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Compteur de visite

Actualités de la Guinée équatoriale

Juin 2011


        30.06.2011 - 17e Sommet de l’Union africaine : Entretien entre Jimenez et Obiang

La ministre espagnole des Affaires étrangères, Trinidad Jimenez, a déclaré aujourd'hui à Malabo avoir vu la "volonté" du président de la Guinée équatoriale, Teodoro Obiang Nguema, de prendre des mesures en faveur de la démocratie et de la stabilité politique dans son pays, après avoir participé au Sommet de l'Union africaine (UA), la première visite du genre pour le chef de la diplomatie espagnole.

Lors de son entretien avec le président de la Guinée équatoriale, la ministre espagnole a abordé divers sujets parmi lesquels les relations bilatérales entre leurs deux pays et la crise libyenne.
A propos des relations bilatérales, le président de la Guinée équatoriale a évoqué les secteurs de la pêche et des énergies renouvelables qui pourraient offrir des opportunités d'affaires pour les entreprises espagnoles.
Finalement, tous les deux ont insisté sur la «force» des liens culturels qui unissent les deux pays et ont exprimé leur désir commun d'accroître les relations d'affaires et le commerce entre les deux Etats.

Dans un communiqué daté du 29 juin, Aquilino Nguema Ona Nchama, Secrétaire général de l'Union pour la Démocratie et du Développement social de la Guinée équatoriale (UDDS) "déplore très profondément que le gouvernement espagnol continue de soutenir fermement le dictateur Teodoro Obiang Nguema au lieu de travailler pour la démocratisation et le respect des droits de l'homme en Guinée équatoriale... Non seulement, ce soutien mine la crédibilité du gouvernement espagnol concernant la lutte contre les dictatures, mais il constitue également un mépris et une trahison à l'égard de notre peuple et de l'opposition démocratique qui lutte contre le totalitarisme dans notre pays." (Sources : news.abidjan.net ; UDDS)


         30.06.2011 - 17e Sommet de l’Union africaine : Teodoro Obiang Nguema reçoit Alassane Ouattara

Le Président de la République de Côte d’Ivoire, Alassane Dramane Ouattara, est depuis hier, mercredi 29 juin, en Guinée Equatoriale pour son premier sommet ordinaire de l’Union africaine. Il a été accueilli à l'aéroport international de Malabo vers 15h20 mn par le Premier ministre équato-guinéen, Ignacio Malan Tang, mais surtout par une foule d’Ivoiriens vivant en Guinée Equatoriale.

A l’aéroport de Malabo, Alassane Ouattara n’est pas passé inaperçu.
« Y a quoi ? Y a quoi ? », répète en criant le patron de la sécurité équato-guinéenne, dans un français d’hispanophone. L’officier apparaît à la fois tendu et stupéfait par ce qu’il voit.

"Aaaadoooo, Aaaadoooo, Adoadoado Aaaadooo,Aaaadooo ! Puissanci, Ado puissanci, amagni dè", scandaient les Ivoiriens vêtus dans des tee-shirts à l’effigie du président. Reporters, cameramen, photographes, journalistes, et admirateurs se bousculent derrière la haie d’officiels, dressée devant le Boeing 724-200 de la compagnie sud-africaine Interair.

L’ordre est perturbé par le reste de la foule. Chacun veut toucher, ou au moins, voir le n°1 ivoirien. C’est le remous jusqu’à la porte de son véhicule de commandement. Le chef de la sécurité est d’autant plus hagard qu’il n’avait jamais vu une telle émeute au même endroit depuis le début de l’arrivée des chefs d’Etat.

Jusque-là retranchés dans des coins de l’aéroport, des journalistes d’autres pays qui attendaient leur président se ruent vers l’avion de Ouattara. Des policiers et autres travailleurs de l’aéroport abandonnent leurs postes. Les groupes de danses traditionnelles prestant à quelques mètres du tarmac redoublent d’ardeur, mais plus personne ne les écoute, ni les regarde. Tout le monde veut profiter de cette rare occasion pour bien connaître le vainqueur du bras de fer qui a duré quatre mois à Abidjan.
Le cortège s’est ensuite dirigé vers Sipopo où
le président Ouattara est arrivé avec le ministre des Mines et de l’Energie, Adama Toungara et son Directeur de cabinet, Marcel Amon Tanoh..

Après son entretien avec la délégation ivoirienne, le Chef de l’Etat ivoirien a eu un tête-à-tête avec son homologue équato-guinéen, le président Teodoro Obiang Nguema Mbasogo.

Devant la presse, Alassane Ouattara a ainsi résumé cette rencontre : « Je suis venu saluer le président de Guinée équatoriale, Obiang Nguema. D’abord, pour le remercier de l’accueil et de l’hospitalité qui nous sont offerts. Ensuite, pour aborder des sujets d’intérêt commun entre les deux pays. Vous savez, nous avons beaucoup de compatriotes ici en Guinée équatoriale, qui ont des difficultés de papiers. Donc, nous avons convenu que très rapidement, un ambassadeur serait accrédité pour pouvoir aider nos compatriotes sur place et renforcer les relations de coopération entre nos deux pays.

Nous avons convenu que l’expérience de la Guinée équatoriale dans le domaine pétrolier nous serait très utile compte tenu des perspectives que nous avons en Côte d’Ivoire, et que nous pourrions, nous aussi, aider par rapport au secteur agricole où nous avons une très grande expérience. Et bien entendu, nous avons évoqué les questions relatives au prochain sommet notamment la question de la Lybie, et la position de l’Union africaine. C’était une rencontre très riche. J’ai remercié le président d’avoir accepté, il y a quelques semaines, de participer à mon investiture. Le président Obiang Nguema est un ami de la Côte d’Ivoire ».

Alassane Ouattara a pu ensuite prendre ses quartier dans la somptueuse villa 20 de Sipopo. Une des 52 villas réservées aux Chefs d’Etat uniquement pour ce Sommet, qui font face à la mer et qui sont strictement gardées par la sécurité Equato-guinéenne. (Source : news.abidjan.net)


         30.06.2011 - 17e Sommet de l’Union africaine : L’ombre de Kadhafi plane sur Malabo

« Accélérer l’autonomisation des jeunes pour le développement durable ». Tel est le thème officiel retenu pour le 17e Sommet de l’Union africaine qui se déroule jusqu’au 1er juillet à Malabo (Guinée Equatoriale).

Parmi les dossiers traités par l'UA figurent notamment le Soudan, l'éventuelle augmentation de troupes de l'UA en Somalie, le terrorisme dans la bande sahélienne, la lutte contre la rébellion ougandaise de l'Armée de résistance du seigneur (LRA) ou le financement de l'organisation.
Mais le la question du jour reste la situation en Libye et l’avenir de Mouammar Kadhafi.

"C'est indiscutablement sur cette crise que vos délibérations sont attendues", a confirmé le président de la Commission de l'UA Jean Ping aux Chefs d'Etat, faisant allusion au sort du Guide libyen qui a été un grand bailleur de fonds de l'organisation panafricaine et de plusieurs Etats. L'UA doit "avoir à l'esprit les souffrances endurées par les populations libyennes du fait de la poursuite des affrontements armés et des opérations aériennes de bombardements depuis le 19 mars, a affirmé M. Ping sans toutefois citer l'OTAN.
Il a plaidé à nouveau pour la feuille de route de l'UA, dont les cinq présidents médiateurs (Afrique du Sud, Congo, Mali, Ouganda, Mauritanie) ont adopté mercredi des propositions pour une "solution politique".

Paris a reconnu mercredi que des avions français ont parachuté au sud de Tripoli des armes légères destinées à la rébellion pour l'aider contre les forces du régime, le conflit s'enlisant malgré plus de trois mois de frappes internationales.
La France a assuré que ses livraisons d'armes respectent les résolutions du Conseil de sécurité. Mais la Chine a appelé jeudi les nations impliquées à se conformer strictement au mandat de l'ONU et à "éviter toute action qui irait au-delà du mandat de la résolution".

A Malabo, la capitale de Guinée équatoriale, les avis divergent dans les couloirs de la conférence sur le départ éventuel de Kadhafi, qui s'accroche toujours au pouvoir. Certaines délégations prônent un soutien indéfectible au leader libyen, d'autres veulent qu'il renonce.
"On ne comprend plus: je croyais que OTAN ça voulait dire "Organisation Traité de l'Atlantique nord" et là, on bombarde le sud", a affirmé sous couvert de l'anonymat un ministre à l'AFP.

Le ministre libyen des Affaires de l'UA, Joma Ibrahim Amer, avait, lui, réclamé mercredi un soutien de l'UA à Tripoli: "Nous sommes venus pour que l'Union africaine soutienne notre position et que la position africaine soit forte". "La position africaine est claire et se résume dans la feuille de route qui a été (...) acceptée par la Libye. C'est une étape importante dans la solution pacifique, mais il faut arrêter les bombardements des pays de l'Alliance (...) tuant les civils", a-t-il ajouté.

Pour Jean Ping qui s’exprimait mercredi 29 juin depuis Malabo, la France expose la région à une guerre civile, une véritable "somalisation" qui risque d’avoir de graves conséquences sur l’intégrité territoriale de la Libye, mais aussi sur de nombreux pays alentour.

Ces propos de l’UA nettement en désaccord avec le reste de la communauté occidentale, arrivent alors que la Cour pénale internationale a récemment lancé un mandat d’arrêt international contre Mouammar Kadhafi, un de ses fils ainsi que son chef du service des renseignements.

Parmi les autres dossiers chauds traités par l'UA à Malabo figurent notamment le Soudan, l'éventuelle augmentation de troupes de l'UA en Somalie, le terrorisme dans la bande sahélienne, la lutte contre la rébellion ougandaise de la LRA ou le financement de l'organisation. (Sources : L'Express ; AFP ; Republicoftogo.com ; culturefemme.com)


         30.06.2011 - 17e Sommet de l'Union africaine : Sipopo Superstar

Les projecteurs sont actuellement braqués sur Sipopo, un quartier construit de toutes pièces à une dizaine de kilomètres au sud-ouest de Malabo.
Et pour cause. C’est ici que se tiendra le 17e sommet de l’Union africaine (UA) et que seront logés les chefs d’État et de gouvernement ainsi que les hautes personnalités qui participeront à l’événement.

Engagée il y a moins de deux ans, la construction de ce site paradisiaque, situé entre mer et forêt, a mobilisé plusieurs grandes sociétés de BTP. Chaque espace aménagé a une vocation propre. C’est dans le centre de conférences, un vaste bâtiment doté d’équipements modernes construit par la China State Construction Engineering Corporation et la société turque Onnur Summa, que les travaux se dérouleront. Et pour loger les chefs d’État et de gouvernement, 52 villas présidentielles ont été construites par Seguibat, filiale locale du holding libanais Hejeij Group.

Le tout premier golf

Quant aux délégations et aux invités de marque, ils séjourneront à l’hôtel Sofitel Malabo Sipopo Le Golf, érigé par le français Bouygues. Aujourd’hui fleuron du parc hôtelier équato-guinéen, cet hôtel cinq étoiles, géré par le groupe Accor, est doté de 200 chambres « avec vue » – donnant sur la mer ou sur le golf, c’est selon –, dont 10 suites. Il propose en outre plusieurs restaurants et bars, dont un club-house, divers salons et un centre d’affaires. Wifi haut débit assuré partout, y compris dans les chambres bien sûr.

Entre deux réunions et avant ou après le travail, tout a été prévu pour la détente. Outre le spa, le centre de fitness et la piscine du Sofitel – avec vue sur la mer –, les amateurs de sport et de farniente auront l’embarras du choix : jogging sur le paseo maritime long de quelque 4 km (une réalisation de l’égyptien Arab Contractors) ; baignade en mer et sieste sur la plage de sable fin de l’hôtel (aménagée par le marocain Somagec) ; promenades sur Horacio, l’îlot verdoyant situé à deux pas de l’établissement et accessible par une petite passerelle (Somagec également). Au passage, les visiteurs pourront admirer les œuvres en pierre de basalte du sculpteur béninois Charly C’Djkou. Cerise sur le gâteau, le Sofitel, comme son nom complet l’indique, dispose d’un golf de 18 trous, le tout premier de la Guinée équatoriale.

En plus de l’hôtel, trois restaurants, dont un en forme de dôme, ont été implantés sur le site. La diversité gastronomique est donc assurée, tout comme l’alimentation… en énergie. Une centrale électrique d’appui, dotée de onze générateurs et d’une capacité de 16 mégawatts, garantira la continuité du courant au cas où l’électricité de la ville ferait défaut. Sur le plan médical, pas de crainte à avoir non plus. À l’entrée de Sipopo, une clinique, le Centro médico La Paz, construite par l’israélien International Medical Services, est là pour accueillir les éventuels malades ou accidentés.

Bien évidemment, vu de l’extérieur, Sipopo peut faire penser à une enclave dorée, destinée à des hommes d’affaires cossus et à des visiteurs de marque. Et donc inaccessible au commun des mortels. Néanmoins, il n’a rien d’un site fermé sur lui-même. En moins de quinze minutes, on peut joindre la capitale par une autoroute flambant neuve, construite par Arab Contractors. En outre, en dehors des grandes rencontres comme le sommet de l’UA, où les visiteurs seront triés sur le volet – sécurité d’État oblige –, il sera ouvert à tous.

Mise à niveau du personnel

Reste que les équipements et le site de Sipopo – ainsi que son hôtel – en font d’abord un lieu idéal pour le tourisme d’affaires, de congrès et même de loisirs. À court terme d’ailleurs, une fois le sommet de l’UA clos, celle qu’on a surnommée la « ville de l’Union africaine » ne restera pas vide. Outre la Coupe d’Afrique des nations de football, coorganisée par la Guinée équatoriale et le Gabon et qui se tiendra en janvier 2012, Sipopo abritera un congrès de journalistes et une rencontre mondiale de ministres du Tourisme.

Si le nouveau centre international n’a rien laissé au hasard côté équipements et infrastructures, il lui reste à prouver ses capacités d’organisation. Pour ce faire, quelque 400 jeunes ont été formés à Mongomo en matière d’accueil et d’information des participants. Une première dans le pays. Sans compter les formations organisées par le Sofitel pour mettre à niveau son personnel. La tenue du sommet de l’UA aura valeur de test. Si l’opération est réussie, Sipopo aura gagné ses titres de noblesse.

Pour l'opposition, un "sommet complètement négatif pour la population"

Pour le principal opposant Placido Mico, Secrétaire général de Convergence pour la Démocratie sociale (CPDS), le président Obiang "tente de donner une bonne image, mais le Sommet est complètement négatif pour la population".

"On a dépensé l'équivalent de 100 ans du budget de l'Education nationale pour bâtir Sipopo, on a raccourci l'année scolaire d'un mois, on coupe l'électricité à Malabo pour illuminer Sipopo, on a arrêté des immigrés et des Equato-guinéens en vue de ce Sommet, on empêche certaines voitures (en mauvais état) de circuler"... Et, on nous dit que Sipopo va devenir un site touristique alors que la Guinée ne donne pas de visas. C'est la Corée du Nord", a-t-il déclaré.

"C'est un gaspillage de fonds publics, affirme un communiqué de la CPDS, qui ne soulage pas la pauvreté qui affecte la grande majorité de nos compatriotes, ni ne répond aux priorités en matière de santé et d'éducation, secteurs auxquels le gouvernement ne donne pas l'importance qu'ils méritent...
Politiquement, la liberté des personnes a été restreinte. Les citoyens sont muselés, plus que jamais, dans leur liberté d'expression. Les forces armées occupent les grandes villes, en créant un climat de peur. Depuis le mois de mars, les Guinéens vivent comme des cafards : vous ne pouvez pas vous exprimer en public ou manifester. On a procédé à des arrestations massives d'étudiants, accompagnées de coups et de toutes sortes de mauvais traitements et d'abus pour les parents qui sont venus de réclamer leurs enfants." (Sources : Jeune Afrique ; CPDS)

         30.06.2011 - Mondial football féminin : Norvège- Guinée équatoriale : 1-0

Même si les sites de paris en ligne avaient donné largement perdantes les Equato-guinéennes, celles-ci se sont montrées particulièrement pugnaces et efficaces.

Alors qu'au tout début du match, les Norvégiennes ont eu deux occasions franches, la résistance opposée par les filles du Nzalang ont contraint leurs adversaires à puiser dans leurs ressources. Celles-ci se sont même créé quelques opportunités grâce à Anonman, leur capitaine. La Guinée équatoriale aurait pu prendre les devants à la 53e quand Anonman s'est retrouvée à une contre une face à la gardienne Ingrid Hjelmseth. L'Africaine a toutefois complètement raté son tir, qui n'a même pas touché le cadre. Anonman a aussi raté une autre chance, à la 72e minute.

Sous pression avant et après la mi-temps, la Norvège a finalement tirer profit du déficit physique des Equato-guinéennes pour prendre l'ascendant en fin de rencontre.

La Norvège semblait devoir se contenter d'un nul de 0-0. C'était jusqu'à ce que la substitut Leni Larsen Kaurin ne s'échappe sur la droite et passe un ballon bas au centre du terrain, où Emilie Haavi, complètement seule, n'a pas raté sa chance. Haavi attendait seule derrière au deuxième poteau. Le ballon est arrivé directement à ses pieds et a marqué le seul but de cette rencontre à la 84e minute.

Malgré la défaite, la nation ouest-africaine de 670 000 habitants a démontré des habiletés et une détermination de loin supérieure à ce qu'on pourrait s'attendre d'un équipe classée 61e au monde. La Guinée équatoriale est venue en Allemagne pour jouer, pas pour regarder passer la parade. Contre la Norvège, elle a toujours gardé la tête haute. En attaque, la Nzalang Nacional a même été plus en vue avec huit tirs cadrés.
La capitaine Genoveva Anonma a eu les meilleures occasions guinéennes. À la 22e, elle a donné de grandes frayeurs à Ingrid Hjelmseth, forcée de plonger à sa droite. À la 45e, elle a eu une occasion encore plus franche, mais a tiré directement sur la gardienne, qui l'a déboutée d'un arrêt réflexe.
Anonma a encore collectionné les occasions en deuxième demie, comme à la 71e, où elle a jailli dans l'axe avant de rater tout juste le cadre de Hjelmseth.
Les vice-championnes savent au moins sur qui s'appuyer pour la suite. Anonma sera cependant marquée d'encore plus près par l'Australie et le Brésil, qui ont sans doute pris des notes.

Dans l'autre match du groupe, le Brésil a vaincu, lui aussi avec difficulté, l'Australie sur le même score de 1-0. La première place du groupe se décidera donc lors du match Brésil-Norvège, dimanche prochain à Wolfsbourg (Allemagne). (Sources : rds.ca ; nouvelles.sympatico.ca ; boursorama ; eurosport.fr)


         29.06.2011 - Teodoro Obiang Nguema Mangue à Rome pour l’élection du directeur de la FAO

Plus de 178 délégations officielles des Etats membres de la FAO participent actuellement à la 37e session de la conférence de l'organisation, qui se tient à Rome du 25 juin au 2 juillet.
Parmi celles-ci, une importante délégation du gouvernement de la République de Guinée équatoriale, dirigée par le ministre d’État chargé de l’agriculture et des forêts, Teodoro Nguema Obiang Mangue, fils du président Obiang et vice-président du PDGE, accompagné par le représentant de la Mission permanente de Guinée équatoriale auprès de la FAO, Crisantos Obama.

L'élection du nouveau directeur de la FAO s’est réalisée en deux tours, et c'est le candidat brésilien José Graziano da Silva qui a été élu à la majorité absolue avec 92 voix, tandis que son rival, l’espagnol Miguel Ángel Moratinos n'en a recueilli que 88.

Teodoro Nguema Obiang Mangue a félicité le nouveau président et a exprimé la reconnaissance du gouvernement de la Guinée équatoriale au Directeur général sortant, Jacques Diouf, pour les importantes réussites obtenues durant les 18 années de son mandat à la tête de la FAO. (Source : Site officiel du Gouvernement de la République de Guinée équatoriale)


         29.06.2011 - 17e Sommet de l'UA : Arrivée des Chefs d’État et de gouvernement

Depuis lundi soir, de nombreux Chefs d'Etat et de gouvernement sont arrivés en Guinée équatoriale pour assister au 17e Sommet de l'Union africaine. Ils ont été accueillis à l'aéroport international de Malabo par le Premier ministre Ignacio Milam Tang, mais aussi par d’autres personnalités telles que Salomón Nguema Owono, 3e vice-Premier ministre et ministre de la Santé, Clemente Engonga Nguema Onguene, ministre d’État de l’Intérieur et des Collectivités locales, et María Coloma Edjang, maire de Malabo.

Le président d’Afrique du Sud, Jacob Zuma, qui a déjà visité la Guinée équatoriale auparavant, a été le premier chef d’État à arriver à Malabo ce lundi 27 au soir. Les autres sont arrivés pendant la journée, comme Le président ivoirien, Alassane Ouattara, le président algérien Abdelaziz Bouteflika, le président malien Amadou Toumani Touré, le Premier ministre de la Namibie, Nahas Angula, ou le vice-président de la Zambie.

D’autres personnalités de gouvernements non africains, telles que la ministre espagnole Trinidad Jiménez ou l’ex-président du Brésil, Luiz Inácio Lula da Silva, doivent aussi assister à ce Sommet en qualité d'observateurs.

Arrivée hier à Malabo, la ministre espagnole des Affaires étrangères et de la Coopération, Trinidad Jiménez,  doit inaugurer le nouveau siège de l'ambassade de l'Espagne et assister à une réception avec la communauté espagnole présente à Bioko. Les précédents Sommets de l'UA avaient déjà connu la présence d'un représentant du gouvernement espagnol : Miguel Angel Moratinos, en 2008, et José Luis Rodríguez Zapatero en Ethiopie, en 2010. (Source : Site officiel du Gouvernement de la République de Guinée équatoriale)


         29.06.2011 - Coupe du monde de football féminin : Jade Boho suspendue !
 

