
La
ministre espagnole des Affaires étrangères,
Trinidad Jimenez, a déclaré aujourd'hui
à Malabo avoir vu la "volonté" du
président de la Guinée équatoriale,
Teodoro Obiang Nguema, de prendre des mesures en faveur de la
démocratie et de la stabilité politique dans son
pays, après avoir participé au Sommet de l'Union
africaine (UA), la première visite du genre pour le chef de
la diplomatie espagnole.
Lors de son entretien avec le président de la
Guinée équatoriale, la ministre espagnole a
abordé divers sujets parmi lesquels les relations
bilatérales entre leurs deux pays et la crise libyenne.
A propos des relations bilatérales, le président
de la Guinée équatoriale a
évoqué les secteurs de la pêche et des
énergies renouvelables qui pourraient offrir des
opportunités d'affaires pour les entreprises espagnoles.
Finalement, tous les deux ont insisté sur la
«force» des liens culturels qui unissent les deux
pays et ont exprimé leur désir commun
d'accroître les relations d'affaires et le commerce entre les
deux Etats.
Dans un communiqué daté du 29 juin, Aquilino
Nguema Ona Nchama, Secrétaire général
de l'Union pour la Démocratie et du Développement
social de la Guinée équatoriale (UDDS)
"déplore très profondément que le
gouvernement espagnol continue de soutenir fermement le dictateur
Teodoro Obiang Nguema au lieu de travailler pour la
démocratisation et le respect des droits de l'homme en
Guinée équatoriale... Non seulement, ce soutien
mine la crédibilité du gouvernement espagnol
concernant la lutte contre les dictatures, mais il constitue
également un mépris et une trahison à
l'égard de notre peuple et de l'opposition
démocratique qui lutte contre le totalitarisme dans notre
pays." (Sources : news.abidjan.net ; UDDS)

Le
Président de la République de Côte
d’Ivoire, Alassane Dramane Ouattara, est depuis hier, mercredi 29 juin,
en Guinée Equatoriale pour son premier sommet ordinaire de
l’Union africaine. Il a été accueilli
à l'aéroport international de Malabo vers 15h20
mn par le Premier ministre équato-guinéen,
Ignacio Malan Tang, mais surtout par une foule d’Ivoiriens vivant en
Guinée Equatoriale.
A l’aéroport de Malabo, Alassane Ouattara n’est pas
passé inaperçu.
« Y a quoi ? Y a quoi ? »,
répète en criant le patron de la
sécurité équato-guinéenne,
dans un français d’hispanophone. L’officier
apparaît à la fois tendu et stupéfait
par ce qu’il voit.
"Aaaadoooo, Aaaadoooo, Adoadoado Aaaadooo,Aaaadooo ! Puissanci, Ado
puissanci, amagni dè", scandaient les Ivoiriens
vêtus dans des tee-shirts à l’effigie du
président. Reporters, cameramen, photographes, journalistes,
et admirateurs se bousculent derrière la haie d’officiels,
dressée devant le Boeing 724-200 de la compagnie
sud-africaine Interair.
L’ordre est perturbé par le reste de la foule. Chacun veut
toucher, ou au moins, voir le n°1 ivoirien. C’est le remous
jusqu’à la porte de son véhicule de commandement.
Le chef de la sécurité est d’autant plus hagard
qu’il n’avait jamais vu une telle émeute au même
endroit depuis le début de l’arrivée des chefs
d’Etat.
Jusque-là retranchés dans des coins de
l’aéroport, des journalistes d’autres pays qui attendaient
leur président se ruent vers l’avion de Ouattara. Des
policiers et autres travailleurs de l’aéroport abandonnent
leurs postes. Les groupes de danses traditionnelles prestant
à quelques mètres du tarmac redoublent d’ardeur,
mais plus personne ne les écoute, ni les regarde. Tout le
monde veut profiter de cette rare occasion pour bien
connaître le vainqueur du bras de fer qui a duré
quatre mois à Abidjan.
Le cortège s’est ensuite dirigé vers Sipopo
où
le président Ouattara est arrivé avec le ministre
des Mines et de l’Energie, Adama Toungara et son Directeur de cabinet,
Marcel Amon Tanoh..
Après son entretien avec la délégation
ivoirienne, le Chef de l’Etat ivoirien a eu un
tête-à-tête avec son homologue
équato-guinéen, le président Teodoro
Obiang Nguema Mbasogo.
Devant la presse, Alassane Ouattara a ainsi
résumé cette rencontre : « Je suis venu
saluer le président de Guinée
équatoriale, Obiang Nguema. D’abord, pour le remercier de
l’accueil et de l’hospitalité qui nous sont offerts.
Ensuite, pour aborder des sujets d’intérêt commun
entre les deux pays. Vous savez, nous avons beaucoup de compatriotes
ici en Guinée équatoriale, qui ont des
difficultés de papiers. Donc, nous avons convenu que
très rapidement, un ambassadeur serait
accrédité pour pouvoir aider nos compatriotes sur
place et renforcer les relations de coopération entre nos
deux pays.
Nous avons convenu que l’expérience de la Guinée
équatoriale dans le domaine pétrolier nous serait
très utile compte tenu des perspectives que nous avons en
Côte d’Ivoire, et que nous pourrions, nous aussi, aider par
rapport au secteur agricole où nous avons une
très grande expérience. Et bien entendu, nous
avons évoqué les questions relatives au prochain
sommet notamment la question de la Lybie, et la position de l’Union
africaine. C’était une rencontre très riche. J’ai
remercié le président d’avoir accepté,
il y a quelques semaines, de participer à mon investiture.
Le président Obiang Nguema est un ami de la Côte
d’Ivoire ».
Alassane Ouattara a pu ensuite prendre ses quartier dans la somptueuse
villa 20 de Sipopo. Une des 52 villas réservées
aux Chefs d’Etat uniquement pour ce Sommet, qui font face à
la mer et qui sont strictement gardées par la
sécurité Equato-guinéenne. (Source :
news.abidjan.net)

«
Accélérer l’autonomisation des jeunes pour le
développement durable ». Tel est le
thème officiel retenu pour le 17e Sommet de l’Union
africaine qui se déroule jusqu’au 1er juillet à
Malabo (Guinée Equatoriale).
Parmi les dossiers traités par l'UA figurent notamment le
Soudan, l'éventuelle augmentation de troupes de l'UA en
Somalie, le terrorisme dans la bande sahélienne, la lutte
contre la rébellion ougandaise de l'Armée de
résistance du seigneur (LRA) ou le financement de
l'organisation.
Mais le la question du jour reste la situation en Libye et l’avenir de
Mouammar Kadhafi.
"C'est indiscutablement sur cette crise que vos
délibérations sont attendues", a
confirmé le président de la Commission de l'UA
Jean Ping aux Chefs d'Etat, faisant allusion au sort du Guide libyen
qui a été un grand bailleur de fonds de
l'organisation panafricaine et de plusieurs Etats. L'UA doit "avoir
à l'esprit les souffrances endurées par les
populations libyennes du fait de la poursuite des affrontements
armés et des opérations aériennes de
bombardements depuis le 19 mars, a affirmé M. Ping sans
toutefois citer l'OTAN.
Il a plaidé à nouveau pour la feuille de route de
l'UA, dont les cinq présidents médiateurs
(Afrique du Sud, Congo, Mali, Ouganda, Mauritanie) ont
adopté mercredi des propositions pour une "solution
politique".
Paris a reconnu mercredi que des avions français ont
parachuté au sud de Tripoli des armes
légères destinées à la
rébellion pour l'aider contre les forces du
régime, le conflit s'enlisant malgré plus de
trois mois de frappes internationales.
La France a assuré que ses livraisons d'armes respectent les
résolutions du Conseil de sécurité.
Mais la Chine a appelé jeudi les nations
impliquées à se conformer strictement au mandat
de l'ONU et à "éviter toute action qui irait
au-delà du mandat de la résolution".
A Malabo, la capitale de Guinée équatoriale, les
avis divergent dans les couloirs de la conférence sur le
départ éventuel de Kadhafi, qui s'accroche
toujours au pouvoir. Certaines délégations
prônent un soutien indéfectible au leader libyen,
d'autres veulent qu'il renonce.
"On ne comprend plus: je croyais que OTAN ça voulait dire
"Organisation Traité de l'Atlantique nord" et là,
on bombarde le sud", a affirmé sous couvert de l'anonymat un
ministre à l'AFP.
Le ministre libyen des Affaires de l'UA, Joma Ibrahim Amer, avait, lui,
réclamé mercredi un soutien de l'UA à
Tripoli: "Nous sommes venus pour que l'Union africaine soutienne notre
position et que la position africaine soit forte". "La position
africaine est claire et se résume dans la feuille de route
qui a été (...) acceptée par la Libye.
C'est une étape importante dans la solution pacifique, mais
il faut arrêter les bombardements des pays de l'Alliance
(...) tuant les civils", a-t-il ajouté.
Pour Jean Ping qui s’exprimait mercredi 29 juin depuis Malabo, la
France expose la région à une guerre civile, une
véritable "somalisation" qui risque d’avoir de graves
conséquences sur l’intégrité
territoriale de la Libye, mais aussi sur de nombreux pays alentour.
Ces propos de l’UA nettement en désaccord avec le reste de
la communauté occidentale, arrivent alors que la Cour
pénale internationale a récemment
lancé un mandat d’arrêt international contre
Mouammar Kadhafi, un de ses fils ainsi que son chef du service des
renseignements.
Parmi les autres dossiers chauds traités par l'UA
à Malabo figurent notamment le Soudan,
l'éventuelle augmentation de troupes de l'UA en Somalie, le
terrorisme dans la bande sahélienne, la lutte contre la
rébellion ougandaise de la LRA ou le financement de
l'organisation. (Sources : L'Express ; AFP ; Republicoftogo.com ;
culturefemme.com)

Les
projecteurs sont actuellement braqués sur Sipopo, un
quartier construit de toutes pièces à une dizaine
de kilomètres au sud-ouest de Malabo.
Et pour cause. C’est ici que se tiendra le 17e sommet de l’Union
africaine (UA) et que seront logés les chefs
d’État et de gouvernement ainsi que les hautes
personnalités qui participeront à
l’événement.
Engagée il y a moins de deux ans, la construction de ce site
paradisiaque, situé entre mer et forêt, a
mobilisé plusieurs grandes sociétés de
BTP. Chaque espace aménagé a une vocation propre.
C’est dans le centre de conférences, un vaste
bâtiment doté d’équipements modernes
construit par la China State Construction Engineering Corporation et la
société turque Onnur Summa, que les travaux se
dérouleront. Et pour loger les chefs d’État et de
gouvernement, 52 villas présidentielles ont
été construites par Seguibat, filiale locale du
holding libanais Hejeij Group.
Le tout premier golf
Quant aux délégations et aux invités
de marque, ils séjourneront à l’hôtel
Sofitel Malabo Sipopo Le Golf, érigé par le
français Bouygues. Aujourd’hui fleuron du parc
hôtelier équato-guinéen, cet
hôtel cinq étoiles, géré par
le groupe Accor, est doté de 200 chambres « avec
vue » – donnant sur la mer ou sur le golf, c’est selon –,
dont 10 suites. Il propose en outre plusieurs restaurants et bars, dont
un club-house, divers salons et un centre d’affaires. Wifi haut
débit assuré partout, y compris dans les chambres
bien sûr.
Entre deux réunions et avant ou après le travail,
tout a été prévu pour la
détente. Outre le spa, le centre de fitness et la piscine du
Sofitel – avec vue sur la mer –, les amateurs de sport et de farniente
auront l’embarras du choix : jogging sur le paseo maritime long de
quelque 4 km (une réalisation de l’égyptien Arab
Contractors) ; baignade en mer et sieste sur la plage de sable fin de
l’hôtel (aménagée par le marocain
Somagec) ; promenades sur Horacio, l’îlot verdoyant
situé à deux pas de l’établissement et
accessible par une petite passerelle (Somagec également). Au
passage, les visiteurs pourront admirer les œuvres en pierre de basalte
du sculpteur béninois Charly C’Djkou. Cerise sur le
gâteau, le Sofitel, comme son nom complet l’indique, dispose
d’un golf de 18 trous, le tout premier de la Guinée
équatoriale.
En plus de l’hôtel, trois restaurants, dont un en forme de
dôme, ont été implantés sur
le site. La diversité gastronomique est donc
assurée, tout comme l’alimentation… en énergie.
Une centrale électrique d’appui, dotée de onze
générateurs et d’une capacité de 16
mégawatts, garantira la continuité du courant au
cas où l’électricité de la ville
ferait défaut. Sur le plan médical, pas de
crainte à avoir non plus. À l’entrée
de Sipopo, une clinique, le Centro médico La Paz, construite
par l’israélien International Medical Services, est
là pour accueillir les éventuels malades ou
accidentés.
Bien évidemment, vu de l’extérieur, Sipopo peut
faire penser à une enclave dorée,
destinée à des hommes d’affaires cossus et
à des visiteurs de marque. Et donc inaccessible au commun
des mortels. Néanmoins, il n’a rien d’un site
fermé sur lui-même. En moins de quinze minutes, on
peut joindre la capitale par une autoroute flambant neuve, construite
par Arab Contractors. En outre, en dehors des grandes rencontres comme
le sommet de l’UA, où les visiteurs seront triés
sur le volet – sécurité d’État oblige
–, il sera ouvert à tous.
Mise à
niveau du personnel
Reste que les équipements et le site de Sipopo – ainsi que
son hôtel – en font d’abord un lieu idéal pour le
tourisme d’affaires, de congrès et même de
loisirs. À court terme d’ailleurs, une fois le sommet de
l’UA clos, celle qu’on a surnommée la « ville de
l’Union africaine » ne restera pas vide. Outre la Coupe
d’Afrique des nations de football, coorganisée par la
Guinée équatoriale et le Gabon et qui se tiendra
en janvier 2012, Sipopo abritera un congrès de journalistes
et une rencontre mondiale de ministres du Tourisme.
Si le nouveau centre international n’a rien laissé au hasard
côté équipements et infrastructures, il
lui reste à prouver ses capacités d’organisation.
Pour ce faire, quelque 400 jeunes ont été
formés à Mongomo en matière d’accueil
et d’information des participants. Une première dans le
pays. Sans compter les formations organisées par le Sofitel
pour mettre à niveau son personnel. La tenue du sommet de
l’UA aura valeur de test. Si l’opération est
réussie, Sipopo aura gagné ses titres de
noblesse.
Pour l'opposition, un
"sommet complètement négatif pour la population"
Pour le principal opposant Placido Mico, Secrétaire
général de Convergence pour la
Démocratie sociale (CPDS), le président Obiang
"tente de donner une bonne image, mais le Sommet est
complètement négatif pour la population".
"On a dépensé l'équivalent de 100 ans
du budget de l'Education nationale pour bâtir Sipopo, on a
raccourci l'année scolaire d'un mois, on coupe
l'électricité à Malabo pour illuminer
Sipopo, on a arrêté des immigrés et des
Equato-guinéens en vue de ce Sommet, on empêche
certaines voitures (en mauvais état) de circuler"... Et, on
nous dit que Sipopo va devenir un site touristique alors que la
Guinée ne donne pas de visas. C'est la Corée du
Nord", a-t-il déclaré.
"C'est un gaspillage de fonds publics, affirme un communiqué
de la CPDS, qui ne soulage pas la pauvreté qui affecte la
grande majorité de nos compatriotes, ni ne répond
aux priorités en matière de santé et
d'éducation, secteurs auxquels le gouvernement ne donne pas
l'importance qu'ils méritent...
Politiquement, la liberté des personnes a
été restreinte. Les citoyens sont
muselés, plus que jamais, dans leur liberté
d'expression. Les forces armées occupent les grandes villes,
en créant un climat de peur. Depuis le mois de mars, les
Guinéens vivent comme des cafards : vous ne pouvez pas vous
exprimer en public ou manifester. On a procédé
à des arrestations massives d'étudiants,
accompagnées de coups et de toutes sortes de mauvais
traitements et d'abus pour les parents qui sont venus de
réclamer leurs enfants." (Sources : Jeune Afrique ; CPDS)

Même
si les sites de paris en ligne avaient donné largement
perdantes les Equato-guinéennes, celles-ci se sont
montrées particulièrement pugnaces et efficaces.
Alors qu'au tout début du match, les Norvégiennes
ont eu deux occasions franches, la résistance
opposée par les filles du Nzalang ont contraint leurs
adversaires à puiser dans leurs ressources. Celles-ci se
sont même créé quelques
opportunités grâce à Anonman, leur
capitaine. La Guinée équatoriale aurait pu
prendre les devants à la 53e quand Anonman s'est
retrouvée à une contre une face à la
gardienne Ingrid Hjelmseth. L'Africaine a toutefois
complètement raté son tir, qui n'a même
pas touché le cadre. Anonman a aussi raté une
autre chance, à la 72e minute.
Sous pression avant et après la mi-temps, la
Norvège a finalement tirer profit du déficit
physique des Equato-guinéennes pour prendre l'ascendant en
fin de rencontre.
La Norvège semblait devoir se contenter d'un nul de 0-0.
C'était jusqu'à ce que la substitut Leni Larsen
Kaurin ne s'échappe sur la droite et passe un ballon bas au
centre du terrain, où Emilie Haavi, complètement
seule, n'a pas raté sa chance. Haavi attendait seule
derrière au deuxième poteau. Le ballon est
arrivé directement à ses pieds et a
marqué le seul but de cette rencontre à la 84e
minute.
Malgré la défaite, la nation ouest-africaine de
670 000 habitants a démontré des
habiletés et une détermination de loin
supérieure à ce qu'on pourrait s'attendre d'un
équipe classée 61e au monde. La Guinée
équatoriale est venue en Allemagne pour jouer, pas pour
regarder passer la parade. Contre la Norvège, elle a
toujours gardé la tête haute. En attaque, la
Nzalang Nacional a même été plus en vue
avec huit tirs cadrés.
La capitaine Genoveva Anonma a eu les meilleures occasions
guinéennes. À la 22e, elle a donné de
grandes frayeurs à Ingrid Hjelmseth, forcée de
plonger à sa droite. À la 45e, elle a eu une
occasion encore plus franche, mais a tiré directement sur la
gardienne, qui l'a déboutée d'un arrêt
réflexe.
Anonma a encore collectionné les occasions en
deuxième demie, comme à la 71e, où
elle a jailli dans l'axe avant de rater tout juste le cadre de
Hjelmseth.
Les vice-championnes savent au moins sur qui s'appuyer pour la suite.
Anonma sera cependant marquée d'encore plus près
par l'Australie et le Brésil, qui ont sans doute pris des
notes.
Dans l'autre match du groupe, le Brésil a vaincu, lui aussi
avec difficulté, l'Australie sur le même score de
1-0. La première place du groupe se décidera donc
lors du match Brésil-Norvège, dimanche prochain
à Wolfsbourg (Allemagne). (Sources : rds.ca ;
nouvelles.sympatico.ca ; boursorama ; eurosport.fr)

Plus
de 178 délégations officielles des Etats membres
de la
FAO participent actuellement à la 37e session de la
conférence de l'organisation, qui se tient à Rome
du 25
juin au 2 juillet.
Parmi celles-ci, une importante
délégation du gouvernement de la
République de
Guinée équatoriale, dirigée par le
ministre
d’État chargé de l’agriculture et des
forêts,
Teodoro Nguema Obiang Mangue, fils du président Obiang et
vice-président du PDGE, accompagné par le
représentant de la Mission permanente de Guinée
équatoriale auprès de la FAO, Crisantos Obama.
L'élection
du nouveau directeur de la FAO s’est réalisée en
deux
tours, et c'est le candidat brésilien José
Graziano da
Silva qui a été élu à la
majorité
absolue avec 92 voix, tandis que son rival, l’espagnol Miguel
Ángel Moratinos n'en a recueilli que 88.
Teodoro
Nguema Obiang Mangue a félicité le nouveau
président et a exprimé la reconnaissance du
gouvernement
de la Guinée équatoriale au Directeur
général sortant, Jacques Diouf, pour les
importantes
réussites obtenues durant les 18 années de son
mandat
à la tête de la FAO. (Source : Site officiel du
Gouvernement de la République de Guinée
équatoriale)

Depuis
lundi soir, de nombreux Chefs d'Etat et de gouvernement sont
arrivés en Guinée équatoriale pour
assister au 17e
Sommet de l'Union africaine. Ils ont été
accueillis
à l'aéroport international de Malabo par le
Premier
ministre Ignacio Milam Tang, mais aussi par d’autres
personnalités telles que Salomón Nguema Owono, 3e
vice-Premier ministre et ministre de la Santé, Clemente
Engonga
Nguema Onguene, ministre d’État de l’Intérieur et
des
Collectivités locales, et María Coloma Edjang,
maire de
Malabo.
Le président d’Afrique du Sud, Jacob Zuma,
qui a déjà visité la Guinée
équatoriale auparavant, a été le
premier chef
d’État à arriver à Malabo ce lundi 27
au soir. Les
autres sont arrivés pendant la journée, comme Le
président ivoirien, Alassane Ouattara, le
président
algérien Abdelaziz Bouteflika, le président
malien Amadou
Toumani Touré, le Premier ministre de la Namibie, Nahas
Angula,
ou le vice-président de la Zambie.
D’autres
personnalités de gouvernements non africains, telles que la
ministre espagnole Trinidad Jiménez ou
l’ex-président du
Brésil, Luiz Inácio Lula da Silva, doivent aussi
assister
à ce Sommet en qualité d'observateurs.
Arrivée
hier à Malabo, la ministre espagnole des Affaires
étrangères et de la Coopération,
Trinidad
Jiménez, doit inaugurer le nouveau
siège de
l'ambassade de l'Espagne et assister à une
réception avec
la communauté espagnole présente à
Bioko. Les
précédents Sommets de l'UA avaient
déjà
connu la présence d'un représentant du
gouvernement
espagnol : Miguel Angel Moratinos, en 2008, et José Luis
Rodríguez Zapatero en Ethiopie, en 2010. (Source : Site
officiel
du Gouvernement de la République de Guinée
équatoriale)

