
d’expression, de presse, libre accès à
l’information) et politiques. Alors qu’il n’y a aucun
journaliste dans le pays qui puisse me raconter en détail,
ni apporter des précisions à propos de la
réforme constitutionnelle, ni donner son opinion sans
crainte de représailles, nous mettons la charrue avant les
b½ufs. Alors que les représentants de partis politiques
refusent de participer aux débats sur les
réformes, nous nous égarons. Alors
qu’à la veille du referendum, le peuple ignore tous les
détails de la réforme proposée par son
président, le président devrait se demander s’il
dirige un peuple ou un troupeau de moutons.
- Sur votre site web
(www.egjustice.org), vous affirmez que «
EG Justice a été créé en
2008 aux Etats-Unis (étant donné que les
organisations de défense des droits de l’Homme ne peuvent
pas travailler en tant que telles en Guinée
équatoriale). » Lorsque j'ai lu votre argumentaire
raisonné, il m’est venu en tête un certain nombre
de questions. Des questions comme : Quel pays a tué Malcolm
X
? Qui se cache derrière sa mort ? Quel pays a tué
Martin Luther King ? Qui se cache derrière sa mort ?
Où et dans quel pays le Black Panther Party a
été interdit ? Quel pays a contraint A Fela Kuti
de quitter les Etats-Unis et à rentrer
au Nigeria en raison de son activisme ? Pensez-vous que le gouvernement
américain soit le plus légitime pour apporter son
aide à l'émancipation de l'Afrique ?
-
Ces
questions sont, comme le
dit la
Sainte Mère Église, justes et
nécessaires. Comme défenseurs des droits de
l’Homme, nous avons à demander des comptes aux
États-Unis pour ses violations et ses erreurs. Et je sais
qu'il existe un certain nombre d'organisations qui s'y consacrent.
De toute
évidence, les plus légitimes pour
émanciper l’Afrique sont les Africains eux-mêmes.
Les Etats-Unis, comme beaucoup d’autres pays du monde, agissent selon
leurs propres intérêts et sont rarement mus par
des
considérations morales.
Dans les pays
africains où (et quand) les
intérêts des Etats-Unis coïncident avec
la nécessité d’émancipation de la
société civile, le gouvernement des Etats-Unis
peut éventuellement fournir une telle assistance.
Un facteur qui
absout quasiment les Etats-Unis de la critique que vous
évoquez est son alternance politique. Les gouvernements qui
ont tué le Dr King, Malcom et tant et tant d’activistes
(afro-américains) ne sont pas les mêmes que ceux
qui montrent de l’intérêt au
développement de l’Afrique. Aussi, je pense que des hommes
comme le président Carter, Clinton, Gates, Soros et beaucoup
d’autres ont largement démontré par leur travail
que les Etats-Unis ont de multiples
facettes.
- Bisila Bokoko est
une
célèbre femme de Valence
(Espagne) d’origine équato-guinéenne qui
réside aux Etats-Unis. Bisila a fondé un projet
de solidarité Bisila Bokoko African Literacy Project, ayant
pour objectif la création de bibliothèques en
Guinée équatoriale. La connaissez-vous ? Que
pensez-vous de son projet ?
-
Je
connais Bisila Bokoko. Elle a été une des
premières personnes à soutenir EG Justice. Elle a
été membre du Conseil d’administration pendant un
certain temps. Je trouve le projet BBA formidable et exemplaire. Les
enfants sont notre avenir. C’est ainsi, comme l’ont dit de grands
personnages, et de mille manières beaucoup plus
éloquentes. Grâce à son travail, Bisila
Bokoko contribue à rendre possible un avenir meilleur pour
ces enfants...
- Concluez cet
entretien en ajoutant ce que vous souhaitez dire.
- Je voudrais vous féliciter pour le travail que vous faites. Il y a beaucoup de consciences à éveiller en notre pays et votre travail contribue à sortir du sommeil et de l’inaction notre jeunesse.
Je
ne suis pas si inquiet au sujet du régime politique que
connaît aujourd’hui la Guinée
équatoriale. Eux aussi tomberont. Ce qui trouble mes nuits,
ce sont plutôt les jeunes esprits qui ont perdu le nord et
qui ne connaissent même pas le compas ou la boussole.
Le fait que la plupart des
Equato-guinéens d’aujourd’hui sont nés
durant la première ou la seconde dictature de notre pays, ce
à quoi s’ajoute l’isolement (culture, linguistique,
etc), affecte notre psychologie nationale et personnelle et ce
n’est pas
facile à surmonter. D’autant plus qu’il manque des espaces
de
liberté, de débat démocratique, dans
lesquels ils puissent échanger librement et bâtir
collectivement une nation libre basée sur le respect de la
loi, les droits de l’Homme et les principes démocratiques.
Pour
vous donner une petite anecdote : Rien ne cesse de me surprendre
comme la facilité avec laquelle mes amis qui reviennent en
Guinée équatoriale, après plusieurs
années en Espagne, obtiennent si rapidement un
emploi et prennent un peu d’embonpoint, et finalement oublient
que le reste de la population, nos amis qui n’ont pas eu
l’opportunité de venir étudier à
Madrid, continuent de vivre dans la misère. Rien ne me
surprend plus que le manque d’analyse critique ; peut-être
faute de volonté ou de capacité, je ne sais pas.
