30.04.2011
- Guinée équatoriale : Le président
Obiang interdit les défilés du 1er mai Le
président de la Guinée
équatoriale, Teodoro Obiang Nguema Mbasogo, a interdit les
traditionnels défilés du 1er mai, de peur que
cela engendre des manifestations contre son régime.
30.04.2011
- La radio d'Etat annonce des assises gouvernement-partis politiques
28.04.2011
- Henri Michel : « Un beau challenge à relever
»
27.04.2011
- Message de Teodoro Obiang Nguema au président de l'Angola
26.04.2011
- Arrestation à Bata de deux responsables de l'opposition «
L'Angola
et la Guinée-équatoriale partagent des relations
de longue date, c'est pourquoi, il est nécessaire de
fortifier davantage la coopération bilatérale
», a
dit le ministre équato-guinéen. Celui-ci s'est
ensuite entretenu avec des officiers
supérieurs de la Police nationale, qui lui ont fourni des
explications sur le fonctionnement de la corporation angolaise.
23.04.2011
- Alfredo Monsuy, 22 ans, lauréat de la Malabo Fashion Week Le
jeune homme a suivi ses études à Malabo, mais il
confie
volontiers que sa vocation a commencé dès sa
tendre
enfance : « La première personne qui a cousu un de
mes
dessins était une dame, Natividad, qui était
couturière. J’avais alors 11 ans. J'ai commencé
très tôt et j’ai rapidement compris que j’aimais
ça, qu'il s'agissait d'une vocation pour moi. »
23.04.2011
- FIFA : Mohammed Bin Hammam lance sa campagne depuis Malabo
22.04.2011
- Cambriolage de l'ambassade de Guinée
équatoriale à Moscou
Une
enquête a été ouverte et l’auteur
présumé du vol a été
interpellé. « Le mardi, lors d'une perquisition au
Tourist Hotel, sur l'Avenue Leninsky, la police a
arrêté le voleur présumé, un
Equato-guinéen, qui avait en sa possession une partie de la
somme dérobée. » Le suspect pourrait
être condamné à une peine de prison de
dix ans.
22.04.2011
- Retour sur "Gateway for Africa" (2) : Plaidoyer pour l'Afrique En
voici l'essentiel :
21.04.2011
- Retour sur "Gateway for Africa" (1) : Le "plan com" d'Obiang en
Suisse...
20.04.2011
- Les leaders de l'opposition reçus en audience
privée au Palais présidentiel
18.04.2011
- Projet d'un nouveau siège à Malabo II pour le
ministère de l'Energie Il
s'agit d'édifier à Malabo II
un bâtiment moderne, constitué de deux
immeubles et destiné à recevoir l'administration
et les services du Ministère des Mines, de l'Industrie et de
l'Energie. Les
deux immeubles auront une forme rectangulaire et seront faits de
matériaux contemporains. La réalisation des
façades, par exemple, obéira à des
considérations thermiques : les façades nord et
sud
seront plus transparentes de façon à minimiser la
consommation d'énergie pour le chauffage, tandis que les
façades à l'est et à l'ouest
présenteront
sur toute leur longueur horizontale des feuilles de métal
réfléchissant.
Au
début de 2009, Saraiva & Associados avait
été invité par une
Société de construction portugaise à
développer un projet pour la conception et la
construction de l'Institut technologique national des Hydrocarbures
dans
l'île de Bioko.
18.04.2011
- Des soldats sud-africains chargés de la
sécurité en Guinée
équatoriale
18.04.2011
- Foot féminin - Eliminatoires JO 2012 : Victoire
sur le Cameroun
17.04.2011
- Guinée équatoriale : Des voix rares, mais
percutantes, sur internet Chercheuse
espagnole spécialisée dans les
Etudes africaines, et notamment sur les intellectuels d'Afrique
centrale, Ana Lúcia Sá a publié,
vendredi dernier, sur le site Globalvoices
un billet intitulé : "Guinée
équatoriale : Des voix rares, mais percutantes sur le Net" : Deux
blogs connus. Juan
Tomás Ávila Laurel (Malabo,
en espagnol, comme
les liens suivants) (photo) et Eyi Nguema (Opinión
desde Guinea
Ecuatorial) sont les seuls blogueurs qui écrivent
sur la
Guinée équatoriale. Mais leurs blogs sont
basés en Espagne, le premier sur le site du magazine
Frontera D
et le deuxième sur le site du quotidien El
País.
17.04.2011
- Interview de l'avocat Fabián Nsué
Nguema à la radio espagnole
15.04.2011
-JO 2012 : La FIFA tranche en faveur des Lionnes du Cameroun
15.04.2011
- Le nouvel évêque d'Ebebiyín sera
ordonné le 7 mai prochain
15.04.2011
-Le président Obiang félicite Alassane Ouattara Jusqu'alors,
le président Obiang justifiait sa position de
neutralité concernant la crise ivoirienne en arguant que ses
responsabilités de président de l'Union africaine
l'obligeait à se placer au-dessus des querelles
partisanes.
Alors
que l'Union africaine avait reconnu l'élection
d'Alassane Ouattara, le président Obiang s'était
principalement exprimé, le 5 avril dernier, contre une
intervention militaire, tant en Côte d'Ivoire qu'en Libye.
Certains n'hésitaient donc pas à
considérer qu'il continuait tacitement à soutenir
son ami Laurent Gbagbo dont il avait reçu, à
Malabo en janvier dernier, le premier ministre, Gilbert Ake Ngbo.
Aussi,
dans le communiqué publié par le
ministère de l'Information, Teodoro Obiang Nguema a
insisté sur la légitimité du nouveau
président. Reconnaissant "la tâche difficile"
qu'il devra accomplir "pour maintenir la paix et la
stabilité", Teodoro Obiang Nguema a
déclaré qu'il espérait la
"magnanimité" du président ivoirien afin de
"surmonter les querelles fratricides" et les "inutiles
réglements de compte" en faveur du "pardon et de la
réconciliation"...
En
conclusion, le président de la Guinée
équatoriale a adressé à son homologue
ivoirien un "message d'encouragement et de solidarité pour
la difficile tâche que le peuple vous a confiée "
et afin de réussir "la réconciliation et la
reconstruction morale de la nation"...
Le
communiqué officiel
ne fait aucune allusion à la fonction de
président de l'UA qu'occupe le Chef de l'Etat
équato-guinéen, ni à l'intervention
conjointe des troupes de la mission des Nations Unies (ONUCI) et des
forces de la mission française "Licorne" mission
française qui a été
décisive dans le dénuement de la crise ivoirienne
en faveur de Ouattara. (Sources : Página Oficial del
Gobierno de la República de Guinea Ecuatorial, Europa Press)
14.04.2011 - Football
féminin : Plainte de la Fecafoot contre la Guinée
équatoriale
11.04.2011
- Le procureur Mangue Elunku en tournée dans les
centres de détention du pays
10.04.2011
- Football - Qualifications JO 2012 : La Guinée
équatoriale éliminée
10.04.2011
- Football - Qualifications JO 2012 : L'équipe du
Nigéria est à Malabo
09.04.2011
- L’opposition invite le président Obiang à
respecter ses promesses...
09.04.2011
- "Malabo Fashion Week 2011" : La mode africaine à l'honneur
09.04.2011
- Des jeunes de Mongomo vont se former aux métiers du
tourisme
07.04.2011
- A Genève, Obiang Nguema fait l'éloge de la
démocratie et de l'alternance...
07.04.2011
- Malabo achète deux corvettes lance-missiles
"made in Israël"...
06.04.2011
- Teodoro Obiang Nguema préside le Sommet "Gateway to
Africa" à Genève
04.04.2011
- Football féminin - Eliminatoires JO 2012 : Match nul face
aux Lionnes du Cameroun
03.04.2011
- Un biologiste argentin en Guinée équatoriale
02.04.2011
- Zarandona souligne le "changement de mentalité" de la
Guinée avec l'arrivée de
l'entraineur
français Henri Michel
02.04.2011
- Malabo justifie le renforcement de la présence
policière dans le pays
02.04.2011
- Sahara occidental : La Guinée Equatoriale
réaffirme son soutien au Maroc
01.04.2011
- Francisca Tatchoup à la Conférence "des
alliances commerciales" avec l'Afrique
01.04.2011
- Le ministre Pastor Micha Ondo Bile à Rabat
(Maroc) Pour
toutes
informations
supplémentaires ou commentaires n'hésitez pas
à nous contacter : assofrage@gmail.com
Nouveau signe de
nervosité du gouvernement
équato-guinéen qui, après avoir
déployé une importante
présence policière et militaire dans les
principales villes, s'est livré ces derniers jours
à des arrestations d'opposants.