Le couperet de la FIFA est tombé dimanche dernier : L'attaquante de la Guinée équatoriale Jade Boho Sayo a été suspendue pour toute la durée du Mondial féminin.

La jeune footballeuse est née le 30 août 1986 à Valladolid (Espagne). Elle a d'abord joué dans différent clubs espagnols (Orcasitas ; AD Torrejón CF et Rayo Vallecano) et a été membre de l'équipe espagnole qui a remporté en 2004 la Coupe UEFA féminine des moins de 19 ans.

La FIFA a décidé de sanctionner Jade pour une question d'admissibilité.  La raison donnée par l’organisme international est que la jeune footballeuse a déjà joué avec l’Espagne dans des catégories inférieures, au cours des cinq dernières années, avant d'obtenir sa naturalisation en Guinée équatoriale. En 2004, elle avait notamment inscrit le premier but de la victoire des Espagnoles lors de la finale du Championnat d'Europe des moins de 19 ans face aux Allemandes.

Mais depuis 2010, elle avait opté pour le maillot de Guinée équatoriale. Elle avait même inscrit 3 buts en 5 matches disputés lors de la phase qualificative pour cette compétition sans que la Fifa ne trouve à y redire.

« Cette suspension touche tous les matchs, non seulement ceux du championnat local, mais aussi les internationaux, les amicaux et les officiels, y compris tous les matchs organisés par la FIFA », a signalé la Fédération internationale de football.

Tout avait commencé en juin 2011 par une sanction de la Confédération africaine de football (CAF) qui suspendait Jade Boho pour une durée de deux mois. On lui avait alors reproché d'avoir participé pour La Guinée équatoriale à la CAN féminine 2010 sans avoir rempli l'obligation légale de renoncer à la sélection espagnole. Dès lors, la CAF a demandé à la FIFA l'élargissement de cette sanction au niveau mondial.

Malgré cette demande, l'entraineur du Nzalang féminin, le Brésilien Marcelo Maria Frigerio, avait inclus la jeune attaquante dans la liste définitive des 21 qu'il avait divulguée à la presse, il y a environ dix jours...

Pour sa part, la Fédération espagnole de football a confirmé hier qu’il y a un mois et demi a été envoyé, autant à la fédération guinéenne qu’à la FIFA, le document dans lequel elle fait savoir que Jade ne jouerait pas avec l’Espagne.

Aujourd’hui, mercredi, Jade pensait accomplir son rêve : jouer son premier Mondial avec la sélection nationale de la Guinée équatoriale. Cependant, dimanche dernier, elle a reçu la mauvaise nouvelle...

C'est donc un coup dur pour les Equato-guinéennes qui vont affronter la Norvège (groupe D), aujourd'hui même à Augsbourg.... et sans Jade. Dans l'équipe qui foulera la pelouse allemande, c'est finalement Emiliana Mangue qui prendra sa place sous le maillot n°8... (Sources : Radio Canada ; Site officiel du Gouvernement de la République de Guinée équatoriale ; StarAfrica)


         28.06.2011 - L'ONG Reporters sans frontières persona grata en Guinée équatoriale

Désireux de se rendre à Malabo pour couvrir le 17e Sommet de l'Union africaine qui s'yest ouvert le 23 juin dernier, les journalistes de l'ONG Reporters sans frontières (RSF) ont adressé un courrier à l'Ambassade de Guinée équatoriale, à Paris.

En septembre 2009, le Secrétaire général de RSF avait été reçu par Federico Edjo Ovono, l'ambassadeur de la Guinée équatoriale à Paris, pour évoquer le cas du correspondant de l'Agence France-Presse (AFP) et de Radio France Internationale (RFI), Rodrigo Angue Nguema, détenu à l'époque à la prison de Black Beach. Lors de l'entretien, le diplomate africain, flanqué des avocats français du président Teodoro Obiang Nguema et de l'Etat équato-guinéen, avait taxé RSF de «méconnaissance» de la réalité du pays et invité l'organisation à «reconsidérer le statut de prédateur dont vous avez affublé notre président».

Bien décidée à se rendre sur place début avril 2011 pour faire un état des lieux des médias et de la liberté de la presse dans le pays, RSF a écrit à l'ambassadeur de Guinée équatoriale à Paris pour l'informer de son intention de déposer une demande de visa.

Dans une lettre en date du 11 mars, le diplomate a fait savoir à l’ONG qu'elle n'était pas la bienvenue à Malabo: «[…] Vous comprendrez qu'actuellement, il ne nous est pas possible de donner une suite favorable à votre demande de réception par S.E le Président de la République, ni par le porte-parole du Gouvernement, et encore moins de vous faire une invitation privée, tant que les mentions désobligeantes portées à l'encontre de notre Président subsisteront sur votre site... En effet à notre sens, vous ne pouvez utiliser les qualificatifs que vous mentionnez pour parler du Président de la République de Guinée équatoriale, et encore moins pour parler du Président de l'Union africaine qui a été élu et reconnu par ses pairs.» (Sources : RSF ; SlateAfrique)


         27.06.2011 - Les Ivoiriens de Malabo s'adressent à Alassane Ouattara

En marge du 17e Sommet ordinaire des Chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union africaine, le président de l’Association des Ivoiriens de Guinée-Equatoriale aura le privilège de prendre la parole devant Alassane Ouattara.

Les 500 ressortissants ivoiriens qui vivent dans ce pays attendent avec impatience l'ouverture d’une représentation diplomatique ivoirienne en Guinée-équatoriale. A cette heure, en effet, les Ivoiriens qui souhaitent venir travailler dans ce pays, doivent se rendre au Cameroun ou au Bénin, pays qui abritent des ambassades équato-guinéennes, afin qu'on leur délivre un visa. D’autre part, pour D.O., un Ivoirien qui exerce dans le transit à Malabo, la présence d’une ambassade ivoirienne sur place va leur éviter de devoir se rendre dans les ambassades ivoiriennes du Bénin, du Cameroun ou encore du Nigéria pour obtenir certains documents de leur pays.

« Une ambassade, ce n’est pas seulement pour servir des ressortissants, mais aussi et surtout pour des opportunités d’affaires entre deux Etats », suggère-t-il.

Grâce à ses ressources naturelles comme le pétrole, la Guinée Equatoriale affiche aujourd’hui son ambition de booster son développement. Les nombreux chantiers visibles dans la capitale Malabo en sont la preuve. Boulevards et échangeurs sont en construction ou sont fraîchement achevés. De nouveaux immeubles poussent partout. Il y a aussi la création d’infrastructures sportives dans la perspective de la prochaine Coupe d’Afrique des nations (CAN 2012).

Parallèlement, le pays doit rattraper son retard en matière de services de base comme la fourniture d’électricité et d’eau courante. « C’est maintenant que les réseaux d’eau courante sont en train d’être installés. Et il y a des heures de la journée où la fourniture est interrompue par endroits », explique un de nos guides.

La Côte d’Ivoire qui jouit d’une relative avancée dans ce domaine pourrait, par exemple, vendre son expertise à la Guinée -Equatoriale. Les deux pays pourraient également avoir une coopération dans le domaine pétrolier. Et c’est certainement dans cette optique que le ministre des Mines et de l’Energie, Adama Toungara, figure dans la délégation qui accompagne le président Ouattara.

Les Ivoiriens vivant dans ce pays vont aussi célébrer avec leur chef d’Etat la fin de la crise post-électorale. Une crise dont ils ont eux-aussi tant souffert. D’une part, parce qu’ils ont partagé, à distance, les jours et les nuits d’enfer que leurs compatriotes ont vécus pendant les combats entre les Forces républicaines de Côte d’Ivoire(Frci) et les militaires et les miliciens pro-Gbagbo. « Au téléphone, j’entendais les détonations d’armes. Nos parents étaient obligés de passer des journées sous leurs lits. Ils n’avaient plus de nourriture…j’ai complètement fondu à cette période-là », avoue Diakité Ladji.

D’autre part, les Ivoiriens de Guinée -Equatoriale ont souffert de la colère des autorités locales suite à l’arrestation de Laurent Gbagbo qui, on le sait, était très lié à l’actuel président de l’Union africaine. Les Ivoiriens pro-Ouattara, très nombreux à Malabo, ne pouvaient pas manifester la moindre joie. « Nous ne pouvions pas circuler de peur de subir le courroux des hommes du pouvoir d’ici. Un de nos compatriotes a même été arrêté chez lui parce qu’il regardait France 24 à cette période. La délivrance des certificats de résidence aux Ivoiriens a été suspendue », révèle un autre interlocuteur. (Source : news.abidjan.net)


         27.06.2011 - Le Premier ministre devant le Conseil exécutif de l'Union africaine

Le Premier ministre de Guinée équatoriale, Ignacio Milam Tang, a assisté comme invité d’honneur à l’ouverture de la 19e session ordinaire du Conseil exécutif de l’Union africaine, dans le cadre du Sommet qui est accueilli au Palais des Conférences de Sipopo, à Malabo.

Le président de la commission de l’UA, Jean Ping, a fait un résumé des principaux conflits et problèmes internationaux qui menacent la paix et la stabilité dans le conflit africain actuellement. Après avoir remercié le gouvernement de Guinée équatoriale pour les moyens fournis pour l’accueil du sommet, Jean Ping a  revu d’une manière sommaire les changements importants et les événements éprouvés cette année en Afrique et aussi la propagation de ces faits provoquée dans certains pays européens : « Les manifestations de ce qu’on appelle le ‘printemps arabe’ ont apparemment des répercussions même en Europe, où les gens sont sortis dans la rue pour protester sous le nom ‘d’indignés’, tout en témoignant leur sentiment de malaise latent ».

Le président de la commission a également fait allusion aux graves problèmes éprouvés en Côte d’Ivoire qui finalement ont été réglés avec l’investiture du nouveau président Alassane Ouattara : « Cette commission souhaite réaffirmer sa solidarité et sa compagnie envers ce pays frère pour qu’il puisse trouver sa place comme pays locomotive de l’Afrique».

En ce qui concerne la Libye, il n’a pas caché son inquiétude concernant l’aggravation progressive du conflit : « avec un bilan des morts de plus en plus élevé ». Il a également rappelé que le Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine avait réalisé une feuille de route pour obtenir la paix dans ce continent et que celui-ci avait été présent aux réunions du groupe de contact international et auprès du conseil de sécurité des Nations Unies et du groupe du Caire.

Le Premier ministre de Guinée équatoriale a clôturé l’inauguration en souhaitant aux participants de la réunion qu’ils se laissent guider par l’inspiration de l’unité et du travail en commun, comme étant l’esprit principal de l’UA : « L’objectif du travail du sommet de l’Union africaine est de perfectionner la cohabitation, l’entente, la solidarité et la paix entre les peuples africains ».

Finalement, Ignacio Milam Tang a fait allusion à la devise principale autour de laquelle se déroule ce Sommet : « Avançons vers la réalisation du potentiel des jeunes pour un développement durable ».Le Premier ministre a ajouté que : « La devise principale de ce sommet - la jeunesse - est très importante pour l’Afrique, car les jeunes représentent plus de la moitié de la population du continent. C’est donc à nos états de concevoir des politiques nationales innovatrices et ambitieuses en sa faveur, et par conséquent en faveur de l’avenir de l’Afrique. Des politiques réalistes en faveur de la formation professionnelle et de la création de postes de travail pour que nos jeunes n’aient pas à vivre sans espérance et pour qu’ils puissent avoir un avenir de paix et de prospérité » (Source : Site officiel du Gouvernement de la République de Guinée équatoriale)


         26.06.2011 - Malabo accueille le  XVIIe Sommet de l'Union africaine

Vendredi dernier, 24 juin, vers onze heures du matin, les travaux du 17e Sommet de l’Union africaine ont commencé à Malabo, avec l’ouverture de la 22ème session ordinaire du Comité des représentants permanents (COREP).

Dans le nouveau Palais des Conférences de Sipopo, la séance de travail a été ouverte par Rubén Maye Nsue Mangue, ambassadeur de Guinée équatoriale en Ethiopie et président du COREP. Celui-ci a accueilli tous les participants à cette 22ème session ordinaire du CORE, qui lance officiellement le Sommet de l’Union africaine de Malabo 2011.
Dans son discours d'accueil, le président de la Commission de l’Union africaine, Jean Ping, a exprimé son inquiétude pour les problèmes graves qui touchent, ces derniers mois, certains pays africains dont notamment la Côte d’Ivoire ou la Libye, de même que la nécessité pour le continent africain de s’unir pour assurer un critère commun au moment de résoudre ces problèmes : « Nous avons constaté que l’Afrique peut défendre ses intérêts et faire prévaloir son opinion. L’Afrique doit montrer un front uni et faire parler un seul représentant. Cette approche doit se baser sur la participation du continent dans la gouvernance mondiale », a déclaré le président de la commission de l’Union africaine. « Depuis que je préside cette commission, nous n’avons jamais été confrontés à de telles situations. Je pense même que depuis la naissance de notre organisation, nous n’avons jamais affronté des situations aussi difficiles. Mais je garde la foi et j’ai l’espoir que nous pourrons le surmonter tous ensemble. »

Pour sa part, le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération internationale et de la Francophonie, Pastor Micha Ondo Bile, a souhaité la bienvenue aux différentes délégations des pays africains participant à la réunion et il a félicité Rubén Maye Nsue, président du COREP, pour son travail : « Nous souhaitons exprimer notre plus sincère reconnaissance aux organisations internationales et régionales et aux représentants des agences de la presse internationale qui ont daigné parcourir des milliers de kilomètres pour venir jusqu’ici et pour nous soutenir dans un moment où nous avons décidé d’assumer la grande responsabilité d’accueillir le sommet de l’Union africaine...

La vision de mon pays sur l’avenir du continent africain a bien été soulignée dans le discours que le président Obiang a prononcé lorsqu’il a assumé la présidence de l’Union africaine : Si nous souhaitons obtenir une Afrique forte et prospère, nous devons parier pour atteindre l'unité du continent, l’unité de critères et d’objectifs communs qui favorisent un esprit de solidarité et d’union. Nous ne pourrons jamais prétendre atteindre nos désirs de développement si nous oublions l'esprit de cohésion et de solidarité, car, en effet, l’union fait la force...» (Source : Site officiel du Gouvernement de la République de Guinée équatoriale)


         25.06.2011 - Jacques Courbin reçu au ministère des Affaires étrangères

Mercredi 22 juin, le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération internationale et de la Francophonie, Pastor Micha Ondo Bilé, a rencontré le chargé d‘affaires de l’ambassade de France résidant à Malabo, Jacques Courbin.

Il s’agit de sa première audience depuis qu’il a été désigné à la tête de l’ambassade après que Guy Series ait quitté son poste d’ambassadeur.

Lors de l’audience, les deux hommes ont abordé les relations bilatérales entre la Guinée équatoriale et la France. En ce qui concerne l’arrivée du nouvel ambassadeur, il a assuré que le nouveau représentant qui sera à la tête du siège diplomatique de son pays arrivera dans deux mois maximum. (Source : Site officiel du Gouvernement de la République de Guinée équatoriale)


         25.06.2011 - Le site officiel du Gouvernement a maintenant sa version française

Depuis hier, le site officiel du Gouvernement de Guinée équatoriale (www.guineaecuatorialpress.com) a sa version française, en plus de la version espagnole et anglaise.

« Grâce à la couverture de ces nouvelles langues - espagnol, anglais et français -, nous pouvons affirmer que pratiquement tout le monde entier pourra lire notre site web. La langue française est aussi la deuxième langue officielle de notre pays et des six pays membres de la CEMAC, ainsi que d’autres pays voisins.

En moins de deux ans - le site web a été inauguré en septembre 2009 -, nous sommes passés de 4 593 pages vues pendant le premier mois à 458 641 en mai dernier. Avec la version française que nous inaugurons aujourd’hui, nous espérons augmenter considérablement ces chiffres.

En plus de la Guinée équatoriale, les pays qui nous visitent le plus sont : les États-Unis, l’Espagne, la Grande-Bretagne, la France, la Chine, l’Inde, le Japon, le Brésil, les Pays-Bas, le Royaume-Uni, la Suisse, l’Italie, l’Ukraine, etc. » (Source : Site officiel du Gouvernement de la République de Guinée équatoriale)


         25.06.2011 - CAN 2012 - Ruslan Obiang Nsue : "Nous serons prêts à temps !"

À sept mois de la 28e Coupe d’Afrique des nations (CAN), coorganisée avec le Gabon du 21 janvier au 12 février 2012, le fils du président équato-guinéen, Ruslan Obiang Nsue, Secrétaire d'Etat aux sports et qui préside également le Comité d’organisation de la CAN (Cocan) pour la Guinée équatoriale, revient sur les préparatifs de l’événement. Et sur les nouvelles aspirations sportives du pays.



Vous avez créé une Fondation pour le sport en Guinée équatoriale. Pouvez-vous nous en dire plus ?

Ruslan Obiang Nsue : Cette fondation, qui est à but non lucratif, a été créée en février dernier pour promouvoir le sport et la culture parmi les jeunes Équato-Guinéens. Cette promotion se fera par l’octroi de bourses à de jeunes sportifs, la création de campus sportifs et l’organisation d’activités culturelles de toutes sortes au niveau local. Notre première action est l’organisation d’un marathon, en juin.

Le budget prévisionnel de la fondation a été fixé à 500 000 euros, un montant que nous pourrons augmenter par la suite. Pour la financer, nous comptons sur des sponsors, en particulier des entreprises établies en Guinée équatoriale auxquelles l’État accordera des facilités fiscales en contrepartie de leur appui financier.

Pourquoi avoir choisi l’Espagne pour présenter votre fondation, en mars ?

Ruslan Obiang Nsue : L’Espagne était le meilleur endroit, en raison des liens historiques que nous avons avec ce pays et parce que plusieurs de nos athlètes de haut niveau évoluent là-bas. L’Espagne nous accorde beaucoup de facilités dans le domaine sportif, et son secrétaire d’État aux Sports, Jaime Lissavetzky, nous a particulièrement aidés pour faire la promotion du sport. La région de Murcie a aussi joué un grand rôle dans la préparation de notre équipe nationale de football, et nous avons par ailleurs un accord avec le Conseil supérieur des sports du royaume d’Espagne pour la formation de nos joueurs.

Le Français Henri Michel est le nouvel entraîneur de l’équipe nationale de football. Dans quelles autres disciplines la France peut-elle vous appuyer ?

Ruslan Obiang Nsue : Nous souhaiterions que la France nous assiste dans les disciplines du judo et de l’athlétisme. Nous recherchons des coachs pour entraîner nos joueurs.

Quels sont les sports les plus pratiqués en Guinée équatoriale ?

Ruslan Obiang Nsue : Outre le football, qui est le plus populaire ici, les disciplines sportives que pratiquent les jeunes sont le basket, l’athlétisme, la boxe et, de plus en plus, le kickboxing. L’engouement pour cette discipline vient du fait que l’un de ses champions, Alejandro Asumu Osa, qui s’entraîne en Espagne, a la double nationalité espagnole et équato-guinéenne. Son palmarès est impressionnant. Il a été sept fois champion d’Espagne dans la catégorie des moins de 71 kg et a remporté le titre de champion d’Afrique des nations dans sa catégorie, à Libreville, en mars dernier.

Dans sept mois se tiendra la 28e édition de la CAN. Êtes-vous prêts ?

Ruslan Obiang Nsue : Nous serons prêts à temps. Du côté des infrastructures sportives et sanitaires et de la sécurité, il n’y a pas de problème. Il y a toutefois des incertitudes du côté de la capacité d’hébergement, notamment à Bata. Pour faire face à un éventuel déficit de chambres, nous avons entamé des négociations avec une entreprise pour la construction de quatre hôtels démontables (deux de trois étoiles et deux de quatre). Cela permettra de disposer de 250 chambres supplémentaires. Il reste aussi l’option de louer un bateau de croisière. (Source : Jeune Afrique - Muriel Devey)


         25.06.2011 - Nzalang : Les soeurs Simporé à nouveau en accusation

A la veille de la Coupe du monde de football féminin, la presse française reprend des accusations de deux joueuses ghanéennes, qui datent pourtant de novembre 2010. 

Selon ces articles, les joueuses du Nzalang, Salimata Simpore et Bilguisa Simpore, deux soeurs jouant pour la Guinée Equatoriale, seraient des hommes.

Certains articles mentionnent, sans le dater, un match amical entre l'équipe féminine du Ghana et celle de la Guinée Equatoriale, à la fin de laquelle, Florence Okoe, la capitaine ghanéenne, aurait émis de gros doutes au sujet des deux soeurs, visant particulièrement Bilguisa Simpore : « C’est un mâle dans un jeu de filles », avait-elle affirmé. Ce match avait eu lieu en quart de finale de la CAN 2010, le 8 novembre 2010, et les Ghanéennes avaient été vaincues par 3 buts à 1... On pouvait alors comprendre leur désillusion !

En 2006 et 2008, il y avait déjà eu des accusations semblables contre la capitaine du Nzalang, Genoveva Anonma, qui avait dû se soumettre à des tests de féminité, lesquels avaient confirmé qu'elle était bien une femme...

Cette insistance de la presse française (et notamment du journal "Libération" et du site "football.fr") a de quoi surprendre puisque les deux soeurs, originaire du Burkina Faso, ne font pas partie de la sélection nationale, présente en Allemagne depuis plusieurs semaines et qui doit jouer son premier match, le 29 juin prochain, contre la Norvège. (Source : Assofrage)

         25.06.2011 - Une ONG poursuivie en diffamation par le président Obiang Nguema

L'ONG française le Comité catholique contre la faim (CCFD-Terre solidaire), poursuivie en diffamation devant le tribunal de Grande instance de Paris par le président de Guinée équatoriale Teodoro Obiang Nguema Mbasogo, a dénoncé vendredi les "pillages" effectués, selon elle, par les dirigeants de ce pays d'Afrique centrale.