Le
couperet de la FIFA est tombé dimanche dernier :
L'attaquante de
la Guinée équatoriale Jade Boho Sayo a
été
suspendue pour toute la durée du Mondial féminin.
La
jeune footballeuse est née le 30 août 1986
à
Valladolid (Espagne). Elle a d'abord joué dans
différent
clubs espagnols (Orcasitas ; AD Torrejón CF et Rayo
Vallecano)
et a été membre de l'équipe espagnole
qui a
remporté en 2004 la Coupe UEFA féminine des moins
de 19
ans.
La FIFA a décidé de sanctionner Jade pour
une question d'admissibilité. La raison
donnée par
l’organisme international est que la jeune footballeuse a
déjà joué avec l’Espagne dans des
catégories inférieures, au cours des cinq
dernières années, avant d'obtenir sa
naturalisation en
Guinée équatoriale. En 2004, elle avait notamment
inscrit
le premier but de la victoire des Espagnoles lors de la finale du
Championnat d'Europe des moins de 19 ans face aux Allemandes.
Mais
depuis 2010, elle avait opté pour le maillot de
Guinée
équatoriale. Elle avait même inscrit 3 buts en 5
matches
disputés lors de la phase qualificative pour cette
compétition sans que la Fifa ne trouve à y redire.
«
Cette suspension touche tous les matchs, non seulement ceux du
championnat local, mais aussi les internationaux, les amicaux et les
officiels, y compris tous les matchs organisés par la FIFA
», a signalé la Fédération
internationale de
football.
Tout avait commencé en juin 2011 par une
sanction de la Confédération africaine de
football (CAF)
qui suspendait Jade Boho pour une durée de deux mois. On lui
avait alors reproché d'avoir participé pour La
Guinée équatoriale à la CAN
féminine 2010
sans avoir rempli l'obligation légale de renoncer
à la
sélection espagnole. Dès lors, la CAF a
demandé
à la FIFA l'élargissement de cette sanction au
niveau
mondial.
Malgré cette demande, l'entraineur du
Nzalang féminin, le Brésilien Marcelo Maria
Frigerio,
avait inclus la jeune attaquante dans la liste définitive
des 21
qu'il avait divulguée à la presse, il y a environ
dix
jours...
Pour sa part, la Fédération
espagnole de football a confirmé hier qu’il y a un mois et
demi
a été envoyé, autant à la
fédération guinéenne qu’à
la FIFA, le
document dans lequel elle fait savoir que Jade ne jouerait pas avec
l’Espagne.
Aujourd’hui, mercredi, Jade pensait accomplir son
rêve : jouer son premier Mondial avec la sélection
nationale de la Guinée équatoriale. Cependant,
dimanche
dernier, elle a reçu la mauvaise nouvelle...
C'est
donc un coup dur pour les Equato-guinéennes qui vont
affronter
la Norvège (groupe D), aujourd'hui même
à
Augsbourg.... et sans Jade. Dans l'équipe qui foulera la
pelouse
allemande, c'est finalement Emiliana Mangue qui prendra sa place sous
le maillot n°8... (Sources : Radio Canada ; Site officiel du
Gouvernement de la République de Guinée
équatoriale ; StarAfrica)

Désireux
de se rendre à Malabo pour couvrir le 17e Sommet de l'Union
africaine qui s'yest ouvert le 23 juin dernier, les journalistes de
l'ONG Reporters sans frontières (RSF) ont adressé
un
courrier à l'Ambassade de Guinée
équatoriale,
à Paris.
En septembre 2009, le Secrétaire
général de RSF avait été
reçu par
Federico Edjo Ovono, l'ambassadeur de la Guinée
équatoriale à Paris, pour évoquer le
cas du
correspondant de l'Agence France-Presse (AFP) et de Radio France
Internationale (RFI), Rodrigo Angue Nguema, détenu
à
l'époque à la prison de Black Beach. Lors de
l'entretien,
le diplomate africain, flanqué des avocats
français du
président Teodoro Obiang Nguema et de l'Etat
équato-guinéen, avait taxé RSF de
«méconnaissance» de la
réalité du pays
et invité l'organisation à
«reconsidérer le
statut de prédateur dont vous avez affublé notre
président».
Bien décidée à
se rendre sur place début avril 2011 pour faire un
état
des lieux des médias et de la liberté de la
presse dans
le pays, RSF a écrit à l'ambassadeur de
Guinée
équatoriale à Paris pour l'informer de son
intention de
déposer une demande de visa.
Dans une lettre en
date du 11 mars, le diplomate a fait savoir à l’ONG qu'elle
n'était pas la bienvenue à Malabo: «[…]
Vous
comprendrez qu'actuellement, il ne nous est pas possible de donner une
suite favorable à votre demande de réception par
S.E le
Président de la République, ni par le
porte-parole du
Gouvernement, et encore moins de vous faire une invitation
privée, tant que les mentions désobligeantes
portées à l'encontre de notre
Président
subsisteront sur votre site... En effet à notre sens, vous
ne
pouvez utiliser les qualificatifs que vous mentionnez pour parler du
Président de la République de Guinée
équatoriale, et encore moins pour parler du
Président de
l'Union africaine qui a été élu et
reconnu par ses
pairs.» (Sources : RSF ; SlateAfrique)

En
marge du 17e Sommet ordinaire des Chefs d’Etat et de gouvernement de
l’Union africaine, le président de l’Association des
Ivoiriens
de Guinée-Equatoriale aura le privilège de
prendre la
parole devant Alassane Ouattara.
Les 500 ressortissants
ivoiriens qui vivent dans ce pays attendent avec impatience l'ouverture
d’une représentation diplomatique ivoirienne en
Guinée-équatoriale. A cette heure, en effet, les
Ivoiriens qui souhaitent venir travailler dans ce pays, doivent se
rendre au Cameroun ou au Bénin, pays qui abritent des
ambassades
équato-guinéennes, afin qu'on leur
délivre un
visa. D’autre part, pour D.O., un Ivoirien qui exerce dans le transit
à Malabo, la présence d’une ambassade ivoirienne
sur
place va leur éviter de devoir se rendre dans les ambassades
ivoiriennes du Bénin, du Cameroun ou encore du
Nigéria
pour obtenir certains documents de leur pays.
« Une
ambassade, ce n’est pas seulement pour servir des ressortissants, mais
aussi et surtout pour des opportunités d’affaires entre deux
Etats », suggère-t-il.
Grâce à ses
ressources naturelles comme le pétrole, la Guinée
Equatoriale affiche aujourd’hui son ambition de booster son
développement. Les nombreux chantiers visibles dans la
capitale
Malabo en sont la preuve. Boulevards et échangeurs sont en
construction ou sont fraîchement achevés. De
nouveaux
immeubles poussent partout. Il y a aussi la création
d’infrastructures sportives dans la perspective de la prochaine Coupe
d’Afrique des nations (CAN 2012).
Parallèlement, le
pays doit rattraper son retard en matière de services de
base
comme la fourniture d’électricité et d’eau
courante.
« C’est maintenant que les réseaux d’eau courante
sont en
train d’être installés. Et il y a des heures de la
journée où la fourniture est interrompue par
endroits
», explique un de nos guides.
La Côte d’Ivoire
qui jouit d’une relative avancée dans ce domaine pourrait,
par
exemple, vendre son expertise à la Guinée
-Equatoriale.
Les deux pays pourraient également avoir une
coopération
dans le domaine pétrolier. Et c’est certainement dans cette
optique que le ministre des Mines et de l’Energie, Adama Toungara,
figure dans la délégation qui accompagne le
président Ouattara.
Les Ivoiriens vivant dans ce
pays vont aussi célébrer avec leur chef d’Etat la
fin de
la crise post-électorale. Une crise dont ils ont eux-aussi
tant
souffert. D’une part, parce qu’ils ont partagé, à
distance, les jours et les nuits d’enfer que leurs compatriotes ont
vécus pendant les combats entre les Forces
républicaines
de Côte d’Ivoire(Frci) et les militaires et les miliciens
pro-Gbagbo. « Au téléphone, j’entendais
les
détonations d’armes. Nos parents étaient
obligés
de passer des journées sous leurs lits. Ils n’avaient plus
de
nourriture…j’ai complètement fondu à cette
période-là », avoue Diakité
Ladji.
D’autre
part, les Ivoiriens de Guinée -Equatoriale ont souffert de
la
colère des autorités locales suite à
l’arrestation
de Laurent Gbagbo qui, on le sait, était très
lié
à l’actuel président de l’Union africaine. Les
Ivoiriens
pro-Ouattara, très nombreux à Malabo, ne
pouvaient pas
manifester la moindre joie. « Nous ne pouvions pas circuler
de
peur de subir le courroux des hommes du pouvoir d’ici. Un de nos
compatriotes a même été
arrêté chez
lui parce qu’il regardait France 24 à cette
période. La
délivrance des certificats de résidence aux
Ivoiriens a
été suspendue »,
révèle un autre
interlocuteur. (Source : news.abidjan.net)

Le
Premier ministre de Guinée équatoriale, Ignacio
Milam
Tang, a assisté comme invité d’honneur
à
l’ouverture de la 19e session ordinaire du Conseil exécutif
de
l’Union africaine, dans le cadre du Sommet qui est accueilli au Palais
des Conférences de Sipopo, à Malabo.
Le
président de la commission de l’UA, Jean Ping, a fait un
résumé des principaux conflits et
problèmes
internationaux qui menacent la paix et la stabilité dans le
conflit africain actuellement. Après avoir
remercié le
gouvernement de Guinée équatoriale pour les
moyens
fournis pour l’accueil du sommet, Jean Ping a revu d’une
manière sommaire les changements importants et les
événements éprouvés cette
année en
Afrique et aussi la propagation de ces faits provoquée dans
certains pays européens : « Les manifestations de
ce qu’on
appelle le ‘printemps arabe’ ont apparemment des
répercussions
même en Europe, où les gens sont sortis dans la
rue pour
protester sous le nom ‘d’indignés’, tout en
témoignant
leur sentiment de malaise latent ».
Le
président de la commission a également fait
allusion aux
graves problèmes éprouvés en
Côte d’Ivoire
qui finalement ont été
réglés avec
l’investiture du nouveau président Alassane Ouattara :
«
Cette commission souhaite réaffirmer sa
solidarité et sa
compagnie envers ce pays frère pour qu’il puisse trouver sa
place comme pays locomotive de l’Afrique».
En ce qui
concerne la Libye, il n’a pas caché son
inquiétude
concernant l’aggravation progressive du conflit : « avec un
bilan
des morts de plus en plus élevé ». Il a
également rappelé que le Conseil de paix et de
sécurité de l’Union africaine avait
réalisé
une feuille de route pour obtenir la paix dans ce continent et que
celui-ci avait été présent aux
réunions du
groupe de contact international et auprès du conseil de
sécurité des Nations Unies et du groupe du Caire.
Le
Premier ministre de Guinée équatoriale a
clôturé l’inauguration en souhaitant aux
participants de
la réunion qu’ils se laissent guider par l’inspiration de
l’unité et du travail en commun, comme étant
l’esprit
principal de l’UA : « L’objectif du travail du sommet de
l’Union
africaine est de perfectionner la cohabitation, l’entente, la
solidarité et la paix entre les peuples africains
».
Finalement,
Ignacio Milam Tang a fait allusion à la devise principale
autour
de laquelle se déroule ce Sommet : «
Avançons vers
la réalisation du potentiel des jeunes pour un
développement durable ».Le Premier ministre a
ajouté que : « La devise principale de ce sommet -
la
jeunesse - est très importante pour l’Afrique, car les
jeunes
représentent plus de la moitié de la population
du
continent. C’est donc à nos états de concevoir
des
politiques nationales innovatrices et ambitieuses en sa faveur, et par
conséquent en faveur de l’avenir de l’Afrique. Des
politiques
réalistes en faveur de la formation professionnelle et de la
création de postes de travail pour que nos jeunes n’aient
pas
à vivre sans espérance et pour qu’ils puissent
avoir un
avenir de paix et de prospérité »
(Source : Site
officiel du Gouvernement de la République de
Guinée
équatoriale)

Vendredi
dernier, 24 juin, vers onze heures du matin, les travaux du 17e Sommet
de l’Union africaine ont commencé à Malabo, avec
l’ouverture de la 22ème session ordinaire du
Comité des
représentants permanents (COREP).
Dans le nouveau
Palais des Conférences de Sipopo, la séance de
travail a
été ouverte par Rubén Maye Nsue
Mangue,
ambassadeur de Guinée équatoriale en Ethiopie et
président du COREP. Celui-ci a accueilli tous les
participants
à cette 22ème session ordinaire du CORE, qui
lance
officiellement le Sommet de l’Union africaine de Malabo 2011.
Dans
son discours d'accueil, le président de la Commission de
l’Union
africaine, Jean Ping, a exprimé son inquiétude
pour les
problèmes graves qui touchent, ces derniers mois, certains
pays
africains dont notamment la Côte d’Ivoire ou la Libye, de
même que la nécessité pour le continent
africain de
s’unir pour assurer un critère commun au moment de
résoudre ces problèmes : « Nous avons
constaté que l’Afrique peut défendre ses
intérêts et faire prévaloir son
opinion. L’Afrique
doit montrer un front uni et faire parler un seul
représentant.
Cette approche doit se baser sur la participation du continent dans la
gouvernance mondiale », a déclaré le
président de la commission de l’Union africaine. «
Depuis
que je préside cette commission, nous n’avons jamais
été confrontés à de telles
situations. Je
pense même que depuis la naissance de notre organisation,
nous
n’avons jamais affronté des situations aussi difficiles.
Mais je
garde la foi et j’ai l’espoir que nous pourrons le surmonter tous
ensemble. »
Pour sa part, le ministre des Affaires
étrangères, de la Coopération
internationale et de
la Francophonie, Pastor Micha Ondo Bile, a souhaité la
bienvenue
aux différentes délégations des pays
africains
participant à la réunion et il a
félicité
Rubén Maye Nsue, président du COREP, pour son
travail :
« Nous souhaitons exprimer notre plus sincère
reconnaissance aux organisations internationales et
régionales
et aux représentants des agences de la presse internationale
qui
ont daigné parcourir des milliers de kilomètres
pour
venir jusqu’ici et pour nous soutenir dans un moment où nous
avons décidé d’assumer la grande
responsabilité
d’accueillir le sommet de l’Union africaine...
La vision
de mon pays sur l’avenir du continent africain a bien
été
soulignée dans le discours que le président
Obiang a
prononcé lorsqu’il a assumé la
présidence de
l’Union africaine : Si nous souhaitons obtenir une Afrique forte et
prospère, nous devons parier pour atteindre
l'unité du
continent, l’unité de critères et d’objectifs
communs qui
favorisent un esprit de solidarité et d’union. Nous ne
pourrons
jamais prétendre atteindre nos désirs de
développement si nous oublions l'esprit de
cohésion et de
solidarité, car, en effet, l’union fait la
force...»
(Source : Site officiel du Gouvernement de la République de
Guinée équatoriale)

Mercredi
22 juin, le ministre des Affaires
étrangères, de la Coopération
internationale et de la Francophonie, Pastor Micha Ondo
Bilé, a rencontré le chargé d‘affaires
de l’ambassade de France résidant à Malabo,
Jacques Courbin.
Il
s’agit de sa première audience depuis qu’il a
été désigné à la
tête de l’ambassade après que Guy Series ait
quitté son poste d’ambassadeur.
Lors de l’audience, les deux hommes ont abordé les relations
bilatérales entre la Guinée
équatoriale et la France. En ce qui concerne
l’arrivée du nouvel ambassadeur, il a assuré que
le nouveau représentant qui sera à la
tête du siège diplomatique de son pays arrivera
dans deux mois maximum. (Source
: Site officiel du Gouvernement de la République de
Guinée équatoriale)

Depuis
hier, le site officiel du Gouvernement de Guinée
équatoriale (www.guineaecuatorialpress.com) a sa version
française, en plus de la version espagnole et anglaise.
« Grâce à la couverture de ces
nouvelles langues -
espagnol, anglais et français -, nous pouvons affirmer que
pratiquement tout le monde entier pourra lire notre site web. La langue
française est aussi la deuxième langue officielle
de notre pays et des six pays membres de la CEMAC, ainsi que d’autres
pays voisins.
En moins de deux ans - le site web a été
inauguré en septembre 2009 -, nous sommes passés
de 4 593 pages vues pendant le premier mois à 458 641 en mai
dernier. Avec la version française que nous inaugurons
aujourd’hui, nous espérons augmenter
considérablement ces chiffres.
En plus de la Guinée équatoriale, les pays qui
nous visitent le plus sont : les États-Unis, l’Espagne, la
Grande-Bretagne, la France, la Chine, l’Inde, le Japon, le
Brésil, les Pays-Bas, le Royaume-Uni, la Suisse, l’Italie,
l’Ukraine, etc. » (Source
: Site officiel du Gouvernement de la République de
Guinée équatoriale)

À
sept mois de la 28e Coupe d’Afrique des nations (CAN),
coorganisée avec le Gabon du 21 janvier au 12
février 2012, le fils du président
équato-guinéen, Ruslan Obiang Nsue,
Secrétaire d'Etat aux sports et qui préside
également le Comité d’organisation de la CAN
(Cocan) pour la Guinée équatoriale, revient sur
les préparatifs de l’événement. Et sur
les nouvelles aspirations sportives du pays.
Vous avez
créé une Fondation pour le sport en
Guinée équatoriale. Pouvez-vous nous en dire
plus ?
Ruslan Obiang Nsue : Cette fondation, qui est à but non
lucratif, a été créée en
février dernier pour promouvoir le sport et la culture parmi
les jeunes Équato-Guinéens. Cette promotion se
fera par l’octroi de bourses à de jeunes sportifs, la
création de campus sportifs et l’organisation
d’activités culturelles de toutes sortes au niveau local.
Notre première action est l’organisation d’un marathon, en
juin.
Le budget prévisionnel de la fondation a
été fixé à 500 000 euros,
un montant que nous pourrons augmenter par la suite. Pour la financer,
nous comptons sur des sponsors, en particulier des entreprises
établies en Guinée équatoriale
auxquelles l’État accordera des facilités
fiscales en contrepartie de leur appui financier.
Pourquoi avoir choisi
l’Espagne pour présenter votre fondation, en mars ?
Ruslan Obiang Nsue : L’Espagne était le meilleur endroit, en
raison des liens historiques que nous avons avec ce pays et parce que
plusieurs de nos athlètes de haut niveau évoluent
là-bas. L’Espagne nous accorde beaucoup de
facilités dans le domaine sportif, et son
secrétaire d’État aux Sports, Jaime Lissavetzky,
nous a particulièrement aidés pour faire la
promotion du sport. La région de Murcie a aussi
joué un grand rôle dans la préparation
de notre équipe nationale de football, et nous avons par
ailleurs un accord avec le Conseil supérieur des sports du
royaume d’Espagne pour la formation de nos joueurs.
Le
Français Henri Michel est le nouvel entraîneur de
l’équipe nationale de football. Dans quelles autres
disciplines la France peut-elle vous appuyer ?
Ruslan Obiang Nsue : Nous souhaiterions que la France nous assiste dans
les disciplines du judo et de l’athlétisme. Nous recherchons
des coachs pour entraîner nos joueurs.
Quels sont les sports
les plus pratiqués en Guinée
équatoriale ?
Ruslan Obiang Nsue : Outre le football, qui est le plus populaire ici,
les disciplines sportives que pratiquent les jeunes sont le basket,
l’athlétisme, la boxe et, de plus en plus, le kickboxing.
L’engouement pour cette discipline vient du fait que l’un de ses
champions, Alejandro Asumu Osa, qui s’entraîne en Espagne, a
la double nationalité espagnole et
équato-guinéenne. Son palmarès est
impressionnant. Il a été sept fois champion
d’Espagne dans la catégorie des moins de 71 kg et a
remporté le titre de champion d’Afrique des nations dans sa
catégorie, à Libreville, en mars dernier.
Dans sept mois se
tiendra la 28e édition de la CAN. Êtes-vous
prêts ?
Ruslan Obiang Nsue : Nous serons prêts à temps. Du
côté des infrastructures sportives et sanitaires
et de la sécurité, il n’y a pas de
problème. Il y a toutefois des incertitudes du
côté de la capacité
d’hébergement, notamment à Bata. Pour faire face
à un éventuel déficit de chambres,
nous avons entamé des négociations avec une
entreprise pour la construction de quatre hôtels
démontables (deux de trois étoiles et deux de
quatre). Cela permettra de disposer de 250 chambres
supplémentaires. Il reste aussi l’option de louer un bateau
de croisière. (Source
: Jeune Afrique - Muriel Devey)

A la veille de la Coupe du monde de football féminin, la presse française reprend des accusations de deux joueuses ghanéennes, qui datent pourtant de novembre 2010.
Selon
ces articles, les joueuses du Nzalang, Salimata Simpore et Bilguisa
Simpore, deux soeurs jouant pour
la Guinée Equatoriale, seraient des hommes.
Certains
articles mentionnent, sans le dater, un match amical entre
l'équipe féminine du Ghana et celle de la
Guinée Equatoriale, à la fin de laquelle,
Florence Okoe, la capitaine ghanéenne, aurait
émis de gros doutes au sujet des deux soeurs, visant
particulièrement Bilguisa Simpore : « C’est un
mâle dans un jeu de filles », avait-elle
affirmé. Ce match avait eu lieu en quart de finale de la CAN
2010, le 8 novembre 2010, et les Ghanéennes avaient
été vaincues par 3 buts à 1... On
pouvait alors comprendre leur désillusion !
En 2006 et 2008, il y avait déjà eu des accusations semblables contre la capitaine du Nzalang, Genoveva Anonma, qui avait dû se soumettre à des tests de féminité, lesquels avaient confirmé qu'elle était bien une femme...
Cette
insistance de la presse française (et notamment du
journal "Libération" et du site "football.fr") a de quoi
surprendre puisque les deux soeurs, originaire du Burkina
Faso, ne font pas partie de la sélection nationale,
présente en Allemagne depuis plusieurs semaines et qui doit
jouer son premier match, le 29 juin prochain, contre la
Norvège. (Source
: Assofrage)