Traditionnellement
en Guinée équatoriale, la
célébration du 1er mai voit défiler
dans les rues et sous leurs bannières, les travailleurs des
différentes entreprises, nationales ou
étrangères, présentes dans le pays.
C'est généralement un
événement festif, marqué par
des chants et des danses, et où, après le
discours prononcé par le ministre du
Travail, Estanislao Don Malavo, on remet solennellement des certificats
aux employés désignés par leur
entreprise pour leurs bonnes
performances.
Cette année, cependant, les choses seront totalement
différentes. Selon le programme officiel, tant à
Malabo qu'à Bata, "tous les travailleurs et employeurs
demeureront au siège de leurs
sociétés respectives, où leur
seront
remis les diplômes et certificats..." Les seuls
événements autorisés sont des
réceptions
officielles qui auront lieu dans les deux villes, mais pas de
manifestations dans les rues.
Il ne fait aucun doute que ce
changement est directement liée à la crainte du
président Obiang que les défilés se
transforment
en manifestation populaire contre son régime.
En fait,
dimanche dernier, de
nombreux tracts sont apparus à Bata et à Malabo
avec le texte suivant : "Message très important pour le
peuple de
la Guinée équatoriale... Le 1er mai 2011, tous
les peuples de notre pays doivent investir
les rues et les places pour exiger la
liberté, la démocratie et tous nos droits face
à ce régime tyrannique qui nous ignore."
Signe de la nervosité du régime ou bien
méthode d'intimidation, le gouvernement a mené
ces derniers jours plusieurs arrestations d'opposants
présumés, parmi lesquels des responsables
de la CPDS, le principal parti d'opposition du pays, Juan
Manuel Nguema Esono, mieux connu sous le nom
Piong Yang, et Vicente Nze, membre de l'exécutif
régional de la CPDS. On a ensuite été
arrêté l'homme d'affaires Jose Ndong Sima, auquel
le
régime reproche d'être lié
à la
CPDS, ce que cette formation politique a réfuté.
Hier matin, Juan Manuel Nguema Esono a été
relaché après 5 jours de détention
à Malabo, mais les deux autres opposants,
incarcérés à Bata, n'ont
retrouvé la liberté que ce matin.
Quelques jours plus tôt, quatre membres de l'ethnie bubi
(peuple indigène de Bioko), Anselmo Itchaikotó,
Iris Loeto Sepa, Carlos Dekeno et Román Dekeno,
avaient été également
arrêtés et
relâchés quelques jours plus tard. Le
régime les a
accusés de collaboration avec le Mouvement pour
l'autodétermination de l'île de Bioko (MAIB),
parti séparatiste non légalisé qui
se bat pour la reconnaissance du droit à
l'autodétermination du peuple bubi.
L'appel à manifester de l'opposition agite le spectre d'une
révolte
populaire qui a toujours hanté le pouvoir, à
Malabo, mais dont la crainte n'a cessé d'augmenter au cours
des derniers mois, avec les révolutions dans le monde
arabe et leur extension à certains pays africains. En
fait, les Equato-guinéens avaient déjà
connu une situation similaire, le 8 mars dernier, lors de la
Journée internationale des femmes, quand la capitale,
Malabo, et la ville de
Bata ont été investies par les policiers
anti-émeute et les militaires afin de dissuader les partis
d'opposition Union populaire (UP) et Convergence pour la
démocratie sociale (CPDS) de maintenir les manifestations de
rue qu'ils envisageaient et que le pouvoir avait
déjà interdit... (Source :
Guin Guin Bali)
30.04.2011
- Hier, en fin de matinée, Juan Manuel Nguema Esono a
été remis en liberté,
à Malabo, sans qu'on lui ait notifié les raisons
de son arrestation.
Par ailleurs, l'autre membre de
l'Exécutif de la CPDS, le docteur Vincente Nzé,
ainsi que l'homme d'affaires José Sima Ndong,
arrêté lui aussi à cause de ses liens
présumés avec la CPDS, tous
incarcérés au Commissariat central de Bata,
aurait été libérés,
aujourd'hui même, tôt dans la matinée...
Selon l'Association de Solidarité démocratique
avec la Guinée équatoriale (Asodegue) qui a
publié cette information, Juan Manuel Nguema Esono aurait
été "torturé" durant les cinq jours de
sa détention au Commissariat de
Malabo II qu'on surnomme "Guantanamo"... Pour l'Asodegue, ces
libérations sont un message envoyé
à
l'opposition, la veille du 1er mai, au cas où celle-ci
voudrait braver l'interdiction de défiler dans les rues afin
de
manifester son mécontentement à
l'égard du régime. (Source : Asodegue)
Mercredi
dernier, les autorités
équato-guinéennes ont envoyé aux 13
partis politiques légaux du pays des copies de
différents articles de loi et de la Constitution
susceptibles d'être modifiées, a
indiqué hier la radio d'Etat :
« Les
partis politiques vont examiner (ces textes) durant un mois et
présenteront leurs recommandations et suggestions lors
d'assises qui auront lieu entre le gouvernement et les partis
politiques, mais dont la date n'a pas été
communiquée ».
Les
partis politiques ne détenaient pas
jusqu'alors ces textes juridiques en vigueur, car en
Guinée, il n'y a rien de comparable au Journal
officiel ni autre média qui publie les dispositions
législatives du pays.
Selon le radio d'Etat, l'examen de ces articles vise
à « aboutir aux réformes politiques et
démocratiques qu'entend réaliser le
président
Teodoro Obiang Nguema. » Parmi les textes figurent "la loi
sur les
réunions et manifestations" ou la loi électorale.
Lors d'une première rencontre avec
l'opposition, le 24 mars dernier, le président de la
Guinée équatoriale a reconnu la
"nécessité" de
limiter le nombre de mandats présidentiels, de
créer un sénat et des mécanismes de
contrôle anti-corruption.
Le 19 avril, après une
deuxième rencontre, l'opposant Placido Mico Abogo,
Secrétaire général
de Convergence pour la démocratie sociale (CPDS) et seul
député d'opposition au parlement, avait
demandé : « l'application de ce qui existe
déjà dans la Loi fondamentale. Par exemple, qu'on
en finisse avec la discrimination. Qu'il y ait une liberté
politique. Que les gens n'aient pas des emplois parce qu'ils sont dans
tel ou tel parti... Nous avons dit au président Obiang qu'il
veille
à l'application des textes et à faire les
réformes. Il ne doit pas être surpris de voir ce
qui est arrivé en Tunisie ou Egypte arriver en
Guinée équatoriale », avait-il
ajouté.
Daniel Martinez Ayecaba, de l'Union Populaire (UP,
opposition) avait exigé, quant à lui,
« la libération des
prisonniers de conscience, une amnistie générale
pour ceux (les opposants) qui sont hors du pays (en exil), la
liberté de
presse, la transparence, la bonne gouvernance, une réforme
législative, la limitation du nombre de mandats
présidentiels. »
Président en exercice de l'Union
africaine, Teodoro Obiang Nguema dirige d'une main de fer ce petit pays
devenu le
troisième producteur de pétrole d'Afrique
subsaharienne, mais dont l'essentiel de la population vit dans la
pauvreté. Deux membres la CPDS ont été
arrêtés lundi pour des motifs encore inconnus,
selon leur parti.
Le 26 avril dernier, le ministre de l'Intérieur, Clemente
Engonga Nguema Onguene, a réuni les représentants
des différents partis politique, pour leur rappeler que le
gouvernement avait fixé un délai d'un mois pour
lui soumettre des propositions d'amendements aux lois existantes et
qu'à cette date, personne n'avait
présenté encore de proposition. Mais, cette
réunion a surtout servi de prétexte pour mettre
en garde les partis d'opposition contre toute
vélléité d'affrontement : «
Le gouvernement ne permettra pas qu'il se produise en Guinée
équatoriale ce qui s'est passé en d'autres
lieux... parce que la Guinée est un pays
différent et ici nous n'allons pas consentir au
désordre. »
Cet avertissement de Clemente Engonga Engonga Nguema Onguene s'est
produit le lendemain de l'arrestation de deux responsables d'un parti
d'opposition (CPDS), à Bata.
Selon la CPDS, ce qui manque le plus en Guinée
équatoriale, ce ne sont pas les textes de lois, mais
l'intention de les appliquer : « La CPDS ne se
réjouit pas d'entamer des travaux de consultation, suivant
une méthode confuse, sans objectifs clairs et avec un
gouvernement qui recourt dans le même temps à
des arrestations arbitraires et à des tactiques
d'intimidation, comme nous le constatons ces derniers jours...