Jugé devant le tribunal correctionnel de Paris, le CCFD-Terre solidaire est accusé de diffamation par le Chef d'Etat équato-guinéen  pour un rapport publié en juin 2009, et intitulé "Biens mal acquis. A qui profite le crime?"

Dans ce rapport, consacré à la corruption dans une trentaine de pays en voie de développement, l'ONG avait pointé les "agissements" de plusieurs chefs d'Etat, dont le président Obiang Nguema, dont le régime était qualifié "d'autoritaire".

"La fortune amassée par le clan Obiang en Guinée équatoriale est estimée entre 500 et 700 millions de dollars (...) Cet enrichissement proviendrait du détournement de la rente pétrolière", écrivaient les deux auteurs de ce rapport, Jean Merckaert et Antoine Dulin.

"Le dictateur guinéen et dix membres de sa famille sont accusés d'avoir blanchi, entre 2000 et 2003, environ 26,5 millions de dollars en achat immobiliers, via un compte au Banco Santander de Madrid", ajoutaient-ils.

Lors de l'audience, vendredi, l'ONG a maintenu ses affirmations, contestées par les avocats de M. Obiang.

"Ce qui est écrit par le CCFD est connu par tout le grand public et confirmé par la quasi totalité des personnes qui connaissent la région", a plaidé le président de l'ONG, Guy Aurenche, assurant que de nombreuses sources avaient été utilisées pour le rapport, dont des documents du Sénat américain et de l'ONU.

Les avocats des parties civiles ont dénoncé "l'absence de sérieux" du rapport, "simple compilation" de documents existants et de coupures de presse, critiquant la "mauvaise foi" de ses auteurs.

"A aucun moment vous n'avez cherché à prendre contact avec les autorités du pays", a déploré l'un des conseils de M. Obiang, Me Olivier Pardo, regrettant que les auteurs du rapport n'aient pas effectué de "débat contradictoire" et ne se soient pas rendus en Guinée équatoriale lors de leur travail d'enquête.

A l'issue de l'audience, le jugement devait être mis en délibéré.

Teodoro Obiang Nguema, 69 ans, exerçant depuis début 2011 les fonctions de président de l'Union africaine, est le seul Chef d'Etat, sur les 29 pays cités dans le rapport du CCFD : "Biens Mal Acquis. A qui profite le crime ?", qui a décidé de poursuivre en justice l'ONG.

Il fait partie des trois chefs d'Etat africains visés par une plainte des "biens mal acquis" déposée en 2008 à Paris par l'ONG Transparency International France (TIF), avec le président du Congo-Brazzaville Denis Sassou Nguesso et le défunt chef d'Etat gabonais Omar Bongo Ondimba.
Deux juges d'instruction, Roger Le Loire et René Grouman, ont été désignés pour mener l'enquête sur le patrimoine en France de ces trois présidents. Des perquisitions ont eu lieu mi-juin chez des avocats et notaires dans le cadre de cette enquête.
 (Source : AFP)

         23.06.2011 - L'ex n°2 de la Sécurité nationale jugé à Malabo

La radio nationale de Guinée équatoriale a indiqué que  mardi dernier, a comparu devant le Tribunal militaire de Malabo, « Bienvenido Esono Engonga, Commandant de la police nationale qui a été surpris en possession illégale de la somme de 2 milliards de Fcfa », soit 4,5 millions d'euros.

Ancien Directeur adjoint de la Sécurité nationale de Guinée Equatoriale, Bienvenido Esono Engonga avait été limogé en janvier 2010, après avoir été arrêté en possession d'une quantité d'armes jugée anormale. Soupçonné de fomenter un coup d'Etat, il avait alors été assigné à résidence. (Source : afreekelection.com)


         23.06.2011 - Teodoro Obiang Nguema attaque le CCFD pour "diffamation" 

Selon la "Lettre du Continent", les avocats du président Teodoro Obiang Nguema et ceux du Comité catholique contre la faim et pour le développement (CCFD) se retrouveront, demain 24 juin à 13h30, devant la 17e chambre criminelle du Tribunal de grande instance de Paris (TGI), où sera jugée l’affaire la plainte pour diffamation déposée en 2009 par le chef de l'Etat équato-guinéen. 

En cause, le rapport "Biens mal acquis : à qui profite le crime ?", publié par l'ONG en juin 2009.

Le TGI devra se prononcer sur sept passages qualifiant le chef d'Etat de « dictateur » ayant instauré « un régime autoritaire depuis sa prise de pouvoir en 1979 »,  ou affirmant qu'il se serait « enrichi à hauteur de 500 à 700 millions de dollars grâce au détournement de la rente pétrolière. »

Dans leurs conclusions de 42 pages, les avocats d'Obiang Nguema, Olivier Pardo (Cabinet Pardo Boulanger et Associés) et Isabelle Thomas-Werner, recourent à une stratégie bien huilée visant à démontrer le caractère "progressiste" du pouvoir en place à Malabo (de l'ouverture au pluralisme à l'essor économique, en passant par la libération de prisonniers et de mercenaires tels que Simon Mann), tout en le comparant à celui du terrible Francisco Macias Nguema, premier président de la Guinée équatoriale renversé par Obiang Nguema lors du "coup de la liberté", en 1979.

A travers ce procès, les avocats tenteront surtout d'identifier - c'est un peu le but de cette plainte - les "vrais" commanditaires de l'affaire des "Biens mal acquis" qui agissent, selon eux, par ONG interposées pour chercher à déstabiliser les Etats pétroliers d'Afrique francophone.
Une thèse qui occupe un chapitre entier du dernier livre de Pierre Péan (Carnages, les guerres secrètes des grandes puissances en Afrique), abondamment repris dans les conclusions de Me Pardo.

De leur côté, droits dans leurs bottes, les auteurs du rapport du CCFD devraient confirmer leurs affirmations au cours de cette audience, et expliquer le mécanisme supposé des détournements de l'argent du pétrole dans l'ancienne colonie espagnole.

Dans une autre dépêche, la même source indique que le propre fils du président Obiang, Teodorin Obiang Nguema Mangue, « plus qu'épinglé dans l'affaire des Biens mal acquis », serait arrivé aujourd'hui à Paris, chargé d'une mission, dans le cadre de cette affaire judiciaire... (Source : La Lettre du Continent n°614, 23.06.2011)


         23.06.2011 - Ignacio Milam Tang reçoit le Chargé d’Affaires de l'Allemagne

Selon le site du Ministère équato-guinéen de l'Information, le Premier Ministre et Chef du Gouvernement, Ignacio Milam Tang, aurait reçu, lundi dernier à Malabo, le Chargé d’Affaires de la République fédérale d’Allemagne en Guinée équatoriale, Hors Grüner.

Concernant la presse, le Premier Ministre aurait exprimé clairement à son interlocuteur son indignation à propos des « critiques infondées » qui ont été publiées par le journal allemand "Der Spiegel" et qui « montrent des images négatives de la Guinée équatoriale n’ayant aucun rapport avec le développement qu’a connu notre pays ces dernières années. »

Le chef du Gouvernement a déclaré que « ce comportement porte préjudice non seulement aux efforts réalisés pour améliorer nos relations, mais il montre aussi la mauvaise foi de cette presse, dont la publication concorde précisément avec la célébration des événements de l’Union africaine à Malabo. »

Dans ce sens, le Premier Ministre a déclaré que « l’inquiétude du Gouvernement sera communiquée aux autorités allemandes dans le cadre de la bonne entente qui existe entre les deux gouvernements. »

L’entretien se serait terminé par l’engagement du diplomate allemand qui, après s’être excusé , aurait déclaré qu’il contacterait le journal allemand et qu’il communiquerait lui aussi cette inquiétude aux autorités de son pays. (Source : Site officiel du Gouvernement de la République de Guinée équatoriale)


         23.06.2011 - Berlin convoque l'ambassadeur de Guinée équatoriale

Le ministère allemand des Affaires étrangères a convoqué, hier mercredi, l'ambassadeur de Guinée Equatoriale à Berlin après qu'une équipe de la ZDF, en tournage dans ce pays d'Afrique centrale, se soit vu confisquer ses images.

Le 11 juin dernier, des agents de sécurité d'État en civil, dirigés par Teobaldo Nchaso Matomba, directeur de la chaîne de télévision publique de la Guinée-Équatoriale (TVGE) ont arrêté Jörg Brase, Michael Berger et Stanley Oriaro, respectivement reporter, caméraman et assistant caméraman de la deuxième chaîne de télévision allemande, ZDF, ainsi que leur guide-interprète, identifié uniquement sous le nom de « Robert », alors qu'ils filmaient un concert à l'Institut culturel d'Expression française de Malabo, a dit au CPJ Christine Otieno, productrice de la dite chaîne allemande. L'équipe de tournage de la ZDF a été emmenée dans les studios de la TVGE où des agents de sécurité et M. Matomba leur ont ordonné de remettre toutes leurs images vidéo, selon un communiqué.

Leur reportage était centré sur Genevova Añonma, joueuse emblématique de la sélection équato-guinéenne de football féminin (Nzalang féminin), qui participera à la Coupe du monde de football féminin qui va commencer, dimanche prochain, en Allemagne. L'intention des journalistes était de combiner des images de la footballeuse en Allemagne, qui évolue dans le club de Jena, avec d'autres images de son Malabo natal. Les journalistes avaient pris quelques images des quartiers périphériques, ainsi qu'un entretien avec le chef de l'opposition équato-guinéenne, Placido Mico Abogo, et un concert à l'Institut culturel d'expression française de Malabo.

Les trois journalistes et leur guide-interprète ont été détenus pendant cinq heures, tandis que M. Matomba a ordonné à deux hommes, qui prétendaient travailler pour une société de production espagnole appelée Elipse, de supprimer toute séquence susceptible de ternir l'image du pays, notamment une interview avec un leader de l'opposition et des images d'enfants jouant dans des bidonvilles, selon M. Otieno. Les journalistes ont été conduits à l'aéroport quelques heures plus tard. Les autorités du pays ont alors confisqué les cartes mémoire contenant des images d'une interview avec un avocat des droits humains. Leur accompagnateur local aurait par la suite signalé avoir été brièvement détenu et menacé menacé de ne pas travailler avec les journalistes étrangers, a dit M. Otieno.

Le ministère allemand des Affaires étrangères a donc émis une protestation officielle lors d'un entretien avec l'ambassadeur à Berlin, Candido Muatetema Rivas (photo). 

Depuis New-York, le Comité pour la protection des journalistes (CPJ) a lui aussi condamné ce qu'il considère comme une grave violation du droit à l'information. « Les actions des agents de sécurité d'État contre l'équipe de la ZDF sapent l'affirmation du président selon laquelle la Guinée-Équatoriale est un pays où les droits humains ne sont pas violés », a déclaré Mohamed Keita, coordonnateur du plaidoyer pour l'Afrique du CPJ. « Ce n'est qu'une dernière tentative arbitraire de censurer l'image que le monde peut avoir de ce pays. Nous appelons les autorités équato-guinéennes à rendre les cartes de mémoire de la ZDF immédiatement », a-t-il déclaré. (Sources : ADN.es ; CPJ)


         21.06.2011 - 71 étrangers expulsés de Guinée équatoriale

La Guinée équatoriale a procédé à une nouvelle vague d'expulsion d'étrangers, au total 48 Maliens et 23 Camerounais, qui ont été refoulés vers le Cameroun voisin. 

Un des Maliens expulsés proteste contre « l’arbitraire. C’est la loi du riche qui reste toujours la meilleure », explique-t-il, désabusé. « Ils sont venus à 5 heures du matin toquer à nos portes et ont commencé à demander les papiers. Dès qu'on les leur présentait, ils les  déchiraient et nous jetaient dehors ; Ceux qui tentaient  de résister étaient copieusement battus... »

La première vague composée de 23 Camerounais et de 11 Maliens expulsés
samedi dernier de la Guinée Equatoriale est arrivée soir sur la plage de Campo (Cameroun) d'où ils ont été convoyés à bord du camion du 11e bataillon de fusiliers marins vers Douala et Yaoundé. 

La deuxième vague constituée de 37 Maliens est arrivée hier lundi matin. Ils disent avoir été expulsés de Mongomo, village natal du président Obiang Nguema Mbasogo, où ils exerçaient de menus métiers. C'est en effet à la veille du jouroù leur salaire devait leur être donné, qu'ils ont été ainsi refoulés hors du pays. Ils n’ont aucune pièce officielle. Pour toute fortune, les vêtements de chantier dont ils sont vêtus. La deuxième vague a parcouru 80 km à pied pour rallier Kribi. Après avoir été reçus et inspectés par le Commissariat spécial où ils ont  passé la nuit dernière, ils attendent aujourd'hui qu'on leur délivre des visas pour se rendre à Yaoundé ou à Douala.


En Guinée équatoriale, depuis le week-end des 11 et 12 juin, les descentes de police se sont intensifiées dans les quartiers de la ville de Bata habités par des étrangers. Un certain nombre d'étrangers sans papiers ou vivant légalement dans le pays ont été arrêtés et maltraités.
« Ces raids aveugles contre des populations immigrées doivent prendre fin », a ajouté Tawanda Hondora, directeur adjoint d'Amnesty International. « Tous les migrants sans papiers doivent être traités avec humanité et dans le respect de la loi. Les autorités doivent enquêter sur ces allégations... »


Alors que le XVIIe Sommet de l'Union africaine doit se tenir la semaine prochaine à Malabo, du 29 juin au 1er juillet, Amnesty International a dénoncé, hier lundi, « une hausse des arrestations arbitraires » en Guinée équatoriale. L'ONG demande de « mettre immédiatement fin aux limitations draconniennes de la liberté d'expression ». Toujours selon Amnesty International, toutes les manifestations ont été interdites depuis le début du « printemps arabe ».

De son côté, le président équato-guinéen Teodoro Obiang Nguema, qui dirige le pays depuis 1979, estime qu'il n'y a pas de violations des droits de l'homme en Guinée équatoriale.

C'est également l'avis du ministre de l'Information et porte-parole du gouvernement, Geronimo Osa Osa Ekoro, pour qui, les arrestations effectuées se font dans le cadre de la sécurité à assurer aux pays invités au sommet de l'Union africaine à Malabo : « Dans notre pays, on ne procède pas à des arrstations qui ne sont pas justifiées. Nous sommes un Etat souverain, il y a des réglementations. Nous allons abriter le Sommet de l'Union africaine comme tout autre pays doit assurer la sécurité et la garantie de tous les invités et de toutes les délégations. Il y a des immigrés clandestins que nous ne contrôlons pas qui franchissent nos frontières qui sont perméables, alors quand nos forces de sécurité contrôlent des gens en situation irrégulière, je ne pense pas que cela puisse constituer un délit... Notre pays doit assurer et garantir l'événement de façon à ce que tout se passe bien, sans incidents. Il y a beaucoup de pays, de délégations et de chefs d'Etat qui seront à Malabo, alors à Malabo on doit effectuer le nettoyage afin d'éviter toute surprise... »

Pour sa part, Erwin Van der Borght, directeur pour l'Afrique à Amnesty International, a déclaré : « Nous sommes en effet particulièrement préoccupés par la situation en Guinée équatoriale : On a constaté, ces dernières semaines et ces derniers mois, une augmentation du nombre d'arrestations arbitraires et de violations des droits humains. Nous pensons que cela est lié au Sommet de l'Union africaine qui va se tenir dans ce pays à la fin du mois de juin. Nous ne contestons pas que les autorités aient la responsabilité d'assurer la sécurité, mais elles ont aussi clairement l'obligation de respecter les droits humains.

D'évidence, les événements en Afrique du nord ont eu une répercussion en Guinée équatoriale, dans le sens où cela pourrait se reproduire dans leur pays. S'il y a des allégations de mauvais traitements et de tortures, les autorités ont la responsabilité de mener des enquêtes pour s'assurer que cela ne se reproduise pas et pour traduire en justice les responsables. » (Sources :  Le Messager ; Quotidien Le Jour ; RFI)


         20.06.2011 - Football féminin : La liste finale des joueuses du Nzalang pour le Mundial 2011


Marcelo Frigerio, le sélectionneur du Nzalang féminin (l'équipe nationale de football féminin de la Guinée équatoriale) a enfin annoncé la liste définitive des joueuses qui participeront à cette Coupe du monde. Vice-championne d'Afrique en 2010, la Guinée équatoriale est une des deux équipes africaines qui ont été qualifiées pour cette importante compétition internationale. A l'occasion de leur premier match les Equato-guinéennes affronteront la Norvège, le mercredi 29 juin 2011, à 15h00, à Augsboug (Allemagne)


L'équipe nationale de la Guinée équatoriale comprend 21 joueuses :

+ Gardiens de but : (1) Mirian Silva da Paixão (São Francisco do Conde, Brésil), (13) Yao Awa, dite "Farota" (Princesses, Burkina Faso) et (18) MARÍA ROSA Ondo Nsing (Inter Continental)

+ Défenseurs : (2) BRUNA Amarante da Silva (Rio Preto, Brasil), (3) Dúlcia Maria Davi "DULCE" (COTP, Brasil), (4) CAROLina Conceição Martins Pereira (Botucatu, Brasil) et (21) Laetitia Chapeh Yimga (E Waiso Ipola)

+ Milieux de terrain : (5) Ana CRIStina da Silva (Palmeiras, Brasil), (6) VÂNIA Cristina Martins (Hyundai Steel, Corée du Sud), (9) DORINE Nina Chuigoué (E Waiso Ipola), (10) Genoveva AÑONMA Nze (Jena, Allemagne), (11) NATALIA Obono Abeso Abuy (Inter Continental), (12) SINFOROSA Eyang Nguema Nchama "Fifi la Mirey" (E Waiso Ipola), (14) JUMÁRIA Barbosa de Santana (São Francisco do Conde, Brésil), (15) Gloria CHINASA Okoro (River Angels, Nigeria), (16) LUCRECIA Ngui Engonga (E Waiso Ipola) et (20) Olive CHRISTELLE Ngo Nyepel (Inter Continental).

+ Attaquants : (7) Blessing DIALA, (8) JADE Boho Sayo (Rayo Vallecano, Espagne), (17) Adriana Aparecida Costa "TIGA" o "Tiganinha" (Unip, Brésil) et (19) FATOUMATA Leila Ndiaye (Inter Continental).

Depuis qu'elles sont en Allemagne, les joueuses du Nzalang ont remporté plusieurs rencontres amicales contre le FC Jeunesse Junglinster (Luxembourg) (9-0) et contre les Pays-Bas (3-1), et plus récemment, en fin de semaine dernière, contre le Luxembourg (8-0), mais pour son premier match de la Coupe du monde, la Guinée équatoriale part en position d'outsider et les sites web de paris sportifs envisagent déjà une victoire de la Norvège, avec une côte de 20 contre 1... 

(Sources : Women's Soccer Africa ; nzalangmundial.skyrock.com)


         20.06.2011 - Amnesty international dénonce la répression policière à la veille du Sommet de l'UA

« Les autorités équato-guinéennes doivent immédiatement mettre fin à la répression draconienne de la liberté d'expression menée à la veille du sommet de l'Union africaine qui se tiendra du 23 juin au 1er juillet à Malabo, la capitale, a déclaré aujourd'hui Amnesty International.
Des opposants politiques et une centaine d'étudiants ont été arrêtés et détenus arbitrairement ces derniers mois au titre d'une mesure préventive destinée à empêcher toute manifestation pendant le sommet. Nombre d'entre eux auraient été maltraités.

« Les autorités équato-guinéennes doivent mettre fin à cette vague extrêmement alarmante d'arrestations, d'actes de torture et d'autres mauvais traitements visant des personnes qui ne font qu'exercer leur doit à la liberté d'expression », a indiqué Tawanda Hondora, directeur adjoint d'Amnesty International.
« Le gouvernement du président Obiang figure déjà parmi ceux qui commettent le plus de violations des droits humains en Afrique et la persécution continuelle des opposants politiques est déplorable. »

Toutes les manifestations ont été interdites en Guinée équatoriale à la suite des soulèvements qui ont eu lieu à travers en Afrique du Nord et au Moyen-Orient.
Le week-end des 11 et 12 juin, les descentes de police se sont intensifiées dans les quartiers de la ville portuaire de Bata habités par des étrangers.
Un certain nombre d'étrangers sans papiers ou vivant légalement dans le pays ont été arrêtés et maltraités.

« Ces raids aveugles contre des populations immigrées doivent prendre fin, a ajouté Tawanda Hondora. Tous les migrants sans papiers doivent être traités avec humanité et dans le respect de la loi. Les autorités doivent enquêter sur ces allégations »

Fin mai, plus d'une centaine d'étudiants auraient été arrêtés et détenus brièvement dans la ville portuaire de Bata. La raison de leur arrestation n'a pas été communiquée.
Sept personnes soupçonnées d'être membres de partis politiques d'opposition ont été arrêtées et détenues brièvement en avril.
Parmi elles figuraient Loeto Sepa et Anselmo Ichaikotó, interpellés à Malabo le 9 avril en raison de leur appartenance présumée au Mouvement pour l'autodétermination de l'île de Bioko (MAIB). N'ayant aucun lien avec cette organisation, ils ont été libérés sans inculpation le 23 avril.

En février, avant le début de la vague d'arrestations, le gouvernement a ordonné aux journalistes de ne plus couvrir les événements d'Afrique du Nord, du Moyen-Orient et de Côte d'Ivoire. Selon les informations reçues par Amnesty International, il est de plus en plus difficile d'accéder à Internet.