L'ONG
française le Comité catholique
contre la faim (CCFD-Terre solidaire), poursuivie en diffamation devant
le tribunal de Grande instance de Paris par le président de
Guinée
équatoriale Teodoro Obiang Nguema Mbasogo, a
dénoncé
vendredi les "pillages" effectués, selon elle, par les
dirigeants de ce pays d'Afrique centrale.
Jugé devant le tribunal correctionnel de Paris, le
CCFD-Terre solidaire est accusé de diffamation par le Chef
d'Etat équato-guinéen
pour un rapport publié en juin 2009, et intitulé
"Biens mal acquis. A qui profite le crime?"
Dans ce rapport, consacré à la corruption dans
une trentaine de pays en voie de développement, l'ONG avait
pointé les "agissements" de plusieurs chefs d'Etat, dont le
président Obiang Nguema, dont le régime
était qualifié "d'autoritaire".
"La fortune amassée par le clan Obiang en Guinée
équatoriale est estimée entre 500 et 700 millions
de dollars (...) Cet enrichissement proviendrait du
détournement de la rente pétrolière",
écrivaient les deux auteurs de ce rapport, Jean Merckaert et
Antoine Dulin.
"Le dictateur guinéen et dix membres de sa famille sont
accusés d'avoir blanchi, entre 2000 et 2003, environ 26,5
millions de dollars en achat immobiliers, via un compte au Banco
Santander de Madrid", ajoutaient-ils.
Lors de l'audience, vendredi, l'ONG a maintenu ses affirmations,
contestées par les avocats de M. Obiang.
"Ce qui est écrit par le CCFD est connu par tout le grand
public et confirmé par la quasi totalité des
personnes qui connaissent la région", a plaidé le
président de l'ONG, Guy Aurenche, assurant que de nombreuses
sources avaient été utilisées pour le
rapport, dont des documents du Sénat américain et
de l'ONU.
Les avocats des parties civiles ont dénoncé
"l'absence de sérieux" du rapport, "simple compilation" de
documents existants et de coupures de presse, critiquant la "mauvaise
foi" de ses auteurs.
"A aucun moment vous n'avez cherché à prendre
contact avec les autorités du pays", a
déploré l'un des conseils de M. Obiang, Me
Olivier Pardo, regrettant que les auteurs du rapport n'aient pas
effectué de "débat contradictoire" et ne se
soient pas rendus en Guinée équatoriale lors de
leur travail d'enquête.
A l'issue de l'audience, le jugement devait être mis en
délibéré.
Teodoro Obiang Nguema, 69 ans, exerçant depuis
début 2011
les fonctions de président de l'Union africaine, est le seul
Chef d'Etat, sur les 29 pays cités dans le rapport du CCFD :
"Biens Mal Acquis. A qui profite le crime ?", qui a
décidé de poursuivre en justice l'ONG.
Il fait partie des trois chefs d'Etat africains visés par
une plainte des "biens mal acquis" déposée en
2008 à Paris par l'ONG Transparency International France
(TIF), avec le président du Congo-Brazzaville Denis Sassou
Nguesso et le défunt chef d'Etat gabonais Omar Bongo Ondimba.
Deux juges d'instruction, Roger Le Loire et René Grouman,
ont été désignés pour mener
l'enquête sur le patrimoine en France de ces trois
présidents. Des perquisitions ont eu lieu mi-juin chez des
avocats et notaires dans le cadre de cette enquête. (Source
: AFP)

La
radio nationale de Guinée
équatoriale a indiqué que mardi
dernier, a comparu devant le Tribunal militaire de Malabo, «
Bienvenido
Esono Engonga, Commandant de la police nationale qui a
été surpris en possession illégale de
la somme de 2 milliards de Fcfa »,
soit 4,5 millions d'euros.
Ancien Directeur adjoint de la Sécurité nationale
de Guinée Equatoriale, Bienvenido Esono Engonga avait
été limogé en janvier 2010,
après avoir été
arrêté en possession d'une quantité
d'armes jugée anormale. Soupçonné de
fomenter un coup d'Etat, il avait alors été
assigné à résidence. (Source
: afreekelection.com)

Selon la "Lettre du Continent", les avocats du président Teodoro Obiang Nguema et ceux du Comité catholique contre la faim et pour le développement (CCFD) se retrouveront, demain 24 juin à 13h30, devant la 17e chambre criminelle du Tribunal de grande instance de Paris (TGI), où sera jugée l’affaire la plainte pour diffamation déposée en 2009 par le chef de l'Etat équato-guinéen.
En
cause, le rapport "Biens mal
acquis : à qui profite le crime ?", publié par
l'ONG en juin 2009.
Le TGI devra se prononcer sur sept passages qualifiant le chef d'Etat
de « dictateur » ayant instauré
« un régime autoritaire depuis sa prise
de pouvoir en
1979 », ou affirmant qu'il se serait
« enrichi à
hauteur de 500 à 700 millions de dollars grâce au
détournement de la rente pétrolière.
»
Dans leurs conclusions de 42 pages, les avocats d'Obiang Nguema,
Olivier Pardo (Cabinet Pardo Boulanger et Associés) et
Isabelle Thomas-Werner, recourent à
une stratégie bien huilée visant
à démontrer le caractère
"progressiste" du pouvoir en place à Malabo (de l'ouverture
au pluralisme à l'essor économique, en passant
par la libération de prisonniers et de mercenaires tels que
Simon
Mann), tout en le comparant à celui du terrible Francisco
Macias Nguema, premier président de la Guinée
équatoriale renversé par Obiang Nguema lors du
"coup de la liberté", en 1979.
A travers ce procès, les avocats tenteront surtout
d'identifier - c'est un peu le but de cette plainte - les
"vrais" commanditaires de l'affaire des "Biens mal acquis" qui
agissent,
selon eux, par ONG interposées pour chercher à
déstabiliser les Etats pétroliers d'Afrique
francophone.
Une thèse qui occupe un chapitre entier du dernier livre de
Pierre Péan (Carnages, les guerres secrètes des
grandes puissances en Afrique), abondamment repris dans les conclusions
de Me Pardo.
De leur côté, droits dans leurs bottes, les
auteurs du rapport du CCFD devraient
confirmer leurs affirmations au cours de cette audience, et expliquer
le mécanisme supposé des détournements
de l'argent du pétrole dans l'ancienne colonie
espagnole.
Dans
une autre dépêche, la même source
indique que le
propre fils du président Obiang, Teodorin Obiang Nguema
Mangue,
« plus qu'épinglé dans
l'affaire des Biens mal
acquis », serait arrivé aujourd'hui à
Paris,
chargé d'une mission, dans le cadre de cette affaire
judiciaire... (Source
: La Lettre du Continent n°614, 23.06.2011)

Selon
le site
du Ministère équato-guinéen de
l'Information, le Premier Ministre et Chef du Gouvernement,
Ignacio Milam Tang, aurait reçu, lundi dernier à
Malabo, le Chargé d’Affaires de la République
fédérale d’Allemagne en Guinée
équatoriale, Hors Grüner.
Concernant la presse, le Premier Ministre aurait exprimé
clairement à son interlocuteur son indignation à
propos des « critiques infondées » qui
ont été publiées par le journal
allemand "Der Spiegel" et qui « montrent des images
négatives de la Guinée équatoriale
n’ayant aucun rapport avec le développement qu’a connu notre
pays ces dernières années. »
Le chef du Gouvernement a déclaré que «
ce comportement porte préjudice non seulement aux efforts
réalisés pour améliorer nos relations,
mais il montre aussi la mauvaise foi de cette presse, dont la
publication concorde précisément avec la
célébration des événements
de l’Union africaine à Malabo. »
Dans ce sens, le Premier Ministre a déclaré que
« l’inquiétude du Gouvernement sera
communiquée aux autorités allemandes dans le
cadre de la bonne entente qui existe entre les deux gouvernements.
»
L’entretien se serait terminé par l’engagement du diplomate
allemand qui, après s’être excusé ,
aurait déclaré qu’il contacterait le journal
allemand et qu’il communiquerait lui aussi cette inquiétude
aux autorités de son pays. (Source
: Site officiel du Gouvernement de la République de
Guinée équatoriale)

Le ministère
allemand des Affaires étrangères
a convoqué, hier mercredi, l'ambassadeur de
Guinée Equatoriale à Berlin après
qu'une équipe de la ZDF, en tournage dans ce pays d'Afrique
centrale, se soit vu confisquer ses images.
Le
11 juin dernier, des agents de
sécurité d'État en civil,
dirigés par Teobaldo Nchaso Matomba, directeur de la
chaîne de télévision publique de la
Guinée-Équatoriale (TVGE) ont
arrêté Jörg Brase, Michael Berger et
Stanley Oriaro, respectivement reporter, caméraman et
assistant caméraman de la deuxième
chaîne de télévision allemande, ZDF,
ainsi que leur guide-interprète, identifié
uniquement sous le nom de « Robert », alors qu'ils
filmaient un concert à l'Institut culturel d'Expression
française de Malabo, a dit au CPJ Christine Otieno,
productrice de la dite chaîne allemande. L'équipe
de tournage de la ZDF a été emmenée
dans les studios de la TVGE où des agents de
sécurité et M. Matomba leur ont
ordonné de remettre toutes leurs images vidéo,
selon un communiqué.
Leur
reportage était centré sur Genevova
Añonma, joueuse emblématique de la
sélection équato-guinéenne de football
féminin (Nzalang féminin), qui
participera à la Coupe du monde de football
féminin qui va commencer,
dimanche prochain, en Allemagne. L'intention des journalistes
était de
combiner des images de la footballeuse en Allemagne, qui
évolue dans le
club de Jena, avec d'autres images de son Malabo natal. Les
journalistes avaient pris quelques images des quartiers
périphériques,
ainsi qu'un entretien avec le chef de l'opposition
équato-guinéenne,
Placido Mico Abogo, et un concert à l'Institut culturel
d'expression
française de Malabo.
Les
trois journalistes et leur guide-interprète ont
été détenus pendant cinq heures,
tandis que M. Matomba a ordonné à deux hommes,
qui prétendaient travailler pour une
société de production espagnole
appelée Elipse, de supprimer toute séquence
susceptible de ternir l'image du pays, notamment une interview avec un
leader de l'opposition et des images d'enfants jouant dans des
bidonvilles, selon M. Otieno. Les journalistes ont
été conduits à l'aéroport
quelques heures plus tard. Les autorités du pays ont alors
confisqué les cartes mémoire contenant des images
d'une interview avec un avocat des droits humains. Leur accompagnateur
local aurait par la suite signalé avoir
été brièvement détenu et
menacé menacé de ne pas travailler avec les
journalistes étrangers, a dit M. Otieno.
Le ministère allemand des Affaires
étrangères a donc émis une
protestation officielle lors d'un entretien avec l'ambassadeur
à Berlin, Candido Muatetema Rivas (photo).
Depuis
New-York, le Comité pour la protection des journalistes
(CPJ) a lui aussi condamné ce qu'il considère
comme une grave violation du droit à l'information.
« Les actions des agents de sécurité
d'État contre l'équipe de la ZDF sapent
l'affirmation du président selon laquelle la
Guinée-Équatoriale est un pays où les
droits humains ne sont pas violés », a
déclaré Mohamed Keita, coordonnateur du plaidoyer
pour l'Afrique du CPJ. « Ce n'est qu'une dernière
tentative arbitraire de censurer l'image que le monde peut avoir de ce
pays. Nous appelons les autorités
équato-guinéennes à rendre les cartes
de mémoire de la ZDF immédiatement »,
a-t-il déclaré. (Sources
: ADN.es ; CPJ)

La Guinée équatoriale a procédé à une nouvelle vague d'expulsion d'étrangers, au total 48 Maliens et 23 Camerounais, qui ont été refoulés vers le Cameroun voisin.
Un
des Maliens expulsés proteste contre «
l’arbitraire. C’est la loi du riche qui reste toujours la meilleure
», explique-t-il, désabusé. «
Ils sont venus à 5 heures du matin toquer à nos
portes et ont commencé à demander les papiers.
Dès qu'on les leur présentait, ils les
déchiraient et nous jetaient dehors ; Ceux qui
tentaient de résister étaient
copieusement battus... »
La première vague composée de 23 Camerounais et
de 11 Maliens expulsés samedi
dernier de
la Guinée Equatoriale est arrivée soir
sur la plage de Campo (Cameroun) d'où ils ont
été convoyés à
bord du camion du 11e bataillon de fusiliers marins vers
Douala et Yaoundé.
La deuxième vague constituée de 37 Maliens est arrivée hier lundi matin. Ils disent avoir été expulsés de Mongomo, village natal du président Obiang Nguema Mbasogo, où ils exerçaient de menus métiers. C'est en effet à la veille du jouroù leur salaire devait leur être donné, qu'ils ont été ainsi refoulés hors du pays. Ils n’ont aucune pièce officielle. Pour toute fortune, les vêtements de chantier dont ils sont vêtus. La deuxième vague a parcouru 80 km à pied pour rallier Kribi. Après avoir été reçus et inspectés par le Commissariat spécial où ils ont passé la nuit dernière, ils attendent aujourd'hui qu'on leur délivre des visas pour se rendre à Yaoundé ou à Douala.
En
Guinée équatoriale, depuis le week-end des 11 et
12 juin, les descentes de police se sont
intensifiées dans les quartiers de la ville de
Bata habités par des étrangers. Un certain nombre
d'étrangers sans papiers ou vivant
légalement dans le pays ont été
arrêtés et maltraités.
« Ces raids aveugles contre des populations
immigrées doivent prendre fin », a
ajouté Tawanda
Hondora, directeur adjoint d'Amnesty International. « Tous
les migrants sans papiers doivent être
traités avec humanité et dans le respect de la
loi. Les autorités doivent enquêter sur ces
allégations... »
Alors
que le XVIIe Sommet de l'Union africaine doit se tenir la semaine
prochaine à Malabo, du 29 juin au 1er juillet, Amnesty
International a dénoncé, hier lundi, «
une hausse des arrestations arbitraires » en
Guinée équatoriale. L'ONG demande de «
mettre immédiatement fin aux limitations draconniennes de la
liberté d'expression ». Toujours selon Amnesty
International, toutes les manifestations ont été
interdites depuis le début du « printemps arabe
».
De
son côté, le président
équato-guinéen Teodoro Obiang Nguema, qui dirige
le pays depuis 1979, estime qu'il n'y a pas de violations des droits de
l'homme en Guinée équatoriale.
C'est
également l'avis du ministre de l'Information et
porte-parole du gouvernement, Geronimo Osa Osa Ekoro, pour qui, les
arrestations effectuées se font dans le cadre de la
sécurité à assurer aux pays
invités au sommet de l'Union africaine à
Malabo : « Dans notre pays, on ne procède
pas à des arrstations qui ne sont pas justifiées.
Nous sommes un Etat souverain, il y a des réglementations.
Nous allons abriter le Sommet de l'Union africaine comme tout autre
pays doit assurer la sécurité et la garantie de
tous les invités et de toutes les
délégations. Il y a des immigrés
clandestins que nous ne contrôlons pas qui franchissent nos
frontières qui sont perméables, alors quand nos
forces de sécurité contrôlent des gens
en situation irrégulière, je ne pense pas que
cela puisse constituer un délit... Notre pays doit assurer
et garantir l'événement de façon
à ce que tout se passe bien, sans incidents. Il y a beaucoup
de pays, de délégations et de chefs d'Etat qui
seront à Malabo, alors à Malabo on doit effectuer
le nettoyage afin d'éviter toute surprise... »
Pour
sa part, Erwin Van der Borght, directeur pour l'Afrique à
Amnesty International, a déclaré : «
Nous sommes en effet
particulièrement préoccupés par la
situation en Guinée équatoriale : On a
constaté,
ces
dernières semaines et ces derniers mois, une augmentation du
nombre d'arrestations arbitraires et de violations des droits humains.
Nous pensons que cela
est lié au Sommet de l'Union africaine qui va se tenir
dans ce pays à la fin du mois de juin. Nous ne contestons
pas que les
autorités aient la responsabilité d'assurer la
sécurité, mais elles ont aussi clairement
l'obligation de respecter les droits humains.
D'évidence, les événements en Afrique
du nord ont eu une
répercussion en Guinée
équatoriale, dans le sens où cela pourrait se
reproduire dans leur pays. S'il y a des allégations de
mauvais traitements et de tortures, les autorités ont la
responsabilité de mener des
enquêtes pour s'assurer que cela ne se reproduise pas et pour
traduire en justice les responsables. » (Sources
: Le Messager ; Quotidien Le Jour ; RFI)

Marcelo Frigerio, le sélectionneur du Nzalang féminin (l'équipe nationale de football féminin de la Guinée équatoriale) a enfin annoncé la liste définitive des joueuses qui participeront à cette Coupe du monde. Vice-championne d'Afrique en 2010, la Guinée équatoriale est une des deux équipes africaines qui ont été qualifiées pour cette importante compétition internationale. A l'occasion de leur premier match les Equato-guinéennes affronteront la Norvège, le mercredi 29 juin 2011, à 15h00, à Augsboug (Allemagne)
L'équipe nationale de la Guinée
équatoriale comprend 21 joueuses :
+
Gardiens de but : (1) Mirian Silva da Paixão (São
Francisco do Conde, Brésil), (13) Yao Awa, dite "Farota"
(Princesses,
Burkina Faso) et (18) MARÍA ROSA Ondo Nsing (Inter
Continental)
+
Défenseurs : (2) BRUNA Amarante da Silva (Rio Preto,
Brasil), (3) Dúlcia Maria Davi "DULCE" (COTP, Brasil), (4)
CAROLina Conceição Martins Pereira (Botucatu,
Brasil) et (21) Laetitia Chapeh Yimga (E Waiso Ipola)
+
Milieux de terrain : (5) Ana CRIStina da Silva (Palmeiras, Brasil), (6)
VÂNIA Cristina Martins (Hyundai Steel, Corée du
Sud), (9)
DORINE Nina Chuigoué (E Waiso Ipola), (10) Genoveva
AÑONMA Nze (Jena, Allemagne), (11) NATALIA Obono Abeso Abuy
(Inter Continental), (12) SINFOROSA Eyang Nguema Nchama "Fifi la Mirey"
(E Waiso Ipola), (14) JUMÁRIA Barbosa de Santana
(São Francisco do Conde, Brésil), (15) Gloria
CHINASA Okoro
(River Angels, Nigeria), (16) LUCRECIA Ngui Engonga (E Waiso Ipola) et
(20) Olive CHRISTELLE Ngo Nyepel (Inter Continental).
+
Attaquants : (7) Blessing DIALA, (8) JADE Boho Sayo (Rayo Vallecano,
Espagne), (17) Adriana Aparecida Costa "TIGA" o "Tiganinha"
(Unip, Brésil) et (19) FATOUMATA Leila Ndiaye (Inter
Continental).
Depuis qu'elles sont en Allemagne, les joueuses du Nzalang ont
remporté plusieurs rencontres amicales contre le FC Jeunesse
Junglinster (Luxembourg)
(9-0) et contre les Pays-Bas (3-1), et plus récemment, en
fin de
semaine dernière, contre le Luxembourg (8-0),
mais pour son premier match de la Coupe du monde, la Guinée
équatoriale part en position d'outsider et les sites web de
paris
sportifs envisagent déjà une victoire de la
Norvège, avec une côte de 20 contre 1...
(Sources : Women's Soccer Africa ; nzalangmundial.skyrock.com)

«
Les autorités
équato-guinéennes doivent
immédiatement mettre fin à la
répression draconienne de la liberté d'expression
menée à la veille du sommet de l'Union africaine
qui se tiendra du 23 juin au 1er juillet à Malabo, la
capitale, a déclaré aujourd'hui Amnesty
International.
Des opposants politiques et une centaine d'étudiants ont
été arrêtés et
détenus arbitrairement ces derniers mois au titre d'une
mesure préventive destinée à
empêcher toute manifestation pendant le sommet. Nombre
d'entre eux auraient été maltraités.
« Les autorités
équato-guinéennes doivent mettre fin à
cette vague extrêmement alarmante d'arrestations, d'actes de
torture et d'autres mauvais traitements visant des personnes qui ne
font qu'exercer leur doit à la liberté
d'expression », a indiqué Tawanda Hondora,
directeur adjoint d'Amnesty International.
« Le gouvernement du président Obiang figure
déjà parmi ceux qui commettent le plus de
violations des droits humains en Afrique et la persécution
continuelle des opposants politiques est déplorable.
»
Toutes les manifestations ont été interdites en
Guinée équatoriale à la suite des
soulèvements qui ont eu lieu à travers en Afrique
du Nord et au Moyen-Orient.
Le week-end des 11 et 12 juin, les descentes de police se sont
intensifiées dans les quartiers de la ville portuaire de
Bata habités par des étrangers.
Un certain nombre d'étrangers sans papiers ou vivant
légalement dans le pays ont été
arrêtés et maltraités.
« Ces raids aveugles contre des populations
immigrées doivent prendre fin, a ajouté Tawanda
Hondora. Tous les migrants sans papiers doivent être
traités avec humanité et dans le respect de la
loi. Les autorités doivent enquêter sur ces
allégations »
Fin mai, plus d'une centaine d'étudiants auraient
été arrêtés et
détenus brièvement dans la ville portuaire de
Bata. La raison de leur arrestation n'a pas été
communiquée.
Sept personnes soupçonnées d'être
membres de partis politiques d'opposition ont été
arrêtées et détenues
brièvement en avril.
Parmi elles figuraient Loeto Sepa et Anselmo Ichaikotó,
interpellés à Malabo le 9 avril en raison de leur
appartenance présumée au Mouvement pour
l'autodétermination de l'île de Bioko (MAIB).
N'ayant aucun lien avec cette organisation, ils ont
été libérés sans
inculpation le 23 avril.
En février, avant le début de la vague
d'arrestations, le gouvernement a ordonné aux journalistes
de ne plus couvrir les événements d'Afrique du
Nord, du Moyen-Orient et de Côte d'Ivoire. Selon les
informations reçues par Amnesty International, il est de
plus en plus difficile d'accéder à Internet.
En mars, un journaliste travaillant pour la radio d'État en
langue française a été suspendu de ses
fonctions pour avoir évoqué dans son
émission la situation en Libye. Juan Pedro Mendene a
été sommé par le secrétaire
d'État à l'information de quitter la station. Au
moment de partir, il a été agressé et
battu par le garde du corps de celui-ci.
Une semaine plus tard, le directeur de la radio a annoncé
qu'une interruption temporaire des programmes avait
été décidée en haut lieu.
Aucune autre explication n'a été fournie.
Par ailleurs, Amnesty International a reçu des informations
signalant des barrages routiers, ainsi que des arrestations arbitraires
de véhicules et des fouilles menées par les
forces de sécurité, qui harcèlent,
intimident et réclament des pots-de-vin aussi bien aux
ressortissants équato-guinéens qu'aux
étrangers. » (Source : Amnesty International - 20
juin 2011)