Rien ne me surprend plus que la facilité avec laquelle ils
excusent l’Etat, le gouvernement, les dirigeants, de tous les maux,
arguant, par exemple, que dans tout processus d’urbanisation il y a des
gens qui sont expropriés, et que si les victimes ne
déclarent pas leurs biens fonciers, le gouvernement ne peut
être blâmé de ce qu’ils perdent leurs
terrains. Ceci est une anecdote sans importance, mais elle est
significative de notre état psychologique en tant que nation
et en tant que personnes, et cela en dit long sur la conscience que
nous avons de nos droits et sur notre aptitude à les
revendiquer...
Quand
mourront les dirigeants actuels – car un jour, comme tous les
humains, ils viendront à mourir – mes amis seront
encore en vie ; et je ne sais pas comment nous sortirons du bourbier
dans lequel nous sommes avec de telles mentalités
dépourvues de
sens critique.
Enfin,
je voudrais signaler à vos lecteurs la campagne
anti-corruption qui est entreprise sur le site web d’EG Justice. Le
silence et l’inaction sont les pires remèdes pour combattre
l’injustice. Nous demandons donc à tous les
Equato-guinéens de contribuer à
éliminer la corruption en Guinée
équatoriale en la dénonçant de vive
voix.
Merci
de m’avoir offert cette opportunité. (Source
: laceldademumia.blogspot.com)
07.10.2011 - Un leader de l'opposition
interrogé par la police
Mercredi
dernier, à 17h00, le président d'Union populaire,
Daniel
Dario Martinez Ayecaba a été
interpellé au
siège de son parti et emmené dans un
véhicule de
police au commissariat central de Malabo, surnommé
"Guantanamo".
Libéré le soir même, le leader
de l'opposition a été à nouveau
interrogé
hier de 10h à 17h.
Les policiers qui ont
procédé à son interrogatoire lui ont
présenté une plainte signée par
Alfredo Mitogo
Mitogo et Avelino Mocache Mehenga, militants récemment
exclus du
parti pour avoir soutenu la réforme constitutionnelle du
président et qui, depuis lors, se sont
auto-proclamés
"nouveau président" et "secrétaire
général
adjoint" d'UP...
Daniel Dario Martinez Ayecaba est
accusé par ces deux hommes d'avoir reçu un
"financement
illégal" de la part du gouvernement des
États-Unis (120
millions de francs CFA) et de s'être approprié
différents biens appartenant à l'Union populaire
:
bureaux, véhicules, etc.
Le commissaire qui a
dirigé l'interrogatoire s'est
intéressé à
certains aspects de la vie interne de la formation et a
demandé
si Mocache et Mitogo ont été nommés
à leurs
"responsabilités" par un congrès ou une
convention du
parti, ce à quoi Daniel Dario a évidemment
répondu
par la négative.
Le commissaire a voulu aussi
savoir si la décision de ne pas assister à la
Conférence d'Annobon (sur la "réforme
constitutionnelle")
avait été prise par lui personnellement ou si
elle avait
été une décision
collégiale. Le
président de l'UP a pu présenter le compte rendu
de la
réunion de la direction de l'Union populaire, où
cette
décision a été prise...
Il y a un mois,
Mitogo et Mocache, ainsi qu'une prétendue "nouvelle
Commission
exécutive de l'UP", ont
bénéficié d'une
couverture médiatique inédite de la part de la
télévision d'Etat qui avait diffusé en
boucle un
débat auquel participaient également Miguel
Ndong,
"trésorier principal", Santiago Ndong Bokung,
"Secrétaire
des relations institutionnelles de l'UP" et Genoveva Nchama Nguema.
A
cette occasion, Daniel Dario Martinez Ayecaba déclarait :
« Ma vie et mon intégrité physique
ainsi que celles
de mes proches et de la direction nationale du parti sont en danger
depuis que le Président Teodoro Obiang Nguema Mbasogo Eneme
m'a
désigné comme l'homme à abattre...
»
Les
tracasseries policières dont il est victime depuis ces
derniers
jours font donc penser à beaucoup d'observateurs qu'il
s'agit
d'une nouvelle manoeuvre de rétorsion contre ce parti
d'opposition qui a refusé de soutenir la réforme
présidentielle... (Source : Asodegue)
Des
journalistes africains de TV Afrique rédaction ont
réalisé une longue interview d’Agapito Mba Mokuy,
conseiller du président Obiang, au siège de
l’Unesco à Paris, mardi dernier, 4 octobre 2011, juste
à la sortie de la réunion du Conseil
exécutif, où la décision de report a
été prise.
- Excellence,
merci de nous accueillir au siège de l’Unesco, vous venez de
sortir de la réunion du Conseil exécutif. Nous
savons que plusieurs sujets ont été
débattus, mais avant tout le prix Obiang Nguema a
été le sujet-phare de cette rencontre. Peut-on
savoir quelle a été la décision du
Conseil exécutif ?