En mars, un journaliste travaillant pour la radio d'État en langue française a été suspendu de ses fonctions pour avoir évoqué dans son émission la situation en Libye. Juan Pedro Mendene a été sommé par le secrétaire d'État à l'information de quitter la station. Au moment de partir, il a été agressé et battu par le garde du corps de celui-ci.
Une semaine plus tard, le directeur de la radio a annoncé qu'une interruption temporaire des programmes avait été décidée en haut lieu. Aucune autre explication n'a été fournie.

Par ailleurs, Amnesty International a reçu des informations signalant des barrages routiers, ainsi que des arrestations arbitraires de véhicules et des fouilles menées par les forces de sécurité, qui harcèlent, intimident et réclament des pots-de-vin aussi bien aux ressortissants équato-guinéens qu'aux étrangers. » (Source : Amnesty International - 20 juin 2011)


         19.06.2011 - Communiqué d'Amnesty international sur les prisonniers d'opinion

« Cinq prisonniers d’opinion ont été remis en liberté le 5 juin 2011. Les libérations interviennent à la suite d’une grâce décrétée par le président de la Guinée équatoriale, Teodoro Obiang Nguema Mbasogo, à l’occasion de son 69e anniversaire.

Le décret de grâce présidentielle a été annoncé à la radio et la télévision nationales le 4 juin 2011. Vingt-deux prisonniers ont été graciés, dont cinq prisonniers d’opinion et 17 prisonniers politiques qui étaient peut-être également détenus pour avoir exprimé leurs opinions. Vingt et un d’entre eux ont quitté la prison de Black Beach, située à Malabo, la capitale, dans l’après-midi du 7 juin et le dernier celle d’Evinayong, sur le continent, le 13 juin 2011.

Si elle se félicite de ces libérations, Amnesty International exhorte les autorités équato-guinéennes à mettre un terme à la persécution des opposants politiques. Le gouvernement doit immédiatement faire cesser les actes de torture et les autres formes de mauvais traitements infligés aux détenus et remettre en liberté toutes les personnes incarcérées sans inculpation ni jugement en raison de leurs liens familiaux ou amicaux avec des opposants politiques. Les responsables présumés de ces violations des droits humains doivent répondre de leurs actes devant la justice dans le cadre de procès équitables.

Avant leur remise en liberté, les prisonniers graciés ont dû signer un document dans lequel ils remerciaient le président de sa bienveillance. Ils se sont également engagés à ne pas commettre d’infractions semblables à celles faisant l’objet de la grâce, faute de quoi ils seraient réincarcérés pour purger le reste de leur peine, indépendamment de toute nouvelle condamnation.

Parmi les personnes graciées figurent d’anciens membres du Parti du progrès de Guinée équatoriale (PPGE), un parti politique frappé d’interdiction. Emiliano Pedro Esono Micha, Cruz Obiang Ebebere, Gumersindo Ramírez Faustino, Juan Ekomo Ndong et Gerardo Angüe ont été arrêtés sans mandat en mars 2008 en raison de leur association passée avec le PPGE. Ils ont été inculpés d’association illicite et de détention d’armes et de munitions. En juin 2008, ils ont été reconnus coupables de ces chefs d’accusation à l’issue d’un procès inéquitable et condamnés à une peine de six ans d’emprisonnement. Amnesty International les considérait comme des prisonniers d’opinion car ils avaient été arrêtés pour le simple fait d’avoir exercé de manière pacifique leur droit à la liberté de réunion et d'association. Ils ont été condamnés sur la base de déclarations qu’ils avaient signées sous la contrainte. L’organisation a milité pour leur libération.

Florencio Elá Bibang et Antimo Abeso font également partie des prisonniers graciés. Antimo Abeso a été libéré le 13 juin de la prison d’Evinayong, où il avait été transféré en janvier 2010. Les deux hommes bénéficiaient du statut de réfugié au Cameroun. En juin 2005, alors qu’ils faisaient route à travers le Nigeria pour rejoindre le Bénin, ils ont été enlevés en même temps qu’un autre homme, Felipe Esono, dit «Pancho», par des membres des services de sécurité équato-guinéens opérant avec la complicité des autorités nigérianes. Ils ont été conduits tous les trois à la prison de Black Beach, à Malabo, où ils ont été détenus au secret pendant plusieurs années. Ils ont été inculpés de tentative de renversement du gouvernement et jugés en leur absence en septembre 2005 par un tribunal militaire, qui les a reconnus coupables et les a condamnés à une peine de 20 ans de réclusion.

Bien que leur incarcération au secret dans la prison de Black Beach ait été connue, les autorités ont soutenu qu’elles ne détenaient pas les trois hommes et ont affirmé que ceux-ci avaient été jugés par contumace car ils se trouvaient hors du pays. Amnesty International a condamné cet enlèvement, ce procès inéquitable et les actes de torture infligés à Antimo Abeso et Felipe Esono. L’organisation a milité pour que les autorités reconnaissent la détention des trois hommes, qu’elles mènent une enquête sur l’enlèvement et les actes de torture, et pour que les prisonniers puissent bénéficier de soins médicaux, avoir des contacts avec leur famille et consulter leurs avocats.

Quinze autres prisonniers politiques, condamnés à de lourdes peines de réclusion en février 2004 pour leur implication présumée dans une tentative de renversement du gouvernement, ont également été remis en liberté à la faveur de la grâce présidentielle. Il semblerait qu’on les ait également torturés pour leur arracher des «aveux».

Amnesty International déplore que, malgré une loi interdisant la torture et les autres formes de mauvais traitements, aucune enquête n’ait été menée sur les actes de torture qui auraient été infligés aux prisonniers graciés ni sur l’enlèvement de certains d’entre eux. L’organisation exhorte donc les autorités équato-guinéennes à enquêter sur ces allégations de torture et ces enlèvements et à traduire en justice les responsables présumés de ces violations des droits humains.

Amnesty International est également préoccupée par la situation d’au moins 30 personnes, dont plusieurs femmes, qui sont détenues sans inculpation ni jugement dans la prison de Bata depuis octobre 2010. Leur arrestation a fait suite à l’évasion de deux prisonniers politiques, qui se sont échappés de la prison d’Evinayong en compagnie de six gardiens le 12 octobre 2010. Parmi les personnes incarcérées se trouvent des membres de l’entourage amical et familial des évadés, notamment la femme de l’un d’eux, Angustia Raquel Mangue Obiang, qui est détenue au secret et aurait été torturée, ainsi que Maria Auxiliadora Moyong, l’épouse d’un homme qui, d'après les autorités, conduisait la voiture dans laquelle les prisonniers se sont échappés, et leur fils âgé de 14 mois.

Amnesty International exhorte les autorités équato-guinéennes à libérer immédiatement et sans condition tous ces détenus ou à les inculper d’une infraction prévue par la loi et à les juger dans le cadre d’un procès équitable. L’organisation engage également les autorités à mener une enquête sur les allégations de torture. » (Source : Amnesty International - 17 juin 2011 ; version française : 27 juin 2011)


         19.06.2011 - Visite de Trinidad Jimenez en Guinée équatoriale, le 30 juin prochain

A Madrid, des sources gouvernementales ont confirmé que laministre espagnole des Affaires étrangères, Trinidad Jimenez,  se rendrait le 30 juin prochain en Guinée équatoriale afin de participer au Sommet de l'Union africaine (UA) qui doit avoir lieu à Malabo, la capitale du pays.
Ce sera la première fois que Trinidad Jimenez viendra en Guinée équatoriale en tant que chef de la diplomatie espagnole, deux ans après le voyage très controversé de son prédécesseur, Miguel Angel Moratinos.

Le but de cette visite est d'assister à la réunion des chefs d'Etat et de gouvernement de l'Union africaine, une organisation dans laquelle l'Espagne a un statut d'observateur.
Le chef du gouvernement espagnol, José Luis Rodríguez Zapatero, avait d’ailleurs participé au Sommet de janvier 2010, en Ethiopie, en sa qualité de président en exercice de l'Union européenne.

On imagine qu’à l’occasion de cette visite officielle, la ministre espagnole des Affaires étrangères sera reçu par le président Teodoro Obiang Nguema et qu’il sera question des relations bilatérales entre l’Espagne et son ancienne colonie.
La dernière visite officielle d’hommes politiques espagnols fut celle du président du Congrès, José Bono, accompagné d'un groupe de députés, en février dernier. (Source : EFE)


         19.06.2011 - Ruslan Obiang Nsué fait le point sur les préparatifs de la CAN 2012

Le Secrétaire d’Etat à la Jeunesse et aux Sports de la Guinée équatoriale, Ruslan Obiang Nsué, s’est rendu à Paris le 29 avril à l’occasion du lancement d’African Football Dream Team, et à cette occasion, interrogé par des journalistes du journal "Les Afriques", il a fait le point sur les préparatifs de la CAN 2012.


LA : C’est la deuxième fois que deux pays organisent la Coupe d’Afrique des Nations (CAN), la Guinée équatoriale et le Gabon. Comment vous êtes-vous répartis les rôles et comment se passent la coopération entre les deux pays ?

Ruslan Obiang Nsué : L’entente entre les deux comités est très bonne, nous travaillons en Guinée équatoriale et au Gabon, les deux COCAN (comité organisateur) font des réunions communes et nous avons établi un chronogramme au niveau des infrastructures et de l’organisation. Pour la CAN 2012, la répartition des deux COCAN est la suivante : le Gabon prend le congrès de la CAF (Confédération africaine de football) et la clôture, et la Guinée equatoriale le tirage au sort et l’ouverture. Nous avons sélectionné une mascotte commune « Gaguie », un gorille qui veut transmettre le message de protection de l’environnement et de la nature.

LA : Lors de la CAN 2010 en Angola, il y avait eu un certain nombre de dérapages : l’attaque du bus des footballeurs togolais mais aussi des problèmes d’organisation. Avez-vous pris des mesures particulières pour, en quelque sorte, redorer le blason de la CAN ?

Ruslan Obiang Nsué : Nous n’avons pas la même situation au Gabon et en Guinée équatoriale, l’Angola ayant connu une guerre civile. Dans tous les cas nous travaillons sur la sécurité, qui est une exigence de la CAF, et une priorité pour les deux pays.

LA : Comment se passent les présélections de la CAN ? Les évènements qui se sont déroulés en Tunisie et en Egypte, mais aussi la situation en Côte d’Ivoire  ont-ils eu un impact ?

Ruslan Obiang Nsué : Non, les équipes continuent de jouer les matchs de sélection et, pour le mois de novembre, l’ensemble des pays participants sera connu.

LA : Il était envisagé d’instaurer un visa commun. Est-il en place ?

Ruslan Obiang Nsué : Nous avons un accord, nous attendons maintenant juste le design du visa.

LA : Quel est le budget consenti pour le gouvernement équato-guinéen pour la CAN, et notamment la construction des infrastructures ?

Ruslan Obiang Nsué : Je ne peux pas vous donner un budget global. Tant l’organisation du Sommet de l’Union africaine que la CAN, ces deux événements permettent de développer et moderniser le pays. Nous avons construit deux stades. Le stade de Malabo, de 15 200 places, réalisé par une entreprise chinoise, est terminé avec le village sportif (hôtel, piscine olympique, boxing club…). En ce qui concerne celui de Bata, nous procédons à l’extension du stade qui passera de 25 000 places à 35 000-40 0000 places pour nous permettre d’accueillir l’ouverture de la CAN. Le chantier est réalisé par Bouygues et sera finalisé en novembre. Toutes les infrastructures sont financées par l’Etat, sans emprunt. Plusieurs hôtels sont en construction. Si, à Malabo, les infrastructures hôtelières sont suffisantes, à Bata, c’est un peu juste. Nous avons prévu des modules préfabriqués avec la société française GL Events.

LA : GL Events avait organisé la CAN en Angola, l’avez-vous aussi choisie ?

Ruslan Obiang Nsué : Ils ont signé un accord avec le Gabon et sont en négociation avec nous pour les modules préfabriqués et pour d’autres contrats spécifiques, éventuellement.

LA : Quelles retombées attendez-vous de la CAN en termes financier, d’image, touristique ?

Ruslan Obiang Nsué : L’élément le plus important pour nous est qu’à l’occasion de la CAN, l’Afrique et le monde connaissent la Guinée équatoriale. Elle est peu connue et souvent confondue avec la Guinée Conakry ou la Nouvelle Guinée. C’est un petit pays, et cette ouverture au niveau international nous donne l’occasion de promouvoir notre pays, le tourisme et d’attirer les investisseurs.

LA : Combien attendez-vous de visiteurs ?

Ruslan Obiang Nsué : Pour les deux pays, nous tablons sur 5 à 10 millions de personnes.

LA : Quelle est la politique de l’Etat en matière de sport ?

Ruslan Obiang Nsué : L’implication du gouvernement est totale dans le sport. Le budget est d’environ 10 millions d’euros par an.

                                                                                                  (Source : Les Afriques - Anne Guillaume-Gentil)

         18.06.2011 - Guinée équatoriale : Inauguration d'un cinéma à Malabo

Les amateurs du septième art ont dû attendre jusqu'au 1er mai pour retrouver une salle de cinéma à Malabo, grâce à l’ouverture du cinéma Rial dans le quartier résidentiel de Buena Esperanza, non loin de la cité de Sipopo.

Cela faisait un peu plus  de 10 ans qu’il n’existait plus de salle de cinéma en Guinée Équatoriale, depuis la fermeture du Cinéma Ivoire, rue Rey Malabo, transformé en église, et depuis la disparition du Cinéma Mar qui est aujourd'hui en ruines dans le quartier d’Ela Nguema. Les plus jeunes sauront désormais ce qu’est un cinéma.

La cérémonie d’inauguration a eu lieu en présence du Gouverneur de la province de Bioko-Nord, Baltasar Nseng Mesian, ainsi que de nombreux artistes (Coro Mixto de Malabo, Pina Bessosa, Abong Mang de paraíso, Elenita, Manu de Mirey, Éroes de Bonda).

Avec ce cinéma, le public de la capitale dispose d’un espace de 300 mètres carrés, parfaitement aménagé et climatisé, avec deux étages et une capacité de 280 sièges. Deux films y seront  projetés  chaque jour, y compris le week-end, avec un prix d'entrée de 5 000 F. Cfa en semaine et de 10 000 F. Cfa (15 à 16 euros), le week-end.
Certains ont rappelé que, dans les années 1990, on entrait au cinéma Ivoire et au cinéma Mar, pour seulement 1000 F. Cfa, et parfois 500, et qu’ainsi on pouvait venir en famille, mais avec des prix d‘entrée de 5 000 et de 10 000 F. Cfa, ce sera totalement impossible en raison du niveau des revenus et de salaires ne leur permettra pas de faire une telle dépense, et beaucoup ont déploré que le cinéma n’ait été fait que pour les plus riches.

Pour sa part, le directeur du Cinéma Rial, Hermegildo Biong Mabale, a exprimé le souhait que ce nouveau lieu de loisir occupe la jeunesse équato-guinéenne, et que cela contribue ainsi à diminuer la délinquance et l’alcoolisme parmi  les jeunes de la capitale.  (Source : malabosa.com)


         18.06.2011 - Coup de filet à Lyon : 21 prostituées équato-guinéennes entendues par la police 

Opération coup de poing de la police ce mardi à Lyon (France) aux abords du stade de Gerland et dans le quartier de l'Artillerie (7e arr.). Deux hommes ont été interpellés qui géraient une quarantaine de fourgonnettes pour le compte de filles venues de Guinée Équatoriale.
Ces derniers mois, la police constatait une augmentation du nombre de camionnettes stationnant le soir dans le secteur de l'Artillerie, à Gerland. En particulier ils observaient les allers et venues fréquentes de deux individus, considérés comme les têtes du réseau.
Mardi dernier, à 21h15, les forces de l'ordre sont passées à l'action. 90 agents, comprenant du personnel de la sûreté départementale et des CRS, ont encerclé les véhicules. Quatre hommes ont été interpellés, dont les deux suspects déjà repérés.
Le chef est un habitant de Rillieux de 34 ans, qui baignait déjà le milieu du proxénétisme. Son comparse est un Roumain de 24 ans. Les autres sont de petites mains.

1200 euros par soir

21 prostituées, toutes originaires de Guinée Equatoriale, ont été entendues par les enquêteurs. Ainsi a été mis à jour un réseau actif depuis 2009 qui gérait une quarantaine de fourgons. Ces hommes ne s'occupaient pas du recrutement des filles ou de leur logement. Ils s'employaient seulement à leur mettre à disposition des véhicules d'occasion, veiller à leur entretien et à les déplacer si besoin au cours de la nuit.Et pour ces prestations, ils percevaient 30 euros par nuit et par fourgon. Soit 1200 euros par jour.

L'homme de 34 ans a aussi reconnu avoir aidé les filles à établir de faux documents en vue d'obtenir des prestations sociales. « C'est plus de l'aide à la prostitution que du proxénétisme tel qu'on l'entend généralement », convient un enquêteur. Il n'empêche, c'est bien pour ce motif qu'ils ont été présentés au Parquet ce vendredi 17 juin. La police poursuit ses investigations afin de procéder à la mise en fourrière d'un maximum de véhicules.

Plus d'un tiers des prostituées en France viendraient d'Afrique subsaharienne

Selon le Commissaire divisionnaire Jean-Michel Colombani, responsable de l’Office central pour la répression du trafic des êtres humains (OCRTEH), la population des prostituées originaire d’Afrique sub-saharienne ne cesse d'augmenter. « La France est un pays abolitionniste », a-t-il déclaré. « La prostitution est libre mais considérée comme une activité qui porte atteinte à la dignité humaine. Par contre, le proxénétisme est sévèrement puni. La France dispose dans ce domaine de l’arsenal le plus complet au monde. Un proxénète est passible de 7 ans d’emprisonnement à la réclusion criminelle à perpétuité. »

Les autorités ne communiquent pas de chiffres précis sur la répartition par nationalité des prostituées lyonnaises. Difficile aussi de faire un recensement, le milieu connaissant un gros « turn-over ». On dispose néanmoins de chiffres. On compte au total 425 prostitués de rue à Lyon (femmes et hommes) dont 15 à 20 % sont françaises ou ont acquis la nationalité française. Le gros contingent d’origine étrangère (70 %) vient de Bulgarie, du Cameroun et du Nigeria. Il y a également des Roumaines et des Equato-guinéennes. (Sources : Lyon capitale.fr; Afrik.com ; Le Progrès)


         18.06.2011 - Le Nzalang féminin se prépare en Allemagne

Ça y est, c'est officiel ! Les sélectionneurs ont annoncé la liste des joueuses retenues pour participer à la Coupe du Monde féminine de la FIFA 2011. 336 joueuses ont été sélectionnées et se disputeront le titre suprême du 26 juin au 17 juillet, parmi lesquelles de grands noms du football féminin mondial, mais aussi de jeunes prodiges prometteuses.

Comme la Colombie, la Guinée Equatoriale va participer pour la 1ère fois à une Coupe du Monde. Actuellement, la Guinée est 61ème au classement Mondial, mais ses récentes performances sont assez intéressantes, malgré leur manque d'expérience sur la scène Internationale, puisque les joueuses du Nzalang ont remporté le Championnat d'Afrique en 2008 et elles ont été finalistes en 2010.

L'âge moyen des 16 équipes qui participeront à l'épreuve suprême est de 24 ans et 11 mois. Christelle, 16 ans, qui portera les couleurs de la Guinée équatoriale, est la plus jeune des footballeuses sélectionnées.

Avant le premier match de la compétition qui l'opposera, le 29 juin prochain, à la Norvège, le Nzalang féminin continue à se préparer. Les Equato-guinéennes, entrainées par l'Italien Marcelo Frigerio (Brésilien d'adoption) poursuivent leurs séances quotidiennes d'entrainement. Elles ont récemment disputé des rencontres amicales contre le Luxembourg et contre les Pays-Bas qu'elles ont remporté sur les scores respectifs de 9:0 et 3:1. (Sources : FIFA ; Página Oficial del Gobierno de la República de Guinea Ecuatorial)


         17.06.2011 - Malabo : Deuxième renvoi du procès de Faustino Ondo Ebang

Le procès de l'opposant et ancien dirigeant de l'Union Populaire (UP, opposition) de la Guinée équatoriale, Faustino Ondo Ebang (photo), qui devait se tenir ce vendredi, a été renvoyé pour la deuxième fois à une date non déterminée, à la demande de son avocat, Me Fabian Nsue Nguema.

"Le procès a été ajourné à une date non déterminée à ma demande parce que je n'ai pas encore étudié le dossier" a-t-il expliqué.

Ce procès intervient à la suite d’un recours en cassation déposé par le ministère public qui conteste le verdict de l’acquittement prononcé par la Cour d'appel de Malabo, en mars 2010, à l’endroit de Faustino Ondo Ebang.

Aujourd'hui vendredi, Faustino Ondo Ebang devait à nouveau être jugé par contumace pour "actes terroristes" avec l'attaque contre le palais présidentiel de la Guinée équatoriale, le 17 février 2009.

Le mis en cause se trouve depuis avril 2008 en Espagne pour des "raisons de santé".
Jugé en mars 2010 et acquitté, Faustino Ondo Ebang avait été accusé d'être le commanditaire de l'attaque contre le palais présidentiel menée par des hommes armés venus par la mer.

Une personne avait trouvé la mort et plusieurs blessés lors des échanges de tirs entre les assaillants et les forces de sécurité présidentielles. Malabo avait initialement attribué l'assaut à des rebelles nigérians, membres du Mouvement pour l'émancipation du delta du Niger (MEND).
18 personnes dont 7 Nigérians avaient été alors interpellées et condamnées à de lourdes peines. Ils ont ensuite été graciés en octobre 2010 par le président Obiang Nguema lors de l'anniversaire de l'indépendance du pays. (Source : APA)


         17.06.2011 - Perquisitions à Paris dans l'affaire des « biens mal acquis » 

Le parquet de Paris a fait procéder mercredi 15 juin 2011 à des perquisitions dans le cadre de l'enquête sur les « biens mal acquis » portant sur le patrimoine en France de trois chefs d'Etat africains et de leurs proches. Dans le camp de l’accusation on estime que la procédure va dans le bon sens, et dans l’autre que les enquêtes ne donneront rien.