«
Cinq prisonniers d’opinion ont été remis en
liberté le 5 juin 2011. Les libérations
interviennent
à la suite d’une grâce
décrétée par
le président de la Guinée équatoriale,
Teodoro
Obiang Nguema Mbasogo, à l’occasion de son 69e anniversaire.
Le
décret de grâce présidentielle a
été
annoncé à la radio et la
télévision
nationales le 4 juin 2011. Vingt-deux prisonniers ont
été
graciés, dont cinq prisonniers d’opinion et 17 prisonniers
politiques qui étaient peut-être
également
détenus pour avoir exprimé leurs opinions. Vingt
et un
d’entre eux ont quitté la prison de Black Beach,
située
à Malabo, la capitale, dans l’après-midi du 7
juin et le
dernier celle d’Evinayong, sur le continent, le 13 juin 2011.
Si
elle se félicite de ces libérations, Amnesty
International exhorte les autorités
équato-guinéennes à mettre un terme
à la
persécution des opposants politiques. Le gouvernement doit
immédiatement faire cesser les actes de torture et les
autres
formes de mauvais traitements infligés aux
détenus et
remettre en liberté toutes les personnes
incarcérées sans inculpation ni jugement en
raison de
leurs liens familiaux ou amicaux avec des opposants politiques. Les
responsables présumés de ces violations des
droits
humains doivent répondre de leurs actes devant la justice
dans
le cadre de procès équitables.
Avant leur
remise en liberté, les prisonniers graciés ont
dû
signer un document dans lequel ils remerciaient le président
de
sa bienveillance. Ils se sont également engagés
à
ne pas commettre d’infractions semblables à celles faisant
l’objet de la grâce, faute de quoi ils seraient
réincarcérés pour purger le reste de
leur peine,
indépendamment de toute nouvelle condamnation.
Parmi
les personnes graciées figurent d’anciens membres du Parti
du
progrès de Guinée équatoriale (PPGE),
un parti
politique frappé d’interdiction. Emiliano Pedro Esono Micha,
Cruz Obiang Ebebere, Gumersindo Ramírez Faustino, Juan Ekomo
Ndong et Gerardo Angüe ont été
arrêtés
sans mandat en mars 2008 en raison de leur association
passée
avec le PPGE. Ils ont été inculpés
d’association
illicite et de détention d’armes et de munitions. En juin
2008,
ils ont été reconnus coupables de ces chefs
d’accusation
à l’issue d’un procès inéquitable et
condamnés à une peine de six ans
d’emprisonnement.
Amnesty International les considérait comme des prisonniers
d’opinion car ils avaient été
arrêtés pour
le simple fait d’avoir exercé de manière
pacifique leur
droit à la liberté de réunion et
d'association.
Ils ont été condamnés sur la base de
déclarations qu’ils avaient signées sous la
contrainte.
L’organisation a milité pour leur libération.
Florencio
Elá Bibang et Antimo Abeso font également partie
des
prisonniers graciés. Antimo Abeso a
été
libéré le 13 juin de la prison d’Evinayong,
où il
avait été transféré en
janvier 2010. Les
deux hommes bénéficiaient du statut de
réfugié au Cameroun. En juin 2005, alors qu’ils
faisaient
route à travers le Nigeria pour rejoindre le
Bénin, ils
ont été enlevés en même
temps qu’un autre
homme, Felipe Esono, dit «Pancho», par des membres
des
services de sécurité
équato-guinéens
opérant avec la complicité des
autorités
nigérianes. Ils ont été conduits tous
les trois
à la prison de Black Beach, à Malabo,
où ils ont
été détenus au secret pendant
plusieurs
années. Ils ont été
inculpés de tentative
de renversement du gouvernement et jugés en leur absence en
septembre 2005 par un tribunal militaire, qui les a reconnus coupables
et les a condamnés à une peine de 20 ans de
réclusion.
Bien que leur incarcération au
secret dans la prison de Black Beach ait été
connue, les
autorités ont soutenu qu’elles ne détenaient pas
les
trois hommes et ont affirmé que ceux-ci avaient
été jugés par contumace car ils se
trouvaient hors
du pays. Amnesty International a condamné cet
enlèvement,
ce procès inéquitable et les actes de torture
infligés à Antimo Abeso et Felipe Esono.
L’organisation a
milité pour que les autorités reconnaissent la
détention des trois hommes, qu’elles mènent une
enquête sur l’enlèvement et les actes de torture,
et pour
que les prisonniers puissent bénéficier de soins
médicaux, avoir des contacts avec leur famille et consulter
leurs avocats.
Quinze autres prisonniers politiques,
condamnés à de lourdes peines de
réclusion en
février 2004 pour leur implication
présumée dans
une tentative de renversement du gouvernement, ont également
été remis en liberté à la
faveur de la
grâce présidentielle. Il semblerait qu’on les ait
également torturés pour leur arracher des
«aveux».
Amnesty International déplore
que, malgré une loi interdisant la torture et les autres
formes
de mauvais traitements, aucune enquête n’ait
été
menée sur les actes de torture qui auraient
été
infligés aux prisonniers graciés ni sur
l’enlèvement de certains d’entre eux. L’organisation exhorte
donc les autorités équato-guinéennes
à
enquêter sur ces allégations de torture et ces
enlèvements et à traduire en justice les
responsables
présumés de ces violations des droits humains.
Amnesty
International est également préoccupée
par la
situation d’au moins 30 personnes, dont plusieurs femmes, qui sont
détenues sans inculpation ni jugement dans la prison de Bata
depuis octobre 2010. Leur arrestation a fait suite à
l’évasion de deux prisonniers politiques, qui se sont
échappés de la prison d’Evinayong en compagnie de
six
gardiens le 12 octobre 2010. Parmi les personnes
incarcérées se trouvent des membres de
l’entourage amical
et familial des évadés, notamment la femme de
l’un d’eux,
Angustia Raquel Mangue Obiang, qui est détenue au secret et
aurait été torturée, ainsi que Maria
Auxiliadora
Moyong, l’épouse d’un homme qui, d'après les
autorités, conduisait la voiture dans laquelle les
prisonniers
se sont échappés, et leur fils
âgé de 14
mois.
Amnesty International exhorte les autorités
équato-guinéennes à libérer
immédiatement et sans condition tous ces détenus
ou
à les inculper d’une infraction prévue par la loi
et
à les juger dans le cadre d’un procès
équitable.
L’organisation engage également les autorités
à
mener une enquête sur les allégations de torture.
»
(Source : Amnesty International - 17 juin 2011 ; version
française : 27 juin 2011)

A Madrid, des sources gouvernementales ont confirmé que
laministre
espagnole des Affaires étrangères, Trinidad
Jimenez, se rendrait le 30
juin prochain en Guinée équatoriale afin de
participer au Sommet de
l'Union africaine (UA) qui doit avoir lieu à Malabo, la
capitale du
pays.
Ce
sera la première fois que Trinidad Jimenez viendra en
Guinée équatoriale en tant que chef de la
diplomatie espagnole, deux ans après le voyage
très controversé de son
prédécesseur, Miguel Angel Moratinos.
Le but de cette visite est d'assister à la
réunion des chefs d'Etat et de gouvernement de l'Union
africaine, une organisation dans laquelle l'Espagne a un statut
d'observateur.
Le chef du gouvernement espagnol, José Luis
Rodríguez Zapatero, avait d’ailleurs participé au
Sommet de janvier 2010, en Ethiopie, en sa qualité de
président en exercice de l'Union européenne.
On imagine qu’à l’occasion de cette visite officielle, la
ministre espagnole des Affaires étrangères sera
reçu par le président
Teodoro Obiang Nguema et qu’il sera question des relations
bilatérales entre l’Espagne et son ancienne colonie.
La dernière visite officielle d’hommes politiques espagnols
fut celle du président du Congrès,
José Bono, accompagné d'un groupe de
députés, en février dernier. (Source :
EFE)

Le Secrétaire d’Etat à la Jeunesse et aux Sports
de la
Guinée équatoriale, Ruslan Obiang
Nsué, s’est
rendu à Paris le 29 avril à l’occasion du
lancement
d’African Football Dream Team, et à cette occasion,
interrogé par des journalistes du journal "Les Afriques", il
a
fait le point sur les préparatifs de la CAN 2012.
LA
: C’est la deuxième fois que deux pays organisent la Coupe
d’Afrique des Nations (CAN), la Guinée
équatoriale et le
Gabon. Comment vous êtes-vous répartis les
rôles et
comment se passent la coopération entre les deux pays ?
Ruslan
Obiang Nsué : L’entente entre les deux comités
est
très bonne, nous travaillons en Guinée
équatoriale
et au Gabon, les deux COCAN (comité organisateur) font des
réunions communes et nous avons établi un
chronogramme au
niveau des infrastructures et de l’organisation. Pour la CAN 2012, la
répartition des deux COCAN est la suivante : le Gabon prend
le
congrès de la CAF (Confédération
africaine de
football) et la clôture, et la Guinée equatoriale
le
tirage au sort et l’ouverture. Nous avons
sélectionné une
mascotte commune « Gaguie », un gorille qui veut
transmettre le message de protection de l’environnement et de la nature.
LA
: Lors de la CAN 2010 en Angola, il y avait eu un certain nombre de
dérapages : l’attaque du bus des footballeurs togolais mais
aussi des problèmes d’organisation. Avez-vous pris des
mesures
particulières pour, en quelque sorte, redorer le blason de
la
CAN ?
Ruslan Obiang Nsué : Nous n’avons pas la
même situation au Gabon et en Guinée
équatoriale,
l’Angola ayant connu une guerre civile. Dans tous les cas nous
travaillons sur la sécurité, qui est une exigence
de la
CAF, et une priorité pour les deux pays.
LA
: Comment se passent les présélections de la CAN
? Les
évènements qui se sont
déroulés en Tunisie
et en Egypte, mais aussi la situation en Côte
d’Ivoire
ont-ils eu un impact ?
Ruslan Obiang Nsué :
Non, les équipes continuent de jouer les matchs de
sélection et, pour le mois de novembre, l’ensemble des pays
participants sera connu.
LA : Il
était envisagé d’instaurer un visa commun. Est-il
en place ?
Ruslan Obiang Nsué : Nous avons un accord, nous attendons
maintenant juste le design du visa.
LA
: Quel est le budget consenti pour le gouvernement
équato-guinéen pour la CAN, et notamment la
construction
des infrastructures ?
Ruslan Obiang Nsué : Je
ne peux pas vous donner un budget global. Tant l’organisation du Sommet
de l’Union africaine que la CAN, ces deux
événements
permettent de développer et moderniser le pays. Nous avons
construit deux stades. Le stade de Malabo, de 15 200 places,
réalisé par une entreprise chinoise, est
terminé
avec le village sportif (hôtel, piscine olympique, boxing
club…).
En ce qui concerne celui de Bata, nous procédons
à
l’extension du stade qui passera de 25 000 places à 35
000-40
0000 places pour nous permettre d’accueillir l’ouverture de la CAN. Le
chantier est réalisé par Bouygues et sera
finalisé
en novembre. Toutes les infrastructures sont financées par
l’Etat, sans emprunt. Plusieurs hôtels sont en construction.
Si,
à Malabo, les infrastructures
hôtelières sont
suffisantes, à Bata, c’est un peu juste. Nous avons
prévu
des modules préfabriqués avec la
société
française GL Events.
LA : GL Events avait
organisé la CAN en Angola, l’avez-vous aussi choisie ?
Ruslan
Obiang Nsué : Ils ont signé un accord avec le
Gabon et
sont en négociation avec nous pour les modules
préfabriqués et pour d’autres contrats
spécifiques, éventuellement.
LA : Quelles
retombées attendez-vous de la CAN en termes financier,
d’image, touristique ?
Ruslan
Obiang Nsué : L’élément le plus
important pour
nous est qu’à l’occasion de la CAN, l’Afrique et le monde
connaissent la Guinée équatoriale. Elle est peu
connue et
souvent confondue avec la Guinée Conakry ou la Nouvelle
Guinée. C’est un petit pays, et cette ouverture au niveau
international nous donne l’occasion de promouvoir notre pays, le
tourisme et d’attirer les investisseurs.
LA : Combien
attendez-vous de visiteurs ?
Ruslan Obiang Nsué : Pour les deux pays, nous tablons sur 5
à 10 millions de personnes.
LA : Quelle est la
politique de l’Etat en matière de sport ?
Ruslan
Obiang Nsué : L’implication du gouvernement est totale dans
le
sport. Le budget est d’environ 10 millions d’euros par an.
(Source : Les
Afriques - Anne Guillaume-Gentil)

Les
amateurs du septième art ont dû attendre jusqu'au
1er mai
pour retrouver une salle de cinéma à Malabo,
grâce
à l’ouverture du cinéma Rial dans le quartier
résidentiel de Buena Esperanza, non loin de la
cité de
Sipopo.
Cela faisait un peu plus de 10 ans qu’il
n’existait plus de salle de cinéma en Guinée
Équatoriale, depuis la fermeture du Cinéma
Ivoire, rue
Rey Malabo, transformé en église, et depuis la
disparition du Cinéma Mar qui est aujourd'hui en ruines dans
le
quartier d’Ela Nguema. Les plus jeunes sauront désormais ce
qu’est un cinéma.
La cérémonie
d’inauguration a eu lieu en présence du Gouverneur de la
province de Bioko-Nord, Baltasar Nseng Mesian, ainsi que de nombreux
artistes (Coro Mixto de Malabo, Pina Bessosa, Abong Mang de
paraíso, Elenita, Manu de Mirey, Éroes de Bonda).
Avec
ce cinéma, le public de la capitale dispose d’un espace de
300
mètres carrés, parfaitement
aménagé et
climatisé, avec deux étages et une
capacité de 280
sièges. Deux films y seront
projetés chaque
jour, y compris le week-end, avec un prix d'entrée de 5 000
F.
Cfa en semaine et de 10 000 F. Cfa (15 à 16 euros), le
week-end.
Certains
ont rappelé que, dans les années 1990, on entrait
au
cinéma Ivoire et au cinéma Mar, pour seulement
1000 F.
Cfa, et parfois 500, et qu’ainsi on pouvait venir en famille, mais avec
des prix d‘entrée de 5 000 et de 10 000 F. Cfa, ce sera
totalement impossible en raison du niveau des revenus et de salaires ne
leur permettra pas de faire une telle dépense, et beaucoup
ont
déploré que le cinéma n’ait
été fait
que pour les plus riches.
Pour sa part, le directeur du
Cinéma Rial, Hermegildo Biong Mabale, a exprimé
le
souhait que ce nouveau lieu de loisir occupe la jeunesse
équato-guinéenne, et que cela contribue ainsi
à
diminuer la délinquance et l’alcoolisme parmi les
jeunes
de la capitale. (Source : malabosa.com)

Opération coup de poing de la police ce mardi à
Lyon
(France) aux abords du stade de Gerland et dans le quartier de
l'Artillerie (7e arr.). Deux hommes ont été
interpellés qui géraient une quarantaine de
fourgonnettes
pour le compte de filles venues de Guinée
Équatoriale.
Ces
derniers mois, la police constatait une augmentation du nombre de
camionnettes stationnant le soir dans le secteur de l'Artillerie,
à Gerland. En particulier ils observaient les allers et
venues
fréquentes de deux individus,
considérés comme les
têtes du réseau.
Mardi dernier, à 21h15, les
forces de l'ordre sont passées à l'action. 90
agents,
comprenant du personnel de la sûreté
départementale
et des CRS, ont encerclé les véhicules. Quatre
hommes ont
été interpellés, dont les deux
suspects
déjà repérés.
Le chef est un habitant
de Rillieux de 34 ans, qui baignait déjà le
milieu du
proxénétisme. Son comparse est un Roumain de 24
ans. Les
autres sont de petites mains.
1200 euros par soir
21
prostituées, toutes originaires de Guinée
Equatoriale,
ont été entendues par les enquêteurs.
Ainsi a
été mis à jour un réseau
actif depuis 2009
qui gérait une quarantaine de fourgons. Ces hommes ne
s'occupaient pas du recrutement des filles ou de leur logement. Ils
s'employaient seulement à leur mettre à
disposition des
véhicules d'occasion, veiller à leur entretien et
à les déplacer si besoin au cours de la nuit.Et
pour ces
prestations, ils percevaient 30 euros par nuit et par fourgon. Soit
1200 euros par jour.
L'homme de 34 ans a aussi reconnu avoir
aidé les filles à établir de faux
documents en vue
d'obtenir des prestations sociales. « C'est plus de l'aide
à la prostitution que du proxénétisme
tel qu'on
l'entend généralement », convient un
enquêteur. Il n'empêche, c'est bien pour ce motif
qu'ils
ont été présentés au
Parquet ce vendredi 17
juin. La police poursuit ses investigations afin de procéder
à la mise en fourrière d'un maximum de
véhicules.
Plus d'un tiers des
prostituées en France viendraient d'Afrique subsaharienne
Selon
le Commissaire divisionnaire Jean-Michel Colombani, responsable de
l’Office central pour la répression du trafic des
êtres
humains (OCRTEH), la population des prostituées originaire
d’Afrique sub-saharienne ne cesse d'augmenter. « La France
est un
pays abolitionniste », a-t-il déclaré.
« La
prostitution est libre mais considérée comme une
activité qui porte atteinte à la
dignité humaine.
Par contre, le proxénétisme est
sévèrement
puni. La France dispose dans ce domaine de l’arsenal le plus complet au
monde. Un proxénète est passible de 7 ans
d’emprisonnement à la réclusion criminelle
à
perpétuité. »
Les autorités ne
communiquent pas de chiffres précis sur la
répartition
par nationalité des prostituées lyonnaises.
Difficile
aussi de faire un recensement, le milieu connaissant un gros
«
turn-over ». On dispose néanmoins de chiffres. On
compte
au total 425 prostitués de rue à Lyon (femmes et
hommes)
dont 15 à 20 % sont françaises ou ont acquis la
nationalité française. Le gros contingent
d’origine
étrangère (70 %) vient de Bulgarie, du Cameroun
et du
Nigeria. Il y a également des Roumaines et des
Equato-guinéennes. (Sources : Lyon capitale.fr; Afrik.com ;
Le
Progrès)

Ça y est, c'est officiel ! Les sélectionneurs ont
annoncé la liste des joueuses retenues pour participer
à
la Coupe du Monde féminine de la FIFA 2011. 336 joueuses ont
été sélectionnées et se
disputeront le
titre suprême du 26 juin au 17 juillet, parmi lesquelles de
grands noms du football féminin mondial, mais aussi de
jeunes
prodiges prometteuses.
Comme
la Colombie, la Guinée Equatoriale va participer pour la
1ère fois à une Coupe du Monde. Actuellement, la
Guinée est 61ème au classement Mondial, mais ses
récentes performances sont assez intéressantes,
malgré leur manque d'expérience sur la
scène
Internationale, puisque les joueuses du Nzalang ont remporté
le
Championnat d'Afrique en 2008 et elles ont été
finalistes
en 2010.
L'âge moyen des 16 équipes qui
participeront à l'épreuve suprême est
de 24 ans et
11 mois. Christelle, 16 ans, qui portera les couleurs de la
Guinée équatoriale, est la plus jeune des
footballeuses
sélectionnées.
Avant le premier match de la
compétition qui l'opposera, le 29 juin prochain,
à la
Norvège, le Nzalang féminin continue à
se
préparer. Les Equato-guinéennes,
entrainées par
l'Italien Marcelo Frigerio (Brésilien d'adoption)
poursuivent
leurs séances quotidiennes d'entrainement. Elles ont
récemment disputé des rencontres amicales contre
le
Luxembourg et contre les Pays-Bas qu'elles ont remporté sur
les
scores respectifs de 9:0 et 3:1. (Sources : FIFA ; Página
Oficial del Gobierno de la República de Guinea Ecuatorial)

Le procès de l'opposant et ancien dirigeant de l'Union
Populaire
(UP, opposition) de la Guinée équatoriale,
Faustino Ondo
Ebang (photo), qui devait se tenir ce vendredi, a
été
renvoyé pour la deuxième fois à une
date non
déterminée, à la demande de son
avocat, Me Fabian
Nsue Nguema.
"Le
procès a été ajourné
à une date non
déterminée à ma demande parce que je
n'ai pas
encore étudié le dossier" a-t-il
expliqué.
Ce
procès intervient à la suite d’un recours en
cassation
déposé par le ministère public qui
conteste le
verdict de l’acquittement prononcé par la Cour d'appel de
Malabo, en mars 2010, à l’endroit de Faustino Ondo Ebang.
Aujourd'hui
vendredi, Faustino Ondo Ebang devait à nouveau
être
jugé par contumace pour "actes terroristes" avec l'attaque
contre le palais présidentiel de la Guinée
équatoriale, le 17 février 2009.
Le mis en cause se trouve depuis avril 2008 en Espagne pour des
"raisons de santé".
Jugé
en mars 2010 et acquitté, Faustino Ondo Ebang avait
été accusé d'être le
commanditaire de
l'attaque contre le palais présidentiel menée par
des
hommes armés venus par la mer.
Une personne avait
trouvé la mort et plusieurs blessés lors des
échanges de tirs entre les assaillants et les forces de
sécurité présidentielles. Malabo avait
initialement attribué l'assaut à des rebelles
nigérians, membres du Mouvement pour
l'émancipation du
delta du Niger (MEND).
18 personnes dont 7 Nigérians
avaient été alors interpellées et
condamnées à de lourdes peines. Ils ont ensuite
été graciés en octobre 2010 par le
président Obiang Nguema lors de l'anniversaire de
l'indépendance du pays. (Source : APA)