- Merci. Le Conseil exécutif est parvenu
à une décision de consensus qui est de poursuivre
avec le prix Obiang Nguema Mbasogo. Ils ont
décidé de créer un groupe de travail
qui se réunira sous la direction de la Présidente
du Conseil exécutif et qui intégrera 3 membres de
chaque groupe électoral de l’Unesco. Ce groupe de travail de
haut niveau aura pour mandat d’examiner la situation et de
présenter ses conclusions lors de la prochaine session du
Conseil exécutif, en avril prochain. Cela signifie que le
prix est maintenu.
- Si
nous avons bien compris, le prix n’est pas enterré, mais
peut-on espérer une fin prochaine pour ce dossier qui
traîne depuis 3 ans déjà ?
- Tout d’abord, il faut redire que le prix n’est pas
annulé. Le prix Obiang existe bel et bien à
l’Unesco. Il faut que ce soit clair pour tout le monde. L’Unesco a eu
quelques difficultés pour mettre en application la
décision prise par le Conseil exécutif, mais je
pense que cette nouvelle décision est une confirmation, une
fois de plus, que ce prix, approuvé en 2008 par le Conseil
exécutif, existe encore bel et bien
à l’Unesco… Maintenant, les choses sont très
claires, le groupe de travail va se pencher sur le sujet et nous aurons
une recommandation en avril prochain.

- Alors,
ce prix approuvé à l’unanimité en 2008
est aujourd’hui contesté parce qu’il y a une image
négative du président Obiang à
l’étranger, pourquoi toutes ces controverses ?
- Je pense que l’Union africaine se rend compte des
efforts que le président Obiang est en train de faire tant
pour la Guinée équatoriale que pour l’Afrique.
Les chefs d’Etat africains connaissent la Guinée
équatoriale, ils y sont venus et ils peuvent
témoigner de ce qu’il s’y passe. Ce n’est
peut-être pas le cas de tout-le-monde, je pense que la
plupart de ceux qui sont contre ce qui ce passe en Guinée
équatoriale sont victimes de leur méconnaissance.
C’est pourquoi nous faisons cet appel à tout le monde,
à tous ceux qui seraient intéressés,
de se rendre en Guinée équatoriale afin de
constater le travail que le président Obiang est en train de
faire pour le pays.
Concernant
le prix, je pense que les Chefs d’Etat africains se rendent compte de
son importance pour le continent africain. Ce prix est là
pour des raisons humanitaires, pour aider les recherches scientifiques
dans le domaine des sciences de la vie, pour aider à trouver
des remèdes à des maladies comme le VIH-SIDA, qui
touchent particulièrement, comme vous le savez, les pays en
voie de développement, et notamment l’Afrique. C’est cela,
je crois, qui a poussé le Chef de l’Etat à dire :
« Ecoutez, ce projet va aider la communauté
scientifique ainsi que ceux qui souffrent et qui meurent dans le
continent africain. Si l’Unesco veut nous aider, voilà une
opportunité pour nous aider ! »
- Alors,
aujourd’hui, l’Unesco vacille par rapport à ce prix,
pourtant accepté à l’unanimité. Les
Etats-Unis font pression auprès de l’Unesco pour obtenir son
annulation, la France également. On le voit à la
lumière de ce qui s’est passé la semaine
dernière avec la saisie de plusieurs véhicules
appartenant au fils d’Obiang Nguema. Alors, comment
considérez-vous tout cela, les procédures
judiciaires, les pressions des Etats-Unis et de la France ? Que veulent
ces pays ?
- J’aimerais avoir la réponse
à cette question. Je pense que les pays que vous avez
mentionnés sont des pays qui veulent aider l’Afrique. Ce
sont des pays amis de l’Afrique. Il y a beaucoup
d’Américains en Guinée équatoriale, il
y a des Français. La Guinée
équatoriale a de bonnes relations avec ces
pays-là.
Entre
nous, cependant, il y a des ONG qui parlent de notre pays sans le
connaître, mais aussi des gens qui, peut-être par
jalousie, sont contre le président Obiang et tout ce qu’il
est en train de réaliser pour la Guinée
équatoriale et pour l’Afrique. Peut-être ces
gens-là sont-ils en train de polluer les très
bonnes relations que nous entretenons, et que, malgré tout,
nous continuerons, selon moi, à entretenir.
- Alors,
parlons de ces individus. Parlons de Transparency International France
et de Daniel Lebègue, ces gens qui veulent torpiller votre
pays…
- Quand la présidente du Conseil
exécutif de l’Unesco a parlé en juin et
aujourd’hui encore, elle a évidemment
évoqué les pressions exercées par ces
ONG, notamment Transparency International. Or, il y a un ou deux jours,
le ministère de l’Information de la Guinée
équatoriale a publié un article
où l'on mentionnait Transparency International qui
a des intérêts pétroliers en
Guinée équatoriale. Alors, j’estime que cela
parle de soi. Si Transparency International a vraiment quelque chose
contre la Guinée équatoriale, comment expliquer
ce contrat de 230 millions de dollars.
230 millions de dollars, c’est beaucoup d’argent ! Alors si on accepte
une telle somme, comment peut-on dire à l’Unesco de refuser
3 millions de dollars ? C’est difficile à comprendre. Nous
laissons chacun en juger, car c’est purement
incompréhensible. Et, malheureusement, l’Unesco est en train
de se fonder sur les accusations de Transparency
International et des ONG de ce type, alors que ces ONG ont des
intérêts commerciaux en Guinée
équatoriale… Je pense que le président Obiang est
victime de ces agissements et cela est vraiment dommage. C’est grave,
c’est très sérieux.