», a déclaré un responsable de la CPDS.
(Sources : AFP, Asodegue)
Depuis
décembre 2010 et le retrait du Paraguayen Carlos Diarte qui
lutte contre un cancer, Henri Michel est le sélectionneur de
la
Guinée Equatoriale, qui co-organisera la CAN 2012. Le
technicien
français évoque sa nouvelle mission, depuis
Malabo
où il est installé.
« Henri
Michel, qu'est-ce qui pousse un entraîneur de votre
expérience à accepter de diriger une
sélection
aussi modeste que celle de Guinée Equatoriale ?
Quand
ils m'ont contacté, je savais juste que le pays
était
co-organisateur de la prochaine Coupe d'Afrique des nations, en janvier
2012. C'est une équipe faible, je le sais aussi. Mais il y a
un
beau challenge à relever, et c'est ce qui m'a
motivé. On
part de zéro ou presque. Je crois qu'on était
167e au
classement FIFA il y a peu.
Cela
n'a rien à voir avec la Côte d'Ivoire, le
Cameroun, la
Tunisie ou le Maroc, des super-puissances du football africain que vous
avez dirigées...
Il y a un gros travail à
accomplir, et on s'y attelle doucement. On a commencé par
dégager un petit noyau de joueurs. On a aussi
remarqué
qu'il y avait pas mal de binationaux en Espagne (ndlr : la
Guinée Equatoriale est le seul pays hispanophone d'Afrique).
On
a élaboré un plan d'action qui court de janvier
2011
à janvier 2012, je vais essayer de m'y tenir avec Samir
Ajjam,
mon adjoint. Problème, on ne dispose pas de 36 000 dates
FIFA
pour jouer. La montagne est haute ! (il éclate de rire)
Quelle est votre
stratégie ?
Comme
je suis installé ici, à Malabo, où
l'on dispose
d'infrastructures neuves - un nouveau stade ici plus un terrain
synthétique à Bata -, j'ai programmé
des stages
d'évaluation avec les joueurs locaux. J'observe des matches.
On
profitera des prochaines dates FIFA, en juin, pour affronter
vraisemblablement la sélection de Grande-Bretagne. On
devrait
aussi affronter le Gabon, l'autre co-organisateur,
entraîné par Gernot Rohr, j'attends la
réponse. La
deuxième partie du programme s'étalera de juillet
à janvier, on resserrera le groupe à ce
moment-là.
Depuis
votre arrivée, la Guinée Equatoriale a
disputé, et
remporté, plusieurs matches amicaux, contre le Tchad (1-0)
et la
Gambie (2-0). Est-ce à dire que l'équipe devient
compétitive...
Ce n'est pas aussi simple ! On a quand même fait un bon match
contre la Gambie, une équipe de bon niveau, fin mars.
Le
Nzalang, votre sélection, s'est distingué ces
dernières années en naturalisant de nombreux
étrangers, comme le gardien Danilo et le
défenseur Ronan
(Brésil), Doe (Liberia), Ekedo (Nigeria) et plus
récemment le Camerounais Thierry Fidjeu Tazemeta... Cela
va-t-il
continuer ?
Je crois que certains sont naturalisés
depuis longtemps. En ce qui me concerne, je souhaite garder une ligne
de conduite par rapport à ça. On va se pencher
sur le cas
de binationaux d'Espagne susceptibles de rejoindre le groupe.
»
(Source : France football.fr - Propos recueillis par Frank Simon)
La
société énergétique
espagnole Union Fenosa Gas et le pétrolier-gazier portugais
Galp ont acquis les 25% du consortium gazier
équatoguinéen 3G (Gathering System in the Gulf
of Guinea) qui appartenaient à
l'Allemand E.ON Ruhrgas AG, selon un communiqué
publié mardi dernier par le
gouvernement équato guinéen qui, comme
à son habitude, n'a pas
communiqué le montant de la transaction.
L'actionnariat du consortium 3G, qui doit construire et
gérer un gazoduc en Guinée à des fins
domestiques et d'exportation, se répartit
désormais comme suit : Sonagas GE 50%, Union Fenosa Gas 20%
, République de Guinée équatoriale 15%
et Galp Energie 15%, selon le communiqué du
ministère des Mines, de l'Industrie et Energie,
reçu par l'AFP mercredi.
« Je suis convaincu que sous la direction de Fenosa
Gas, le projet va rapidement progresser selon le programme voulu...
Nous apprécions l'excellent travail technique et commercial
réalisé dans 3G par E.ON Ruhrgas AG. Nous lui
sommes
reconnaissants pour la transition amicale et rapide...
», a
déclaré le ministre des Mines, de l'Industrie et
de l'Energie, Marcelino Owono Edu.
La Compagnie portugaise Galp Energia avait pris pied
dans le pays en janvier 2009 en entrant pour 5% dans le consortium
gazier 3G. Les observateurs avertis de la vie économique de
ce petit Etat du Golfe de Guinée diront
probablement que l'entrée en scène du
pétrolier portugais et l'accroissement de sa part de 5
à 15% doivent bien quelque chose à la
candidature de la Guinée équatoriale à
la CPLP (Communauté des pays de langue portugaise), dont le
principal obstacle était jusqu'alors le veto du Portugal...
Troisième
producteur de pétrole subsaharien, la Guinée
équatoriale produit également un million de
tonnes de méthanol par an, 8 000 barils de butane/jour et 14
000 barils de propane/jour, selon des chiffres officiels.
L'exploitation des hydrocarbures apporte au pays 90% de ses recettes.
(Source : AFP)
Le
président angolais, José Eduardo dos Santos, a
reçu mardi, à Luanda, un message de son homologue
de la
Guinée Equatoriale, Teodoro Obiang Nguema, dont la teneur
n’a
pas été révélée
à la presse.
Le
ministre équato-guinéen de l’Intérieur
et de la
Sécurité nationale, Nicolas Obama Nchama, qui a
qualifié d’historiques et de traditionnelles les relations
entre
l’Angola et la Guinée-Equatoriale, était le
porteur de
cette missive.
Selon lui, les deux pays entretiennent des
relations depuis très longtemps, raison pour laquelle il est
nécessaire de renforcer davantage la coopération
bilatérale.
Si on ignore le contenu du message que
le président de la Guinée équatoriale
a
adressé à son homologue angolais, on devine qu'il
se
rapporte à l'objet de la visite du ministre
équato-guinéen de l'Intérieur :
obtenir l'appui
des forces de police angolaises pour assurer la
sécurité
en Guinée équatoriale, à l'approche du
Sommet de
l'Union africaine, auquel José Eduardo dos Santos est
convié. (Source : Angop)
Hier
après-midi, lundi 25 avril, Juan Manuel Nguema Esono Nsua,
connu sous le surnom de « Piong Yang »
(photo), a été arrêté par la
police de Bata tandis qu’il allait du collège «
SOS Aldeas Infantiles », dans le quartier de Ngolo, au
collège « Buen Amor » de Nkolombong,
deux établissements scolaires appartenant à une
ONG allemande (SOS-Kinderdorf) et où il enseigne comme
professeur d’histoire.
Le parti d’opposition, Convergence pour la Démocratie
sociale (CPDS) affirme qu’il n’y a aucun motif légal
à cette arrestation, mais qu’il a été
interpellé en sa qualité de Secrétaire
exécutif chargé de la Jeunesse à la
Commission exécutive nationale de la CPDS.
Des élèves, témoins de la
scène, ont rapporté que l'arrestation s’est
produite peu après 14h00 quand Juan Manuel Nguema Esono Nsua
était sur le point d'entrer dans son véhicule.
Des policiers l’ont obligé à les suivre, l’ont
fait monter dans un fourgon et l’ont conduit au Commissariat central de
Bata, où il a été
interrogé par le colonel Crisantos
Ngomo.
Selon la CPDS, Juan Manuel Nguema Esono est né le
8 mars 1974
à Nsork, en Guinée Equatoriale. Il est un
militant actif de cette formation politique dont il est membre de la
Commission exécutive depuis 2004.
Vers 16h10, Vicente Nzé, un médecin de
l’hôpital de Bata, également militant de la CPDS
et membre de la Direction régionale de la CPDS, s’est
présenté au poste de police pour savoir ce qui se
passait et lui aussi a été
arrêté. Vers 19h00, un autre membre de la
direction nationale de la CPDS, le Dr Wenceslao
Mansogo Alo, Secrétaire exécutif
chargé des droits de l’homme, s’est à son tour
adressé au Commissariat central pour en savoir davantage sur
le sort de ses camarades et afin de connaître les raisons de
leur interpellation, mais un caporal lui a répondu que l’un
d’eux n’était déjà plus là…
Wenceslao Mansogo Alo a alors
téléphoné au gouverneur de la province
Littoral, Enrique Mesian Abaga, pour l’informer que deux dirigeants de
la CPDS étaient illégalement détenus
à Bata et que l’un d’eux avait été
transféré vers un lieu inconnu. Le gouverneur a
déclaré ne pas être au courant, et
qu’il allait faire le nécessaire pour savoir où
il se trouvait. Mais rien n’a été fait,
selon la CPDS.