Le parquet de Paris a fait procéder mercredi 15 juin 2011
à des perquisitions dans le cadre de l'enquête sur
les
« biens mal acquis » portant sur le patrimoine en
France de
trois chefs d'Etat africains et de leurs proches. Dans le camp de
l’accusation on estime que la procédure va dans le bon sens,
et
dans l’autre que les enquêtes ne donneront rien.
Des
perquisitions ont eu lieu mercredi 15 juin 2011 à Paris chez
des
avocats et notaires dans le cadre de l'enquête sur les
«
biens mal acquis » portant sur le patrimoine en France de
trois
chefs d'Etat africains et de leurs proches. Il s'agit de Denis Sassou
Nguesso du Congo, Teodoro Obiang Nguema de Guinée
équatoriale et du défunt chef d'Etat gabonais
Omar Bongo
Ondimba. Ces perquisitions visaient « à chercher
tous
documents en relation » avec le patrimoine des chefs d'Etat
chez
leurs avocats et notaires. Des documents ont été
saisis.
L’enquête
se poursuit
Récemment,
le parquet avait refusé d'élargir
l'enquête sur le
patrimoine en France de ces présidents et de leurs proches,
qui
ont continué d'acquérir voitures de luxe et
œuvres d'art
après le dépôt d'une plainte pour
« biens mal
acquis » en 2008. Ces nouvelles perquisitions montrent en
tout
cas que, pour ce qui est des acquisitions d'avant 2008,
l'enquête
se poursuit.
Pour Me William Bourdon, avocat de Transparency
International France, l'association anti-corruption qui a
déposé cette plainte dans cette affaire, c'est le
signe
que les juges d'instruction font leur travail.
William
Bourdon a estimé mercredi sur les antennes de RFI que
«
l’examen des actes de vente que les notaires ont dressé
devrait
permettre de déterminer d’où vient ce flux
d’argent qui a
permis à ces présidents d’acheter des
appartements qui
coûtent des millions d’euros ». Selon lui,
« c’est en
traçant ce fil rouge que l’on pourra déterminer
que tout
ce patrimoine n’a pas été acquis »
légalement. Ces perquisitions constituent pour l’avocat une
première étape. « D’autres devraient
avoir lieu
prochainement », a-t-il indiqué. (Sources : RFI ;
Afrik.com)

Courtisé pour ses hydrocarbures, critiqué pour sa gouvernance, le pays a su utiliser sa nouvelle richesse pour se moderniser. Et espère profiter de la présidence de l’Union africaine et de l’organisation de la Coupe d’Afrique des nations 2012 pour acquérir une visibilité internationale.
On l’a vainement cherché sur la photo de famille.
Président en exercice de l’Union africaine (UA) pour un an,
l’Équato-Guinéen Teodoro Obiang Nguema Mbasogo
n’a pourtant pas
été convié au sommet du G8 tenu fin
mai à Deauville (France). L’« oubli
» de l’Élysée a probablement
épargné au président
français Nicolas Sarkozy les critiques qui avaient
déjà visé en octobre 2010 le
comité exécutif de l’Organisation des Nations
unies pour l’éducation, la science et la culture (Unesco),
au point de le pousser à suspendre le prix
Unesco-Obiang Nguema que le chef de l’État
équato-guinéen se proposait de sponsoriser. La
grand-messe des puissants s’est déroulée sans
polémique, les apparences sont sauves, même si
chacun sait que l’on nage en pleine hypocrisie.
Embarrassant
partenaire
Entre mauvaise conscience et realpolitik, les Occidentaux ne savent
plus sur quel pied danser avec la Guinée
équatoriale. Comment assurer les
approvisionnements pétroliers auprès d’un
partenaire que les opinions publiques aiment tant critiquer ? La
longévité au pouvoir (trente et un ans) de son
président est stigmatisée, son score de 95 %
à la présidentielle de novembre 2009 n’est
guère apprécié par les ONG,
à l’instar de Human Rights Watch. L’organisation ne cesse de
dénoncer des violations des droits de l’homme, les entraves
à la liberté d’expression notamment, tandis que
Transparency International, qui place le pays au 168e rang (sur 178)
dans son dernier classement, met en évidence le niveau
élevé de la corruption...
La
redistribution de la richesse nationale lui vaut également
des
reproches, au regard de l’indice du développement humain du
Programme des Nations unies pour le développement : la
Guinée équatoriale occupe la 117e place du
classement
2010, qui compte 169 États.
Ce tableau revient
invariablement dans les colonnes de la presse internationale, sans
parvenir à enrayer l’attraction que la Guinée
équatoriale exerce évidemment sur les compagnies
pétrolières, qui se disputent les permis
d’exploration
dans ses eaux territoriales depuis le début de
l’ère
pétrolière en 1992. Plus de 3 000
employés
américains du secteur y vivent. La France était
en 2010
le troisième fournisseur et le sixième client de
la
Guinée équatoriale, pour des montants respectifs
de 234
et 367 millions de dollars (162,7 et 255 millions d’euros). Les
agrégats du pays affolent les observateurs. Selon le Fonds
monétaire international (FMI), son produit
intérieur brut
(PIB) a augmenté de 5 272 % entre 1992 et 2008 : la plus
forte
croissance économique au monde. Et, bien qu’elle soit
repartie
à la hausse en 2009, sa dette ne représentait
toujours
que 5,1 % du PIB selon les estimations du FMI.
Afflux
d'immigrés
Prévue
en janvier 2012, la Coupe d’Afrique des nations de football (CAN)
offrira une formidable exposition à ce petit pays en
quête
de considération. « Le plus important pour nous,
c’est
qu’à l’occasion de cette CAN l’Afrique et le monde entier
connaissent mieux la Guinée équatoriale,
espère
Ruslan Obiang Nsue, secrétaire d’État aux Sports.
Cette
visibilité au niveau international nous donnera
l’opportunité de promouvoir le tourisme et d’attirer des
investisseurs », poursuit-il. Équipements
sportifs,
infrastructures routières et hôtelières
font
cruellement défaut en Afrique centrale, où le
pétrole coule pourtant depuis les années 1950
dans
certains pays voisins. Au Cameroun, au Gabon et au Congo, les projets
sont souvent restés dans les cartons. En dix ans, la
Guinée équatoriale les a
réalisés.
Des
lois restrictives ne semblent pas pouvoir stopper l’afflux
d’immigrés irrésistiblement attirés
par la
prospérité. Camerounais, Nigérians,
Sénégalais, Libanais, Chinois occupent, dans le
commerce
et les services, des emplois non pourvus faute de main-d’œuvre
qualifiée parmi les quelque 676 000
Équato-Guinéens. Il faut dire que
jusqu’à
l’indépendance, proclamée en 1968, la
colonisation
espagnole n’a pas fait de l’éducation une
priorité. Le
régime autoritaire instauré par la suite par le
«
père de l’indépendance », Macias
Nguema, non plus.
Une vingtaine d’années de production
pétrolière ne
peuvent à elles seules juguler tant de déficits…
Vers des
réformes ?
Pour
accompagner ce développement économique
phénoménal, le pouvoir s’est engagé
à
améliorer la gouvernance. En dépit du boycott
d’une
partie de l’opposition, Obiang Nguema a lancé
début mai
un calendrier de réformes politiques devant aboutir
à un
référendum en fin d’année. La
commission
chargée de la réforme de la Constitution a
annoncé
le 26 mai qu’elle allait proposer de limiter à deux le
nombre de
mandats présidentiels, d’une durée de cinq ans,
et de
créer divers organes : un Sénat ou un Conseil
économique et social, un Conseil de la
République, un
Conseil du défenseur du peuple et une Cour des comptes.
La
lutte contre la corruption, elle, semble s’intensifier, marquant
peut-être le début de la fin de
l’impunité. Le 28
mai, le procureur général de la Guinée
équatoriale a ouvert une procédure
pénale pour
corruption contre José Olo Obono, ancien
président de la
Cour suprême, démis de ses fonctions en janvier
dernier.
« Des agissements de la sorte font qu’on nous critique
à
l’étranger », avait alors
déploré le chef de
l’État.
Sur le plan diplomatique, enfin, Obiang
Nguema, grand voyageur, s’est montré très actif
sur la
scène continentale. Il s’est fortement impliqué
dans la
résolution du conflit postélectoral ivoirien. Le
10
décembre dernier, le voilà à Dakar
pour
l’ouverture de la 3e édition du Festival mondial des arts
nègres. À peine revenu d’un sommet Afrique-Inde
qu’il a
coprésidé – avec le Premier ministre indien
Manmohan
Singh – à Addis-Abeba, il s’apprête à
accueillir,
les 30 juin et 1er juillet, le 17e sommet de l’Union africaine
à
Malabo. Il lui reste cependant un défi de taille, que nombre
de
ses prédécesseurs et homologues africains n’ont
jamais su
ou voulu relever : préparer l’avenir et, donc, sa
succession.
Quel que soit le terme… (Source : Jeune Afrique)

Deux radars installés au Cameroun par les Etats-Unis
permettent
de surveiller ses côtes sur une large zone allant
jusqu'à
Malabo en Guinée équatoriale, a
révélé, hier mercredi à
Yaoundé,
l'ambassadeur des Etats-Unis Robert P. Jackson lors d'une table ronde
des acteurs du secteur maritime, dans le cadre d'Africa Partnership
Station (APS).
"En
plus des formations que nous faisons, nous avons fourni deux radars
pour s'assurer que le Cameroun connaît bien quel navire est
dans
l'espace camerounais et nous avons la possibilité d'ajouter
d'autres équipements, afin de renforcer ses
capacités", a
souligné le diplomate interrogé par la presse sur
les
motivations du soutien de son pays pour la
sécurité
maritime camerounaise.
Sur la zone de surveillance, "c'est
toute la côte jusqu'à l'île de Malabo en
Guinée équatoriale. Je ne peux pas être
plus
précis que ça. Mais, c'est un large domaine",
a-t-il dit.
Depuis
son lancement en 2007, le Cameroun accueille au large de ses
côtes et sur son territoire des opérations
d'Africa
Partnership Station avec visites de bateaux et d'avions, associant des
responsables militaires de diverses nationales. "Nous croyons que votre
sécurité est notre
sécurité. Les 5.800
Américains qui habitent au Cameroun sont sujet des
mêmes
risques que tous les résidents de ce pays. Alors, nous avons
un
intérêt direct et nous avons un
intérêt
indirect, parce que nous voulons promouvoir la
prospérité, le tourisme, les activités
commerciales et il faut qu'on ait la sécurité
pour faite
tout ça", a affirmé l' ambassadeur Jackson.
(Source :
Xinhua)

Un
jour après le communiqué officiel
de
Jéronimo Osa Osa Ekoro, le ministre
équato-guinéen de l'Information, qui affirmait
que les critiques
venaient
toujours d'étrangers qui ne s'étaient jamais
rendus dans
son pays, c'est le fameux quotidien allemand "Der Spiegel" qui publie
aujourd'hui un article accablant racontant la mésaventure
d'une
équipe de télévision allemande, venue
à Malabo.
Celle-ci, qui avait pour projet de
faire un reportage sur le pays, s'est vue convoquée par la
Sécurité nationale et ses vidéos
effacées...
Après deux articles
particulièrement
critiques parus récemment dans la presse
étrangère, dans le "New-York Times" (Etats-Unis)
et dans le "Le
Monde" (France), c'est donc au tour du célèbre
journal allemand "Der
Spiegel" de dénoncer "une grave atteinte
à la liberté d'information"...
Cela devait être une simple mission, comme tant d'autres
qu'accomplissent nos correspondants en Afrique. Et puisque
l'équipe
féminine de la Guinée équatoriale
s'est qualifiée pour le Championnat du monde de football
féminin en Allemagne, ce petit pays du golfe de la
Guinée valait bien un détour pour Jörg
Brase, le correspondant de ZDF en Afrique.
PREAMBULE
Il faut savoir que la Guinée équatoriale est l'un
des plus petits pays d'Afrique, mais aussi l'un des plus riches en
pétrole. En outre, ses eaux territoriales renferment,
peut-être, huit pour cent des réserves mondiales
de gaz naturel.
Dans le même temps, la Guinée
équatoriale se classe, selon l’ONG Transparency
international (TI), parmi les Etats les plus corrompus alors qu’elle
est
statistiquement considérée, avec un revenu par
tête d'environ 15.000 dollars par an, comme le plus riche
pays de toute l'Afrique.
Le
hic : La richesse qui ne profite
qu’à quelques-uns, en particulier aux membres de la famille
élargie d’Obiang. Depuis 32 ans, Teodoro Obiang, 69 ans,
règne sur le pays, après avoir
succédé à son oncle qu’il a
renversé et fait exécuter.
On peut donc assurément qualifier de dictature
cette
forme de gouvernement, tandis que l'année passée,
Obiang a fait exécuter quatre conspirateurs
présumés…
Brase se préparait donc comme d'habitude, nouait des
contacts avec la télévision d'Etat, avec la
Fédération de football, mais aussi avec
des opposants et des militants des droits de l’homme dans le
pays.
Images d’une petite
fille, marchant dans la boue
Il s'adressa aux ministères compétents, et tout
semblait se passer comme prévu.
Il tourna avec les joueuses de l'équipe nationale qui
doivent participer à la Coupe du monde, il les accompagna
dans les quartiers insalubres où elles vivent, il interviewa
le Secrétaire d’Etat chargé des Sports,
qui se trouve être un fils du président Obiang.
Brase rencontra également des militants des droits
de
l’homme et une petite fille qui marchait dans la boue, car il
venait de pleuvoir.
Son entrevue avec le fils du président fut
diffusée au journal
télévisé du soir. Et finalement, le
journaliste allemand fut même invité à
un débat public à la
télévision d’Etat, à propos du
Championnat du monde de football féminin.
Tout semblait terminé, quand Brase fut convoqué,
à la sortie d’un concert, le soir
précédent son retour à Nairobi, par le
responsable de la télévision d'Etat. Ce
dernier lui ordonna d’effacer toutes les séquences qui
pourraient nuire à l'image du pays.
Motif
:
L'équipe n'aurait pas été
dûment
accréditée. En outre, seul le reportage sur le
football féminin aurait été
autorisé, mais les Allemands avaient
également parlé avec le président du
seul parti d'opposition et des militants des droits de l’homme.
Brase objecta que pour obtenir une information
équilibrée pour un reportage, il fallait nouer
des contacts avec différents groupes sociaux et les diverses
organisations, sans aucune censure.
Mais, les vidéos ont été
confisquées,
toutes les images avec des opposants et des personnes critiques envers
le gouvernement et même avec des habitants des
bidonvilles ont été effacées, ainsi
que les prises de vues de la petite fille marchant dans la boue.
Alors, l'équipe fut raccompagnée à
l'hôtel, et là encore Brase dut remettre toutes
les
prises de vues. Dès lors, l'homme affable qui
s'était présenté avec
un grand sourire, deux
jours auparavant,
lors du
débat public à la
télévision d’Etat,
comme étant le directeur de la photographie,
révélait
alors son véritable visage d’important collaborateur des
services secrets.
La
télévision d’Etat refuse de restituer les
cartes mémoire
La
télévision d’Etat retenait les cartes
mémoire. Finalement, durant la nuit, vers 3h30, les
Allemands furent autorisés à s’en aller. Selon
Brase : "Cela n'aurait pas été pire avec la Stasi
dans l'ancienne RDA, ils avaient connaissance de tous nos faits et
gestes…"
En fait, l'équipe ZDF ne possédait aucune
accréditation écrite du ministère de
l'information, mais tous les ministères concernés
avaient été informés de ce voyage et
du projet de tournage. En outre, les visas avaient
été autorisés par le
ministère de la Sécurité nationale.
Par conséquent, ZDF, exprima son mécontentement
dans un communiqué adressé à
l'ambassadeur de la Guinée équatoriale
à Berlin en déplorant "une sérieuse
atteinte à la liberté d'information."
L'équipe a décrit la manière dont on
l’a traité « comme on se conduit avec des
personnes qui sont soupçonnées de crimes
importants
».
La visite de l’équipe de télévision
allemande était pour les autorités de police
d’Obiang un petit galop d’essai pour de plus grands de défis
qu’ils s’apprêtent à affronter : le Sommet de
l’Union africaine dans deux semaines à Malabo,
avec presque tous les chefs d'Etat (africains), et probablement
quelques douzaines de médias étrangers. Et, au
début de l'année à venir, la Coupe
d’Afrique des Nations qui doit avoir lieu en Guinée
équatoriale et au Gabon. Alors, des milliers des visiteurs
et de journalistes étrangers circuleront dans le pays.
D’ici là, la police secrète devra
trouver comment elle fera pour détourner les images qui
pourront porter préjudice à l’l'image de marque
du pays. » (Source : Der
Spiegel)

Communiqué
du ministère de l'Information et du Tourisme :
« Ces
dernières semaines, divers médias et groupes
internationaux, parmi lesquels certains qui se disent « ONG
» ont exprimé de fortes critiques à
propos de la construction de la station balnéaire de Sipopo,
où se tiendra bientôt le Sommet de l'Union
africaine.
Pour ces groupes, parmi lesquels on peut mentionner Human Rights Watch
(organisation qui, même si aucun de ses membres ne
connaît personnellement la Guinée
équatoriale, critique depuis des années tout ce
qui se fait dans ce pays), la construction de Sipopo est un luxe non
prioritaire.
Selon eux, il ne devrait y avoir en Guinée
équatoriale aucun hôtel de luxe ou de terrain de
golf ou de stations balnéaires. Pour "soutenir" leurs
arguments, ces groupes et les médias qui publient leurs
opinions se fondent toujours sur des données totalement
absurdes, affirmant que toute la population de ce pays est
extrêmement pauvre.
A
l'intention de ces groupes
habituellement critiques envers le Président et le
Gouvernement de la Guinée équatoriale,
le porte-parole de ce gouvernement rappelle donc ce qui
suit :
1. Les institutions équato-guinéennes sont
conscientes que, compte tenu de l'intérêt que
suscite notre pays actuellement à travers le monde en raison
de sa richesse pétrolière, nous sommes
constamment soumis à des attaques et à des
critiques de tous ces groupes d’opinion. Le principal objectif de ces
groupes est de se positionner dans les médias du monde
entier et ainsi d’utiliser le nom de notre pays pour leur propre
bénéfice.
La preuve en est que, avant la découverte du
pétrole, quand la Guinée Equatoriale
n’était qu’un Etat véritablement pauvre
et misérable, ayant subi de terribles et sanglants conflits
internes, aucun média ou groupe international, ne faisait
alors le moindre cas de nous. Seule une intervention militaire interne
menée par le président Obiang a tiré
la Guinée équatoriale d’un terrible sort.
C’est la raison pour laquelle nous, les Guinéens, qui
bénéficions maintenant d'un monde plus enviable,
nous sommes parfaitement capables de décider de nos propres
affaires, sans prêter attention outre mesure aux pressions
arrogantes
et aux jugements des lobbies et des médias qui ne se sont
jamais déplacé dans notre pays et dont
l'intérêt pour le peuple de Guinée
équatoriale est apparu "accidentellement" à
partir du moment où il y a eu ici du pétrole, et
non pas quand il y avait la faim, le sang et la misère.
2. La construction de Sipopo répond à l'objectif
de promouvoir et de développer le tourisme comme une
composante de la nécessaire diversification
économique, comme il est précisé dans
le Plan de développement national Horizon 2020, qui
prévoit des investissements dans des domaines autres que le
secteur des hydrocarbures, tels que l'agriculture, la pêche
et le tourisme.
Cette diversification est un besoin prioritaire pour le
développement économique du pays, comme le
recommandent les grandes organisations internationales et comme on
peut le lire, par exemple, dans l'examen effectué par le
Fonds monétaire international en 2010, où il est
stipulé que « les perspectives à long
terme dépendront de la capacité à
exploiter d’autres sources de revenu grâce à la
diversification économique.»
La construction de ce site qui comprend effectivement des
établissements hôteliers de catégories
différentes, des plages et des parcours de golf, a pour
objectif de réaliser une station haut de gamme pour les
nombreux visiteurs qui viennent dans notre pays pour affaires et qui
pourront
utiliser ces installations le week-end ou lors de séjours
plus longs. Mais aussi les visiteurs du monde entier, africains et
arabes, et bien sûr des groupes de touristes venant
principalement d'Europe, mais également
d’Amérique, étant donné l'emplacement
stratégique de la Guinée équatoriale
dans le Golfe de Guinée et et étant
donné le cadre
privilégié et unique de ses plages
bordées de forêts tropicales.
Pour rentabiliser Sipopo, le gouvernement a
également pour objectif d’entreprendre des actions de
communication et de marketing. Parmi elles, sans aucun doute, le
fait d’accueillir à Sipopo un
événement de portée internationale
comme le Sommet de l'Union africaine est un excellent tremplin pour
faire connaître cette cité et pour que son nom
s’affiche dans les médias du monde entier.
3. Par ailleurs, nous comprenons, parce que
précisément le peuple de Guinée
équatoriale a été tellement pauvre,
comme le mentionne ces groupes toujours hostiles envers nos
institutions, qu'en plus du travail social qui est
réalisé dans ce pays, un
des moyens pour sortir de cette pauvreté serait de
créer de
pôles de travail et de développement. C’est
précisément ce qui a été
fait à Sipopo, ce pôle touristique qui offre
d’ores et déjà de nombreux emplois pour des
réceptionnistes, des techniciens, du personnel de service,
des vigiles, des informaticiens, etc, et qui sont
réservés prioritairement à des gens de
notre pays.
Ainsi, encore une fois, les critiques formulées par ces
organisations manquent de rigueur et de fondement et n'ont d'autre but
que de s’ «auto-glorifier» et d’assurer leur
promotion dans la presse internationale grâce à
l’éclairage médiatique dont
bénéficie actuellement la Guinée
Equatoriale .
Signé: Jeronimo Osa Osa Ecoro »
(Página
Oficial del Gobierno de la República de Guinea Ecuatorial).