- Vous
diriez que l’Unesco n’est pas un organe indépendant ?
- Ça, je ne peux pas le dire, j’essaie simplement
d’expliquer pourquoi l’Unesco a décidé de ne pas
exécuter la décision prise par le Conseil
exécutif en 2008. Et cette raison, c’est que des ONG comme
Transparency International font pression sur l’Unesco. Est-ce qu’on
doit donner plus d’importance à ces ONG, comme Transparency
International, avec les contrats qu’ils ont en Guinée
équatoriale, des millions de dollars, qu’à 53
chefs d’Etat africains qui ont approuvé la
création de ce prix ? C’est une vraie question.
- Excellence,
outre ces ONG, il semblerait qu’il y ait aussi des
personnalités indépendantes, parmi lesquelles des
Africains, qui se sont prononcées contre ce prix. Peut-on
savoir quelles personnalités soutiennent ce prix ?
- Je peux vous dire que plusieurs
personnalités ont envoyé des lettres de soutien
tant à l’Unesco qu’au gouvernement de la Guinée
équatoriale. Ces derniers jours, le professeur Diarra, qui
est ambassadeur de bonne volonté, a envoyé une
lettre de soutien au prix Obiang Nguema Mbasogo. Or, on ne
l’a pas entendu, la Directrice de l’Unesco n’en a pas parlé.
Et comme lui, il y a beaucoup d’intellectuels qui soutiennent ce prix,
dont nous possédons la liste. Cette liste est longue et il
faudrait du temps pour les mentionner tous, mais
déjà le professeur Diarra, c’est un nom qui
compte. Il y a des professeurs de droit en Occident, malheureusement je
n’ai pas la liste devant moi, il y a des associations de journalistes
africains, des intellectuels tels que le professeur Diarra…
-
Excellence, on a parlé également de
Desmond Tutu qui s’est adressé à l’Unesco contre
l’attribution de ce prix…
- D’après l’information qu’on a
reçue de l’Unesco, Desmond Tutu aurait écrit en
juin, ou avant juin, une lettre contre le prix Obiang. Or, deux ou
trois mois après, Desmond Tutu a écrit une lettre
soutenant les efforts que le président Obiang est en train
de mener pour le développement de la Guinée
équatoriale. Je pense que la lettre que nous avons
reçue peut être considérée
comme une correction de la lettre qui a été
écrite avant juin (et je ne sais dans quelles conditions
elle a été écrite !)
- Concernant
l’Unesco, le mandat d’Irina Bokova arrive bientôt
à son terme. Elle a beaucoup insisté pour qu’on
abandonne ce type de prix très controversés. Elle
n’est pas dans votre camp, cette dame…
- Je pense que l’Unesco, en tant qu’organisation
internationale, est supposée être neutre et je ne
peux accepter la décision de l’Unesco si elle n’est pas
neutre. Le Conseil exécutif de l’Unesco a la
responsabilité d’approuver des prix. Il est bizarre qu’on
revienne aujourd’hui sur une décision prise par les
Etats-membres, lesquels avaient déjà
approuvé le prix.
- Pourquoi
cet acharnement contre le président Obiang qui cherche
à développer son pays ?
- Je crois que le président l’a clairement dit. Il
y a quelques années, on ne parlait pas de la
Guinée équatoriale. Il n’y avait rien en
Guinée équatoriale. Pendant tout ce
temps-là, le président Obiang faisait tout pour
essayer de sortir son pays de la misère. Quand on parle du
pétrole, on oublie que le président Obiang a su
faire, programmer, planifier en vue de réaliser le
bien-être de son pays. Maintenant qu’il a
découvert le pétrole, il met en place un
programme pour le développement du pays. Bien
évidemment, cela attire des jalousies et c’est normal ! Que
peut-on y faire ? (…)
-
Excellence, une dernière question, on a entendu des gens qui
ont voulu que le prix soit maintenu, mais que le nom du
président n’y figure pas. Vous êtes proche de lui,
qu’en pense le président Obiang Nguema ?
- Je dois rappeler qu’au Conseil
exécutif de l’Unesco, il y a des règles du jeu,
et ces règles exigent que, quand il y a un donateur pour la
création d’un prix, le nom du donateur soit
associé au nom de l’Unesco. Quand le président
Obiang a proposé son prix ici, il a expliqué ses
objectifs, il a donné l’argent, un chèque de 3
millions de dollars remis en 2009, et c’est en suivant le
règlement interne qu’on est arrivé à
associer son nom à celui de l’Unesco. C’est le
règlement de l’Organisation. Maintenant, quand on demande au
président de retirer son nom, est-ce qu’on veut dire que
pour le président Obiang il faut appliquer des
règles spécifiques, qu’il aurait pour les
Africains des règles particulières ?
Alors, c’est à l’Unesco de savoir si elle souhaite
changer ses propres règles. (Sources : TV Afrique
Rédaction ; Dailymotion)
Aujourd'hui
même, dans "la Dépêche diplomatique", le
journaliste Jean-Pierre Bejot, bon connaisseur de l'Afrique, signe un
papier fort intéressant sur l'affaire du prix Unesco-Obiang
Nguema. Une opinion pleine de bon sens qui ne fait la part belle ni aux
partisans, ni aux détracteurs de ce prix, mais qui rend plus
lisible les ressorts de cette crise inédite...