Vers 19h40, les responsables de la CPDS ont appris que Juan Manuel
Nguema Esono était à l’aéroport de
Bata, les poignés menottés, et qu’on l’emmenait
à Malabo.
La CPDS affirme que ces
arrestations sont uniquement motivées par la crainte du Chef
de
l’Etat que la CPDS appelle à manifester le 1er mai prochain.
Dans un communiqué officiel, elle « condamne
» ces « arrestations
illégales », « typiques des
organisations mafieuses »… Elle exige « la
libération immédiate » de Juan Manuel
Nguema Esono et du docteur Vicente Nzé et demande
à
l’opinion nationale et la Communauté internationale
« de faire pression sur le régime militaire de la
Guinée équatoriale et de ne pas croire
à leurs fausses promesses de réformes
démocratiques, dont le seul objectif est de se maintenir au
pouvoir, de poursuivre le pillage des ressources de la population et de
préparer l'ascension de son fils [Teodorin Obiang Nguema
Mangue] à la tête de l'Etat. »
A cette heure, le gouvernement de la Guinée
équatoriale ne s’est toujours pas exprimé au
sujet de ces
arrestations d’opposants politiques. (Sources : CPDS, Europa Press,
Asodegue)
6.04.2011
- Le ministre Nicolas Obama Nchama sollicite l'aide de la police
angolaise
Lundi
dernier 24 avril à Luanda (Angola), le ministre
équato-guinéen de l'Intérieur et de la
Sécurité nationale, Nicolas Obama Nchama,
a étudié avec son homologue angolais,
Sebastião Martins, les modalités d'une possible
coopération entre leurs deux Etats dans le domaine
policier.
Au terme de l'audience, le ministre
équato-guinéen a
déclaré à la presse être
venu en Angola pour obtenir l'aide des
autorités policières angolaises lors de
l'organisation des grands événements que son
pays abritera : le Sommet de l'Union africaine en juillet 2011,
puis la Coupe d'Afrique des Nations de Football
(CAN 2012), organisée conjointement avec le Gabon, en janier
2012.
Nicolas Obama Nchama s'est ensuite rendu en visite à
l'Institut des Sciences
Policières, au Laboratoire de Criminalistique et au
Commandement de la Police d'Intervention Rapide (PIR). (Source
: Angop)
Vendredi
dernier, le Mouvement pourl'Autodétermination de
l'Île de Bioko (MAIB),
parti d'opposition non légalisé, a
publié un communiqué de presse pour
dénoncer l'arrestation de plusieurs personnes à
Malabo.
Dans
ce document, le MAIB explique qu'il a présenté
devant l'Organisation des Nations-Unies (ONU) « une demande
de reconnaissance du droit à l'autodétermination
du peuple bubi, en se fondant sur les principes et les propres
résolutions de cette importante institution » et
en soulignant « la situation d'oppression que subit sur le
sol de sa propre patrie le peuple bubi, et malgré les
demandes répétées de dialogue
méprisées par le régime d'Obiang.
»
Cette démarche s'est faite ouvertement et publiquement,
affirme le MAIB, et quand l'ONU a exprimé le souhait que
« des informations soient recueillies à
l'intérieur du pays », le parti
séparatiste a envoyé à
Malabo son Secrétaire chargé de la
Communication, Fernando Dekenó, « avec la mission
spécifique
d'apporter lui-même une carte à
envoyer à l'ONU. »
Arrivé à Malabo, le 1er avril dernier,
« il est entré en contact avec Anselmo
Ichaikotó et Iris Loeto Sepa, deux de ses amis qui
se sont dits disposés à l'aider... Sa mission
achevée, le Secrétaire chargé de la
Communication est revenu à Madrid, le 7 avril. Mais deux
jours
après son retour, le samedi 9, nous avons appris
l'arrestation et la mise en détention d'Anselmo
Ichaikotó et d'Iris Loeto Sepa qui ont
été interrogés et
maltraités... au Commissariat de Malabo, sous un
chef d'inculpation qui n'a pas été
précisé... »
« Dans le même temps, affirme le
communiqué du MAIB, dans
tous les villages de l'île, une campagne de
sensibilisation a été mise en place contre le
MAIB...
et dans les localités de Baney, de Cupapa et de
Baresó, l'accès aux villages,
à l'intérieur de l'île, est
contrôlé par les forces de
sécurité qui interrogent tous ceux qui tentent
d'y accéder : Ils sont interrogés sur les raisons
de leur visite et ils doivent montrer qu'ils ne sont porteurs
d'aucun document ou de message provenant du MAIB...
»
Par
ailleurs, le MAIB affirme que, selon ses propres sources, Lucas Nguema
Esono Mbang, dit "Luquito",
Secrétaire général du parti
gouvernemental (PDGE) « aurait offert une importante
quantité d'argent à tous ceux qui
dénonceraient des membres du MAIB. »
Le
MAIB dénonce également l'arrestation de deux
autres personnes, frères de Fernando
Dekenó, et qui,
le 18 avril dernier ont été
interpellés sur leur lieu de travail : Carlos
Dekenó, maçon de profession, et
Román Dekenó, chauffeur de taxi, eux
aussi, « interrogés et
maltraités au Commissariat de Malabo II... »
Pour le MAIB, il s'agit là d'une pure "vengeance",
puisqu'aucune de ces personnes n'appartient au MAIB.
Dans
une lettre adressée au président Obiang et
diffusée sur Facebook, Fernando Dekenó affirme
que
« ce n'est pas un crime d'apporter une simple
lettre... » et il se demande pourquoi cela a pu
déclencher une telle persécution : «
Depuis le 7 avril, on a emprisonné de jeunes innocents, mes
amis, mes frères ont été
emprisonnés... C'est le mépris que beaucoup de
gens de la société civile en Guinée
ont eu à subir pendant des années et des
années : A cause de la spoliation des biens, de
nombreuses personnes doivent vivre reluses dans des cabanes comme
à Campo Yaoundé
(Nwulbildi)... Comme moi, de nombreuses familles doivent se taire quand
elles voient tous les jours qu'on leur prend leurs biens, leurs terres,
leur maisons, spoliées par simple caprice de leur
gouvernement et de ses proches... Les
citoyens constamment extorqués aux postes de
contrôle
militaires à l'intérieur du pays, dans les ports
et aéroports, tant de gens assassinés avec votre
consentement, beaucoup d'autres victimes de chantage,
obligés de rejoindre le seul parti officiellement reconnu,
le
PDGE, faute de de pouvoir obtenir un emploi... »
En conclusion, Fernando Dekeno affirme que : « Tous les
citoyens guinéens ont le droit de vivre dans la
dignité » et il demande au président
Obiang Nguema « d'arrêter les arrestations, de
libérer de nombreux innocents, de mettre un terme
aux extorsions... Acceptez le fait que quelqu'un d'autre puisse penser
différemment de vous, laissez les citoyens
guinéens vivre dans la dignité.
»
Hier
matin, les quatre individus arrêtés, Anselmo
Itchaikotó, Iris Loeto Sepa, Carlos Dekeno et
Romón Dekenó, ont été remis
en liberté conditionnelle. Ils restent toutefois soumis
à des mesures contraignantes qui les obligent à
venir signer chaque jour au Commissariat de police
où ils ont été détenus. En
outre, suite à leur arrestation, les deux frères
de Fernando Dekenó ont perdu leur emploi. (Sources
: MAIB ; Asodegue ; Facebook)
Du
08 au 11 Avril dernier, la capitale de la Guinée
équatoriale célébrait la mode
africaine en
accueillant la 2e Edition de la Malabo Fashion Week. Avec la
participation de stylistes tels Imane Ayissi (Cameroun), Nafytoo
(Sénégal), Oumarou Magba (RCA), Daddy Di MAximo
(Rwanda),
ou encore Martial Tapolo (Cameroun).
Suite au concours des jeunes
stylistes nationaux, c'est le jeune
équato-guinéen
Alfredo Monsuy qui l'a emporté avec une collection riche en
couleurs et inspirée par le thème du recyclage et
du
développement durable.
Né en Micomiseng,
Alfredo Monsuy est un styliste de 22 ans qui a
déjà
participé à de grands
défilés en Afrique,
tels que la 7e Edition du Festival Afric Collection au Cameroun.