Des perquisitions ont eu lieu mercredi 15 juin 2011 à Paris chez des avocats et notaires dans le cadre de l'enquête sur les « biens mal acquis » portant sur le patrimoine en France de trois chefs d'Etat africains et de leurs proches. Il s'agit de Denis Sassou Nguesso du Congo, Teodoro Obiang Nguema de Guinée équatoriale et du défunt chef d'Etat gabonais Omar Bongo Ondimba. Ces perquisitions visaient « à chercher tous documents en relation » avec le patrimoine des chefs d'Etat chez leurs avocats et notaires. Des documents ont été saisis.

L’enquête se poursuit

Récemment, le parquet avait refusé d'élargir l'enquête sur le patrimoine en France de ces présidents et de leurs proches, qui ont continué d'acquérir voitures de luxe et œuvres d'art après le dépôt d'une plainte pour « biens mal acquis » en 2008. Ces nouvelles perquisitions montrent en tout cas que, pour ce qui est des acquisitions d'avant 2008, l'enquête se poursuit.

Pour Me William Bourdon, avocat de Transparency International France, l'association anti-corruption qui a déposé cette plainte dans cette affaire, c'est le signe que les juges d'instruction font leur travail.

William Bourdon a estimé mercredi sur les antennes de RFI que « l’examen des actes de vente que les notaires ont dressé devrait permettre de déterminer d’où vient ce flux d’argent qui a permis à ces présidents d’acheter des appartements qui coûtent des millions d’euros ». Selon lui, « c’est en traçant ce fil rouge que l’on pourra déterminer que tout ce patrimoine n’a pas été acquis » légalement. Ces perquisitions constituent pour l’avocat une première étape. « D’autres devraient avoir lieu prochainement », a-t-il indiqué. (Sources : RFI ; Afrik.com)


         17.06.2011 - Guinée équatoriale : Malabo en quête de reconnaissance

Courtisé pour ses hydrocarbures, critiqué pour sa gouvernance, le pays a su utiliser sa nouvelle richesse pour se moderniser. Et espère profiter de la présidence de l’Union africaine et de l’organisation de la Coupe d’Afrique des nations 2012 pour acquérir une visibilité internationale.


On l’a vainement cherché sur la photo de famille. Président en exercice de l’Union africaine (UA) pour un an, l’Équato-Guinéen Teodoro Obiang Nguema Mbasogo n’a pourtant pas été convié au sommet du G8 tenu fin mai à Deauville (France). L’« oubli » de l’Élysée a probablement épargné au président français Nicolas Sarkozy les critiques qui avaient déjà visé en octobre 2010 le comité exécutif de l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (Unesco), au point de le pousser à suspendre le prix Unesco-Obiang Nguema que le chef de l’État équato-guinéen se proposait de sponsoriser. La grand-messe des puissants s’est déroulée sans polémique, les apparences sont sauves, même si chacun sait que l’on nage en pleine hypocrisie.

Embarrassant partenaire

Entre mauvaise conscience et realpolitik, les Occidentaux ne savent plus sur quel pied danser avec la Guinée équatoriale. Comment assurer les approvisionnements pétroliers auprès d’un partenaire que les opinions publiques aiment tant critiquer ? La longévité au pouvoir (trente et un ans) de son président est stigmatisée, son score de 95 % à la présidentielle de novembre 2009 n’est guère apprécié par les ONG, à l’instar de Human Rights Watch. L’organisation ne cesse de dénoncer des violations des droits de l’homme, les entraves à la liberté d’expression notamment, tandis que Transparency International, qui place le pays au 168e rang (sur 178) dans son dernier classement, met en évidence le niveau élevé de la corruption...

La redistribution de la richesse nationale lui vaut également des reproches, au regard de l’indice du développement humain du Programme des Nations unies pour le développement : la Guinée équatoriale occupe la 117e place du classement 2010, qui compte 169 États.

Ce tableau revient invariablement dans les colonnes de la presse internationale, sans parvenir à enrayer l’attraction que la Guinée équatoriale exerce évidemment sur les compagnies pétrolières, qui se disputent les permis d’exploration dans ses eaux territoriales depuis le début de l’ère pétrolière en 1992. Plus de 3 000 employés américains du secteur y vivent. La France était en 2010 le troisième fournisseur et le sixième client de la Guinée équatoriale, pour des montants respectifs de 234 et 367 millions de dollars (162,7 et 255 millions d’euros). Les agrégats du pays affolent les observateurs. Selon le Fonds monétaire international (FMI), son produit intérieur brut (PIB) a augmenté de 5 272 % entre 1992 et 2008 : la plus forte croissance économique au monde. Et, bien qu’elle soit repartie à la hausse en 2009, sa dette ne représentait toujours que 5,1 % du PIB selon les estimations du FMI.

Afflux d'immigrés

Prévue en janvier 2012, la Coupe d’Afrique des nations de football (CAN) offrira une formidable exposition à ce petit pays en quête de considération. « Le plus important pour nous, c’est qu’à l’occasion de cette CAN l’Afrique et le monde entier connaissent mieux la Guinée équatoriale, espère Ruslan Obiang Nsue, secrétaire d’État aux Sports. Cette visibilité au niveau international nous donnera l’opportunité de promouvoir le tourisme et d’attirer des investisseurs », poursuit-il. Équipements sportifs, infrastructures routières et hôtelières font cruellement défaut en Afrique centrale, où le pétrole coule pourtant depuis les années 1950 dans certains pays voisins. Au Cameroun, au Gabon et au Congo, les projets sont souvent restés dans les cartons. En dix ans, la Guinée équatoriale les a réalisés.

Des lois restrictives ne semblent pas pouvoir stopper l’afflux d’immigrés irrésistiblement attirés par la prospérité. Camerounais, Nigérians, Sénégalais, Libanais, Chinois occupent, dans le commerce et les services, des emplois non pourvus faute de main-d’œuvre qualifiée parmi les quelque 676 000 Équato-Guinéens. Il faut dire que jusqu’à l’indépendance, proclamée en 1968, la colonisation espagnole n’a pas fait de l’éducation une priorité. Le régime autoritaire instauré par la suite par le « père de l’indépendance », Macias Nguema, non plus. Une vingtaine d’années de production pétrolière ne peuvent à elles seules juguler tant de déficits…

Vers des réformes ?

Pour accompagner ce développement économique phénoménal, le pouvoir s’est engagé à améliorer la gouvernance. En dépit du boycott d’une partie de l’opposition, Obiang Nguema a lancé début mai un calendrier de réformes politiques devant aboutir à un référendum en fin d’année. La commission chargée de la réforme de la Constitution a annoncé le 26 mai qu’elle allait proposer de limiter à deux le nombre de mandats présidentiels, d’une durée de cinq ans, et de créer divers organes : un Sénat ou un Conseil économique et social, un Conseil de la République, un Conseil du défenseur du peuple et une Cour des comptes.

La lutte contre la corruption, elle, semble s’intensifier, marquant peut-être le début de la fin de l’impunité. Le 28 mai, le procureur général de la Guinée équatoriale a ouvert une procédure pénale pour corruption contre José Olo Obono, ancien président de la Cour suprême, démis de ses fonctions en janvier dernier. « Des agissements de la sorte font qu’on nous critique à l’étranger », avait alors déploré le chef de l’État.

Sur le plan diplomatique, enfin, Obiang Nguema, grand voyageur, s’est montré très actif sur la scène continentale. Il s’est fortement impliqué dans la résolution du conflit postélectoral ivoirien. Le 10 décembre dernier, le voilà à Dakar pour l’ouverture de la 3e édition du Festival mondial des arts nègres. À peine revenu d’un sommet Afrique-Inde qu’il a coprésidé – avec le Premier ministre indien Manmohan Singh – à Addis-Abeba, il s’apprête à accueillir, les 30 juin et 1er juillet, le 17e sommet de l’Union africaine à Malabo. Il lui reste cependant un défi de taille, que nombre de ses prédécesseurs et homologues africains n’ont jamais su ou voulu relever : préparer l’avenir et, donc, sa succession. Quel que soit le terme… (Source : Jeune Afrique)


         16.06.2011 - Deux radars américains pour assurer la sécurité maritime dans le Golfe de Guinée

Deux radars installés au Cameroun par les Etats-Unis permettent de surveiller ses côtes sur une large zone allant jusqu'à Malabo en Guinée équatoriale, a révélé, hier mercredi à Yaoundé, l'ambassadeur des Etats-Unis Robert P. Jackson lors d'une table ronde des acteurs du secteur maritime, dans le cadre d'Africa Partnership Station (APS).

"En plus des formations que nous faisons, nous avons fourni deux radars pour s'assurer que le Cameroun connaît bien quel navire est dans l'espace camerounais et nous avons la possibilité d'ajouter d'autres équipements, afin de renforcer ses capacités", a souligné le diplomate interrogé par la presse sur les motivations du soutien de son pays pour la sécurité maritime camerounaise.

Sur la zone de surveillance, "c'est toute la côte jusqu'à l'île de Malabo en Guinée équatoriale. Je ne peux pas être plus précis que ça. Mais, c'est un large domaine", a-t-il dit.

Depuis son lancement en 2007, le Cameroun accueille au large de ses côtes et sur son territoire des opérations d'Africa Partnership Station avec visites de bateaux et d'avions, associant des responsables militaires de diverses nationales. "Nous croyons que votre sécurité est notre sécurité. Les 5.800 Américains qui habitent au Cameroun sont sujet des mêmes risques que tous les résidents de ce pays. Alors, nous avons un intérêt direct et nous avons un intérêt indirect, parce que nous voulons promouvoir la prospérité, le tourisme, les activités commerciales et il faut qu'on ait la sécurité pour faite tout ça", a affirmé l' ambassadeur Jackson. (Source : Xinhua)


         15.06.2011 - Le quotidien allemand "Der Spiegel" dénonce "la censure en Guinée équatoriale"... 

Un jour après le communiqué officiel de Jéronimo Osa Osa Ekoro, le ministre équato-guinéen de l'Information, qui affirmait que les critiques venaient toujours d'étrangers qui ne s'étaient jamais rendus dans son pays, c'est le fameux quotidien allemand "Der Spiegel" qui publie aujourd'hui un article accablant racontant la mésaventure d'une équipe de télévision allemande, venue à Malabo. Celle-ci, qui avait pour projet de faire un reportage sur le pays, s'est vue convoquée par la Sécurité nationale et ses vidéos effacées...
Après deux articles particulièrement critiques parus récemment dans la presse étrangère, dans le "New-York Times" (Etats-Unis) et dans le "Le Monde" (France), c'est donc au tour du célèbre journal allemand "Der Spiegel" de dénoncer "une grave atteinte à la liberté d'information"...

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Cela devait être une simple mission, comme tant d'autres qu'accomplissent nos correspondants en Afrique. Et puisque l'équipe féminine de la Guinée équatoriale s'est qualifiée pour le Championnat du monde de football féminin en Allemagne, ce petit pays du golfe de la Guinée valait bien un détour pour Jörg Brase, le correspondant de ZDF en Afrique.

PREAMBULE

Il faut savoir que la Guinée équatoriale est l'un des plus petits pays d'Afrique, mais aussi l'un des plus riches en pétrole. En outre, ses eaux territoriales renferment, peut-être, huit pour cent des réserves mondiales de gaz naturel.
Dans le même temps, la Guinée équatoriale se classe, selon l’ONG Transparency international (TI), parmi les Etats les plus corrompus alors qu’elle est statistiquement considérée, avec un revenu par tête d'environ 15.000 dollars par an, comme le plus riche pays de toute l'Afrique. 

Le hic : La richesse qui ne profite qu’à quelques-uns, en particulier aux membres de la famille élargie d’Obiang. Depuis 32 ans, Teodoro Obiang, 69 ans, règne sur le pays, après avoir succédé à son oncle qu’il a renversé et fait exécuter.
On peut donc assurément qualifier de dictature cette forme de gouvernement, tandis que l'année passée, Obiang a fait exécuter quatre conspirateurs présumés…

Brase se préparait donc comme d'habitude, nouait des contacts avec la télévision d'Etat, avec la Fédération de football, mais aussi avec des opposants et des militants des droits de l’homme dans le pays.

Images d’une petite fille, marchant dans la boue

Il s'adressa aux ministères compétents, et tout semblait se passer comme prévu.
Il tourna avec les joueuses de l'équipe nationale qui doivent participer à la Coupe du monde, il les accompagna dans les quartiers insalubres où elles vivent, il interviewa le Secrétaire d’Etat chargé  des Sports, qui se trouve être un fils du président Obiang. Brase rencontra également des militants des droits de l’homme et une petite fille qui marchait  dans la boue, car il venait de pleuvoir.
Son entrevue avec le fils du président fut diffusée au journal télévisé du soir. Et finalement, le journaliste allemand fut même invité à un débat public à la télévision d’Etat, à propos du Championnat du monde de football féminin.
Tout semblait terminé, quand Brase fut convoqué, à la sortie d’un concert,  le soir précédent son retour à Nairobi, par le responsable de la télévision d'Etat. Ce dernier lui ordonna d’effacer toutes les séquences qui pourraient nuire à l'image du pays. 

Motif : L'équipe n'aurait pas été dûment accréditée. En outre, seul le reportage sur le football féminin aurait été autorisé, mais les Allemands avaient également parlé avec le président du seul parti d'opposition et des militants des droits de l’homme.

Brase objecta que pour obtenir une information équilibrée pour un reportage, il fallait nouer des contacts avec différents groupes sociaux et les diverses organisations, sans aucune censure.
Mais, les vidéos ont été confisquées, toutes les images avec des opposants et des personnes critiques envers le gouvernement et même avec des habitants  des bidonvilles ont été effacées, ainsi que les prises de vues de la petite fille marchant dans la boue.
Alors, l'équipe fut raccompagnée à l'hôtel, et là encore Brase dut remettre toutes les prises de vues. Dès lors, l'homme affable qui s'était présenté avec un grand sourire, deux jours auparavant, lors du débat public à la télévision d’Etat
, comme étant le directeur de la photographie, révélait alors son véritable visage d’important collaborateur des services secrets.

La télévision d’Etat refuse de restituer les cartes mémoire


La télévision d’Etat retenait les cartes mémoire. Finalement, durant la nuit, vers 3h30, les Allemands furent autorisés à s’en aller. Selon Brase : "Cela n'aurait pas été pire avec la Stasi dans l'ancienne RDA, ils avaient connaissance de tous nos faits et gestes…"

En fait, l'équipe ZDF ne possédait aucune accréditation écrite du ministère de l'information, mais tous les ministères concernés avaient été informés de ce voyage et du projet de tournage. En outre, les visas avaient été autorisés par le ministère de la Sécurité nationale.
Par conséquent, ZDF, exprima son mécontentement dans un communiqué adressé à l'ambassadeur de la Guinée équatoriale à Berlin en déplorant "une sérieuse atteinte à la liberté d'information."
L'équipe a décrit la manière dont on l’a traité « comme on se conduit avec des personnes qui sont soupçonnées de crimes importants ».

La visite de l’équipe de télévision allemande était pour les autorités de police d’Obiang un petit galop d’essai pour de plus grands de défis qu’ils s’apprêtent à affronter : le Sommet de l’Union africaine dans deux semaines à  Malabo, avec presque tous les chefs d'Etat (africains), et probablement quelques douzaines de médias étrangers. Et, au début de l'année à venir, la Coupe d’Afrique des Nations qui doit avoir lieu en Guinée équatoriale et au Gabon. Alors, des milliers des visiteurs et de journalistes étrangers circuleront dans le pays.
D’ici là, la police secrète devra  trouver comment elle fera pour détourner les images qui pourront porter préjudice à l’l'image de marque du pays. »  (Source : Der Spiegel
)

         14.06.2011 - Communiqué du ministère de l'Information concernant la construction de Sipopo

Communiqué du ministère de l'Information et du Tourisme :

« Ces dernières semaines, divers médias et groupes internationaux, parmi lesquels certains qui se disent « ONG » ont exprimé de fortes critiques à propos de la construction de la station balnéaire de Sipopo, où se tiendra bientôt le Sommet de l'Union africaine.

Pour ces groupes, parmi lesquels on peut mentionner Human Rights Watch (organisation qui, même si aucun de ses membres ne connaît personnellement la Guinée équatoriale, critique depuis des années tout ce qui se fait dans ce pays), la construction de Sipopo est un luxe non prioritaire.

Selon eux, il ne devrait y avoir en Guinée équatoriale aucun hôtel de luxe ou de terrain de golf ou de stations balnéaires. Pour "soutenir" leurs arguments, ces groupes et les médias qui publient leurs opinions se fondent toujours sur des données totalement absurdes, affirmant que toute la population de ce pays est extrêmement pauvre.

A l'intention de ces groupes habituellement critiques envers le Président et le Gouvernement de la Guinée équatoriale,  le porte-parole de ce gouvernement rappelle donc ce qui suit :

1. Les institutions équato-guinéennes sont conscientes que, compte tenu de l'intérêt que suscite notre pays actuellement à travers le monde en raison de sa richesse pétrolière, nous sommes constamment soumis à des attaques et à des critiques de tous ces groupes d’opinion. Le principal objectif de ces groupes est de se positionner dans les médias du monde entier et ainsi d’utiliser le nom de notre pays pour leur propre bénéfice.

La preuve en est que, avant la découverte du pétrole, quand la Guinée Equatoriale n’était qu’un Etat véritablement pauvre et misérable, ayant subi de terribles et sanglants conflits internes, aucun média ou groupe international, ne faisait alors le moindre cas de nous. Seule une intervention militaire interne menée par le président Obiang a tiré la Guinée équatoriale d’un terrible sort.

C’est la raison pour laquelle nous, les Guinéens, qui bénéficions maintenant d'un monde plus enviable, nous sommes parfaitement capables de décider de nos propres affaires, sans prêter attention outre mesure aux pressions arrogantes et aux jugements des lobbies et des médias qui ne se sont jamais déplacé dans notre pays et dont l'intérêt pour le peuple de Guinée équatoriale est apparu "accidentellement" à partir du moment où il y a eu ici du pétrole, et non pas quand il y avait la faim, le sang et la misère.

2. La construction de Sipopo répond à l'objectif de promouvoir et de développer le tourisme comme une composante de la nécessaire diversification économique, comme il est précisé dans le Plan de développement national Horizon 2020, qui prévoit des investissements dans des domaines autres que le secteur des hydrocarbures, tels que l'agriculture, la pêche et le tourisme.

Cette diversification est un besoin prioritaire pour le développement économique du pays, comme le recommandent les grandes organisations internationales et comme on peut le lire, par exemple, dans l'examen effectué par le Fonds monétaire international en 2010, où il est stipulé que « les perspectives à long terme dépendront de la capacité à exploiter d’autres sources de revenu grâce à la diversification économique.»

La construction de ce site qui comprend effectivement des établissements hôteliers de catégories différentes, des plages et des parcours de golf, a pour objectif de réaliser une station haut de gamme pour les nombreux visiteurs qui viennent dans notre pays pour affaires et qui pourront utiliser ces installations le week-end ou lors de séjours plus longs. Mais aussi les visiteurs du monde entier, africains et arabes, et bien sûr des groupes de touristes venant principalement d'Europe, mais également d’Amérique, étant donné l'emplacement stratégique de la Guinée équatoriale dans le Golfe de Guinée et et étant donné le cadre privilégié et unique de ses plages bordées de forêts tropicales.

Pour rentabiliser Sipopo, le gouvernement a également pour objectif d’entreprendre des actions de communication et de marketing. Parmi elles, sans aucun doute, le fait d’accueillir à Sipopo un événement de portée internationale comme le Sommet de l'Union africaine est un excellent tremplin pour faire connaître cette cité et pour que son nom s’affiche dans les médias du monde entier.

3. Par ailleurs, nous comprenons, parce que précisément le peuple de Guinée équatoriale a été tellement pauvre, comme le mentionne ces groupes toujours hostiles envers nos institutions, qu'en plus du travail social qui est réalisé dans ce pays, un des moyens pour sortir de cette pauvreté serait de créer de pôles de travail et de développement. C’est précisément ce qui a été fait à Sipopo, ce pôle touristique qui offre d’ores et déjà de nombreux emplois pour des réceptionnistes, des techniciens, du personnel de service, des vigiles, des informaticiens, etc, et qui sont réservés prioritairement à des gens de notre pays.

Ainsi, encore une fois, les critiques formulées par ces organisations manquent de rigueur et de fondement et n'ont d'autre but que de s’ «auto-glorifier» et d’assurer leur promotion dans la presse internationale grâce à l’éclairage médiatique dont bénéficie actuellement la Guinée Equatoriale .

Signé: Jeronimo Osa Osa Ecoro »

(Página Oficial del Gobierno de la República de Guinea Ecuatorial).

         13.06.2011 - Une chanteuse française pour l'hymne officiel de la CAN 2012 ?

Dans quelques mois, en Afrique, on parlera plus que de football et de la Coupe d'Afrique des Nations coorganisée par le Gabon et la Guinée équatoriale.
Et d'ores et déjà, nombreux sont les artistes et les sportifs qui souhaitent s'inscrire dans la médiatisation de ce grand événement sportif.

Déjà, en mars dernier, c'était Patrick Mboma, l'ancien capitaine de l'équipe nationale du Cameroun, qui était venu à Malabo afin de proposer aux autorités sportives sa ligne de vêtements pour les maillots du Nzalang nacional.