« En 1979, la Guinée
équatoriale était un pays fantôme dont
personne ne savait rien. Vingt ans plus tard, à la veille du
XXIe siècle, c’était un pays pétrolier
et gazier qui avait entrepris de transformer de fond en comble sa
physionomie.
Au cours des dix années écoulées, le
Rio Muni comme l’île de Bioko sont devenus
méconnaissables ; étant entendu qu’il est plus
facile de construire un échangeur, d’aménager un
port moderne, d’ériger des bâtiments, etc. que de
changer les mentalités et, surtout, de former des formateurs
et d’éduquer des éducateurs.
La Guinée équatoriale doit donc faire avec ses
contradictions. Dont la première est la faiblesse de sa
capacité d’absorption des richesses désormais
dégagées par l’exploitation des hydrocarbures.
D’où une montée en puissance des «
nouveaux riches » dont l’extravagant comportement
(à commencer par celui du fils du chef de l’Etat) occulte
celui des Equato-Guinéens qui ont entrepris de faire de leur
pays autre chose qu’une « poule aux ½ufs d’or ».
Question
de principe : Malabo s’accroche à son « prix
» (pour la recherche en sciences de la vie) et Obiang Nguema
est parvenu à mobiliser ses pairs africains en sa faveur
même si des personnalités continentales de premier
plan « ruent encore dans les brancards ». A
l’Unesco s’est engagée une guerre de tranchées
entre les « pour » et les « contre
». Et jour après jour, de report en report, il est
proclamé qu’il est urgent de décider de ne rien
décider jusqu’en… avril 2012. Chacun espérant
que, d’ici là, la donne aura une fois encore
changé.
J’ai déjà dit ce qu’il fallait penser de cette
systématisation de l’ostracisme médiatico-ONGiste
à l’encontre de la Guinée équatoriale.
Elle a, selon moi, quelque chose d’irrationnel et plus encore
d’hypocrite. Mais ce qui m’étonne plus encore, c’est
l’ampleur de la mobilisation « pour » ou
« contre » ce prix en un temps où
l’Afrique connaît des bouleversements dont les effets
collatéraux ne sont pas encore connus. De l’Afrique du Nord
à la Corne de l’Afrique, du corridor
sahélo-saharien au golfe de Guinée, sans oublier
la partition du Soudan, l’affaire du Darfour, les
échéances présidentielles notamment au
Cameroun (dans quelques jours) et au Sénégal
(dans quelques mois), etc. l’Afrique ne se porte pas si bien que cela
et on pouvait espérer, dans ce contexte, plus de
visibilité de l’Union africaine et de son
président. Même Jean Ping, président de
la Commission de l’UA, d’ordinaire plus loquace, semble être
aux « abonnés absents ». Or, j’ai beau
écouter, je n’entends personne débattre, au sein
de l’UA, des problèmes auxquels l’Afrique est
confrontée, tandis que l’UA semble se préoccuper,
seulement, de « débloquer » à
l’Unesco le prix Obiang Nguema Mbasogo, ce qui m’apparaît
irréaliste.
Ce n’est pas l’avis du conseiller du président
(organisations internationales), Agapito Mba Mokuy (photo) ; il
considère que dans l’un et l’autre cas (le silence de l’UA ;
le report du prix par l’Unesco), Malabo est confronté au
même mal : la « dilution ». Il m’explique
que Obiang Nguema joue pleinement le jeu de la communication sur toutes
les questions essentielles ; que dans l’affaire libyenne, il ne s’agit
pas de vouloir sauver le régime de Kadhafi mais de ne pas
créer « un précédent
dangereux » en soutenant un mouvement qui n’est pas issu des
urnes ; que « l’Afrique est inquiète »
des conséquences de toute cette affaire… Mais le message ne
passe pas, n’est pas relayé. Il est «
dilué ». Toute action diplomatique est
aussitôt contrecarrée par un
événement « anecdotique » :
les « biens mal acquis », les « supercars
» du fils du président, les actions
engagées par les ONG, etc. Il ne nie pas la «
réalité » ; il me dit qu’il «
constate » simplement que, quoi que fasse la
Guinée équatoriale, rien ne trouve
grâce aux yeux de « l’autre camp ».
Quand, rebondissant sur l’idée de « l’autre camp
», j’évoque l’idée d’un «
complot » contre Malabo, il me répond que c’est
« très clair ». Tous les jours, tous les
avions en provenance d’Europe, d’Asie et d’Amérique,
m’explique-t-il en substance, sont pleins d’entrepreneurs et d’hommes
d’affaires qui viennent signer des contrats en Guinée
équatoriale ; c’est dire que chacun sait que le pays a
changé et que la population, elle aussi, a
profité du changement. « Tout ce qu’on peut faire
pour le mieux être des Equato-Guinéens, nous le
faisons », me confie-t-il, soulignant que, malgré
les déclarations officielles, aucun des pays partenaires de
la Guinée équatoriale, ne fait l’effort de
comprendre ce qui se passe là-bas. « Nous sommes
un trop petit pays, me dit-il, pour être pris en
considération ».