Le
lauréat de cette 2e édition de la Malabo Fashion
Week est
ravi de son succès et du prix qu’il a remporté et
qu’il a
dédié à ses parents.
Parmi ses projets, il y
une collection de vêtements “grande taille” pour les femmes
rondes et qui devrait s’appeller : “las más esplendidas”
(les
magnifiques) : « J’aimerais que ma collection convienne
à
toutes les femmes de ma Guinée équatoriale, car
c’est la
beauté des femmes de mon pays qui m’inspire… »
Tandis
qu’il prépare déjà
une série de
tenues pour chaque groupe ethnique de son pays, les idées ne
manquent pas à ce jeune créateur qui,
avec peu de
ressources et peu de formation, a soulevé l'admiration du
public
tout entier, lors de la Malabo Fashion Week. (Sources :
Página
Oficial del Gobierno de la República de Guinea Ecuatorial ;
Afrikmode)
La
campagne à la présidence de la
Fédération internationale de football (FIFA) a
commencé. Le Qatari Mohammed Bin Hammam, candidat
à la succession de Joseph Blatter, a choisi
Malabo, la capitale de la Guinée équatoriale,
où il était vendredi dernier, pour annoncer
d'importantes promesses.
Le président de la Confédération
asiatique de football et candidat à la présidence
de la FIFA, a promis s'il était élu, «
d'augmenter l'aide financière pour les infrastructures dans
le football des pays pauvres en Afrique » : « Mon
programme pour la Guinée équatoriale est le
même programme que pour l'Afrique en
général, je vais augmenter l'aide
financière, je vais développer les
infrastructures dans le football pour les pays pauvres en Afrique...
Aujourd'hui, à la FIFA, nous donnons 250.000 dollars par an
à chaque fédération, ce que je vais
faire passer (en cas d'élection) à 500.000
dollars par an », a-t-il déclaré.
Ces promesses du milliardaire qatari sont une réponse aux
déclarations de campagne du Suisse Joseph Blatter,
président sortant et seul autre candidat aux
élections du 1er juin à la FIFA. Dans sa lettre
envoyée aux 208 fédérations composant
la FIFA, M. Blatter promettait « de mettre en oeuvre et
d'intensifier les programmes de développement tels que
"Goal" », et que « des efforts particuliers seront
faits pour accompagner les fédérations membres
sur la voie de la professionnalisation. »
Le Qatari Mohammed Bin Hammam, âgé de 61 ans,
avait annoncé officiellement, en mars dernier, sa
candidature à la présidence de la FIFA face au
Suisse Joseph Blatter. L’élection du président de
la FIFA aura lieu le 1er juin à Zurich. (Source :
AFP)
Le
bureau de l’ambassadeur de Guinée
équatoriale à Moscou, Fausto Abeso Fuma, a
reçu le week-end dernier la visite d’un cambrioleur qui
aurait
emporté la somme de 86 000 dollars et 2 000 euros
destinés aux étudiants
équato-guinéens inscrits dans des
universités en Russie, ont
indiqué lundi les médias locaux russes, citant
une source policière.
Le cambriolage a eu lieu entre vendredi soir 15 avril et la
journée
du samedi 16 avril. Le voleur aurait utilisé un jeu de
clés pour entrer dans l’immeuble et pou s'introduire dans le
bureau de
l’ambassadeur, Fausto Abeso Fuma, où était
gardé l’argent.
Selon l'Asodegue, le voleur présumé pourrait
être un fils de l'ancien diplomate Luis Obiang Mengue,
ambassadeur de Guinée équatoriale en Russie
jusqu'en 2004. (Sources : APA-Moscou, Itar-Tass, Asodegue)
Lors de la Conférence "Gateway to Africa" qui s'est tenuedu
4 au 6 avril 2011 à l'hôtel Intercontinental de
Genève, le président Teodoro Obiang Nguema a
prononcé un long discours que la chaîne
panafricaine Africa 24 a mis en ligne ici
et là.
«
Mesdames, Messieurs, bonjour,
Excellences, chers invités et chers amis, je voudrais
commencer par féliciter le groupe international COMTEC pour
la louable initiative d’avoir organisé cette
conférence internationale et interdisciplinaire sur le
rôle de l’Afrique dans un monde globalisé. C’est
l’occasion de mettre en relief les valeurs positives du continent
très souvent ignorées par les autres nations. En
effet, depuis les temps les plus reculés, l’Afrique n’a
cessé de jouer un rôle déterminant dans
l’évolution du monde. Les sciences et les arts sont
nés en Afrique, puis ils ont exercé une influence
culturelle sur l’Europe et le continent américain…
Plus
que jamais, alors que le monde d’aujourd’hui est
sérieusement affecté par la récession
économique et les changements climatiques, le continent
africain, avec ses vastes ressources, apparaît comme le
remède providentiel… Cela signifie que depuis l’origine, le
monde n’a jamais été divisé, mais est,
bien au contraire, de plus en plus interdépendant… C’est
pourquoi je suis venu ici, aujourd’hui, non seulement en tant
qu’Africain, fier de l’être, et comme
Président de la Guinée équatoriale
et Président de l’Union africaine, mais avant
tout… comme un citoyen du monde. (…)
Considérons,
un instant, notre monde actuel : un monde plein
d’instabilités, d’incertitudes, de bouleversements
politiques, de crises économiques, de catastrophes
naturelles très destructrices, avec un
réchauffement climatique, de graves pénuries
d’eau, la famine, le coût élevé des
denrées alimentaires, l’insécurité
alimentaire et les multiples conflits… Il semblerait que nous, les
citoyens de ce monde, et l’Afrique en particulier, nous soyons
confrontés à des défis insurmontables
et à des problèmes insolubles.
Mesdames, Messieurs, … en dépit de tous ces maux, je reste
pourtant optimiste… (…)
L’an dernier, lors d’un forum dans la ville du Cap, j’ai
présenté un plan d’action en 5 points pour
affronter le défi du sous-développement dans mon
pays… Je pense que ce sont des questions cruciales, aussi permettez-moi
de les rappeler :
Premièrement,
notre gouvernement doit entreprendre des réformes sur la
transparence dans le domaine des industries extractives et poursuivre
ses efforts afin de se qualifier comme membre de l’ITIE…
Deuxièmement,…
nous souhaitons élargir l’actuel Fonds de
développement social, en investissant pour notre avenir
d’importantes ressources provenant de l’exploitation du
pétrole… Quand je parle de notre avenir, je pense
à nos enfants, nos écoles, nos enseignants,…
à la santé, au tourisme, au logement,
à l’approvisionnement en eau potable, aux infrastructures
routières, aux télécommunications, au
développement des sciences naturelles, à la
création d’emplois et au développement des
institutions démocratiques.
Pour résumer, nous sommes en train d’augmenter nos
investissements dans la ressource la plus précieuse qui soit
: notre peuple. Tous les pays et leurs dirigeants sont souvent
critiqués pour leur sous-investissement ou pour avoir
investi dans un domaine au détriment d’autres. Nous
respectons ces critiques et nous faisons tout notre possible pour
apporter les ajustements nécessaires.
Troisièmement,
notre gouvernement poursuit une réforme juridique
complète, y compris la Loi fondamentale… Actuellement, je
mets sur pied l’organisation d’une Commission gouvernementale qui nous
aidera à examiner et à poursuivre les
réformes que nous avons engagées sans nos
institutions juridiques et à préparer et adopter
un nouveau code de lois qui guidera le pays vers son avenir et assurera
la crédibilité judiciaire.
Quatrièmement,
… notre gouvernement a signé avec la Croix rouge
internationale un accord fixant les modalités de son action
en Guinée équatoriale, notamment pour aider le
gouvernement à examiner et à évaluer
toutes les violations des droits de l’homme dans notre pays, mais aussi
à surveiller notre système de justice
pénale et nos prisons afin de garantir le traitement humain
des personnes condamnées pour des crimes qu’elles ont commis.
Cinquièmement,
le gouvernement de la Guinée équatoriale
s’efforce de préserver notre environnement et de
protéger ce qui est en danger d’extinction. Nous
continuerons à imposer des mesures de protection dans tous
les domaines, tels que l’interdiction de la chasse aux singes dans nos
parcs nationaux et nos forêts.
Je
voudrais enfin ajouter un sixième point à cette
liste : Mon pays est une jeune nation, comme beaucoup d’autres en
Afrique. Le processus de la décolonisation nous a
conféré l’indépendance et la
souveraineté, mais dans de nombreux cas, il nous a
laissés sans traditions, institutions et fonctionnement
politique fiable… Nous sommes donc en apprentissage, et, par nature, un
processus d’apprentissage n’est pas exempt d’erreurs… Ce n’est pas une
excuse ou une justification, mais plutôt un fait
constaté par la propre dynamique de l’évolution.