Dans quelques mois, en Afrique, on parlera plus que de football et de
la Coupe d'Afrique des Nations coorganisée par le Gabon et
la
Guinée équatoriale.
Et
d'ores et déjà, nombreux sont les artistes et les
sportifs qui souhaitent s'inscrire dans la médiatisation de
ce
grand événement sportif.
Déjà,
en mars dernier, c'était Patrick Mboma, l'ancien capitaine
de
l'équipe nationale du Cameroun, qui était venu
à
Malabo afin de proposer aux autorités sportives sa ligne de
vêtements pour les maillots du Nzalang nacional.
Lors
d'une entrevue avec le Secrétaire d'Etat à la
Jeunesse et
aux Sports, Ruslan Obiang Nsue, la jeune Française a
proposé de composer et d'interpréter le disque
officiel
de la CAN 2012.
De son vrai nom Sophie Jordier, la jeune artiste
de 32 ans, est née en métropole d'une famille
martiniquaise. Fille d'un chanteur du groupe Kassav, elle a grandi dans
la musique et le chant et, soutenue par le chanteur Passi, elle a
enregistré son premier album solo en juin 2004.
En 2008,
elle est revenue avec le single « Je veux que tu me mentes
» et l’album « Elle & moi », qui
se classe en
première semaine 19e du hit-parade français.
Ruslan
Obiang Nsue l'a chaleureusement remerciée pour
l'intérêt qu'elle porte à la CAN 2012
qui doit se
dérouler en partie à Malabo et à Bata
et il a
promis à Lynnsha que sa proposition serait
étudiée
en séance plénière du
Comité d'organisation
(COCAN Guinée équatoriale) (Página
Oficial del
Gobierno de la República de Guinea Ecuatorial)

Il a ensuite affirmé que le gouvernement équato-guinéen a mis sur pied un programme national de lutte contre le sida qui adopte une approche multisectorielle. Différents décrets et lois en matière de prévention et de protection des personnes vivant avec le VIH/sida ont également été adoptés.
M.
Owono a par ailleurs fait savoir que dans son pays, 5 700 personnes
répondaient aux critères pour recevoir des
traitements antirétroviraux et que 47% d’entre elles y
avaient accès. Des centres de traitements
supplémentaires ont été ouverts et des
soins de santé primaire sont intégrés
aux mesures de prise en charge des malades, a-t-M.
Owono a par ailleurs fait savoir que dans son pays, 5 700 personnes
répondaient aux critères pour recevoir des
traitements antirétroviraux et que 47% d’entre elles y
avaient accès. Des centres de traitements
supplémentaires ont été ouverts et des
soins de santé primaire sont intégrés
aux mesures de prise en charge des malades, a-t-il
ajouté.

Le
Vice-Premier Ministre a également
évoqué les mesures mises sur pied pour veiller
à la santé des enfants et permettre aux femmes
enceintes séropositives d’accoucher dans de bonnes
conditions. Il a précisé que le taux de
prévalence du virus chez les femmes enceintes
était de 7,3 %.
Le
3e Vice-Premier ministre a également
parlé des défis auxquels le gouvernement de la
Guinée équatoriale est confronté :
« Le
principal défi est de poursuivre le travail
engagé, de combler nos lacunes etde renforcer nos
efforts dans
les années à venir. Avec les mesures prises et
les initiatives futures, nous espérons changer la vie des
générations présentes et futures, de
vivre dans un pays avec zéro nouvelles infections
au VIH, zéro discrimination et
zéro décès liés au
sida. »
Enfin, le ministre de la Santé a conclu en remerciant le
Fonds mondial de lutte contre le VIH / SIDA, la tuberculose et le
paludisme. (Sources
: ONU
; Página Oficial del Gobierno de la República de
Guinea Ecuatorial)
(1) Le fait de citer un chiffre de 2004 a de quoi étonner,
tant la situation a évolué en Afrique depuis 7
ans... Selon la carte
établie par l'ONU, en 2009 et le site
web d'Onusida, le taux de prévalence du SIDA en
Guinée équatoriale serait plutôt de 5%
(Rapport Onusida 2010).

Dans un article du quotidien "Le Monde", paru jeudi 9 juin 2011, le journaliste Philippe Bernard affirme que « les menaces liées à l'instruction judiciaire en cours sur leurs éventuels "biens mal acquis" en France n'ont pas tempéré le goût du luxe » de certains dirigeants africains « visés par la plainte déposée à Paris en 2008 par l'organisation Transparence International France (TIF) pour "recel de détournement de fonds publics"... »
A
propos de la Guinée équatoriale, Philippe Bernard
écrit
: « Le constat policier le plus
stupéfiant concerne Teodoro
Nguema Obiang (Mangue), 41 ans, fils et quasi homonyme de
Teodoro Obiang Nguema (Mbasogo), 69 ans, qui règne d'une
main de fer
depuis 1979 sur la Guinée équatoriale et se
trouve être le président en
exercice de l'Union africaine (UA). Les enquêteurs des
douanes ont
établi qu'en novembre 2009 "26 voitures de luxe et 6 motos
(…)
d'occasion d'une valeur de près de 12 millions de dollars
ont été
acheminées à l'aéroport de Vatry
[Marne] en provenance des Etats-Unis
[par Teodoro Nguema Obiang] pour réexportation vers la
Guinée
équatoriale".
Le lot comprenait "7 Ferrari, 4 Mercedes-Benz, 5 Bentley, 4
Rolls-Royce, 2 Bugatti, 1 Aston Martin, 1 Porsche, 1 Lamborghini et 1
Maserati". Au total, les douaniers ont repéré "28
exportations de
marchandises depuis 2008 via l'aéroport de Vatry". M. Obiang
est "déjà
défavorablement connu des services douaniers, notent-ils,
pour une
importation sans déclaration de véhicules en
provenance de Suisse". En
2010, son parc automobile s'est enrichi d'une nouvelle Ferrari et d'une
Bugatti dont "le prix d'achat est estimé entre 1,5 et 2
millions
d'euros", ajoutent, de leur côté, les policiers.
Les goûts de M. Obiang junior ne se cantonnent pas aux
voitures de
luxe. Un signalement Tracfin, la cellule gouvernementale
antiblanchiment, en date du 7 mars 2011, rapporte que le fils du
dictateur de Malabo "s'est porté acquéreur de 109
lots pour un montant
total de 18 347 952,30 euros [lors de] la vente de la collection Yves
Saint Laurent et Pierre Bergé [actionnaire du Monde]"
organisée en
février 2009 par Christie's France. L'interminable
inventaire des
objets d'art anciens acquis laisse pantois : depuis le "taureau
en
vermeil" du XVIIe siècle à 298 604
euros jusqu'à la "coupe
en noix de
coco" à 112 724 euros, en passant par la "figure
d'Hermaphrodite en
bronze" à 744 716 euros. "Fait atypique", souligne
la note de
Tracfin,
"c'est la société Somagui Forestal,
société d'exploitation forestière
sous le contrôle de Teodoro Obiang [par ailleurs ministre de
l'agriculture et des forêts de son père], qui est
à l'origine des
virements ayant servi au règlement" des 109 lots d'objets
d'art.
D'autres documents révèlent que la Barclays Bank
a, en France, géré ces
transactions.

Les enquêteurs de Tracfin concluent logiquement : "Compte
tenu des
fonctions occupées par l'intéressé en
Guinée équatoriale et de la
particularité consistant à faire payer ses achats
d'œuvres d'art par la
société Somagui [dont il est le directeur], la
présence de “biens mal
acquis” pourrait être suspectée." La profusion
d'œuvres d'art acquise
par M. Obiang s'éclaire lorsqu'on découvre qu'il
possède pas moins de
six domiciles, dont l'un à Malibu (Californie), un autre
à
Ville-d'Avray (Yvelines) et un autre avenue Foch (Paris 16e). Selon un
témoignage cité par Sherpa, un groupe de juristes
en pointe dans le
dossier, cette dernière demeure s'étendrait sur
quatre niveaux et
comprendrait plusieurs dizaines de pièces dont "une salle
à manger en
corail et une turquerie en panneaux Lalique". La police attribue
à la
famille Obiang trois sociétés administrant ces
biens dont seraient
propriétaires quatre autres sociétés
domiciliées en Suisse. »
A
propos de l'enquête dans l'affaire dite des "biens
mal
acquis", le journaliste français ajoute : «
Après avoir complété
l'inventaire dressé dès 2007 des biens
possédés en France par les trois
familles visées, les juges d'instruction devraient chercher
à connaître
auprès des notaires et des banques l'origine,
éventuellement
frauduleuse, des fonds ayant permis de les acquérir... Mais
les
magistrats avaient besoin du feu vert du parquet pour
étendre leurs
investigations aux biens acquis postérieurement au
dépôt de la plainte
de 2008 dont ils sont aujourd'hui saisis. Le 13 avril, les juges Le
Loire et Grouman ont donc sollicité un
réquisitoire supplétif visant
les faits nouveaux comme la Bentley d'Ali Bongo ou les objets d'arts de
Teodoro Obiang. En toute logique, cette démarche n'aurait
pas dû
soulever d'objection du parquet, puisque ce dernier avait
lui-même
transmis aux juges d'instruction les notes policières et
douanières
compromettantes...
Pourtant, Michel Maes, vice-procureur de la République
à Paris, qui
dépend hiérarchiquement du ministère
de la justice, a signifié par
écrit dès le lendemain son refus de
délivrer un réquisitoire supplétif.
"Si l'on doutait que le parquet est le bras armé du pouvoir
politique,
ce refus en est le reflet absolu", tonne Me William Bourdon, avocat de
TIF et président de Sherpa. Il rappelle que la France a
ratifié la
Convention des Nations-Unies contre la corruption de 2003, qui fait de
la restitution des avoirs frauduleux un principe fondamental du droit
international. Il indique qu'il a déposé une
nouvelle plainte visant
les faits récemment établis. »
En fait, selon une source judiciaire, on indique que le Parquet enquêterait sur ces mêmes faits dans le cadre d'une enquête préliminaire confiée à l'Office central de la répression de la grande délinquance financière (OCRGDF) à la suite d'une plainte simple déposéEn fait, selon une source judiciaire, on indique que le Parquet enquêterait sur ces mêmes faits dans le cadre d'une enquête préliminaire confiée à l'Office central de la répression de la grande délinquance financière (OCRGDF) à la suite d'une plainte simple déposée par Transparency, début mai 2011.

Hier
samedi, un autre journal français, "L'Union", titrait
: «
Le
fils d'un chef d'Etat africain suspecté de malversation /
Rolls et
Ferrari s'envolaient de Vatry ». Dans ce nouvel
article, le
journaliste
Eric Lainé évoque plus
précisément : « Les
véhicules,
importés des Etats-Unis »
par Teodoro Obiang Nguema Mangue, « le fils et dauphin du
président de
la Guinée Équatoriale », et
qui «
ont
séjourné à l'aéroport de
Vatry avant de repartir par avion en Afrique,
de fin 2009 à début 2010. »
« Début 2010, écrit-il, le monde entier
a les yeux rivés sur les
chaînes de télé
qui diffusent en boucle les images insoutenables du drame
haïtien. Le
11 janvier, un séisme de magnitude 7 a ravagé
Port-au-Prince et ses
environs, provoquant la mort de plusieurs centaines de milliers de
morts. Des appareils décollent des quatre coins du pays. Il
est 15
heures ce 15 janvier et, à l'aéroport de Vatry,
c'est aussi
l'effervescence. Des dizaines de personnes s'affairent autour d'un
avion-cargo à destination de ce pays que le tremblement de
terre vient
de précipiter un peu plus dans la misère.

Le froid et le brouillard enveloppent un vaste hangar presque
désert. Là, un représentant de la
Croix Rouge présente aux journalistes la toile de tente et
les outils d'un des kits à 750 euros en partance pour
Port-au-Prince. En arrière-plan, au fond à droite
du bâtiment, trône une autre cargaison. Elle aussi
est en partance pour un de ces pays où les
affamés courent les rues. La Guinée
Équatoriale où la population vit en dessous du
seuil de pauvreté.
Mais là-bas, point de catastrophe naturelle ni d'aide
à l'horizon. Ironie du sort, la cargaison - qui prend
discrètement la poussière sous le hangar de Vatry
- n'est pas destinée aux plus miséreux. Elle se
compose de plusieurs luxueuses berlines, comme en témoigne
la photo agrandie du kit de démonstration pour
Haïti, prise ce jour-là par l'union/L'Ardennais
(notre document). Il y a là une Rolls-Royce, une Mercedes et
d'autres marques prestigieuses.
Cette collection provient, selon les enquêteurs des Douanes,
d'un lot de « 26 voitures de luxe et six motos (..)
d'occasion d'une valeur de près de 12 millions de dollars
acheminées à l'aéroport de Vatry
(Marne) en provenance des États-Unis (par Teodoro Nguema
Obiang Mangue) pour réexportation vers la Guinée
Équatoriale », comme l'a
révélé jeudi le site du Monde.fr.
Qui est ce richissime Teodoro Nguema Obiang ? Il n'est autre que le
ministre des Forêts et de l'Agriculture du pays, fils du
président en exercice et dauphin, candidat à la
succession de papa...
Comment le fiston s'est offert ce lot de voiture - acheminé
depuis les États-Unis où il dispose d'un pied
à terre à 23 millions d'euros en Californie ?
C'est ce que cherchent à déterminer deux juges
parisiens et les policiers de l'Office central pour la
répression de la grande délinquance
financière (OCRGDF) en charge d'une enquête pour
« recel de détournement de fonds publics
». Comme le confirme Gilles Darriau, directeur
général de l'aéroport Vatry,
« qui les a vus », le lot de véhicules
de luxe est bien arrivé en novembre 2010. « Elles
sont parties des États-Unis pour arriver à
Charles-de-Gaulle puis elles ont été
acheminées en camion jusqu'à Vatry. »
Il y a là « sept Ferrari, quatre Mercedes-Benz,
cinq Bentley, quatre Rolls-Royce, deux Bugatti, une Aston Martin, une
Porsche, une Lamborghini et une Maserati ». Depuis 2008, ce
sont même 28 véhicules qui ont transité
par Vatry, précise encore Le Monde, car Vatry
dispose de vols directs pour la Guinée
Équatoriale. (Sources : Le Monde ; L'Union ; Le Point)

Suite à la mission qu'a dirigée en
Guinée équatoriale, en mai dernier, le diplomate
cap-verdien Luís de Matos Monteiro da Fonseca, un rapport a
été rédigé qui doit
maintenant être examiné à la 16e
réunion du Conseil des Ministres de la CPLP. Si l'avis des
ministres est favorable, ce rapport sera soumis à la IXe
Conférence des Chefs d'Etat et de gouvernement de la CPLP,
qui se tiendra en 2012 au Mozambique. C'est alors que la CPLP devra
décider si elle accepte oui ou non comme 9e membre de plein
droit la Guinée équatoriale, un Etat qui y
siège avec le statut d'observateur depuis juillet 2006.
Pour comprendre les enjeux de cette demande d'adhésion, les
chercheuses portugaises Sara Moreira et Ana Lúcia
Sá font leur "revue de presse" numérique :
« Au
mois de juin, lors de la 16e conférence du Conseil des
ministres
des pays membres de la Communauté des Pays de Langue
Portugaise (CPLP)
qui aura lieu en Angola, la candidature de la Guinée
équatoriale à
cette communauté sera examinée. Un rapport
établi par une mission de la
CPLP qui s'est rendue à Malabo, la capitale, les 4 et 5 mai,
constituera la base de cet examen du processus d'admission du pays
dirigé par le président Teodoro Obiang depuis
1979.
« L'unique espace vraiment humain est celui de la
langue.
Laissons-le en dehors de l'oppression des
intérêts, communiquons la
langue aux hommes et aux peuples. » Ce commentaire est de
Joana Ruas
sur le blog "O
que fica do que passa" (Ce qui reste du passé),
dans un
article intitulé : “CPLP, Guinée
équatoriale & cie ; le pétrole
ou l'amour platonique ?”
Justino Pinto de Andrade du blog "Angola
Resistente" (L’Angola qui
résiste) raconte comment “les Portugais ont
été les premiers
navigateurs européens à arriver, en 1471, sur le
territoire de ce qui
constitue aujourd'hui la Guinée équatoriale” :
« Ils ont d'abord trouvé l'ile de Bioko, qu'ils
ont appelé plus tard
Ilha Formosa, et aussi Fernando Pó. (…). D'un point de vue
historique,
il y a eu, donc, des contacts entre la Guinée
équatoriale et la langue
ainsi que la culture portugaises. Il se pourrait qu'il y ait encore des
restes bien minces de ces contacts qui puissent justifier une certaine
nostalgie pour la langue et la culture disparues. Mais
après,
l'espagnol a été imposé. Le choix du
français lui-même comme langue
officielle est du, avant tout, aux contacts frontaliers que la
Guinée
équatoriale maintient avec le Gabon et le Cameroun - des
pays
francophones - et la présence de Français dans un
passé lointain sur le
territoire pour le trafic d'esclaves. »
Le journaliste brésilien Michell Niero, du blog O Patifundio,
ajoute
que la « Guinée équatoriale,
un pays hispanophone, "parle"
portugais depuis 2008 par décret » : «
Quand elle est devenue membre
observateur à cause d'une très petite portion de
la population qui
parle le fá et l'ambô, un créole ayant
un lexique basé sur le
portugais. »
Si
ce n'est pas un apport linguistique, qu'apporte donc la
Guinée
équatoriale à la communauté des pays
parlant le portugais ?
Selon
le blog "Debates
e Devaneios" (Débats et diurnes) du Mozambique :
«
L'entrée de la Guinée équatoriale
comme membre de plein droit de la
Communauté de langue portugaise (CPLP) est simplement une
affaire de
pétrole, d'autres justifications comme la langue, la
démocratie et les
droits humains ne sont que des farces. (…) La Guinée
équatoriale
est-elle une dictature ? C'est sûr, monsieur. Mais est-ce un
problème,
comme elle a du pétrole, ce qui vaut beaucoup plus que les
droits
humains ? »
Cette idée est soutenue par Henrique Sousa, du blog "O
que fica do que
passa", pour qui l'admission de la Guinée
équatoriale
n'aurait
« aucun sens » considérant le
fait qu'elle « n'est
pas un pays de langue portugaise », mais plutôt une
"pétro-dictature".
Il est d'accord avec l'écrivain et politicien Manuel Alegre
qui a
utilisé les mêmes mots.
Le blog "El
Bonsai de la Información" (Le Bonsai de
l'information ) [en
espagnol] en 2008, a ignoré les “arguments historiques et
linguistiques” qui ont poussé les “trois grandes puissances”
de la CPLP
- Portugal, Angola et Brésil - et a dépeint la
facilité avec laquelle
les intérêts pétroliers ont
prévalu sur les droits humains :
« Avec l'aide appréciable de la Libye et
l'autorisation du
guide Mouammar Kadhafi, un allié historique du
Président Obiang Nguema,
au début de cette année, une
délégation portugaise s'est rendue à
Malabo, la capitale de la Guinée équatoriale.
L'Angola a célébré les
premiers accords il y a cinq ans et le Brésil a
commencé à explorer un
bloc off-shore prometteur. »
La
CPLP est rigide sur les principes de “la Primauté de la
paix, de la
Démocratie, de l'Etat de droit, des Droits humains et de la
Justice
sociale” (Article 5), un article mis en relief sur une page
particulière sur le site web de la CPLP et dont
dépend une éventuelle
admission de la Guinée équatoriale au sein de la
communauté.
Déjà en 2010, la possibilité que la
Guinée équatoriale devienne le
neuvième membre de la CPLP - les autres étant le
Portugal, le Brésil,
l'Angola, le Mozambique, le Cap Vert, la Guinée-Bissau,
São Tomé et
Principe et le Timor - avait conduit à la mobilisation des
citoyens, de
la société civile et des associations de
militants des pays de langue
portugaise contre son admission. Les raisons de cette mobilisation
étaient le non respect des principes de base de
l'organisation, alors
que les violations des droits humains [en anglais] dans ce pays sont
flagrantes.
La pétition “Guiné
Equatorial na CPLP não !” (Non à la
Guinée
équatoriale dans la CPLP), publiée en 2010 a
été récemment renommée
"Blog
19" : la section portugaise d'Amnesty International y demande
la
prise en compte des conditions face aux violation flagrantes des droits
d'expression et à la répression
prouvée de la société civile dans le
pays.
L'absence de liberté d'expression, les violations des droits
humains ou
le non respect de l'état de droit ont fait objet, cette
année, de
rapports par Freedom
House et Amnesty
International.
Celestino Bacale, de Convergencia Para a Democracia Social (Convergence
pour une démocratie sociale), le seul parti d'opposition
ayant une
représentation au parlement, confirme que le
régime continue à violer
les droits humains, membre ou pas de la CPLP. Dans un communiqué
de
presse, le mouvement pour l'autodétermination de
l'ile de
Bioko soutient que le Président Teodoro Obiang
espère “utiliser
malhonnêtement cette auguste institution comme un outil
personnel pour
asphyxier les échos de sa barbarie et des violations des
droits humains
dans les prisons dans son pays. Et le mouvement de prévenir
: «
L’admission de la Guinée équatoriale au sein de
la CPLP serait un
encouragement à son dictateur à continuer
à perpétrer des abus contre
son peuple. »
La
décision sur cette admission devrait être prise au
cours de la neuvième
conférence des chefs d’état et de gouvernement de
la CPLP, qui aura
lieu au Mozambique en 2012. Justino Pinto de Andrade du blog "Angola
Resistente", pense que « le problème de
l’entrée de la
Guinée équatoriale pourrait servir de motif pour
repenser les objectifs
réels de la CPLP » : « Quel type
d’organisation la communauté
ambitionne-t-elle d’être : devrait-elle n’être
qu’un modèle
d’intégration quelconque ? (…) La CPLP devrait-elle
revêtir une forme
de lieu de concertation politique et diplomatique, pour faciliter la
prise de positions communes sur la scène internationale ?
Devrait-elle
être un moyen pour la promotion de la langue portugaise et
ses cultures
? Serait-ce un mécanisme de protection pour les citoyens de
certains
des pays membres…. ? Serait-ce un moyen pour faire des affaires ?
» (Source
: France
Actu - Article de Sara Moreira et Ana Lúcia
Sá - Traduit par
Abdoulaye Bah)

Point
d'orgue de cette série d'inaugurations officielles :
Le 5 juin,
le Chef de l'Etat a coupé le cordon de Sipopo, le nouveau
quartier
spécialement construit à la
périphérie de la capitale pour accueillir
le prochain Sommet de l'Union
africaine, en juillet prochain.
Durant
deux ans, pas moins de 10 entreprises étrangères
ont sorti de terre sur
3 km2 :
un hôpital, deux salles de Conférence, une
promenade de bord de mer
(paseo maritimo), l'autoroute Ela Nguema -Sipopo (plus de 86
millions d'euros), 52 luxueuses villas présidentielles (plus
de 100
millions d'euros), l'électrification, le réseau
de fibre optique, un
héliport, et un
hôtel de 7 étages avec 190 chambres dont
la conception et la
construction ont été confiées
à Bouyghes, pour un coût total estimé
à
40 milliards de francs Cfa.
L'ensemble
du site qui bénéficie d'une vue
exceptionnelle sur le Mont Cameroun représente un
énorme
investissement du Gouvernement de la Guinée
équatoriale qui y a
consacré plus de 580 millions d'euros.