Il est vrai que la visibilité de la Guinée
équatoriale sur la scène africaine et mondiale
est quasi inexistante. On résume son histoire à
l’oncle (Macias), au père (Obiang Nguema) et au fils
(Teodorin) tandis que la flamboyance de ce dernier fixe l’attention des
médias bien plus que le reste. Malabo ne parvient pas
à convaincre de sa bonne foi démocratique et il y
a des raisons objectives à cela. Le pire est, sans doute,
que la Guinée équatoriale dépense
beaucoup d’argent en « communication » ; Mba Mokuy
ne manque pas de me le faire remarquer.
Mais la motivation des « communicateurs »
étant bien plus l’appât du gain (et la
nécessaire rémunération des
intermédiaires) que de forger un message politique,
économique et social, cette « com »
opportuniste se limite trop souvent à tresser des lauriers
à Obiang Nguema et à encenser le «
miracle pétrolier et gazier »
équato-guinéen, ce qui, immanquablement,
renforce, dans l‘opinion africaine et internationale l’image d’un pays
dirigé « d’une main de fer » par son
président, « troisième producteur de
pétrole d’Afrique subsaharienne mais [où]
l’essentiel de la population vit dans la pauvreté
». Il est urgent que Malabo réfléchisse
à une communication qui ne soit pas que de la collusion. Le
pays le mérite. Sa population aussi. »
(Source : Jean-Pierre BEJOT - La Dépêche
Diplomatique)
Vendredi
dernier, 29 septembre, à l’hôtel 3 de Agosto de
Malabo, la compagnie aérienne camerounaise Camair-Co a
officiellement
présenté son projet d’installation en
Guinée équatoriale.
La cérémonie de présentation a
été dirigée par le directeur de la
compagnie, Alex Van Elk, en présence de l'ambassadeur du
Cameroun, Lazare Mpole Bala, qui a exprimé sa satisfaction
pour le lancement de cette ligne aérienne en
Guinée équatoriale
Pour
sa part, Leandro
Miko Angue (photo), le
directeur général de l’aviation civile en
Guinée équatoriale, a ajouté
que le gouvernement du Cameroun a présenté la
compagnie au directeur équato-guinéen pour
l’exploitation de ses services dans le pays et a assuré
qu’il n’existe aucun inconvénient à ce qu’il
l’autorise, sauf pour les restrictions purement techniques. (Source :
Site officiel du Gouvernement de la République de
Guinée équatoriale)
Faute
de consensus sur la remise du prix Unesco-Obiang Nguema Mbasogo, le
Conseil exécutif de l'Unesco aurait finalement
décidé, ce soir, de "reporter le sujet lors de sa
prochaine session, au printemps 2012", selon des sources officieuses.
Après
un week-end passé à rechercher l’impossible
consensus,
chaque groupe est resté campé sur ses positions.
Européens et Américains exigent un retrait pur et
simple
de ce prix, tandis que le groupe africain plaide pour que les
décisions du conseil exécutif de l’Unesco soient
intégralement mises en ½uvre. A défaut de cela,
ils
exigent que ce point de l’agenda soit alors mis au vote.
Jusqu’à
présent, les groupes sud-américain et asiatique
étaient divisés et
préféraient rester en
retrait. Plutôt que de passer au vote et étaler au
grand
jour leurs divisions, le nouveau document propose la mise en place d’un
comité de 18 personnes, à savoir trois personnes
par
région géographique. Ce comité a pour
mandat de
parvenir à une conclusion finale de ce dossier et de la
soumettre à la prochaine session du conseil
exécutif, en
avril prochain. Si toutefois le consensus s’avérerait
impossible
entre les membres du nouveau comité, alors le vote final
s’imposerait au printemps 2012.
Rappelons que le prix
international Unesco-Obiang Nguema Mbasogo pour la recherche en
sciences de la vie récompense les initiatives en faveur de
l’amélioration des conditions de vie. Il est
financé par
la Fondation Obiang, qui a promis de verser 3 millions de dollars aux
candidats élus.
Ce prix a été
créé en 2008 mais il n’a jamais
été
décerné car il a aussitôt
créé une
vive polémique opposant certains pays africains et
occidentaux.
Plusieurs ONG dont Transparency International, Human Rights Watch (HRW)
et Sherpa ont considéré la collaboration entre
l’Unesco
et Teodoro Obiang Nguema comme contre nature. Elles contestent
notamment « la corruption officielle qui a marqué
les 32
ans de règne du président Obiang ».
En
octobre 2010, après plusieurs mois de polémique,
les 58
pays membres du conseil exécutif avaient fini par
décider
que la remise du prix était "suspendue" jusqu'à
ce qu'un
"consensus" soit obtenu, autant dire aux calendes grecques.
Mais
Teodoro Obiang Nguema était revenu à la charge
cet
été, profitant de sa présidence de
l'Union
africaine cette année pour faire adopter une
résolution
par ses homologues demandant la remise du prix. (Sources : RFI ; AFP)
Le
gouvernement américain a présenté ses
"objections" à l'attribution du prix international de
l'Unesco (agence des Nations-Unies pour l'éducation, la
science et la culture) qui porte le nom du président de la
Guinée équatoriale, Teodoro Obiang Nguema Mbasogo.