Portez vos regards vers l’Afrique d’aujourd’hui et vous constaterez ce
que je veux dire. L’Afrique est en train d’expérimenter un
processus de mutations positives et de progrès à
partir des valeurs partagées de la démocratie,
des droits de l’homme, de la bonne gestion économique, de la
bonne gouvernance de ses institutions, bref en vue de la consolidation
de l’état de droit des ses nations.
Cet objectif a été fixé par le
gouvernement de mon pays pour l’horizon 2020… (…) Nous comprenons que
les gens réclament, à juste titre, un
gouvernement plus ouvert, attentif et réceptif… Nous le
comprenons et je le respecte profondément, mais il est tout
aussi important de comprendre que la transparence et l’ouverture
doivent être les résultats d’une
évolution progressive. En agissant autrement, il est
probable que nous commettrions des erreurs irréparables.
Nous
sommes donc plongés dans ce processus qui n’est, en aucune
façon, ni achevé, ni satisfaisant, mais nous
faisons de notre mieux. Comme dans toutes les évolutions
naturelles, l’influence extérieure n’est pas
nécessaire, car il n’existe pas de solution uniforme. Je
peux seulement dire à nos détracteurs :
Peut-être avez-vous raison… Venez nous aider à
atteindre ces objectifs au lieu de nous critiquer de loin et
montrez-nous les avantages découlant de traditions et
d’expériences séculaires de vos nations.
Chers
amis, Mesdames et Messieurs, l’Afrique de 2011 n’est pas l’Afrique que
nous avons connue, il y a 20 ans. Nous avons apporté des
améliorations significatives en matière de
politiques d’infrastructures, de santé,
d’éducation, de bonne gouvernance, d’alimentation et
d’énergie. L’Afrique n’est pas parfaite, mais elle travaille
à s’améliorer au niveau continental et au niveau
individuel, dans les pays récemment
libérés. (Applaudissements)
L’Afrique doit également gérer ses propres
affaires, prendre ses propres décisions, affronter ses
problèmes et résoudre ses crises. C’est ce que
nous avons obtenu au Liberia, en Sierra Leone, au Rwanda, au Burundi,
en Afrique du sud, en République démocratique du
Congo, entre autres.
Seule l’Afrique connaît la nature même de ses
peuples et de leurs problèmes. Un étranger est
susceptible de proposer des solutions erronées. Les
problèmes africains ne peuvent se résoudre selon
une optique européenne, américaine ou asiatique,
parce que l’Afrique a ses propres particularités, et sa
propre vision culturelle et politique.
La
Communauté internationale, et avant tout les pays
occidentaux, ne peuvent décider des affaires proprement
africaines en excluant l’Union africaine. (Applaudissements) En ma
qualité de Président de l’Union africaine, j’ai
insisté pour que la volonté africaine soit prise
en compte dans le traitement de la crise libyenne ; aussi, l’Union
africaine condamne l’intervention militaire et demande le cessez-le-feu
immédiat en Libye afin de rechercher une solution
négociée par les parties en conflit.
(Applaudissements)
De même, je pense que les problèmes
constitutionnels en Côte d’Ivoire, à Madagascar,
au Sud Soudan, en Tunisie et en Egypte, doivent impliquer l’Union
africaine, car c’est à elle que revient l’immense
responsabilité de préserver le continent et son
avenir. Le monde peut et doit soutenir l’Union africaine, mais non
diriger et gérer en toute exclusivité. Dans
certaines crises, la communauté internationale sera surprise
de découvrir que nous n’avons pas un avis si
différent sur les solutions possibles et
réalisables, mais qu’en général
l’opinion africaine est fondée sur les
réalités politiques africaines.
Chers
amis, Mesdames et messieurs, l’aube de l’Afrique commence aujourd’hui,
avec cette Conférence « Gateway to Africa
». Nos objectifs de ces dernières
années restent à l’ordre du jour :
éradication du sida, réduction de la
mortalité infantile et maternelle, lutte contre la famine,
meilleur accès à l’eau potable, transparence
économique et politique, ainsi que l’intégration
de nos jeunes dans le processus de développement de nos
nations… Au nom de cette Afrique, je demande à nos
partenaires des autres continents de se joindre à
nous pour transformer l’Afrique… L’Afrique a besoin d’être
indemnisée après plusieurs siècles
d’exploitation. Nous le méritons, nos enfants et nos
petits-enfants le méritent encore davantage.
Mesdames, Messieurs, je vous remercie. » (Source : Africa 24)
Pour
Africa Intelligence, la récente
Conférence"Gateway to Africa" - qui s'est
déroulée
à Genève au début du mois - n'a
été rien d'autre qu'une opération de
communication, visant à "restaurer l'image du
président de la Guinée équatoriale
à l'échelle internationale, "à se
roder et s'exercer la voix... avant d'accueillir le prochain sommet de
l'Union africaine dans son pays", en juillet prochain.
« L’ancien ministre français des Affaires
étrangères, Bernard Kouchner et le
président Teodoro Obiang Nguema de Guinée
équatoriale ont été, avec d'autres
personnalités - Gordon Brown, Rudy Giuliani, le prix Nobel
Wangari Maathai, Al Gore, Youssou N'Dour, Kofi Annan ... - parmi les
invités VIP de la première conférence
"Gateway to Africa", qui s'est tenue entre 4 et 6 avril 2011
à l'hôtel Intercontinental de Genève.
L'événement a eu lieu à l’initiative
d’un groupe privé israélien Comtec
spécialisé dans l’organisation de conventions
internationales, et des chefs d'Etat, universitaires,
médecins et experts ont pu y échanger sur les
solutions à apporter aux problèmes de l'Afrique.
Il a surtout permis à Obiang Nguema de faire un grand
"outing". Et pour cause. Les invités l'ignoraient
peut-être, mais c'est Malabo qui a financé ce
rendez- vous ultra-chic (buffets, décorations,
interventions…).
En préambule, les participants ont assisté
à une très longue présentation de la
Guinée équatoriale, projetée sur un
grand écran. Puis, Obiang ouvert la Conférence
par un discours-fleuve, ponctué par les applaudissements de
la délégation
équato-guinéenne, un groupe de plus de 40
personnes - parmi les 400 invités - composée de
ministres, hauts fonctionnaires et même de
prétendus opposants. On aurait dit à certains
moments qu'il se trouvait dans une assemblée extraordinaire
du Parti démocratique de Guinée
équatoriale (PDGE, au pouvoir) ! L' "émir de
Malabo" a saisi l'occasion pour condamner l'intervention militaire
"extérieure" en Côte-d'Ivoire et en Libye… Selon
nos sources, Comtec aurait décidé de supprimer
les droits d'inscription pour s'assurer une meilleure audience. Bernard
Kouchner a ainsi parlé des défis sanitaires
auxquels l'Afrique est confrontée.. On ignore s'il a
évoqué la situation de la Guinée
Equatoriale en direct avec Teodoro...
Même si elle dispose d'une filiale à Madrid,
Comtec n'est pas présente à Malabo. En revanche,
l'Israélienne Yardena Ovadia est une proche du
président Obiang à travers sa
société de BTP spécialisée
dans la construction de cliniques. Coïncidence ? La femme
d'affaires, qui est également consule de la
Guinée équatoriale en Israël,
était très visible à cette
conférence, où elle a été
présentée comme une "bienfaitrice de
l'Afrique". Il arrive également à
Ovadia de se diversifier. En 2008, elle a ainsi à titre
d'intermédiaire dans une vente d'armes d’une valeur de 100
millions de dollars à la Guinée
équatoriale et pour le compte d'Israel Shipyards Ltd et
Israel Military Industry Ltd. » (Sources : La Lettre du
Continent, n° 610, 21 avril 2011 - Asodegue)
Lundi dernier, le président de la Guinée
équatoriale, Teodoro Obiang Nguema, a reçu au
Palais
présidentiel de Malabo les responsables des divers partis
d'opposition.
C'est d'abord le Secrétaire général de
la Coalition sociale-démocrate (PCSD), Buenaventura Monsuy
Asumu qui a pu s'entretenir avec le Chef de l'Etat, en
présence du ministre de l'Intérieur et les
Sociétés locales, Clemente Engonga Nguema Onguene.
Puis ce fut au tour de l'Union populaire,
représentée par son président, Daniel
Dario Martinez Ayecaba, et de la Convergence pour la
Démocratie sociale (CPDS), représentée
par Placido Mico Abogo, Secrétaire
général de cette formation politique, et par
ailleurs seul député d'opposition au parlement
équato-guinéen.