La
cérémonie officielle s'est terminée au
luxueux hôtel Sofitel de Sipopo
(possédant un spa, un terrain de golf et une plage
privée de 1 km de
long) en présence de Jesús Ngomo Nvono,
conseiller présidentiel au
ministère de la Sécurité nationale qui
a été nommé maire d'honneur de
Sipopo par un décret présidentiel daté
du 2 juin dernier, mais aussi
María Coloma Edjang Bengono, maire de Malabo, et Demetrio
Elo Ndong Nsefumu, 3e
Vice Premier Ministre et Ministre des Travaux
publics.
(Sources
: PDGE ; Página Oficial del Gobierno de la
República de Guinea
Ecuatorial)
(1)
Le ministère équato-guinéen de
l'Information avait d'abord annoncé le montant exorbitant de
580 milliards d'euros !

Un soir de printemps en banlieue parisienne, une visite inattendue,
celle
de la Guinée Equatoriale, pays coorganisateur de la Coupe
d'Afrique des
Nations 2012...
La «Foudre», c'est le surnom de l'équipe
nationale de Guinée
Equatoriale, dont le pays co-organisera avec le Gabon la prochaine
phase finale de la Coupe d'Afrique des Nations (21 janvier-12
février 2012).
Mardi soir, le Nzalang Nacional, entraîné depuis le début de l'année par Henri Michel, était donc de passage, incognito ou presque, en région parisienne pour y donner la réplique, le temps d'une opposition non officielle, au FC Issy (0-0).
Au
sortir d'un rassemblement en Espagne, les Equato-Guinéens
ont affronté
la semaine passée la sélection de Bretagne
à Saint-Nazaire (1-0) après
avoir dominé le RSC Montreuil (4-1). Autant d'oppositions
destinées à
offrir du temps de jeu à des éléments
à l'expérience internationale
limitée, mais susceptibles d'intégrer la liste
finale des 23 en
décembre.
Accompagné de ses fidèles adjoints Samir et
Florent Motta, lunettes de
soleil sur le bout du nez, Henri Michel savoure la fraîcheur
ambiante.
Mais surtout, il observe.
Contre un FC Issy agressif, il décide d'aligner une équipe bis, au sein de laquelle se feront remarquer deux cadres, Balboa, le capitaine, un ancien du Real Madrid passé à Benfica, et surtout l'infatigable milieu de terrain Ivan Zarandona (Jaen, Segunda B). En seconde période, il fait entrer Thierry Fidjeu, un Camerounais naturalisé de fraîche date qui évolue à Konyaspor (D1 turque) après des passages remarqués à Malte, en Autriche et en Israël, et qui est l'auteur de trois buts lors de ses trois dernières sorties.
De
maladresses dans le dernier geste en contre-attaques
isséennes stoppées
in extremis, le Nzalang terminera finalement sur un match nul sans
grand relief. Pour les nombreux curieux présents, le Nzalang
n'a, a
priori, guère fait impression, se montrant parfois
naïf sur le plan
défensif ou peu agressif quand le jeu le commandait
pourtant.
« Henri Michel nous rassure »
A huit mois de l'évènement, Henri Michel le sait,
il a encore le temps
de « tâtonner ». Il dispose
déjà, c'est une certitude, de sa colonne
vertébrale : Danilo, le gardien brésilien
naturalisé, Lawrence Doe, le
défenseur central né libérien
associé à Ronan, un autre Brésilien ;
Balboa et Ivan au milieu et certainement Fidjeu aux avant-postes.
Depuis son arrivée à Malabo, Henri Michel n'a pas
encore connu la
défaite.
«
Ça fait six mois que nous travaillons avec lui. Je crois
qu'on a gagné
sur le plan de la confiance, tant mieux d'ailleurs. C'est une chance de
l'avoir avec nous, on se sent plus sereins avec quelqu'un d'aussi
expérimenté. On sent déjà
du progrès au sein de
l'équipe. »,
affirme d'ailleurs Fidjeu.
Seule certitude, le match amical contre le Gabon voisin de Gernot Rohr,
l'autre coorganisateur, n'est pas vraiment dans les tuyaux alors que
les deux techniciens n'auraient pas détesté
s'affronter. Mais il se
murmure que les responsables politiques - qui se livrent à
une course
d'endurance sur le plan de l'organisation - ne verraient pas d'un bon
oeil un match entre ces deux sélections, le Gabon comptant
notoirement
plusieurs longueurs d'avance sur le plan sportif.
Les
Panthères se sont pourtant inclinées hier
à Moanda, pour leur premier
match à domicile depuis un an, contre les Scorpions de
Gambie (0-1). Un
adversaire que la Guinée Equatoriale a battu, elle... (Source
: France Football - Franck Simon)

Le président de la Guinée équatoriale,
Teodoro Obiang Nguema Mbasogo,
est
arrivé hier à Rabat, capitale du Royaume du Maroc
pour une visite
privée de trois jours, selon des sources officielles.
A sa descente d'avion à l'aéroport de
Rabat-Salé, le président
équato-guinéen a été
accueilli par le Premier ministre, Abbas
El Fassi, et divers responsables marocains.
Après
avoir passé en revue un détachement des Forces
Royales Air qui rendait
les honneurs, Teodoro Obiang Nguema a été
salué par le wali de la
région de Rabat-Salé-Zemmour-Zaër, M.
Hassan Amrani, le gouverneur de
Salé, M. Alami Zbadi, le président du Conseil de
la ville de Salé, M.
Noureddine Lazrak, par d'autres personnalités civiles et
militaires
ainsi que par l'ambassadeur de son pays au Maroc.
Les sources officielles ne précisent pas la nature ou le
programme de
cette visite privée du Chef d'Etat
équato-guinéen, qui était
déjà venu
au Maroc dans des conditions similaires en juin de l'année
dernière.
Le président Obiang effectue de fréquentes
visites privées au Maroc, un
pays qui
entretient avec la Guinée équatoriale des liens
étroits de coopération
économique et dans le domaine de la
sécurité.
Selon l'opposition, Teodoro Obiang Nguema, 69 ans, se rendrait
régulièrement au Maroc pour y subir des
examens et des
traitements médicaux. (Sources
: EFE, Le Matin)

Hier
mercredi, Le président de la Guinée
équatoriale, Teodoro Obiang Nguema
Mbasogo, s'est entretenu avec le directeur
général de la société russe
Gazpromneft, Alexander Diukov, dans le cadre de sa visite officielle en
Russie.
Le président Obiang, qui exerce la présidence de
l'Union africaine, a
également visité une raffinerie
pétrolière, située dans la ville de
Kapotnia, à la périphérie de la
capitale.
Selon des sources officielles à Moscou, Le
président russe Dmitri
Medvedev a reçu lundi au Kremlin, son homologue
équato-guinéen. Ils ont
alors examiné l’actualité régionale et
internationale, notamment la
situation en Afrique du nord et au Moyen-Orient, et auraient aussi
discuté de questions bilatérales, notamment les
échanges commerciaux,
la coopération économique,
énergétique, scientifique et technique.
Peu après leurs échanges, les deux Chef d'Etat
ont assisté à la
signature d’un accord sur les activités conjointes entre la
société
russe Gazprom Neft Equatorial B.V. et la Guinea Ecuatorial de Petroleos
sur les blocs offshore U et T dans les eaux
équato-guinéennes.
Un accord intergouvernemental a été
également signé pour la protection
mutuelle et l’encouragement de l’investissement dans la
coopération
technico-militaire entre les deux pays, en présence du
ministre russe
des Affaires étrangères Sergueï Lavrov
et du vice-ministre
équato-guinéen de la Défense, Vicente
Eya Olomo.
S’exprimant lors d’une interview accordée à une
télévision russe peu
après la cérémonie officielle du
Kremlin, le Président Obiang Nguéma a
déclaré : « la Russie a toujours
été l’un de mes partenaires les plus
sûrs dans le domaine de la défense, de la
sécurité et du commerce. Ces
derniers temps, des sociétés russes sont venues
aider la Guinée
équatoriale exploiter les gisements offshore de
pétrole et de gaz
naturel. En général, je crois que cette
coopération est partie pour
durer et apporter beaucoup de fruits, au bonheur des deux parties.
»
Aujourd'hui, dernier jour de ce voyage officiel, le
président Obiang
Nguema doit encore rencontrer Alexandre Torchine, le
vice-président du
Conseil de la Fédération de Russie
(Sénat) et Nadezhda Guerasimov, le
vice-président de la Douma (chambre basse du parlement
russe). (Sources
: Afrique Avenir ; Asodegue ; Página Oficial del Gobierno de
la
República de Guinea Ecuatorial)

Hier
mercredi, le pape Benoît XVI a appelé à
une « coexistence pacifique et
harmonieuse » en Guinée équatoriale
ainsi qu'à la sauvegarde de
l'environnement et une « répartition
équitable des richesses » , «
conditions nécessaires au véritable
progrès social. »
Le Saint-Père a fait ces déclarations dans un
discours prononcé en
présence du nouvel ambassadeur de Guinée
auprès du Saint-Siège, Narciso
Ntugu Abeso Oyana, 54 ans, qui a présenté
aujourd'hui ses lettres de
créance, après avoir été
ambassadeur de son pays en France (2000-2002),
en Chine (2002-2010), puis en Espagne (2010-2011).
Le Pape a souligné la « liens étroits
» que le Saint-Siège entretient
avec la Guinée équatoriale et a
déclaré que l'Eglise serait toujours
auprès des Guinéens à l'heure de
parfaire la société. Il a également
invité à « développer un
réel progrès social, qui atteigne tout le
monde, mais surtout les plus pauvres. »
Benoît XVI a exprimé sa confiance envers les
autorités du pays qui «
sauront comment écouter et comprendre les
véritables aspirations de
leurs concitoyens. » Il a en outre «
encouragé » tout le monde à
remédier aux carences sociales, économiques et
culturels existantes.
Narciso Ntugu Abeso Oyana est un diplomate
équato-guinéen qui a été
formé en Espagne et en France, à l'Institut
international
d'Administration publique (IIAP) de Paris. Il a
débuté sa carrière
diplomatique comme secrétaire d'ambassade dès les
années 1980 au
Nigéria, en Ethiopie et aux Etats-Unis, puis a
exercé la fonction
d'ambassadeur pour la première fois en 2000 en
représentant la Guinée
équatoriale en France. (Source : El Mundo)

A
l'occasion de son anniversaire, le président de la
Guinée équatoriale,
Teodoro Obiang Nguema, 69 ans, a grâcié 22
prisonniers politiques
reconnus coupables de divers crimes d'atteinte à la
sûreté de l'Etat et
de complot, selon le site gouvernemental et « à la
condition qu'ils ne
commettent pas à nouveau des actes criminels. »
Parmi les personnes graciées, se trouve « un
groupe de prisonniers
condamnés par un tribunal militaire pour
rébellion en 2004 et 2005 et
cinq autres qui ont été condamnés en
2008 pour détention d'armes à feu
et de munitions », selon le ministère
équato-guinéen de l'Information.
Le décret d'amistie, signé le 4 juin,
prévient que « les
bénéficiaires de cette grâce devront se
montrer capables de se
réinsérer » dans la
société équato-guinéenne en
adoptant des «
comportements compatibles avec la coexistence pacifique et la
stabilité
politique » du pays.
Par conséquent, ce pardon est accordé «
sous condition qu'ils ne
s'engagent pas à nouveau dans des activités
criminelles, sans quoi ils
seront automatiquement réincarcérés
afin de purger le reste de leur
peine, indépendamment d'autres nouvelles peines qu'ils
pourraient
encourir...», est-il précisé.
Dans un communiqué publié aujourd'hui, la
direction de Convergence pour
la Démocratie sociale (CPDS)- le parti du
député d'opposition Placido
Mico - a indiqué que, malgré cette mesure, il
existerait encore dans le
pays une centaine de prisonniers politiques.
Parmi eux, la CPDS souligne les cas de Christophe Ngomo, un «
prisonnier personnel » de María Luisa Mbasogo, la
soeur du président
Obiang, et qui est à Black Beach la prison de Malabo ; de
Florentino
Manguirre Eneme, un « prisonnier personnel de Teodoro Obiang
Nguema ,
fils du président Obiang » -
également ministre de l'Agriculture
et des Forêts - détenu à Bata, capitale
de la partie continentale ; et
d'Ona Bivini, « prisonnier personnel de Constancia
Mangue,
l'épouse du président », lui aussi
détenu à la prison de Bata .
Parmi les prisonniers cités par la CPDS, beaucoup ont
été arrêtés et
incarcérés en octobre 2010, après la
fuite des ex-officiers Cipriano
Nguema Mba et Felipe "Pancho" Esono Ntutumu,
évadés de la prison
d'Evinayong, dans la région continentale et
réfugiés à l'étranger.
La CPDS a mentionné les noms de plus de 30 d'entre eux,
emprisonnés
dans la prison de Bata, et parmi lesquels Angustia Raquel Mangue
Obiang, l'épouse de Felipe Esono Ntutumu, et
María Auxiliadora Moyong,
l'épouse d'un autre détenu, Tomás
Mbomyo (reclus dans un "lieu secret")
ainsi que leur fils de 14 ans, Tomás Mbomyo Moyong. (Sources
: Europa
Press ; Página Oficial del Gobierno de la
República de Guinea
Ecuatorial)

Dans une allocution prononcée devant la presse à
Moscou, le présidenten
exercice de l'Union africaine (UA), Teodoro Obiang Nguema
Mbasogo, a affirmé hier à Moscou que le
conflit libyen « est
une affaire interne qui nécessite une solution
pacifique »,
ajoutant que « l'intervention étrangère
en Libye aura des répercussions
négatives sur le développement dans la
région africaine ».
Le président Obiang Nguema a condamné la mort de
civils en Libye, les
bombardements des villes et de maisons et d'infrastructures
«
sous couvert d'intervention pour résoudre le
conflit
». Le chef de l'Etat
équato-guinéen s'est dit « inquiet
» des
conséquences du conflit qui se déroule en Libye,
appelant la Russie à
apporter son aide pour résoudre la question dans
ce paLe
président Obiang Nguema a condamné la mort de
civils en Libye, les
bombardements des villes et de maisons et d'infrastructures
«
sous couvert d'intervention pour résoudre le
conflit
». Le chef de l'Etat
équato-guinéen s'est dit « inquiet
» des
conséquences du conflit qui se déroule en Libye,
appelant la Russie à
apporter son aide pour résoudre la question dans
ce pays.
De son côté, un responsable chargé des
questions africaines au
ministère russe des Affaires
étrangères, M. Sergeï Kricov, a
souligné que « les efforts africains sont
indispensables au règlement
du conflit en Libye… La Russie est prête à
apporter sa contribution
consistant à préparer les forces de maintien de
la paix de l'UA pour
qu'elles puissent résoudre les conflits internes
du continent
noir », a-t-il ajouté.
Lundi, le président en exercice de l'UA a eu des entretiens
avec
le président russe Dmitri Medvedev,
consacrés aux questions
régionales et internationales, dont la situation
en Libye, en
Syrie et au Yémen. La visite de M. Obiang Nguema
à Moscou est la
première du genre depuis l'établissement des
relations diplomatiques
entre la Russie et la Guinée équatoriale en
1968. (Sources
: UA ; El Moudjahid)

Le parti d'opposition, dirigé par Daniel Ayacaba Dario
Martinez, a
déclaré, dans un communiqué
publié de Malabo, que ces arrestations
démontrent une fois de plus que « le
régime (d'Obiang) a mis le pays en
état de siège avec une négation totale
des libertés et des droits des
citoyens... »
En conséquence, l'Union populaire (UP) exige du gouvernement
la
libération immédiate des détenus et
condamne ce qu'il considère comme
des signes de provocation du régime envers la population
civile et
quipourrait engendrer des réactions de violence que ce parti
ne
souhaite pas. »
Le communiqué ajoute que la raison de ces interpellations
demeure
inconnue et il affirme que « le commissariat de police de
Bata est
rempli de jeunes injustement détenus par le
régime. » Il demande donc
aux ambassades des Etats-Unis, d'Espagne et de France ainsi qu'aux
organisations internationales basées à Malabo, de
demander des
explications au régime de Malabo au sujet de ces
arrestations.
Pour sa part, Miguel Oyono Ndong Mifumu, porte-parole adjoint du Parti
démocratique de Guinée équatoriale
(PDGE), s'est exprimé hier par
téléphone depuis Malabo et il a
qualifié de « sombres machinations »
les allégations de l'UP, affirmant que cela fait partie de
« la campagne par laquelle ils ont prévu
de semer la confusion
et de perturber la très bonne organisation... du sommet de
l'Union
africaine (UA) » qui doit avoir lieu à Malabo, du
30 juillet au 1er
août 2011.
« L'Union populaire devrait plutôt se
préoccuper, a ajouté Miguel
Oyono, de résoudre ses conflits internes, que d'entreprendre
des
campagnes médiatiques dans le seul but de se faire
remarquer. » (Source
: EFE)

Une
passagère d'un vol Iberia reliant Malabo à
Madrid, Priscilla Obiang, a
accouché ce matin d'un petit garçon.
« La naissance s'est produite en plein vol, à
03H30 heure espagnole, un
peu plus de deux heures après le décollage de
l'avion depuis la
capitale de Guinée équatoriale », a
précisé Iberia.
A bord de l'avion, un Airbus A319, se trouvaient une sage-femme, un
pédiatre argentin et un médecin de famille. Ils
ont aidé la femme
pendant l'accouchement, qui a été
«très rapide» selon la compagnie,
permettant la naissance d'une petit garçon de 3 kilos,
prénommé
Antonino. Le vol n'a pas eu besoin d'être
dévié de son parcours et la
maman et l'enfant ont été
hospitalisées à Madrid à leur
arrivée.
« C'est vrai qu'elle a eu beaucoup de chance»
d'avoir tant de personnel
médical à ses côtés, a
souligné une porte-parole d'Iberia, expliquant
que la compagnie espagnole « recommande » aux
femmes enceintes de ne
pas voyager en avion mais « ne peut interdire à
quelqu'un de voler ».
Certaines compagnies aériennes sont plus strictes en la
matière et ne
laissent pas les femmes enceintes de 7 mois ou plus monter à
bord, à
moins parfois de présenter un certificat médical.
« Il s'agissait de
circonstances particulières, la mère, qui vit
depuis 15 ans à Madrid,
s'était rendue à Malabo, en dépit de
ses 36 semaines de grossesse, pour
assister aux funérailles de son père.
», a indiqué la porte-parole.
C'est le cinquième enfant qui naît à
bord d'un vol d'Iberia.
Interrogée sur les bénéfices que peut
retirer l'enfant d'une naissance
aussi exceptionnelle, la porte-parole a répondu: «
C'est une légende
urbaine, nous ne donnons jamais de billets gratuits » aux
bébés nés à
bord, même si la compagnie réfléchit
à offrir « un petit cadeau »
à la
maman et son fils. (Sources : AFP ; Le Parisien ; Clarin.com)
03.06.2011 - Football : Le Nzalang victorieux à Saint-Nazaire

Hier
soir, au stade Léo Lagrange de Saint-Nazaire, devant environ
300
spectateurs et supporters, la victoire a souri aux footballeurs du
Nzalang nacional, la sélection
équato-guinéenne entrainée par Henri
Michel.
Face à eux, les jeunes joueurs de l'équipe de
Bretagne, dirigée par
Michel Audrain et Georges Eo, n'ont pourtant pas
démérité, ils ont
donné le meilleur d'eux-mêmes et ont
porté hautes les couleurs de la
Bretagne.
« L'équipe de Guinée Equatoriale
bâtie avec des joueurs évoluant pour
la plupart en D2 ou D3 espagnole est talentueuse, dit aujourd'hui le
journal local, avec des individualités marquantes comme
Ekedo, Iván,
Agbo... »
Les hommes d'Henri Michel ont dominé la première
période imposant un
rythme assez élevé à la rencontre.
Toutefois, il a fallu attendre la
28e minute pour voir la première occasion digne de ce nom
avec un tir
d'Iván Iyanga Travieso, dit "Randy" qui a rasé le
poteau droit de
Briant.
Bien qu'ayant la maîtrise du ballon, les Guinéens
l'ont trop souvent
perdu, ce qui sur le banc a eu le don d'énerver le "sorcier
blanc".
Un excès d'individualisme a parfois pollué les
initiatives
équato-guinéennes, mais globalement, la
sélection d'Henri Michel a
affiché une supériorité qui s'est
matérialisée peu avant la pause.
Il a suffi d'une offensive éclair pour que « la
Foudre » débloque une
rencontre sans grand relief. L'attaquant Thiery Fidjeu,
idéalement
servi dans la profondeur, n'a laissé aucune chance
à Vincent Briant.