Lors d'une entrevue avec le Secrétaire d'Etat à la Jeunesse et aux Sports, Ruslan Obiang Nsue, la jeune Française a proposé de composer et d'interpréter le disque officiel de la CAN 2012.
De son vrai nom Sophie Jordier, la jeune artiste de 32 ans, est née en métropole d'une famille martiniquaise. Fille d'un chanteur du groupe Kassav, elle a grandi dans la musique et le chant et, soutenue par le chanteur Passi, elle a enregistré son premier album solo en juin 2004.
En 2008, elle est revenue avec le single « Je veux que tu me mentes » et l’album « Elle & moi », qui se classe en première semaine 19e du hit-parade français.

Ruslan Obiang Nsue l'a chaleureusement remerciée pour l'intérêt qu'elle porte à la CAN 2012 qui doit se dérouler en partie à Malabo et à Bata et il a promis à Lynnsha que sa proposition serait étudiée en séance plénière du Comité d'organisation (COCAN Guinée équatoriale) (Página Oficial del Gobierno de la República de Guinea Ecuatorial)


         12.06.2011 - ONU : Salomon Nguema Owono à la réunion de haut niveau sur le SIDA

Lors de la réunion de haut niveau de l’Assemblée générale de l’ONU sur le VIH/sida, qui s'est tenue à New-York (Etats-Unis) du 8 au 10 juin 2001, la Guinée équatoriale était représentée par le docteur Salomón Nguema Owono, 3e Vice-premier ministre et ministre de la Santé et du Bien-être social. Intervenant lors des travaux de ce Sommet, celui-ci a déclaré : « Les statistiques sur l'infection par le VIH placent mon pays comme une région en situation d'épidémie généralisée, avec un taux de prévalence estimé à 3,4 % de la population sexuellement active, selon les données de l'enquête de 2004... (1)  »

Il a ensuite affirmé que le gouvernement équato-guinéen a mis sur pied un programme national de lutte contre le sida qui adopte une approche multisectorielle.  Différents décrets et lois en matière de prévention et de protection des personnes vivant avec le VIH/sida ont également été adoptés.  


M. Owono a par ailleurs fait savoir que dans son pays, 5 700 personnes répondaient aux critères pour recevoir des traitements antirétroviraux et que 47% d’entre elles y avaient accès.  Des centres de traitements supplémentaires ont été ouverts et des soins de santé primaire sont intégrés aux mesures de prise en charge des malades, a-t-M. Owono a par ailleurs fait savoir que dans son pays, 5 700 personnes répondaient aux critères pour recevoir des traitements antirétroviraux et que 47% d’entre elles y avaient accès.  Des centres de traitements supplémentaires ont été ouverts et des soins de santé primaire sont intégrés aux mesures de prise en charge des malades, a-t-il ajouté.  

Le Vice-Premier Ministre a également évoqué les mesures mises sur pied pour veiller à la santé des enfants et permettre aux femmes enceintes séropositives d’accoucher dans de bonnes conditions.  Il a précisé que le taux de prévalence du virus chez les femmes enceintes était de 7,3 %.

Le 3e Vice-Premier ministre a également parlé des défis auxquels le gouvernement de la Guinée équatoriale est confronté : « Le principal défi est de poursuivre le travail engagé, de combler nos lacunes etde  renforcer nos efforts dans les années à venir. Avec les mesures prises et les initiatives futures, nous espérons changer la vie des générations présentes et futures, de vivre dans un pays avec zéro nouvelles infections au VIH, zéro discrimination et zéro décès liés au sida. »

Enfin, le ministre de la Santé a conclu en remerciant le Fonds mondial de lutte contre le VIH / SIDA, la tuberculose et le paludisme. (Sources : ONU ; Página Oficial del Gobierno de la República de Guinea Ecuatorial)

(1) Le fait de citer un chiffre de 2004 a de quoi étonner, tant la situation a évolué en Afrique depuis 7 ans... Selon la carte établie par l'ONU, en 2009 et le site web d'Onusida, le taux de prévalence du SIDA en Guinée équatoriale serait plutôt de 5% (Rapport Onusida 2010).


          12.06.2011 - "Biens mal acquis" : Le Parquet de Paris refuse un complément d'enquête

Dans un article du quotidien "Le Monde", paru jeudi 9 juin 2011, le journaliste Philippe Bernard affirme que « les menaces liées à l'instruction judiciaire en cours sur leurs éventuels "biens mal acquis" en France n'ont pas tempéré le goût du luxe » de certains dirigeants africains « visés par la plainte déposée à Paris en 2008 par l'organisation Transparence International France (TIF) pour "recel de détournement de fonds publics"... » 

A propos de la Guinée équatoriale, Philippe Bernard écrit : «  Le constat policier le plus stupéfiant concerne Teodoro Nguema Obiang (Mangue), 41 ans, fils et quasi homonyme de Teodoro Obiang Nguema (Mbasogo), 69 ans, qui règne d'une main de fer depuis 1979 sur la Guinée équatoriale et se trouve être le président en exercice de l'Union africaine (UA). Les enquêteurs des douanes ont établi qu'en novembre 2009 "26 voitures de luxe et 6 motos (…) d'occasion d'une valeur de près de 12 millions de dollars ont été acheminées à l'aéroport de Vatry [Marne] en provenance des Etats-Unis [par Teodoro Nguema Obiang] pour réexportation vers la Guinée équatoriale".

Le lot comprenait "7 Ferrari, 4 Mercedes-Benz, 5 Bentley, 4 Rolls-Royce, 2 Bugatti, 1 Aston Martin, 1 Porsche, 1 Lamborghini et 1 Maserati". Au total, les douaniers ont repéré "28 exportations de marchandises depuis 2008 via l'aéroport de Vatry". M. Obiang est "déjà défavorablement connu des services douaniers, notent-ils, pour une importation sans déclaration de véhicules en provenance de Suisse". En 2010, son parc automobile s'est enrichi d'une nouvelle Ferrari et d'une Bugatti dont "le prix d'achat est estimé entre 1,5 et 2 millions d'euros", ajoutent, de leur côté, les policiers.

Les goûts de M. Obiang junior ne se cantonnent pas aux voitures de luxe. Un signalement Tracfin, la cellule gouvernementale antiblanchiment, en date du 7 mars 2011, rapporte que le fils du dictateur de Malabo "s'est porté acquéreur de 109 lots pour un montant total de 18 347 952,30 euros [lors de] la vente de la collection Yves Saint Laurent et Pierre Bergé [actionnaire du Monde]" organisée en février 2009 par Christie's France. L'interminable inventaire des objets d'art anciens acquis laisse pantois : depuis le "taureau en vermeil" du XVIIe siècle à 298 604 euros jusqu'à la "coupe en noix de coco" à 112 724 euros, en passant par la "figure d'Hermaphrodite en bronze" à 744 716 euros. "Fait atypique", souligne la note de Tracfin, "c'est la société Somagui Forestal, société d'exploitation forestière sous le contrôle de Teodoro Obiang [par ailleurs ministre de l'agriculture et des forêts de son père], qui est à l'origine des virements ayant servi au règlement" des 109 lots d'objets d'art. D'autres documents révèlent que la Barclays Bank a, en France, géré ces transactions.



Les enquêteurs de Tracfin concluent logiquement : "Compte tenu des fonctions occupées par l'intéressé en Guinée équatoriale et de la particularité consistant à faire payer ses achats d'œuvres d'art par la société Somagui [dont il est le directeur], la présence de “biens mal acquis” pourrait être suspectée." La profusion d'œuvres d'art acquise par M. Obiang s'éclaire lorsqu'on découvre qu'il possède pas moins de six domiciles, dont l'un à Malibu (Californie), un autre à Ville-d'Avray (Yvelines) et un autre avenue Foch (Paris 16e). Selon un témoignage cité par Sherpa, un groupe de juristes en pointe dans le dossier, cette dernière demeure s'étendrait sur quatre niveaux et comprendrait plusieurs dizaines de pièces dont "une salle à manger en corail et une turquerie en panneaux Lalique". La police attribue à la famille Obiang trois sociétés administrant ces biens dont seraient propriétaires quatre autres sociétés domiciliées en Suisse. »


A propos de l'enquête dans l'affaire dite des "biens mal acquis", le journaliste français ajoute : « Après avoir complété l'inventaire dressé dès 2007 des biens possédés en France par les trois familles visées, les juges d'instruction devraient chercher à connaître auprès des notaires et des banques l'origine, éventuellement frauduleuse, des fonds ayant permis de les acquérir... Mais les magistrats avaient besoin du feu vert du parquet pour étendre leurs investigations aux biens acquis postérieurement au dépôt de la plainte de 2008 dont ils sont aujourd'hui saisis. Le 13 avril, les juges Le Loire et Grouman ont donc sollicité un réquisitoire supplétif visant les faits nouveaux comme la Bentley d'Ali Bongo ou les objets d'arts de Teodoro Obiang. En toute logique, cette démarche n'aurait pas dû soulever d'objection du parquet, puisque ce dernier avait lui-même transmis aux juges d'instruction les notes policières et douanières compromettantes...
Pourtant, Michel Maes, vice-procureur de la République à Paris, qui dépend hiérarchiquement du ministère de la justice, a signifié par écrit dès le lendemain son refus de délivrer un réquisitoire supplétif. "Si l'on doutait que le parquet est le bras armé du pouvoir politique, ce refus en est le reflet absolu", tonne Me William Bourdon, avocat de TIF et président de Sherpa. Il rappelle que la France a ratifié la Convention des Nations-Unies contre la corruption de 2003, qui fait de la restitution des avoirs frauduleux un principe fondamental du droit international. Il indique qu'il a déposé une nouvelle plainte visant les faits récemment établis. »

En fait, selon une source judiciaire, on indique que le Parquet enquêterait sur ces mêmes faits dans le cadre d'une enquête préliminaire confiée à l'Office central de la répression de la grande délinquance financière (OCRGDF) à la suite d'une plainte simple déposéEn fait, selon une source judiciaire, on indique que le Parquet enquêterait sur ces mêmes faits dans le cadre d'une enquête préliminaire confiée à l'Office central de la répression de la grande délinquance financière (OCRGDF) à la suite d'une plainte simple déposée par Transparency, début mai 2011.



Hier samedi, un autre journal français, "L'Union", titrait : « Le fils d'un chef d'Etat africain suspecté de malversation / Rolls et Ferrari s'envolaient de Vatry ». Dans ce nouvel article, le journaliste Eric Lainé évoque plus précisément  : « Les véhicules, importés des Etats-Unis » par Teodoro Obiang Nguema Mangue, « le fils et dauphin du président de la Guinée Équatoriale  », et qui « ont séjourné à l'aéroport de Vatry avant de repartir par avion en Afrique, de fin 2009 à début 2010. »

« Début 2010, écrit-il, le monde entier a les yeux rivés sur les chaînes de télé qui diffusent en boucle les images insoutenables du drame haïtien. Le 11 janvier, un séisme de magnitude 7 a ravagé Port-au-Prince et ses environs, provoquant la mort de plusieurs centaines de milliers de morts. Des appareils décollent des quatre coins du pays. Il est 15 heures ce 15 janvier et, à l'aéroport de Vatry, c'est aussi l'effervescence. Des dizaines de personnes s'affairent autour d'un avion-cargo à destination de ce pays que le tremblement de terre vient de précipiter un peu plus dans la misère.



Le froid et le brouillard enveloppent un vaste hangar presque désert. Là, un représentant de la Croix Rouge présente aux journalistes la toile de tente et les outils d'un des kits à 750 euros en partance pour Port-au-Prince. En arrière-plan, au fond à droite du bâtiment, trône une autre cargaison. Elle aussi est en partance pour un de ces pays où les affamés courent les rues. La Guinée Équatoriale où la population vit en dessous du seuil de pauvreté.
Mais là-bas, point de catastrophe naturelle ni d'aide à l'horizon. Ironie du sort, la cargaison - qui prend discrètement la poussière sous le hangar de Vatry - n'est pas destinée aux plus miséreux. Elle se compose de plusieurs luxueuses berlines, comme en témoigne la photo agrandie du kit de démonstration pour Haïti, prise ce jour-là par l'union/L'Ardennais (notre document). Il y a là une Rolls-Royce, une Mercedes et d'autres marques prestigieuses.
Cette collection provient, selon les enquêteurs des Douanes, d'un lot de « 26 voitures de luxe et six motos (..) d'occasion d'une valeur de près de 12 millions de dollars acheminées à l'aéroport de Vatry (Marne) en provenance des États-Unis (par Teodoro Nguema Obiang Mangue) pour réexportation vers la Guinée Équatoriale », comme l'a révélé jeudi le site du Monde.fr.


Qui est ce richissime Teodoro Nguema Obiang ? Il n'est autre que le ministre des Forêts et de l'Agriculture du pays, fils du président en exercice et dauphin, candidat à la succession de papa...
Comment le fiston s'est offert ce lot de voiture - acheminé depuis les États-Unis où il dispose d'un pied à terre à 23 millions d'euros en Californie ? C'est ce que cherchent à déterminer deux juges parisiens et les policiers de l'Office central pour la répression de la grande délinquance financière (OCRGDF) en charge d'une enquête pour « recel de détournement de fonds publics ». Comme le confirme Gilles Darriau, directeur général de l'aéroport Vatry, « qui les a vus », le lot de véhicules de luxe est bien arrivé en novembre 2010. « Elles sont parties des États-Unis pour arriver à Charles-de-Gaulle puis elles ont été acheminées en camion jusqu'à Vatry. »
Il y a là « sept Ferrari, quatre Mercedes-Benz, cinq Bentley, quatre Rolls-Royce, deux Bugatti, une Aston Martin, une Porsche, une Lamborghini et une Maserati ». Depuis 2008, ce sont même 28 véhicules qui ont transité par Vatry, précise encore Le Monde, car  Vatry dispose de vols directs pour la Guinée Équatoriale. (Sources : Le Monde ; L'Union ; Le Point)


         11.06.2011 - La Guinée équatoriale sera-t-elle le 9e membre de la CPLP ?

Suite à la mission qu'a dirigée en Guinée équatoriale, en mai dernier, le diplomate cap-verdien Luís de Matos Monteiro da Fonseca, un rapport a été rédigé qui doit maintenant être examiné à la 16e réunion du Conseil des Ministres de la CPLP. Si l'avis des ministres est favorable, ce rapport sera soumis à la IXe Conférence des Chefs d'Etat et de gouvernement de la CPLP, qui se tiendra en 2012 au Mozambique. C'est alors que la CPLP devra décider si elle accepte oui ou non comme 9e membre de plein droit la Guinée équatoriale, un Etat qui y siège avec le statut d'observateur depuis juillet 2006.

Pour comprendre les enjeux de cette demande d'adhésion, les chercheuses portugaises Sara Moreira et Ana Lúcia Sá font leur "revue de presse" numérique :

« Au mois de juin, lors de la 16e conférence du Conseil des ministres des pays membres de la Communauté des Pays de Langue Portugaise (CPLP) qui aura lieu en Angola, la candidature de la Guinée équatoriale à cette communauté sera examinée. Un rapport établi par une mission de la CPLP qui s'est rendue à Malabo, la capitale, les 4 et 5 mai, constituera la base de cet examen du processus d'admission du pays dirigé par le président Teodoro Obiang depuis 1979.

« L'unique espace vraiment humain est celui de la langue. Laissons-le en dehors de l'oppression des intérêts, communiquons la langue aux hommes et aux peuples. » Ce commentaire est de Joana Ruas sur le blog "O que fica do que passa" (Ce qui reste du passé), dans un article intitulé : “CPLP, Guinée équatoriale & cie ; le pétrole ou l'amour platonique ?”

Justino Pinto de Andrade du blog "Angola Resistente" (L’Angola qui résiste) raconte comment “les Portugais ont été les premiers navigateurs européens à arriver, en 1471, sur le territoire de ce qui constitue aujourd'hui la Guinée équatoriale” :
« Ils ont d'abord trouvé l'ile de Bioko, qu'ils ont appelé plus tard Ilha Formosa, et aussi Fernando Pó. (…). D'un point de vue historique, il y a eu, donc, des contacts entre la Guinée équatoriale et la langue ainsi que la culture portugaises. Il se pourrait qu'il y ait encore des restes bien minces de ces contacts qui puissent justifier une certaine nostalgie pour la langue et la culture disparues. Mais après, l'espagnol a été imposé. Le choix du français lui-même comme langue officielle est du, avant tout, aux contacts frontaliers que la Guinée équatoriale maintient avec le Gabon et le Cameroun - des pays francophones - et la présence de Français dans un passé lointain sur le territoire pour le trafic d'esclaves. »

Le journaliste brésilien Michell Niero, du blog O Patifundio, ajoute que la « Guinée équatoriale, un pays hispanophone, "parle" portugais depuis 2008 par décret » : « Quand elle est devenue membre observateur à cause d'une très petite portion de la population qui parle le fá et l'ambô, un créole ayant un lexique basé sur le portugais. »

Si ce n'est pas un apport linguistique, qu'apporte donc la Guinée équatoriale à la communauté des pays parlant le portugais ?

Selon le blog "Debates e Devaneios" (Débats et diurnes) du Mozambique : « L'entrée de la Guinée équatoriale comme membre de plein droit de la Communauté de langue portugaise (CPLP) est simplement une affaire de pétrole, d'autres justifications comme la langue, la démocratie et les droits humains ne sont que des farces. (…) La Guinée équatoriale est-elle une dictature ? C'est sûr, monsieur. Mais est-ce un problème, comme elle a du pétrole, ce qui vaut beaucoup plus que les droits humains ? »

Cette idée est soutenue par Henrique Sousa, du blog "O que fica do que passa", pour qui l'admission de la Guinée équatoriale n'aurait « aucun sens » considérant le fait qu'elle « n'est pas un pays de langue portugaise », mais plutôt une "pétro-dictature". Il est d'accord avec l'écrivain et politicien Manuel Alegre qui a utilisé les mêmes mots.

Le blog "El Bonsai de la Información" (Le Bonsai de l'information ) [en espagnol] en 2008, a ignoré les “arguments historiques et linguistiques” qui ont poussé les “trois grandes puissances” de la CPLP - Portugal, Angola et Brésil - et a dépeint la facilité avec laquelle les intérêts pétroliers ont prévalu sur les droits humains :
« Avec l'aide appréciable de la Libye et l'autorisation du guide Mouammar Kadhafi, un allié historique du Président Obiang Nguema, au début de cette année, une délégation portugaise s'est rendue à Malabo, la capitale de la Guinée équatoriale. L'Angola a célébré les premiers accords il y a cinq ans et le Brésil a commencé à explorer un bloc off-shore prometteur. »

La CPLP est rigide sur les principes de “la Primauté de la paix, de la Démocratie, de l'Etat de droit, des Droits humains et de la Justice sociale” (Article 5), un article mis en relief sur une page particulière sur le site web de la CPLP et dont dépend une éventuelle admission de la Guinée équatoriale au sein de la communauté.

Déjà en 2010, la possibilité que la Guinée équatoriale devienne le neuvième membre de la CPLP - les autres étant le Portugal, le Brésil, l'Angola, le Mozambique, le Cap Vert, la Guinée-Bissau, São Tomé et Principe et le Timor - avait conduit à la mobilisation des citoyens, de la société civile et des associations de militants des pays de langue portugaise contre son admission. Les raisons de cette mobilisation étaient le non respect des principes de base de l'organisation, alors que les violations des droits humains [en anglais] dans ce pays sont flagrantes.

La pétition “Guiné Equatorial na CPLP não !” (Non à la Guinée équatoriale dans la CPLP), publiée en 2010 a été récemment renommée "Blog 19" : la section portugaise d'Amnesty International y demande la prise en compte des conditions face aux violation flagrantes des droits d'expression et à la répression prouvée de la société civile dans le pays.
L'absence de liberté d'expression, les violations des droits humains ou le non respect de l'état de droit ont fait objet, cette année, de rapports par Freedom House et Amnesty International.

Celestino Bacale, de Convergencia Para a Democracia Social (Convergence pour une démocratie sociale), le seul parti d'opposition ayant une représentation au parlement, confirme que le régime continue à violer les droits humains, membre ou pas de la CPLP. Dans un communiqué de presse, le mouvement pour l'autodétermination de l'ile de Bioko soutient que le Président Teodoro Obiang espère “utiliser malhonnêtement cette auguste institution comme un outil personnel pour asphyxier les échos de sa barbarie et des violations des droits humains dans les prisons dans son pays. Et le mouvement de prévenir : « L’admission de la Guinée équatoriale au sein de la CPLP serait un encouragement à son dictateur à continuer à perpétrer des abus contre son peuple. »

La décision sur cette admission devrait être prise au cours de la neuvième conférence des chefs d’état et de gouvernement de la CPLP, qui aura lieu au Mozambique en 2012. Justino Pinto de Andrade du blog "Angola Resistente", pense que « le problème de l’entrée de la Guinée équatoriale pourrait servir de motif pour repenser les objectifs réels de la CPLP » : « Quel type d’organisation la communauté ambitionne-t-elle d’être : devrait-elle n’être qu’un modèle d’intégration quelconque ? (…) La CPLP devrait-elle revêtir une forme de lieu de concertation politique et diplomatique, pour faciliter la prise de positions communes sur la scène internationale ? Devrait-elle être un moyen pour la promotion de la langue portugaise et ses cultures ? Serait-ce un mécanisme de protection pour les citoyens de certains des pays membres…. ? Serait-ce un moyen pour faire des affaires ? » (Source : France Actu - Article de Sara Moreira et Ana Lúcia Sá - Traduit par Abdoulaye Bah)
 

         11.06.2011 - Guinée Equatoriale : Inauguration du quartier de Sipopo

Le 4 juin dernier, à l'occasion des festivités d'anniversaire du président de la Guinée équatoriale, un total de 11 nouvelles infrastructures ont été inaugurées dans l'île de Bioko : le nouveau terminal des passagers et d'autres secteurs de l'aéroport international de Malabo ; un nouvel hôtel Ibis et un nouveau Centre de Documentation à Malabo II ; un établissement de la police, une Salle de Conférences et des canalisations d'eau potable à Baney ; l'adduction d'eau potable à Riaba, la route Riaba-Moca et le nouveau palais présidentiel de Luba.