« Nous avons exprimé, de manière
cohérente, nos objections à l'attribution de ce
prix ainsi que notre préoccupation concernant le bilan de la
Guinée équatoriale en matière de
droits de l'homme
»,
a déclaré la porte-parole du
département d'Etat, Victoria Nuland, lors d'un point de
presse tenu vendredi dernier.
« Nous travaillons avec les parties
intéressées à Paris pour trouver une
solution qui préserve l'intégrité de
l'Unesco et sa réputation dans la communauté
scientifique », a-t-elle ajouté. Le Conseil
exécutif de l'UNESCO s'est réuni aujourd'hui pour
rendre sa décision finale sur ce prix très
controversé...
De nombreuses organisations de défense des droits de l'homme
telles que Transparency International, Human Rights Watch
(HRW), Sherpa et EG Justice, présidée par
l'Equato-guinéen Tutu Alicante, mais aussi des
personnalités reconnues tels que le prix Nobel Desmond Tutu
et des lauréats de divers prix de l'Unesco, font campagne
depuis plus d'un an contre la remise d'un tel prix qu'il juge
inconciliable avec les valeurs de l'agence onusienne. De son
côté, le gouvernement de Malabo a
dénoncé une "campagne médiatique"
conduite par des "lobbies" aux intentions suspectes, et, tout
en arguant que ces 3 millions de dollars pourraient soulager les
souffrances de nombreux Africains, la presse gouvernementale accuse :
"S'agit-il d'un crime contre l'humanité ?"... (Source :
Europa Press)
De
nouvelles charges gouvernementales ont été
attribuées, par décret en date du 29 septembre
dernier, à Juan Noel Nsue Ondo, Teodoro Biyogo Nsue Okomo et
Gertrudis Mansogo Asue, tous trois nommés conseillers
à la Présidence, ainsi qu'à Santiago
Nguema Ndong Mikue et Federico Ngomo Nvo Mangue, qui viennent
pour leur part s'ajouter à la longue liste des Directeurs
généraux.
En ce qui concerne les missions diplomatiques de la Guinée
équatoriale à l'étranger, Melanio
Ebendeng Nsomo (photo) devient le nouvel ambassadeur du pays
à Caracas (République bolivarienne du
Vénézuela), tandis que Benigno Pedro Matute Tang
est nommé ambassadeur au Caire (Egypte), Carmelo Nvono Nca,
ambassadeur à Bruxelles (Belgique), et Fortunato Nsue Edu
Mangue, second secrétaire de l'ambassade de
Guinée équatoriale à la Havane (Cuba).
D'autres individus sont nommés à des postes
subalternes.
Dans cette promotion, figure un personnage singulier, Melanio Ebendeng
Nsomo. De la génération du président
Teodoro Obiang Nguema, il est lui aussi âgé de 69
ans. Comme lui, formé à l'Ecole
militaire de Saragosse (Espagne) entre 1963 et 1965, il fut promu
officier par Francisco Macias Nguema.
Sous
la dictature de Macias, il fut juge de cours martiales. Comme Teodoro
Obiang Nguema, il joua un rôle décisif
dans le coup d'Etat du 3 août 1979, qui provoqua la chute de
Macias et qui porta au pouvoir le président actuel.
Longtemps vice-ministre, puis ministre de la Défense et chef
d'Etat-major, il fut élevé au grade de
lieutenant-général en 2004. Depuis 2010, il
occupait un poste de Conseiller à la Présidence
de la République en matière de Défense
et de Sécurité. (Source : Asodegue)
02.10.2011 - Match amical Gabon-Guinée
équatoriale, le 7 octobre à Cannes (France)
C'est
au Stade Maurice-Chevalier de Cannes-La Bocca, dans le sud de la
France, que doit se disputer, le 7 octobre prochain, le match amical
entre les deux pays organisateurs de la CAN 2012 : le Gabon et la
Guinée équatoriale.
Cette infrastructure dotée d’une tribune d’honneur de 300
places assises, accueille habituellement les matches de
l’équipe « C » de l’AS Cannes ainsi que
certaines équipes jeunes de l’ASC.
Dans le passé, il avait déjà accueilli
trois matches internationaux, Arabie Saoudite – Trinité et
Tobago en 1998 et Gabon – Burkina Faso il y a un an. Il y a un mois, le
Gabon y avait aussi invité le Niger.
Le coup d’envoi de Gabon – Guinée Equatoriale sera
donné le vendredi 7 octobre 2011 à 20h30. Si
c’est la première fois que la Guinée Equatoriale
vient jouer un match homologué FIFA en France, ce sera la
treizième pour le Gabon !
Tandis que la fédération gabonaise de
football (Fegafoot) a déjà publié la
liste des joueurs qui fouleront la pelouse cannoise, on ignore toujours
quels joueurs équato-guinéens alignera Henri
Michel, l'entraineur du Nzalang nacional.
A quatre mois de la Coupe d’Afrique des Nations 2012, les
Panthères du Gabon devront jouer sans leur capitaine, Daniel
Cousin, ni Stéphane N'guema qui évolue au PSG
(France), ni Romaric Rogombé d’As Vita Club
(République Démocratique du Congo) qui sera
remplacé par Alexander Ndoumbou, milieu de terrain de
l’Union Sportive d’Orléans (France). De même,
Pierre Emerick Aubameyang, attaquant de Saint-Etienne (France) n'a
été pas été
sélectionné, sanctionné pour avoir
boudé la sélection lors de la rencontre Gabon
-Niger (1-0) du 6 septembre dernier.