Le site web du ministère
équato-guinéen de l'Information
déclare que ces entretiens ont permis "d'aborder les
différents sujets de l'actualité nationale et
internationale", mais elle ne se fait pas l'écho des
critiques ou des revendications de l'opposition en matière
de liberté, de démocratie et à propos
des droits de l'homme...
Le leader du parti d'opposition'Union populaire (UP), Daniel
Darío Martínez Ayacaba, a néanmoins
jugé "positif" le fait qu'en moins d'un mois, le
président Obiang ait reçu par deux fois les
leaders de l'opposition, ce qui, selon lui, « est bon pour la
renforcer la confiance mutuelle et le dialogue entre l'opposition et le
gouvernement. »
Lors
d'une précédente réunion avec les
forces politiques du pays, le président avait
annoncé certaines réformes, telles que la
réduction de la durée du
mandat présidentiel à 5 ans,
renouvelable une seule fois, ainsi que la création d'un
Sénat et d'une Cour des comptes pour mieux combattre la
corruption.
A ce sujet, le président d'Union populaire a
déclaré que la question cruciale était
« de savoir à quelle date ces
réformes seront adoptées... Nous
espérons que cette fois tout ce qui a
été annoncé sera bien
réalisé...» Par
ailleurs, Daniel Dario Martinez Ayacaba a
confié avoir demandé au président de
la Guinée équatoriale de libérer les
prisonniers politiques et de déclarer une amnistie
générale afin de rendre possible le retour des
exilés. (Sources :
Página Oficial del Gobierno de la
República de Guinea Ecuatorial, EFE)
La
société portugaise
Saraiva & associados, qui a son
siège
à
Lisbonne, a publié aujourd'hui le projet qu'elle a
conçu pour le gouvernement de la Guinée
équatoriale.
Saraiva & associados avait alors
décidé
d"ouvrir un bureau à Malabo et fut encore chargé
de divers projets, notamment dans le secteur de
l'hôtellerie. (Sources
: europaconcorsi.com, saraivaeassociados.com)
Samedi
dernier, à Malabo, le président Teodoro Obiang
Nguema a reçu un contingent de 28 soldats des
forces de
sécurité et de défense de l'Afrique du
sud.
Le
Chef d'Etat de la Guinée équatoriale a
déclaré que la mission de ces troupes,
envoyées
par le président Zuma, était d'assurer la
sécurité pendant les deux
événements
internationaux que doit accueillir prochainement le pays : Le
sommet de l'Union africaine (UA) qui aura lieu du 29 juin au 1er
juillet dans la capitale équato-guinéenne,
Malabo, sous
le thème : « Accélérer
l'insertion des
jeunes dans le cadre du développement durable »,
et la
Coupe d'Afrique des nations, accueillie conjointement avec le Gabon, et
qui est prévue pour Janvier 2012.
En
présentant le déploiement de soldats
sud-africains en
Guinée équatoriale comme un "don" du
président
Zuma, le dirigeant de la Guinée équatoriale qui
est
également l'actuel président de l'Union
africaine, a
déclaré qu'il souhaite
bénéficier de
l'expérience en matière de
sécurité de ce
pays d'Afrique australe qui a su accueilli avec succès la
dernière Coupe du monde.
« C'est pourquoi je vous ai
voulus aux côtés de vos frères
équato-guinéens pour garantir ensemble la
sécurité durant ces
événements... »,
a déclaré le président Obiang Nguema
devant le
contingent de soldats sud-africains, composé de militaires
et
d'experts de la police et des services de renseignement.
Le
président équato-guinéen a
justifié la
présence de ces troupes étrangères
dans son pays
en se référant aux accords de
coopération, de
sécurité et de défense
signés entre Malabo
et Prétoria.
La vice-ministre de la police d’Afrique
du sud, Makhotso Magdeline (Maggie) Sotyu était venue en
Guinée équatoriale pour une visite officielle du
13 au 18
mars dernier et avait rencontré à cette occasion
le
ministre équato-guinéen de la
Sécurité
nationale, Nicolas Obama Nchama. C'est probablement lors de leurs
échanges que cette décision a
été prise. Il
avait été également question de
l'équipement et la formation des policiers, de
l'utilisation des technologies de l’information et de la communication
(TIC) dans la lutte contre la criminalité et de diverses
autres
questions techniques.
Par ailleurs, à l'approche de
ces deux événements, la Guinée
équatoriale
a recruté 5 000 policiers et gendarmes pour assurer la
sécurité dans un quartier nouvellement construit,
situé à environ 7 kilomètres de Malabo.
Ce
quartier neuf, surnommé "ville de l'Union africaine" est
situé à Sipopo, sur le front de mer, avec 52
maisons
destinées aux Chefs d'Etat et de gouvernement de l'Union
africaine qui sont attendus au Sommet, un hôtel cinq
étoiles et une salle de conférence de grande
capacité. (Source : APA)
Hier
dimanche, au stade de Malabo, la sélection
équato-guinéenne de football féminin a
battu le
Cameroun par 2-0 et s'est qualifiée pour la phase finale du
tournoi de qualification olympique. Dans ce troisième et
dernier
tour, il leur reste à présent deux matchs
à jouer
contre le Nigeria, et la pression est grande dans ces deux
équipes qui redoutent d'échouer si
près du but.
La
première rencontre contre les "Super Eagles" aura lieu entre
le
26 juillet et le 28 août à Abuja (Nigeria) et le
match
retour entre le 9 et le 11 septembre à Malabo.
Tandis
que le match aller qui avait eu lieu à Yaoundé
(Cameroun)
s'était soldé par un match nul 0 à 0,
cette
rencontre qui s'est déroulée hier devant le
public de
Malabo a consacré la supériorité
technique du
Nzalang féminin. Dès la 15e minute, Genoveva
Ayong Man a
ouvert le score et, dans la deuxième période,
c'est un
but de Jade Boho, du Rayo Vallecano, qui a mis fin aux espoirs des
supporters camerounais. Avec un score de 2 à 0, l'ambiance
dans
le stade est devenue plus festive : Environ quinze mille fans
vêtus de rouge et agitant le drapeau national dans leurs
mains,
ont commencé à chanter, et, malgré de
nombreux
changements dans leur équipe tout au long de la rencontre,
les
Lionnes n'ont rien pu faire.
L'entraîneur du
Cameroun, Enou Nganchou, dans un geste élégant, a
reconnu
la qualité des joueuses de la Guinée
équatoriale
et leur a souhaité bonne chance et réussite en
Allemagne
pour la Coupe du monde 2011 et pour son dernier match de qualification
en vue des Jeux olympiques de Londres en2012 : « Cette
équipe, a-t-il déclaré,
représentera
l'Afrique et, en particulier, la sous-région d'Afrique
centrale
». (Sources : futboldeguinea.wordpress.com, Página
Oficial
del Gobierno de la República de Guinea Ecuatorial)
«
Quand ce qui a été qualifié de
"révolutions arabes" a débuté,
certains
observateurs se sont demandés si la même chose
serait possible en Afrique subsaharienne. Un vent de
liberté a soufflé au cours des manifestations
et à travers un outil fondamental : l'Internet. Non
seulement des blogs et
des comptes Twitter ont été utilisés
pour diffuser les informations ou inviter les populations
à lutter pour leurs droits, mais ces plateformes ont
aussi servi à partager leurs idées et leur
aspiration à la
liberté.
L'Égypte compte environ 200 000 blogs et 5 millions
d'utilisateurs de Facebook. Très différente est
la situation en Guinée équatoriale, où
seulement 2 pour cent de la population ont accès
à Internet, 1 000 utilisateurs ont une page
Facebook et où on recense… 2 blogs.
La comparaison avec la situation en Egypte sur ce sujet n'est pas le
fruit du hasard. Le 11 février, pendant que des milliers de
manifestants occupaient la place Tahrir et que Hosni Moubarak
annonçait sa démission, le président
du Congrès espagnol des députés, M.
José Bono, visitait la Guinée
équatoriale, prononçant la fameuse phrase :
« Il y
a plus de choses qui nous unissent que de choses qui nous
séparent. » Et il ne parlait pas au peuple
équato-guinéen, mais au dictateur Teodoro Obiang
Nguema, au pouvoir depuis 1979. Ce même 11
février, Juan Tomás Ávila Laurel a
commencé une grève de la faim pour protester
contre la "dictature qui engloutit nos âmes" et contre le
soutien de l'Espagne à Obiang.