Point d'orgue de cette série d'inaugurations officielles : Le 5 juin, le Chef de l'Etat a coupé le cordon de Sipopo, le nouveau quartier spécialement construit à la périphérie de la capitale pour accueillir le prochain Sommet de l'Union africaine, en juillet prochain. 
Durant deux ans, pas moins de 10 entreprises étrangères ont sorti de terre sur 3 km2 : un hôpital, deux salles de Conférence, une promenade de bord de mer (paseo maritimo),  l'autoroute Ela Nguema -Sipopo (plus de 86 millions d'euros), 52 luxueuses villas présidentielles (plus de 100 millions d'euros), l'électrification, le réseau de fibre optique, un héliport,  et un hôtel  de 7 étages avec 190 chambres dont la conception et la construction ont été confiées à Bouyghes, pour un coût total estimé à 40 milliards de francs Cfa. 

L'ensemble du site qui bénéficie d'une vue exceptionnelle sur le Mont Cameroun représente un énorme investissement du Gouvernement de la Guinée équatoriale qui y a consacré plus de 580 millions d'euros. 

La cérémonie officielle s'est terminée au luxueux hôtel Sofitel de Sipopo (possédant un spa, un terrain de golf et une plage privée de 1 km de long) en présence de Jesús Ngomo Nvono, conseiller présidentiel au ministère de la Sécurité nationale qui a été nommé maire d'honneur de Sipopo par un décret présidentiel daté du 2 juin dernier, mais aussi María Coloma Edjang Bengono, maire de Malabo, et Demetrio Elo Ndong Nsefumu, 3e Vice Premier Ministre et Ministre des Travaux publics.  (Sources : PDGE ; Página Oficial del Gobierno de la República de Guinea Ecuatorial)

(1) Le ministère équato-guinéen de l'Information avait d'abord annoncé le montant exorbitant de 580 milliards d'euros !

          10.06.2011 - Football : Match amical Guinée Equatoriale-Issy (0-0)

Un soir de printemps en banlieue parisienne, une visite inattendue, celle de la Guinée Equatoriale, pays coorganisateur de la Coupe d'Afrique des Nations 2012...
La «Foudre», c'est le surnom de l'équipe nationale de Guinée Equatoriale, dont le pays co-organisera avec le Gabon la prochaine phase finale de la Coupe d'Afrique des Nations (21 janvier-12 février 2012). 

Mardi soir, le Nzalang Nacional, entraîné depuis le début de l'année par Henri Michel, était donc de passage, incognito ou presque, en région parisienne pour y donner la réplique, le temps d'une opposition non officielle, au FC Issy (0-0). 

Au sortir d'un rassemblement en Espagne, les Equato-Guinéens ont affronté la semaine passée la sélection de Bretagne à Saint-Nazaire (1-0) après avoir dominé le RSC Montreuil (4-1). Autant d'oppositions destinées à offrir du temps de jeu à des éléments à l'expérience internationale limitée, mais susceptibles d'intégrer la liste finale des 23 en décembre.

Accompagné de ses fidèles adjoints Samir et Florent Motta, lunettes de soleil sur le bout du nez, Henri Michel savoure la fraîcheur ambiante. Mais surtout, il observe. 

Contre un FC Issy agressif, il décide d'aligner une équipe bis, au sein de laquelle se feront remarquer deux cadres, Balboa, le capitaine, un ancien du Real Madrid passé à Benfica, et surtout l'infatigable milieu de terrain Ivan Zarandona (Jaen, Segunda B). En seconde période, il fait entrer Thierry Fidjeu, un Camerounais naturalisé de fraîche date qui évolue à Konyaspor (D1 turque) après des passages remarqués à Malte, en Autriche et en Israël, et qui est l'auteur de trois buts lors de ses trois dernières sorties. 

De maladresses dans le dernier geste en contre-attaques isséennes stoppées in extremis, le Nzalang terminera finalement sur un match nul sans grand relief. Pour les nombreux curieux présents, le Nzalang n'a, a priori, guère fait impression, se montrant parfois naïf sur le plan défensif ou peu agressif quand le jeu le commandait pourtant.

« Henri Michel nous rassure »

A huit mois de l'évènement, Henri Michel le sait, il a encore le temps de « tâtonner ». Il dispose déjà, c'est une certitude, de sa colonne vertébrale : Danilo, le gardien brésilien naturalisé, Lawrence Doe, le défenseur central né libérien associé à Ronan, un autre Brésilien ; Balboa et Ivan au milieu et certainement Fidjeu aux avant-postes. Depuis son arrivée à Malabo, Henri Michel n'a pas encore connu la défaite. 

« Ça fait six mois que nous travaillons avec lui. Je crois qu'on a gagné sur le plan de la confiance, tant mieux d'ailleurs. C'est une chance de l'avoir avec nous, on se sent plus sereins avec quelqu'un d'aussi expérimenté. On sent déjà du progrès au sein de l'équipe. », affirme d'ailleurs Fidjeu.

Seule certitude, le match amical contre le Gabon voisin de Gernot Rohr, l'autre coorganisateur, n'est pas vraiment dans les tuyaux alors que les deux techniciens n'auraient pas détesté s'affronter. Mais il se murmure que les responsables politiques - qui se livrent à une course d'endurance sur le plan de l'organisation - ne verraient pas d'un bon oeil un match entre ces deux sélections, le Gabon comptant notoirement plusieurs longueurs d'avance sur le plan sportif. 

Les Panthères se sont pourtant inclinées hier à Moanda, pour leur premier match à domicile depuis un an, contre les Scorpions de Gambie (0-1). Un adversaire que la Guinée Equatoriale a battu, elle... (Source : France Football - Franck Simon)

          10.06.2011 - Le président de la Guinée équatoriale en visite privée au Maroc

Le président de la Guinée équatoriale, Teodoro Obiang Nguema Mbasogo, est arrivé hier à Rabat, capitale du Royaume du Maroc pour une visite privée de trois jours, selon des sources officielles.

A sa descente d'avion à l'aéroport de Rabat-Salé, le président équato-guinéen a été accueilli par le Premier ministre, Abbas El Fassi, et divers responsables marocains. 

Après avoir passé en revue un détachement des Forces Royales Air qui rendait les honneurs, Teodoro Obiang Nguema a été salué par le wali de la région de Rabat-Salé-Zemmour-Zaër, M. Hassan Amrani, le gouverneur de Salé, M. Alami Zbadi, le président du Conseil de la ville de Salé, M. Noureddine Lazrak, par d'autres personnalités civiles et militaires ainsi que par l'ambassadeur de son pays au Maroc.

Les sources officielles ne précisent pas la nature ou le programme de cette visite privée du Chef d'Etat équato-guinéen, qui était déjà venu au Maroc dans des conditions similaires en juin de l'année dernière.

Le président Obiang effectue de fréquentes visites privées au Maroc, un pays qui entretient avec la Guinée équatoriale des liens étroits de coopération économique et dans le domaine de la sécurité.
Selon l'opposition, Teodoro Obiang Nguema, 69 ans, se rendrait régulièrement au Maroc pour y subir des examens et des traitements médicaux.
 (Sources : EFE, Le Matin)

         09.06.2011 - Signature d'accords entre la Russie et la Guinée équatoriale

Hier mercredi, Le président de la Guinée équatoriale, Teodoro Obiang Nguema Mbasogo, s'est entretenu avec le directeur général de la société russe Gazpromneft, Alexander Diukov, dans le cadre de sa visite officielle en Russie.
Le président Obiang, qui exerce la présidence de l'Union africaine, a également visité une raffinerie pétrolière, située dans la ville de Kapotnia, à la périphérie de la capitale.

Selon des sources officielles à Moscou, Le président russe Dmitri Medvedev a reçu lundi au Kremlin, son homologue équato-guinéen. Ils ont alors examiné l’actualité régionale et internationale, notamment la situation en Afrique du nord et au Moyen-Orient, et auraient aussi discuté de questions bilatérales, notamment les échanges commerciaux, la coopération économique, énergétique, scientifique et technique.
Peu après leurs échanges, les deux Chef d'Etat ont assisté à la signature d’un accord sur les activités conjointes entre la société russe Gazprom Neft Equatorial B.V. et la Guinea Ecuatorial de Petroleos sur les blocs offshore U et T dans les eaux équato-guinéennes.

Un accord intergouvernemental a été également signé pour la protection mutuelle et l’encouragement de l’investissement dans la coopération technico-militaire entre les deux pays, en présence du ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov et du vice-ministre équato-guinéen de la Défense, Vicente Eya Olomo.

S’exprimant lors d’une interview accordée à une télévision russe peu après la cérémonie officielle du Kremlin, le Président Obiang Nguéma a déclaré : « la Russie a toujours été l’un de mes partenaires les plus sûrs dans le domaine de la défense, de la sécurité et du commerce. Ces derniers temps, des sociétés russes sont venues aider la Guinée équatoriale exploiter les gisements offshore de pétrole et de gaz naturel. En général, je crois que cette coopération est partie pour durer et apporter beaucoup de fruits, au bonheur des deux parties. »

Aujourd'hui, dernier jour de ce voyage officiel, le président Obiang Nguema doit encore rencontrer Alexandre Torchine, le vice-président du Conseil de la Fédération de Russie (Sénat) et Nadezhda Guerasimov, le vice-président de la Douma (chambre basse du parlement russe). (Sources : Afrique Avenir ; Asodegue ; Página Oficial del Gobierno de la República de Guinea Ecuatorial)


          09.06.2011 -Vatican : Benoît XVI reçoit le nouvel ambassadeur de la Guinée équatoriale

Hier mercredi, le pape Benoît XVI a appelé à une « coexistence pacifique et harmonieuse » en Guinée équatoriale ainsi qu'à la sauvegarde de l'environnement et une « répartition équitable des richesses » , « conditions nécessaires au véritable progrès social. »

Le Saint-Père a fait ces déclarations dans un discours prononcé en présence du nouvel ambassadeur de Guinée auprès du Saint-Siège, Narciso Ntugu Abeso Oyana, 54 ans, qui a présenté aujourd'hui ses lettres de créance, après avoir été ambassadeur de son pays en France (2000-2002), en Chine (2002-2010), puis en Espagne (2010-2011).
 
Le Pape a souligné la « liens étroits » que le Saint-Siège entretient avec la Guinée équatoriale et a déclaré que l'Eglise serait toujours auprès des Guinéens à l'heure de parfaire la société. Il a également invité à « développer un réel progrès social, qui atteigne tout le monde, mais surtout les plus pauvres. »
Benoît XVI a exprimé sa confiance envers les autorités du pays qui « sauront comment écouter et comprendre les véritables aspirations de leurs concitoyens. » Il a en outre « encouragé » tout le monde à remédier aux carences sociales, économiques et culturels existantes.

Narciso Ntugu Abeso Oyana est un diplomate équato-guinéen qui a été formé en Espagne et en France, à l'Institut international d'Administration publique (IIAP) de Paris. Il a débuté sa carrière diplomatique comme secrétaire d'ambassade dès les années 1980 au Nigéria, en Ethiopie et aux Etats-Unis, puis a exercé la fonction d'ambassadeur pour la première fois en 2000 en représentant la Guinée équatoriale en France. (Source : El Mundo)


          09.06.2011 -Guinée équatoriale : Libération de prisonniers politiques

A l'occasion de son anniversaire, le président de la Guinée équatoriale, Teodoro Obiang Nguema, 69 ans, a grâcié 22 prisonniers politiques reconnus coupables de divers crimes d'atteinte à la sûreté de l'Etat et de complot, selon le site gouvernemental et « à la condition qu'ils ne commettent pas à nouveau des actes criminels. »
 
Parmi les personnes graciées, se trouve « un groupe de prisonniers condamnés par un tribunal militaire pour rébellion en 2004 et 2005 et cinq autres qui ont été condamnés en 2008 pour détention d'armes à feu et de munitions », selon le ministère équato-guinéen de l'Information.

Le décret d'amistie, signé le 4 juin,  prévient que « les bénéficiaires de cette grâce devront se montrer capables de se réinsérer » dans la société équato-guinéenne en adoptant des « comportements compatibles avec la coexistence pacifique et la stabilité politique » du pays.

Par conséquent, ce pardon est accordé « sous condition qu'ils ne s'engagent pas à nouveau dans des activités criminelles, sans quoi ils seront automatiquement réincarcérés afin de purger le reste de leur peine, indépendamment d'autres nouvelles peines qu'ils pourraient encourir...», est-il précisé.

Dans un communiqué publié aujourd'hui, la direction de Convergence pour la Démocratie sociale (CPDS)- le parti du député d'opposition Placido Mico - a indiqué que, malgré cette mesure, il existerait encore dans le pays une centaine de prisonniers politiques.

Parmi eux, la CPDS souligne les cas de Christophe Ngomo, un « prisonnier personnel » de María Luisa Mbasogo, la soeur du président Obiang, et qui est à Black Beach la prison de Malabo ; de Florentino Manguirre Eneme, un « prisonnier personnel de Teodoro Obiang Nguema , fils du président Obiang  » - également ministre de l'Agriculture et des Forêts - détenu à Bata, capitale de la partie continentale ; et d'Ona Bivini, « prisonnier personnel  de Constancia Mangue, l'épouse du président », lui aussi détenu à la prison de Bata .

Parmi les prisonniers cités par la CPDS, beaucoup ont été arrêtés et incarcérés en octobre 2010, après la fuite des ex-officiers Cipriano Nguema Mba et Felipe "Pancho" Esono Ntutumu, évadés de la prison d'Evinayong, dans la région continentale et réfugiés à l'étranger.
La CPDS a mentionné les noms de plus de 30 d'entre eux, emprisonnés dans la prison de Bata, et parmi lesquels Angustia Raquel Mangue Obiang, l'épouse de Felipe Esono Ntutumu, et María Auxiliadora Moyong, l'épouse d'un autre détenu, Tomás Mbomyo (reclus dans un "lieu secret") ainsi que leur fils de 14 ans, Tomás Mbomyo Moyong. (Sources : Europa Press ; Página Oficial del Gobierno de la República de Guinea Ecuatorial)

         
          07.06.2011 - Guinée équatoriale : Voyage officiel du président Obiang Nguema en Russie

Dans une allocution prononcée devant la presse à Moscou, le présidenten exercice de l'Union africaine (UA),  Teodoro Obiang Nguema Mbasogo, a affirmé  hier à Moscou que le conflit libyen « est une affaire interne qui nécessite  une solution pacifique », ajoutant que « l'intervention étrangère en Libye aura des répercussions négatives sur le développement dans la région africaine ».   
Le président Obiang Nguema a condamné la mort de civils en Libye, les bombardements  des villes et de maisons et d'infrastructures « sous couvert d'intervention pour  résoudre le conflit ».  Le chef de l'Etat équato-guinéen s'est dit « inquiet » des conséquences du conflit qui se déroule en Libye, appelant la Russie à apporter son aide pour  résoudre la question dans ce paLe président Obiang Nguema a condamné la mort de civils en Libye, les bombardements  des villes et de maisons et d'infrastructures « sous couvert d'intervention pour  résoudre le conflit ».  Le chef de l'Etat équato-guinéen s'est dit « inquiet » des conséquences du conflit qui se déroule en Libye, appelant la Russie à apporter son aide pour  résoudre la question dans ce pays.

De son côté, un responsable chargé des questions africaines au ministère  russe des Affaires étrangères, M. Sergeï Kricov, a souligné que « les efforts africains sont indispensables au règlement du conflit en Libye… La Russie est prête à apporter sa contribution consistant à préparer les forces de maintien de la paix de l'UA pour qu'elles puissent résoudre les  conflits internes du continent noir », a-t-il ajouté.

Lundi, le président en exercice de l'UA a eu des entretiens avec le  président russe Dmitri Medvedev, consacrés aux questions régionales et internationales,  dont la situation en Libye, en Syrie et au Yémen. La visite de M. Obiang Nguema à Moscou est la première du genre depuis l'établissement des relations diplomatiques entre la Russie et la Guinée équatoriale en 1968. 
(Sources : UA ; El Moudjahid)

          
04.06.2011 -L'Union populaire dénonce l'arrestation de plus de 100 jeunes à Bata

Le parti d'opposition, dirigé par Daniel Ayacaba Dario Martinez, a déclaré, dans un communiqué publié de Malabo, que ces arrestations démontrent une fois de plus que « le régime (d'Obiang) a mis le pays en état de siège avec une négation totale des libertés et des droits des citoyens... »

En conséquence, l'Union populaire (UP) exige du gouvernement la libération immédiate des détenus et condamne ce qu'il considère comme des signes de provocation du régime envers la population civile et quipourrait engendrer des réactions de violence que ce parti ne souhaite pas. »

Le communiqué ajoute que la raison de ces interpellations demeure inconnue et il affirme que « le commissariat de police de Bata est rempli de jeunes injustement détenus par le régime. » Il demande donc aux ambassades des Etats-Unis, d'Espagne et de France ainsi qu'aux organisations internationales basées à Malabo, de demander des explications au régime de Malabo au sujet de ces arrestations.

Pour sa part, Miguel Oyono Ndong Mifumu, porte-parole adjoint du Parti démocratique de Guinée équatoriale (PDGE), s'est exprimé hier par téléphone depuis Malabo et il a qualifié de « sombres machinations » les allégations de l'UP, affirmant que cela fait partie de « la campagne par laquelle ils ont prévu de semer la confusion et de perturber la très bonne organisation... du sommet de l'Union africaine (UA) » qui doit avoir lieu à Malabo, du 30 juillet au 1er août 2011.
« L'Union populaire devrait plutôt se préoccuper, a ajouté Miguel Oyono, de résoudre ses conflits internes, que d'entreprendre des campagnes médiatiques dans le seul but de se faire remarquer. »
(Source : EFE)

          03.06.2011 - Une Equato-guinéenne met son bébé au monde en plein ciel

Une passagère d'un vol Iberia reliant Malabo à Madrid, Priscilla Obiang, a accouché ce matin d'un petit garçon.
« La naissance s'est produite en plein vol, à 03H30 heure espagnole, un peu plus de deux heures après le décollage de l'avion depuis la capitale de Guinée équatoriale », a précisé Iberia.

A bord de l'avion, un Airbus A319, se trouvaient une sage-femme, un pédiatre argentin et un médecin de famille. Ils ont aidé la femme pendant l'accouchement, qui a été «très rapide» selon la compagnie, permettant la naissance d'une petit garçon de 3 kilos, prénommé Antonino. Le vol n'a pas eu besoin d'être dévié de son parcours et la maman et l'enfant ont été hospitalisées à Madrid à leur arrivée.

« C'est vrai qu'elle a eu beaucoup de chance» d'avoir tant de personnel médical à ses côtés, a souligné une porte-parole d'Iberia, expliquant que la compagnie espagnole « recommande » aux femmes enceintes de ne pas voyager en avion mais « ne peut interdire à quelqu'un de voler ».

Certaines compagnies aériennes sont plus strictes en la matière et ne laissent pas les femmes enceintes de 7 mois ou plus monter à bord, à moins parfois de présenter un certificat médical. « Il s'agissait de circonstances particulières, la mère, qui vit depuis 15 ans à Madrid, s'était rendue à Malabo, en dépit de ses 36 semaines de grossesse, pour assister aux funérailles de son père. », a indiqué la porte-parole. C'est le cinquième enfant qui naît à bord d'un vol d'Iberia.

Interrogée sur les bénéfices que peut retirer l'enfant d'une naissance aussi exceptionnelle, la porte-parole a répondu: « C'est une légende urbaine, nous ne donnons jamais de billets gratuits » aux bébés nés à bord, même si la compagnie réfléchit à offrir « un petit cadeau » à la maman et son fils. (Sources : AFP ; Le Parisien ; Clarin.com)


          03.06.2011 - Football : Le Nzalang victorieux à Saint-Nazaire


Hier soir, au stade Léo Lagrange de Saint-Nazaire, devant environ 300 spectateurs et supporters, la victoire a souri aux footballeurs du Nzalang nacional, la sélection équato-guinéenne entrainée par Henri Michel.

Face à eux, les jeunes joueurs de l'équipe de Bretagne, dirigée par Michel Audrain et Georges Eo, n'ont pourtant pas démérité, ils ont donné le meilleur d'eux-mêmes et ont porté hautes les couleurs de la Bretagne.

« L'équipe de Guinée Equatoriale bâtie avec des joueurs évoluant pour la plupart en D2 ou D3 espagnole est talentueuse, dit aujourd'hui le journal local, avec des individualités marquantes comme Ekedo, Iván, Agbo... »

Les hommes d'Henri Michel ont dominé la première période imposant un rythme assez élevé à la rencontre. Toutefois, il a fallu attendre la 28e minute pour voir la première occasion digne de ce nom avec un tir d'Iván Iyanga Travieso, dit "Randy" qui a rasé le poteau droit de Briant.

Bien qu'ayant la maîtrise du ballon, les Guinéens l'ont trop souvent perdu, ce qui sur le banc a eu le don d'énerver le "sorcier blanc".

Un excès d'individualisme a parfois pollué les initiatives équato-guinéennes, mais globalement, la sélection d'Henri Michel a affiché une supériorité qui s'est matérialisée peu avant la pause.

Il a suffi d'une offensive éclair pour que « la Foudre » débloque une rencontre sans grand relief. L'attaquant Thiery Fidjeu, idéalement servi dans la profondeur, n'a laissé aucune chance à Vincent 
Briant. 