Bien qu'ayant la maîtrise du ballon, les Guinéens l'ont trop souvent perdu, ce qui sur le banc a eu le don d'énerver le "sorcier blanc".
Un excès d'individualisme a parfois pollué les initiatives équato-guinéennes, mais globalement, la sélection d'Henri Michel a affiché une supériorité qui s'est matérialisée peu avant la pause.
Il a suffi d'une offensive éclair pour que « la Foudre » débloque une rencontre sans grand relief. L'attaquant Thiery Fidjeu, idéalement servi dans la profondeur, n'a laissé aucune chance à Vincent Briant, l'ancien portier nantais, en fin de contrat à Sedan, et le Nzalang a remporté son premier et seul point de la rencontre grâce à un tir de Thiery Fidjeu à la 39e minute.
Malgré
une contre-offensive des Bretons en 2e période, tous les
tirs ont été
arrêtés avec brio par le gardien
équato-guinéen, tandis que le Nzalang,
malgré quelques gestes techniques de qualité,
commet des erreurs :
Thiery Fidjeu qui échoue seul devant Caradec à la
58e minute, puis Juan
José Muco Nsue qui, peu après,
crochète trois adversaires avant de
tirer sur le poteau...
Finalement, la rencontre arbitrée par Laurent
Jaffrédo qui officie
habituellement en L1 se termine sur une nouvelle victoire de la
Guinée
Equatoriale sur le score final de 1 à 0. Un match qui peut
redonner
confiance aux joueurs et au staff à moins de 8 mois de la
CAN 2012...
Après la victoire, le capitaine de l'équipe,
Javier Balboa Osa, a écrit
sur sa page Facebook : « Nous avons remporté le
match 1-0 ! L'équipe a
très bien joué et très
sérieusement ! Félicitations à tous
mes potes!
La Coupe d'Afrique sera difficile, mais nous sommes sur la bonne voie
!!!!! Allez le Nzalang ! Fier de porter ce maillot !!!"... »
Les joueurs du Nzalang qui ont foulé la pelouse du stade de
Saint-Nazaire sont :
Danilo, Colin, Doe, Rui, Sipo, Juanito, Konate, Ekedo, Randy, Balboa
(capitaine) (remplacé à la mi-temps) et Fidjeu,
puis (entrés en cours
de match) : Itondo, Chupe (65 'Anselmo), Kelvin, Zarandona,
Juanjo et Luciano.
Sont restés sur le banc : Pensy, Ovono, Sapunga, Agbo,
Ronan, Eric
Batinga, Deivis et Peque.
Dans l'optique de la CAN, la Guinée Équatoriale
cherche des matches
amicaux. Plusieurs sélections se sont
désistées (Togo, Haïti, Burkina
Faso...). En stage à Aix-les-Bains et Albertville en
juillet, Henri
Michel devrait solliciter le FC Nantes, qui préparera sa
saison à
proximité, à Annecy. (Sources :
saint-nazaire.infos.fr ; maville.com ;
blog du Nzalang ; futboldeguinea.wordpress.com)
03.06.2011 - Teodoro Obiang Nguema est à Brazzaville (Congo)

Les
président François Bozizé (RCA),
Fadrique de Menezes (Sao Tome et
Principe) et Teodoro Obiang Nguema Mbasogo (Guinée
Equatoriale) sont
arrivés hier jeudi en fin d’après-midi
à Brazzaville, où
s’ouvre aujourd'hui, vendredi, le Sommet des trois bassins forestiers
mondiaux.
Selon des sources proches du protocole, les présidents Ali
Bongo
(Gabon), Joseph Kabila (RDC), le président du conseil
régional de la
Guyane (France), Rodolphe Alexandre, ainsi que les
représentants des
Chefs d’Etat du Cameroun et du Nigeria devraient les rejoindre ce matin.
A l’issue des travaux prévus sur une journée, on
devrait assister à la
signature d’un accord de coopération des bassins forestiers
de
l’Amazonie, du Congo et du Bornéo-Mékong, qui
constituent 80% des
forêts tropicales de la planète. Ces
dernières abritent les deux tiers
de la biodiversité terrestre et permettent la subsistance de
plus d’un
milliard de personnes.
Toutefois, d’autres sources estiment que le Sommet pourrait
déboucher
sur une simple déclaration commune sur les forêts
tropicales, le climat
et le développement durable, dans le cadre des
négociations du futur
accord.
L’objectif global du Sommet de Brazzaville est de permettre
l’établissement d’une coopération Sud-Sud, d’une
part, et Nord-Sud,
d’autre part, en vue d’une gestion durable des
écosystèmes forestiers
des trois bassins pour une plus grande contribution à la
régulation et
à la stabilisation du climat planétaire, la lutte
contre la pauvreté et
le développement économique des pays
concernés. (Source : APA)
02.06.2011 - Le PDGE se prépare à célébrer avec faste le 69e anniversaire du président

Mardi
dernier, 31 mai, le Secrétaire Général
du PDGE, Lucas Nguema
Esono Mbang, a présidé une réunion
avec divers responsables du parti au
pouvoir, afin de se préparer à
célébrer avec faste l'anniversaire de la
naissance du fondateur du PDGE, le président Teodoro Obiang
Nguema
Mbasogo, né le 5 juin 1942.
Dès demain, 3 juin, les festivités commenceront
avec des activités
culturelles, telles que la présentation du livre “1979-2009,
30 años de
realidad” écrit par l'Equato-guinéen Inocencio
Engon Obiang Nze, qui
souligne « les efforts incessants
déployés par le président depuis les
événements du 4 août 1979 pour le bien
de son peuple... »
Puis, sur l'esplanade du siège national du PDGE, se
produiront sur le
podium installé à cet effet divers artistes
classiques, modernes et
traditionnels. Et « afin de
célébrer cet événement de
grande
importance pour le PDGE qui fête cette année le
69e
anniversaire du Président Fondateur », le
Secrétaire général a
demandé aux militants et aux sympathisants de participer
massivement à
ces festivités.
(Source
: PDGE)
02.06.2011 - Match Guinée équatoriale-Bretagne : Le Nzalang reçu à Saint-Nazaire
Descendus
mardi denier dans un hôtel de Saint-Nazaire (44), les joueurs
de
l'équipe nationale de football de Guinée
équatoriale (Nzalang
nacional), actuellement en France, s'apprêtent à
rencontrer l'équipe de
Bretagne, ce soir, à 20H00, au stade Léo Lagrange.
Hier mercredi, le Nzalang nacional et son entraineur, le
Français Henri
Michel, ont été reçus très
officiellement à l'Hôtel de ville de
Saint-Nazaire par M. Joël-Guy Batteux, maire de la ville, en
présence
de S.E. Federico Edjo Ovono, ambassadeur de la Guinée
équatotriale en
France.
Le maire a remis la médaille de la ville à celui
qui joua pendant 16
ans sous les couleurs du FC Nantes (1966-1982) et qui demeure
aujourd'hui l'un des entraîneurs nationaux les plus
titrés avec un
titre de champion olympique en 1984 et une troisième place
en Coupe du
monde 1986.
Puis,
au cours d'une conférence de presse, les entraineurs des
deux
équipes ont présenté les joueurs
sélectionnés et ont répondu aux
questions des journalistes.

Pour
l'occasion, trois joueurs équato-guinéens qui
évoluent en Espagne ont
rejoint en France la sélection nationale
; il s'agit de : Javier Angel Balboa (Albacete) et Ivan Iyanga
Travieso, dit "Randy" (Las
Palmas),
ainsi que Francisco Salvador Ela, dit "Chupe" (SD Noja), qui
avait
participé au stage de Marbella et qui a rejoint
l'équipe dès lundi.

Aux
journalistes du journal régional "Ouest-France", Henri
Michel a
déclaré au sujet du contrat de 13 mois qui le lie
avec le Nzalang
Nacional jusqu'en février 2012 et à
propos de la CAN que le
pays organisera conjointement avec le Gabon : « C'est Un
challenge, un
défi à relever, un travail au long
cours... On a fait un stage
à Marbella (Espagne) afin de poursuivre la
détection de joueurs à même
de nous renforcer. » Les rares pros évoluent en
Espagne, « mais en D2
ou D3 ». Mais Malabo y croit : « Les filles l'ont
fait (elles ont été
championnes et vice-championnes lors des deux dernières
CAN), les
garçons doivent le faire aussi, si j'écoute le
président de la
République
! »
Vous
pouvez écoutez sur ce site (ICI)
l'interview
que l'entraineur du Nzalang, Henri Michel, nous a accordée
récemment
lors que la rencontre Guinée équatoriale-Red Star
Club de Montreuil.
(Sources : yfrog.com ; Ouest-France)
02.06.2011 - Explosion sur une plate-forme gazière dans le Golfe de Guinée
Dimanche
dernier, 29 mai, une importante explosion s'est produite sur une
plate-forme au large de Bioko.
A cette heure, aucune information officielle n'a été diffusée par les médias d'Etat équato-guinéens.
Toutefois,
selon des témoignages de
travailleurs du pétrole, il semblerait que l'explosion se
soit produite
à cause d'une
fuite de gaz , non détectée par les
systèmes de sécurité, quand un
groupe de travailleurs est venu faire une soudure sur cette
plate-forme.
Cet accident exceptionnel aurait causé sept
décès : Six
Philippins et un Equato-guinéen nommé Edjang,
originaire du quartier
d'Amilivia, à Malabo.
L'Union pour la démocratie et le développement
social de la Guinée
équatoriale (UDDS) cite le témoignage d'un
employé qui a déclaré :
« En fait, ici, il n'y a aucune
sécurité. Les inspections des
installations ne sont pas effectuées convenablement. Le
système de
sécurité actuel ne fonctionne plus correctement
depuis plus d'un an.
Nous demandons les contrôles appropriés, mais rien
n'a été fait. Nous
travaillons dans l'incertitude et nous avons peur parce que nous sommes
exposés à de grands risques. » (Sources
: Asodegue ; UDDS)
01.06.2011
- Des ambassadeurs réclament la libération
urgente de leurs compatriotes
En
Guinée équatoriale, les ambassadeurs de pays
membres de la CEMAC
(Communauté économique et monétaire
des Etats d’Afrique centrale) à
Malabo, demandent la libération urgente de leurs
compatriotes arrêtés
lors d’une rafle qui s’est déroulée ces derniers
jours dans le pays et
qui touche également leurs ressortissants en situation
régulière.
Le texte a été transmis hier mardi 31 mai au
ministre équato-guinéen
des Affaires étrangères, Pastor Micha Ondo
Bilé. Les ambassadeurs du
Cameroun, du Gabon, du Tchad et du Congo demandent la
libération
urgente de leurs compatriotes en situation
régulière et ce « en respect
des relations qui lient nos pays à la Guinée
équatoriale », indique le
texte qui précise également que «
depuis ces derniers temps, une grande
action de rafle s’est déclenchée sans distinction
avec des arrestations
d’expatriés ».
De son côté, le commissariat central de Malabo
confirme que depuis le
26 mai, plusieurs étrangers ont été
arrêtés à la suite de
contrôles de
police à l’approche du sommet de l’Union africaine, fin
juin. Il est
également précisé que certaines
personnes sont détenues pour «
falsification de documents ».
En deux mois, entre mai et décembre 2010, 800 Africains ont
été
expulsés de Guinée équatoriale et du
Nigeria, selon des chiffres Groupe
de recherches et d’actions sur les migrations en Afrique centrale
(Grami-Ac).
Selon l’ONG « Monde Avenir » qui s’occupe
régulièrement des refoulés de
la Guinée équatoriale, les raisons de leur
expulsion sont diverses et
portent toutes sur l’irrégularité de leur
situation : cartes de séjour
expirées, cartes de résidence
expirées, visas expirés. Mais certains
des clandestins réfutent ces raisons brandies par les
autorités
équato-guinéennes, en soutenant qu’ils ont
été victimes de
rapatriements abusifs.
Des témoignages de migrants de nationalité
malienne et camerounaise
rapportés par l’organisation en février 2010 sont
explicites : « Nos
titres de séjours en cours de validité nous ont
été retirés, nous avons
été dépouillés de nos biens
et emprisonnés pendant plusieurs jours
avant de nous voir expulsés vers le Cameroun à
bord des embarcations de
fortune, sans un sou ».
Quelques
années après l’arrivée des premiers
foreurs pétroliers américains en
Guinée équatoriale en 1992, des centaines de
migrants, pour la plupart
ouest-africains, sont arrivés dans le pays, beaucoup d’entre
eux
n’ayant ni visa, ni permis de travail. Aujourd’hui, selon les
estimations des forces de police
équato-guinéennes, un tiers de la
population – soit plus de 300 000 personnes – est originaire de
l’étranger. Entre temps, les immigrés continuent
à affluer par
centaines chaque mois - des ressortissants de toutes
nationalités qui
arrivent clandestinement par bateaux entiers, attirés par ce
pays
devenu troisième producteur de pétrole d’Afrique.
(Source : RFI -
Ursula Soares)
01.06.2011
- Le président se dit satisfait du travail de la Commission
constitutionnelle
Les
29 membres qui composent la Commission nationale pour la
réforme de la
Constitution de la Guinée équatoriale se sont
rendus au
Palais du Peuple de Malabo, afin de remettre au Président de
la
République, Teodoro Obiang Nguema, le résultat de
leurs travaux.
Martin Ndong Nsue, président de la Cour suprême, a
présenté le travail
effectué du 18 au 25 mai dans l'île d'Annobon et
qui devra être
soumis à l'approbation du Conseil des ministres (6-9 juin)
et du
Parlement (10-15 juin) avant d'être soumises aux
électeurs à l'occasion
d'un référendum qui devrait être
organisé en décembre 2011.
Le président a
félicité
les délégués et s'est
dit satisfait du travail "réalisé par
consensus"... Une manière
de minimiser le refus de l'opposition (CPDS et UP) de participer
à
cette
commisission, affirmant que tout était
joué d'avance, ainsi que la déclaration de
Carmelo Mba Bacale (APGE)
qui avait déclaré que son parti ne voterait pas
ce projet tant
que les prisonniers de conscience ne seraient pas
libérés et
qu'une amnistie nne serait pas
décrétée pour les exilés
politiques.
Par
ailleurs, le texte de la réforme constitutionnelle n'a pas
été publié.
Le même jour, diverses personnalités ont
prêté serment devant le chef
de l'Etat pour leurs nouvelles fonctions : Carmela Oyono Ayingono qui
exerce la fonction de conseillère présidentielle
pour le tourisme,
Eugenio Nze Obiang qui a été promu directeur
général du
Bureau de la presse présidentielle, avec pour adjoint Pastor
Mba
Nchama, ainsi que Filiberto
Ntutumu Nguema Nchama, nouvel ambassadeur de la République
de la Guinée
équatoriale en Russie
et Crisólogo Ondo Nzogo Obono, nommé 2e
secrétaire à
l'ambassade
de
Guinée équatoriale à Bruxelles
(Belgique).
(Source : Página Oficial del Gobierno de la
República de Guinea
Ecuatorial)
01.06.2011
- La CPDS dénonce l'existence de "prisonniers
spéciaux"
Dans
un communiqué publié hier, Convergence pour la
Démocratie sociale
(CPDS), le principal parti d'opposition de la Guinée
équatoriale,
dénonce l'emprisonnement de personnes liées aux
entreprises de proches
du président Teodoro Obiang Nguema et qui sont
qualifiés de
"prisonniers spéciaux"...
En premier lieu, le Secrétaire général
de la CPDS et ex-candidat à la
présidentielle, Placido Mico Abogo, a
dénoncé la détention sans
inculpation durant plus d'un an de l'ingénieur forestier
Florentino
Manguirre Eneme, ancien chef de cabinet du ministre de l'Agriculture et
des Forêts Teodoro Obiang Nguema Mangue, surnommé
"Teodorin" et fils du
président.
Dans un précédent
communiqué, la semaine dernière, la CPDS
avait
déjà précisé que Manguirre,
directeur général de "toutes" les
entreprises du ministre, avait été
arrêté en mai 2010 sur ordre de son
patron, aucun mandat ni acte d'accusation, et il est depuis «
toujours
en prison ».
L'emprisonnement de l'ingénieur serait liée
à son refus d'obéir à un
ordre du ministre, qui aurait exigé « sa
présence immédiate à Malabo
»,
quoiqu'à ce moment, il était avec sa femme,
hospitalisée suite à un
accident de la circulation.
Après son arrestation, selon la CPDS, il a
été verbalement accusé de «
détournement de plusieurs machines forestières
». Le cas a été signalé,
sans aucun résultat à ce jour, devant la
Commission nationale des
Droits de l'homme de la Guinée équatoriale, la
Cour suprême, les Cours
d'appel à Malabo et à Bata, le Bureau du
procureur général et de la
Chambre des représentants du peuple.
« Florentino Manguirre demeure en prison et le
secrétaire du juge
d'instruction, à Bata, tente de lui faire signer, mais sans
y être
encore parvenu, un document qui justifierait a posteriori sa mise en
détention », a déclaré la
CPDS.
Par ailleurs, Placido Mico Abogo a dénoncé
l'arrestation arbitraire de
l'ingénieur camerounais Christophe Ngomo qui est
actuellement « détenu
à la prison de Black Beach à Malabo et dont le
nom n'apparaît pas dans
les registres officiels. »
Christophe Ngomo a été
arrêté à Bata, dans la
région continentale, en
septembre 2008, puis transféré à Black
Beach, sur ordre de « Luisa
Maria Mbasogo, soeur du président Obiang et
propriétaire de la société
de BTP "Toi et moi" », a-t-il précisé.
Le détenu « vivait avec la soeur du
président, dirigeait son entreprise
et gérait tous les chantiers de travaux publics et
privés confiés par
le gouvernement à cette entreprise, a-t-il poursuivi.
« Il ne recevait
pas de salaire, mais on lui avait promis 10 % des
bénéfices de chaque
chantier achevé », affirme le
communiqué de la CPDS.
« Cependant, il n'a pas perçu
régulièrement et comme convenu ce
pourcentage et, au fil du temps, les sommes que lui devait la
société
s'accumulèrent. Quand un montant de plusieurs centaines de
millions fut
atteint, Luisa Maria Mbasogo décida de l'écarter
de l'entreprise,
l'accusa d'avoir volé cent millions de francs Cfa
», après quoi il fut
arrêté et « torturé en lui
enfonçant des clous dans les orteils et en
lui attachant les organes génitaux avec des liens en
caoutchouc »,
ajoute ce communiqué.
Selon la CPDS, depuis plus d'un an, on ne sait rien sur son sort,
«
parce que quand la Croix-Rouge internationale et d'autres institutions
ont visité Black Beach, on l'a caché dans une
cellule qui n'a pas été
vue. » Il a finalement été inscrit dans
le registre des prisonniers
après l'entrée en fonction d'un nouvel
administrateur pénal qui fut
"troublé" en découvrant l'existence d'une
« prison secrète ». (Source :
Europa Press ; CPDS)
01.06.2011
- Visite officielle du président Obiang en Russie
du 6 au 10
juin 2011
Le
président de la
Guinée équatoriale et président en
exercice de l'Union africaine,
Teodoro Obiang Nguema Mbasogo, effectuera une visite officielle en
Russie du 6 au 10 juin 2011, a annoncé, hier mardi, le
service de
presse du Kremlin.
A cette occasion, le président russe Dmitri Medvedev (photo)
devrait
s'entretenir avec lui, le 6 juin, à propos de la
situation en
Libye.
L'Union africaine est un des principaux médiateurs dans ce
conflit.
La semaine dernière, le président Medvedev a
dépêché son représentant
spécial Mikhaïl Marguelov en Libye. M. Marguelov
mènera des
négociations avec les autorités libyennes
à Tripoli et les leaders de
l'opposition à Benghazi, le fief des insurgés.
En février dernier, Dmitri Medvedev avait salué
l'élection de Teodoro
Obiang Nguema Mbasogo à la tête de l'Union
africaine et avait assuré
que la Russie continuerait d'apporter son concours aux pays du
continent :
« La Russie a toujours attaché une importance
particulière aux
relations d'amitié et de coopération avec
l'Afrique. Nous sommes prêts
à apporter un concours multiforme aux pays africains dans le
cadre des
efforts internationaux, tout en développant avec eux des
relations
mutuellement avantageux sur une base bilatérale »,
avait déclaré le
Chef de l'Etat russe, soulignant que les activités de
l'Union africaine
« visaient invariablement à garantir une paix
durable et à réunir des
conditions favorables pour le développement social et
économique du
continent." (Source : RIA Novosti)
01.06.2011 - Guinée
équatoriale : deux
arbitres suspendus pour corruption et ivresse
Selon un
communiqué de la Fédération de
football de Guinée
équatoriale (Feguifoot), deux arbitres
équato-guinéens, Pablo Monses
Obama (arbitre international) et Miguel Edu (arbitre national), ont
été
suspendus lundi 30 mai 2011, pour une durée
indéterminée par le comité
d'arbitres de la Fédération du pays, pour
« corruption, état d'ivresse
et indiscipline ».
Selon la Feguifut, ils auraient empoché de l'argent de
certains clubs
pour arbitrer des matches en leur faveur et ils seraient apparus sur le
terrain en état d'ivresse.
La Guinée équatoriale doit co-organiser avec le
Gabon la prochaine
Coupe d'Afrique des Nations (CAN 2012). (Source : RFI/AFP)
01.06.2011
- Des étrangers interpellés à Malabo
à un mois du Sommet de l’UA
Plusieurs
étrangers,
avec ou sans papiers, interpellés lors d'une
opération de contrôle
lancée par les autorités en prévision
du Sommet de l’Union africaine
(UA) du 29 au 30 juin prochain, sont actuellement détenus
dans les
locaux du Commissariat central de Malabo.
« Quand un évènement comme le sommet de
l’UA arrive, il faut contrôler
la population, pas seulement les étrangers »,
s’est empressé de
déclarer José Nsue Ebang Mangue, commissaire
divisionnaire de la police
nationale à Malabo.
« Certains des étrangers sont aussi
détenus par exemple pour
falsification de documents officiels », a poursuivi le
commissaire. Le
nombre de personnes détenues et leurs
nationalités n'ont pas été
révélés à la presse.
On rappelle cependant que l'ambassadeur du Gabon à Malabo,
Paul Patrick
Biffot, a dénoncé « l'arrestation et la
détention de ses compatriotes
bien qu’ils soient en situation régulière
».
« C'est mon devoir et de ma responsabilité de
veiller à la sécurité de
mes compatriotes, on nous refuse même de les voir
là-bas au
commissariat de Semu (quartier où se trouve le commissariat
central).
Nous avons déjà informé toutes les
autorités en charge de la sécurité
et le ministère des Affaires
étrangères, s'est indigné M. Paul
Patrick
Biffot regrettant qu’aucune action n’ait été
entreprise. (Source :
Afrique Avenir)
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