Ironie de l'histoire, c'est cette même ville de Cannes qui,
dans un mois, accueillera le président de la
Guinée équatoriale, invité au Sommet
du G20, les 3 et 4 novembre 2011, sous la présidence de la
France.
Le Gabon et la Guinée équatoriale occupent
respectivement les 67e et 151e places au classement mondial
établi par la FIFA. (Sources : Actu-stades ; FIFA ; Gabonews)
02.09.2011 - Malabo dénonce
une campagne médiatique contre le prix
Unesco-Obiang Nguema
Hier,
samedi 1er octobre 2011, le ministère de l’Information de la
Guinée équatoriale a publié un communiqué
officiel pour annoncer le report jusquà mardi de
la décision de l’Unesco concernant l’attribution du Prix
international Obiang Nguema Mbasogo.
A
cette occasion, il dénonce une « campagne
médiatique » orchestrée par des ONG
qualifiées de « lobbies » et
qui voudraient
empêcher la Guinée
équatoriale de
« partager une partie de ses richesses avec d’autres Etats
qui
sont les plus défavorisés du continent »
Car, pour le gouvernement équato-guinéen, il est
incompréhensible de s’opposer à un tel prix
« qui ne fait de mal à personne et qui, au
contraire, vise à contribuer à la recherche sur
des maladies qui dévastent le continent africain. »
Plus étonnant, le communiqué évoque
par deux fois les actions entreprises ces dernières semaines
par la justice française dans les beaux quartiers de Paris,
dans le cadre de l’affaire dite des « biens mal acquis
», mais sans toutefois en préciser la nature
(perquisition d’un hôtel particulier et saisie de 11 voitures
de luxe appartenant à Teodoro Nguema Obiang Mangue, ministre
et fils du Chef de l’Etat)…
« D’abord, nous souhaitons rendre public
l’étonnement que les récentes poursuites
effectuées en France ont occasionnées…
», lit-on dans ce communiqué.
Cette imprécision flagrante et volontaire a de quoi
étonner, elle aussi. En matière d’information,
l’enrichissement inouï de certains membres du gouvernement et
de la famille présidentielle serait-elle un sujet tabou ?
Par ailleurs, le ministère de l’Information
n’hésite pas à faire un parallèle
entre ces actions judiciaires, avenue Foch, à Paris, et la
suspension de la décision de l’Unesco.
« D’abord, nous souhaitons rendre public
l’étonnement que les récentes poursuites
effectuées en France ont occasionnées… C’est pour
cela que nous considérons que ces actions sont une pure
manigance pour essayer de désapprouver à nouveau
la création du prix UNESCO-Obiang Nguema Mbasogo…
», affirme encore le communiqué gouvernemental.
Une accusation purement insoutenable, puisque la justice
française, indépendante du pouvoir
exécutif (c’est ainsi dans un état de droit !),
n’a pas grand-chose à voir avec l’Unesco, qui a son
siège à Paris, mais qui est une agence
internationale de l’ONU.
Même si, évidemment, la coïncidence
fortuite de ces deux actualités peut influencer la
décision finale de l’Unesco, comme nous l’a
confié un journaliste qui connait bien la Guinée
équatoriale :
« Les affaires judicaires visant le fils du
président Obiang aux Etats-Unis, en Espagne et en France ont
détérioré à
l’étranger l’image de la Guinée
équatoriale et de ses dirigeants, c’est incontestable. Le
gouvernement équato-guinéen ne peut se contenter
d'incriminer toujours les ennemis de l’extérieur, les
médias étrangers, l’Occident
soupçonné de néocolonialisme, les ONG
qui seraient des lobbies aux intentions machiavéliques… Il y
a des gens, à l’étranger qui font de l’opposition
systématique au régime de Malabo, c’est exact,
mais le principal ennemi du pays est à
l’intérieur, c’est la corruption, le manque de transparence
des industries extractives, l’exhibition éhontée
de fortunes scandaleuses, dans un pays où les
laissés pour compte du pétrole sont
légion…
Si l’Unesco renonce à ce Prix, ce sera regrettable, en
effet, pour la recherche scientifique qui en aurait pu en
bénéficier. C’est bien cela qui complique la
décision du Conseil exécutif. On ne peut
qu’approuver l’argument développé par
les communicants du gouvernement selon lequel ces 3 millions de dollars
bénéficieraient aux populations africaines. Mais,
tout-le-monde sait bien que c’est d’abord une opération de
communication du président Teodoro Obiang Nguema visant
à redorer l’image d’un régime,
régulièrement épinglé par
les organisations internationales – et notamment l’Unesco et l’Onu –
pour le non-respect des libertés et des droits
humains…
Si donc l’Unesco décidait de renoncer à ce prix,
personne n’en sortirait vraiment gagnant, mais le gouvernement de la
Guinée équatoriale devra alors porter sa propre
part de responsabilité dans cet échec. Car, si le
donateur avait été irréprochable, les
ONG ou les lobbies n’auraient rien pu contre lui ! »
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