Bien qu'ayant la maîtrise du ballon, les Guinéens l'ont trop souvent perdu, ce qui sur le banc a eu le don d'énerver le "sorcier blanc". 

Un excès d'individualisme a parfois pollué les initiatives équato-guinéennes, mais globalement, la sélection d'Henri Michel a affiché une supériorité qui s'est matérialisée peu avant la pause. 

Il a suffi d'une offensive éclair pour que « la Foudre » débloque une rencontre sans grand relief. L'attaquant Thiery Fidjeu, idéalement servi dans la profondeur, n'a laissé aucune chance à Vincent Briant, l'ancien portier nantais, en fin de contrat à Sedan, et le Nzalang a remporté son premier et seul point de la rencontre grâce à un tir de  Thiery Fidjeu à la 39e minute.

Malgré une contre-offensive des Bretons en 2e période, tous les tirs ont été arrêtés avec brio par le gardien équato-guinéen, tandis que le Nzalang, malgré quelques gestes techniques de qualité, commet des erreurs : Thiery Fidjeu qui échoue seul devant Caradec à la 58e minute, puis Juan José Muco Nsue qui, peu après, crochète trois adversaires avant de tirer sur le poteau...

Finalement, la rencontre arbitrée par Laurent Jaffrédo qui officie habituellement en L1 se termine sur une nouvelle victoire de la Guinée Equatoriale sur le score final de 1 à 0. Un match qui peut redonner confiance aux joueurs et au staff à moins de 8 mois de la CAN 2012...

Après la victoire, le capitaine de l'équipe, Javier Balboa Osa, a écrit sur sa page Facebook : « Nous avons remporté le match 1-0 ! L'équipe a très bien joué et très sérieusement ! Félicitations à tous mes potes! La Coupe d'Afrique sera difficile, mais nous sommes sur la bonne voie !!!!! Allez le Nzalang ! Fier de porter ce maillot !!!"... »

Les joueurs du Nzalang qui ont foulé la pelouse du stade de Saint-Nazaire sont :

Danilo, Colin, Doe, Rui, Sipo, Juanito, Konate, Ekedo, Randy, Balboa (capitaine) (remplacé à la mi-temps) et Fidjeu, puis (entrés en cours de match) :  Itondo, Chupe (65 'Anselmo), Kelvin, Zarandona, Juanjo et Luciano.
Sont restés sur le banc : Pensy, Ovono, Sapunga, Agbo, Ronan, Eric Batinga, Deivis et Peque.

Dans l'optique de la CAN, la Guinée Équatoriale cherche des matches amicaux. Plusieurs sélections se sont désistées (Togo, Haïti, Burkina Faso...). En stage à Aix-les-Bains et Albertville en juillet, Henri Michel devrait solliciter le FC Nantes, qui préparera sa saison à proximité, à Annecy. (Sources : saint-nazaire.infos.fr ; maville.com ; blog du Nzalang ; futboldeguinea.wordpress.com)


          03.06.2011 - Teodoro Obiang Nguema est à Brazzaville (Congo)


Les président François Bozizé (RCA), Fadrique de Menezes (Sao Tome et Principe) et Teodoro Obiang Nguema Mbasogo (Guinée Equatoriale) sont arrivés  hier jeudi en fin d’après-midi à Brazzaville, où s’ouvre aujourd'hui, vendredi, le Sommet des trois bassins forestiers mondiaux.
Selon des sources proches du protocole, les présidents Ali Bongo (Gabon), Joseph Kabila (RDC), le président du conseil régional de la Guyane (France), Rodolphe Alexandre, ainsi que les représentants des Chefs d’Etat du Cameroun et du Nigeria devraient les rejoindre ce matin.

A l’issue des travaux prévus sur une journée, on devrait assister à la signature d’un accord de coopération des bassins forestiers de l’Amazonie, du Congo et du Bornéo-Mékong, qui constituent 80% des forêts tropicales de la planète. Ces dernières abritent les deux tiers de la biodiversité terrestre et permettent la subsistance de plus d’un milliard de personnes.
Toutefois, d’autres sources estiment que le Sommet pourrait déboucher sur une simple déclaration commune sur les forêts tropicales, le climat et le développement durable, dans le cadre des négociations du futur accord.

L’objectif global du Sommet de Brazzaville est de permettre l’établissement d’une coopération Sud-Sud, d’une part, et Nord-Sud, d’autre part, en vue d’une gestion durable des écosystèmes forestiers des trois bassins pour une plus grande contribution à la régulation et à la stabilisation du climat planétaire, la lutte contre la pauvreté et le développement économique des pays concernés. (Source : APA)


          02.06.2011 - Le PDGE se prépare à célébrer avec faste le 69e anniversaire du président


Mardi dernier, 31 mai, le Secrétaire Général du PDGE, Lucas Nguema Esono Mbang, a présidé une réunion avec divers responsables du parti au pouvoir, afin de se préparer à célébrer avec faste l'anniversaire de la naissance du fondateur du PDGE, le président Teodoro Obiang Nguema Mbasogo, né le 5 juin 1942.

Dès demain, 3 juin, les festivités commenceront avec des activités culturelles, telles que la présentation du livre “1979-2009, 30 años de realidad” écrit par l'Equato-guinéen Inocencio Engon Obiang Nze, qui souligne « les efforts incessants déployés par le président depuis les événements du 4 août 1979 pour le bien de son peuple... »

Puis, sur l'esplanade du siège national du PDGE, se produiront sur le podium installé à cet effet divers artistes classiques, modernes et traditionnels. Et « afin de célébrer cet événement de grande importance pour le PDGE qui fête cette année le 69e anniversaire du Président Fondateur », le Secrétaire général a demandé aux militants et aux sympathisants de participer massivement à ces festivités.
(Source : PDGE)

          02.06.2011 - Match Guinée équatoriale-Bretagne : Le Nzalang reçu à Saint-Nazaire


Descendus mardi denier dans un hôtel de Saint-Nazaire (44), les joueurs de l'équipe nationale de football de Guinée équatoriale (Nzalang nacional), actuellement en France, s'apprêtent à rencontrer l'équipe de Bretagne, ce soir, à 20H00, au stade Léo Lagrange.

Hier mercredi, le Nzalang nacional et son entraineur, le Français Henri Michel, ont été reçus très officiellement à l'Hôtel de ville de Saint-Nazaire par M. Joël-Guy Batteux, maire de la ville, en présence de S.E. Federico Edjo Ovono, ambassadeur de la Guinée équatotriale en France.

Le maire a remis la médaille de la ville à celui qui joua pendant 16 ans sous les couleurs du FC Nantes (1966-1982) et qui demeure aujourd'hui l'un des entraîneurs nationaux les plus titrés avec un titre de champion olympique en 1984 et une troisième place en Coupe du monde 1986.

Puis, au cours d'une conférence de presse, les entraineurs des deux équipes ont présenté les joueurs sélectionnés et ont répondu aux questions des journalistes.



Pour l'occasion, trois joueurs équato-guinéens qui évoluent en Espagne ont rejoint en France la sélection nationale ; il s'agit de : Javier Angel Balboa (Albacete) et Ivan Iyanga Travieso, dit "Randy"
(Las Palmas), ainsi que Francisco Salvador Ela, dit "Chupe" (SD Noja),  qui avait participé au stage de Marbella et qui a rejoint l'équipe dès lundi.



Aux journalistes du journal régional "Ouest-France", Henri Michel a déclaré au sujet du contrat de 13 mois qui le lie avec le Nzalang Nacional jusqu'en février 2012 et à propos de la CAN que le pays organisera conjointement avec le Gabon : « C'est Un challenge, un défi à relever, un travail au long cours... On a fait un stage à Marbella (Espagne) afin de poursuivre la détection de joueurs à même de nous renforcer. » Les rares pros évoluent en Espagne, « mais en D2 ou D3 ». Mais Malabo y croit : « Les filles l'ont fait (elles ont été championnes et vice-championnes lors des deux dernières CAN), les garçons doivent le faire aussi, si j'écoute le président de la République ! »

Vous pouvez  écoutez sur ce site (ICI) l'interview que l'entraineur du Nzalang, Henri Michel, nous a accordée récemment lors que la rencontre Guinée équatoriale-Red Star Club de Montreuil. (Sources : yfrog.com ; Ouest-France)


          02.06.2011 - Explosion sur une plate-forme gazière dans le Golfe de Guinée


Dimanche dernier, 29 mai, une importante explosion s'est produite sur une plate-forme au large de Bioko.

A cette heure, aucune information officielle n'a été diffusée par les médias d'Etat équato-guinéens. 

Toutefois, selon des témoignages de travailleurs du pétrole, il semblerait que l'explosion se soit produite à cause d'une fuite de gaz , non détectée par les systèmes de sécurité, quand un groupe de travailleurs est venu faire une soudure sur cette plate-forme.

Cet accident exceptionnel aurait causé sept décès :  Six Philippins et un Equato-guinéen nommé Edjang, originaire du quartier d'Amilivia, à Malabo.

L'Union pour la démocratie et le développement social de la Guinée équatoriale (UDDS) cite le témoignage d'un employé qui a déclaré : « En fait, ici, il n'y a aucune sécurité. Les inspections des installations ne sont pas effectuées convenablement. Le système de sécurité actuel ne fonctionne plus correctement depuis plus d'un an. Nous demandons les contrôles appropriés, mais rien n'a été fait. Nous travaillons dans l'incertitude et nous avons peur parce que nous sommes exposés à de grands risques. » (Sources : Asodegue ; UDDS)


          01.06.2011 - Des ambassadeurs réclament la libération urgente de leurs compatriotes


En Guinée équatoriale, les ambassadeurs de pays membres de la CEMAC (Communauté économique et monétaire des Etats d’Afrique centrale) à Malabo, demandent la libération urgente de leurs compatriotes arrêtés lors d’une rafle qui s’est déroulée ces derniers jours dans le pays et qui touche également leurs ressortissants en situation régulière.

Le texte a été transmis hier mardi 31 mai au ministre équato-guinéen des Affaires étrangères, Pastor Micha Ondo Bilé. Les ambassadeurs du Cameroun, du Gabon, du Tchad et du Congo demandent la libération urgente de leurs compatriotes en situation régulière et ce « en respect des relations qui lient nos pays à la Guinée équatoriale », indique le texte qui précise également que « depuis ces derniers temps, une grande action de rafle s’est déclenchée sans distinction avec des arrestations d’expatriés ».

De son côté, le commissariat central de Malabo confirme que depuis le 26 mai, plusieurs étrangers ont été arrêtés à la suite de contrôles de police à l’approche du sommet de l’Union africaine, fin juin. Il est également précisé que certaines personnes sont détenues pour « falsification de documents ».

En deux mois, entre mai et décembre 2010, 800 Africains ont été expulsés de Guinée équatoriale et du Nigeria, selon des chiffres Groupe de recherches et d’actions sur les migrations en Afrique centrale (Grami-Ac).
Selon l’ONG « Monde Avenir » qui s’occupe régulièrement des refoulés de la Guinée équatoriale, les raisons de leur expulsion sont diverses et portent toutes sur l’irrégularité de leur situation : cartes de séjour expirées, cartes de résidence expirées, visas expirés. Mais certains des clandestins réfutent ces raisons brandies par les autorités équato-guinéennes, en soutenant qu’ils ont été victimes de rapatriements abusifs.
Des témoignages de migrants de nationalité malienne et camerounaise rapportés par l’organisation en février 2010 sont explicites : « Nos titres de séjours en cours de validité nous ont été retirés, nous avons été dépouillés de nos biens et emprisonnés pendant plusieurs jours avant de nous voir expulsés vers le Cameroun à bord des embarcations de fortune, sans un sou ».

Quelques années après l’arrivée des premiers foreurs pétroliers américains en Guinée équatoriale en 1992, des centaines de migrants, pour la plupart ouest-africains, sont arrivés dans le pays, beaucoup d’entre eux n’ayant ni visa, ni permis de travail. Aujourd’hui, selon les estimations des forces de police équato-guinéennes, un tiers de la population – soit plus de 300 000 personnes – est originaire de l’étranger. Entre temps, les immigrés continuent à affluer par centaines chaque mois - des ressortissants de toutes nationalités qui arrivent clandestinement par bateaux entiers, attirés par ce pays devenu troisième producteur de pétrole d’Afrique. (Source : RFI - Ursula Soares)


          01.06.2011 - Le président se dit satisfait du travail de la Commission constitutionnelle


Les 29 membres qui composent la Commission nationale pour la réforme de la Constitution de la Guinée équatoriale se sont rendus au Palais du Peuple de Malabo, afin de remettre au Président de la République, Teodoro Obiang Nguema, le résultat de leurs travaux.

Martin Ndong Nsue, président de la Cour suprême, a présenté le travail effectué du 18 au 25 mai dans l'île d'Annobon et qui devra être soumis à l'approbation du Conseil des ministres (6-9 juin) et du Parlement (10-15 juin) avant d'être soumises aux électeurs à l'occasion d'un référendum qui devrait être organisé en décembre 2011.

Le président
a félicité les délégués et s'est dit satisfait du travail "réalisé par consensus"... Une manière de minimiser le refus de l'opposition (CPDS et UP) de participer à cette commisission, affirmant que tout était joué d'avance, ainsi que la déclaration de Carmelo Mba Bacale (APGE) qui avait déclaré que son parti ne voterait pas ce projet tant que les prisonniers de conscience ne seraient pas libérés et qu'une amnistie nne serait pas décrétée pour les exilés politiques.
Par ailleurs, le texte de la réforme constitutionnelle n'a pas été publié.

Le même jour, diverses personnalités ont prêté serment devant le chef de l'Etat pour leurs nouvelles fonctions : Carmela Oyono Ayingono qui exerce la fonction de conseillère présidentielle pour le tourisme, Eugenio Nze Obiang qui a été promu directeur général du Bureau de la presse présidentielle, avec pour adjoint Pastor Mba Nchama, ainsi que Filiberto Ntutumu Nguema Nchama, nouvel ambassadeur de la République de la Guinée équatoriale en Russie et Crisólogo Ondo Nzogo Obono, nommé 2e secrétaire à l'ambassade de Guinée équatoriale à Bruxelles (Belgique). (Source : Página Oficial del Gobierno de la República de Guinea Ecuatorial)


          01.06.2011 - La CPDS dénonce l'existence de "prisonniers spéciaux"


Dans un communiqué publié hier, Convergence pour la Démocratie sociale (CPDS), le principal parti d'opposition de la Guinée équatoriale, dénonce l'emprisonnement de personnes liées aux entreprises de proches du président Teodoro Obiang Nguema et qui sont qualifiés de "prisonniers spéciaux"...

En premier lieu, le Secrétaire général de la CPDS et ex-candidat à la présidentielle, Placido Mico Abogo, a dénoncé la détention sans inculpation durant plus d'un an de l'ingénieur forestier Florentino Manguirre Eneme, ancien chef de cabinet du ministre de l'Agriculture et des Forêts Teodoro Obiang Nguema Mangue, surnommé "Teodorin" et fils du président.

Dans un précédent  communiqué, la semaine dernière, la CPDS avait déjà précisé que Manguirre, directeur général de "toutes" les entreprises du ministre, avait été arrêté en mai 2010 sur ordre de son patron, aucun mandat ni acte d'accusation, et il est depuis « toujours en prison ».
L'emprisonnement de l'ingénieur serait liée à son refus d'obéir à un ordre du ministre, qui aurait exigé « sa présence immédiate à Malabo », quoiqu'à ce moment, il était avec sa femme, hospitalisée suite à un accident de la circulation.

Après son arrestation, selon la CPDS, il a été verbalement accusé de « détournement de plusieurs machines forestières ». Le cas a été signalé, sans aucun résultat à ce jour, devant la Commission nationale des Droits de l'homme de la Guinée équatoriale, la Cour suprême, les Cours d'appel à Malabo et à Bata, le Bureau du procureur général et de la Chambre des représentants du peuple.
« Florentino Manguirre demeure en prison et le secrétaire du juge d'instruction, à Bata, tente de lui faire signer, mais sans y être encore parvenu, un document qui justifierait a posteriori sa mise en détention », a déclaré la CPDS.

Par ailleurs, Placido Mico Abogo a dénoncé l'arrestation arbitraire de l'ingénieur camerounais Christophe Ngomo qui est actuellement « détenu à la prison de Black Beach à Malabo et dont le nom n'apparaît pas dans les registres officiels. »
Christophe Ngomo a été arrêté à Bata, dans la région continentale, en septembre 2008, puis transféré à Black Beach, sur ordre de « Luisa Maria Mbasogo, soeur du président Obiang et propriétaire de la société de BTP "Toi et moi" », a-t-il précisé.

Le détenu « vivait avec la soeur du président, dirigeait son entreprise et gérait tous les chantiers de travaux publics et privés confiés par le gouvernement à cette entreprise, a-t-il poursuivi. « Il ne recevait pas de salaire, mais on lui avait promis 10 % des bénéfices de chaque chantier achevé », affirme le communiqué de la CPDS.
« Cependant, il n'a pas perçu régulièrement et comme convenu ce pourcentage et, au fil du temps, les sommes que lui devait la société s'accumulèrent. Quand un montant de plusieurs centaines de millions fut atteint, Luisa Maria Mbasogo décida de l'écarter de l'entreprise, l'accusa d'avoir volé cent millions de francs Cfa », après quoi il fut arrêté et « torturé en lui enfonçant des clous dans les orteils et en lui attachant les organes génitaux avec des liens en caoutchouc », ajoute ce communiqué.

Selon la CPDS, depuis plus d'un an, on ne sait rien sur son sort, « parce que quand la Croix-Rouge internationale et d'autres institutions ont visité Black Beach, on l'a caché dans une cellule qui n'a pas été vue. » Il a finalement été inscrit dans le registre des prisonniers après l'entrée en fonction d'un nouvel administrateur pénal qui fut "troublé" en découvrant l'existence d'une « prison secrète ». (Source : Europa Press ; CPDS)


          01.06.2011 - Visite officielle du président Obiang en Russie  du 6 au 10 juin 2011


Le président de la Guinée équatoriale et président en exercice de l'Union africaine, Teodoro Obiang Nguema Mbasogo, effectuera une visite officielle en Russie du 6 au 10 juin 2011, a annoncé, hier mardi, le service de presse du Kremlin.

A cette occasion, le président russe Dmitri Medvedev (photo) devrait s'entretenir avec lui, le 6 juin,  à propos de la situation en Libye.
L'Union africaine est un des principaux médiateurs dans ce conflit.

La semaine dernière, le président Medvedev a dépêché son représentant spécial Mikhaïl Marguelov en Libye. M. Marguelov mènera des négociations avec les autorités libyennes à Tripoli et les leaders de l'opposition à Benghazi, le fief des insurgés.

En février dernier, Dmitri Medvedev avait salué l'élection de Teodoro Obiang Nguema Mbasogo à la tête de l'Union africaine et avait assuré que la Russie continuerait d'apporter son concours aux pays du continent :
« La Russie a toujours attaché une importance particulière aux relations d'amitié et de coopération avec l'Afrique. Nous sommes prêts à apporter un concours multiforme aux pays africains dans le cadre des efforts internationaux, tout en développant avec eux des relations mutuellement avantageux sur une base bilatérale », avait déclaré le Chef de l'Etat russe, soulignant que les activités de l'Union africaine « visaient invariablement à garantir une paix durable et à réunir des conditions favorables pour le développement social et économique du continent."  (Source : RIA Novosti)


          01.06.2011 - Guinée équatoriale : deux arbitres suspendus pour corruption et ivresse


Selon un communiqué de la Fédération de football de Guinée équatoriale (Feguifoot), deux arbitres équato-guinéens, Pablo Monses Obama (arbitre international) et Miguel Edu (arbitre national), ont été suspendus lundi 30 mai 2011, pour une durée indéterminée par le comité d'arbitres de la Fédération du pays, pour « corruption, état d'ivresse et indiscipline ».

Selon la Feguifut, ils auraient empoché de l'argent de certains clubs pour arbitrer des matches en leur faveur et ils seraient apparus sur le terrain en état d'ivresse.

La Guinée équatoriale doit co-organiser avec le Gabon la prochaine Coupe d'Afrique des Nations (CAN 2012). (Source : RFI/AFP)


          01.06.2011 - Des étrangers interpellés à Malabo à un mois du Sommet de l’UA


Plusieurs étrangers, avec ou sans papiers, interpellés lors d'une opération de contrôle lancée par les autorités en prévision du Sommet de l’Union africaine (UA) du 29 au 30 juin prochain, sont actuellement détenus dans les locaux du Commissariat central de Malabo.

« Quand un évènement comme le sommet de l’UA arrive, il faut contrôler la population, pas seulement les étrangers », s’est empressé de déclarer José Nsue Ebang Mangue, commissaire divisionnaire de la police nationale à Malabo.

« Certains des étrangers sont aussi détenus par exemple pour falsification de documents officiels », a poursuivi le commissaire. Le nombre de personnes détenues et leurs nationalités n'ont pas été révélés à la presse.
On rappelle cependant que l'ambassadeur du Gabon à Malabo, Paul Patrick Biffot, a dénoncé « l'arrestation et la détention de ses compatriotes bien qu’ils soient en situation régulière ».
« C'est mon devoir et de ma responsabilité de veiller à la sécurité de mes compatriotes, on nous refuse même de les voir là-bas au commissariat de Semu (quartier où se trouve le commissariat central). Nous avons déjà informé toutes les autorités en charge de la sécurité et le ministère des Affaires étrangères, s'est indigné M. Paul Patrick Biffot regrettant qu’aucune action n’ait été entreprise. (Source : Afrique Avenir)


Pour toutes informations supplémentaires ou commentaires n'hésitez pas à nous contacter : assofrage@gmail.com

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