Dans son
dernier billet, publié avant de commencer la
grève de la faim, Juan Tomás Ávila
Laurel avait écrit sur la dictature de M. Obiang et sa
présidence de l'Union africaine. Il avait
dénoncé la construction de routes et de
bâtiments de prestige pour des
évènements organisés par des
institutions, pendant que les Equato-guinéens
étaient confrontés au manque d'infrastructures
sociales de base et à la destruction de leurs maisons,
lorsqu'elles sont placées à des endroits
jugés "stratégiques" :
« Malabo, dans les environs du village Baney, mais le long de
la côte, ils ont rasé un très
grand quartier pour construire des hôtels, des
établissements luxueux et les résidences
privées des présidents africains pour leur
rencontre au sommet de cette année. »
Sur son blog Opinión
desde Guinea Ecuatorial, Eyi Nguema
dénonce aussi le manque de politique sociale et
économique du gouvernement : comment vivre sans
électricité, comment résoudre les
problèmes d'eau, comment faire de la Guinée
équatoriale un endroit ayant sa place dans les
réseaux sociaux globaux ? Et comment bâtir un pays
pour ses citoyens et non pour des intérêts
étrangers ou pour la seule élite politique
liée au clan du [Président Obiang Nguema] ?
« Ici, nous Equato-guinéens, ne
contrôlons rien de tout ça ; c'est pour cela que
nous devons retourner le couteau dans la plaie et travailler avec
l'idée que nous devons lutter pour notre
indépendance. »
Outre la lutte incessante pour l'autonomie politique, trouver un toit
est un problème quotidien en Guinée
équatoriale. Dans son
plus récent billet, Eyi
Nguema décrit le problème du logement dans son
pays :
« En effet, si vous ne voulez pas dormir à ciel
ouvert, vous achetez quatre planches, quatre piliers de bois (ou des
blocs de ciment et du sable) et des tôles, vous vous
construisez un abri ; d'un côté, vous creusez un
puits pour l'eau, et, de l'autre, la fosse septique pour les eaux
usées (qui sert aussi de latrines). Et voilà !
Ici, quand nous parlons de logement, 80 pour cent ou plus du temps,
nous parlons de ce genre de constructions. »
Ces blogueurs ne cachent pas le fait que la Guinée
équatoriale est un pays riche. Le pétrole, le
bois et l'eau abondent. Mais la plus grande partie de la population vit
dans la misère, avec des taux élevés
de mortalité infantile et une paralysie de l'agriculture.
Les violations des droits humains, comme la persécution
politique et les exécutions sommaires, sont
fréquents, comme le confirme un
rapport récent
d'Human Rights sur le pays.
Le blogueur Juan Tomás Ávila Laurel s'exprime
aussi sur ces problèmes. Mais dans son cas, le
cyber-activisme est un véritable engagement politique. Ce
blogueur et écrivain renommé dit souvent qu'il
est un esprit libre et qu'il n'a pas l'intention de s'engager en
politique. Mais lorsqu'il s'est vu lui-même contraint de
quitter la Guinée équatoriale et a
commencé sa grève de la faim, il était
déjà un symbole politique. Il décrit
la Guinée équatoriale comme un "royaume
républicain" ou une "non république" et il a
dénoncé le népotisme et la
confiscation de l'Etat par Obiang lorsqu'il était
dans son pays. Maintenant, il vit à Barcelone et
écrit sur les dangers de l'apathie des
communautés nationale et internationale et l'absence
d'action due à la peur. Il rappelle qu'un des
arguments
entendu est : « Ici, nous vivons bien. C'est
l'Afrique. Il y
a des pays encore pires. Ne l'avez-vous pas entendu dire à
la radio ? »
La radio nationale subit une
censure politique
sévère. Les auditeurs de la
Radio-Télévision Nationale de Guinée
Équatoriale ne savent pas ce qui s'est passé en
Tunisie, en Égypte ou en Libye. Dans un pays sans journaux,
ils dépendent du bouche à oreille pour
s'informer. Ceux qui ont accès à Internet peuvent
lire Asodegue,
le seul autre site fournissant
[régulièrement] des informations sur la
Guinée équatoriale.
Dans un environnement aussi extrême, les blogs de Eyi Nguema
et Juan Tomás Ávila Laurel offrent deux rares
possibilités de commencer à construire un espace
virtuel d'expression libre. Comme le dit Juan Tomás
Ávila Laurel, This is Africa (C'est l'Afrique).
»
(Ecrit par Ana Lúcia Sá -
Traduit par Abdoulaye Bah)
Les
26 et 29 mars dernier, le programme " África Hoy " de la
Radio Extérieure d'Espagne a diffusé une
interview de Fabián Nsué Nguema, avocat
équato-guinéen et secrétaire
général du parti d'opposition Union Populaire
(Unión Popular de Guinea Ecuatorial), dirigé par
Faustino Ondó Ebang.
Elu lors du dernier Congrès d'UP, Faustino Ondó
Ebang a été mis en cause l'an dernier dans le
procès de l'attaque du Palais présidentiel et il
est actuellement en exil en Espagne.
Au sujet de la manifestation qu’Union populaire souhaitait organiser
à Malabo, le mois dernier, pour exiger les
libertés fondamentales et la démocratie, laquelle
avait été finalement annulée, faute
d’avoir pu obtenir l’aval des autorités, l’avocat a
déclaré : « A propos de cette
manifestation, je ne peux pas dire grand-chose, car c’est bien une
faction de l’UP qui l’a organisée, mais vous savez que nous
connaissons une crise interne, et il s’agissait là de la
faction [pro-gouvernementale] dirigée par Daniel
Darío Martínez Ayecaba. »
A
propos de ce dernier, Fabián Nsué Nguema
précise :
« C’est un fonctionnaire de l'Administration publique, et je
ne
sais pas ce qui se cache derrière cet appel à
manifester.
Si j'appelle à manifester dans ces conditions, je ne peux
pas
m'attendre à ce que le Gouvernement autorise cette
manifestation... Nos frères qui, dans le nord [de l'Afrique]
luttent contre des dictatures n'attendent pas du gouvernement qu'il les
approuvent, parce que cela n'arrivera jamais. Ils vont de l'avant et
ils agissent. »
« En Guinée équatoriale,
il n'y a que de timides manifestations », poursuit-il,
mentionnant la menace de grève de la faim de
l'écrivain
Ávila Laurel, qu'il qualifie de "gamin"...
Pour Fabián Nsué, l'époque des
dictatures est terminée... et tôt ou tard toutes
prendront le chemin de la Tunisie, de l'Egypte ou du Yémen.
« Certaines entrent les premières dans ce
processus, d'autres suivront, parmi lesquelles la Guinée
équatoriale... », a déclaré
l'avocat.
A une question du journaliste évoquant les divergences entre
l'UP que préside Faustino Ondó Ebang et la
faction pro gouvernementale de Daniel Darío
Martínez Ayecaba, l'avocat Fabián Nsué
a répondu : « Oui, cela ne date pas d'hier. Le
gouvernement d'Obiang y a largement contribué en tentant
d'imposer un autre président. Pour y parvenir, le
gouvernement lui a attribué un financement de 300 millions
de francs Cfa lors des dernières élections et
ainsi [cette faction] s'est implantée là-bas, a
pris le sigle d'UP, et ainsi de suite... »
Concernant l'audience que le président Obiang a
récemment accordé aux leaders des partis
politiques présents dans le pays, Fabián
Nsué Nguema déclare encore : «
À cette audience présidentielle,
étaient présents le dirigeant de la CPDS,
Plácido Micó, et [Daniel Darío
Martínez] Ayecaba...
Obiang leur a parlé de
prétendues réformes, qui sont insignifiantes.
Mais il en ressort qu'on n'a parlé ni des prisonniers
politiques, ni du retour des réfugiés. Tout ceci
est une farce grotesque. Il n'y a eu aucune réclamation ni
concessions à ce sujet... »
Fabián Nsué pense que « les
Autorités de la Guinée Équatoriale
s'inquiètent des protestations qui se sont
élevées en Afrique du nord. » Pour lui,
« le monde est fatigué des dictateurs. En
Guinée, la nervosité est tangible, il y a
beaucoup de présence policière et militaire dans
les rues. Le régime redoute de possibles émeutes.
» (Source : espacioseuropeos.com)
En
vue du match retour des éliminatoires du tournoi de football
féminin des Jeux Olympiques Londres 2012 qui oppose le
dimanche 17 avril à Malabo la sélection de la
Guinée Equatoriale à celle du Cameroun, une
trentaine de personnes vont constituer la
délégation Camerounaise et non 25 seulement comme
a tenté d’imposer le pays hôte.
Au
départ, les autorités
équato-guinéennes avaient
décidé de mettre uniquement 25 visas
d’entrée dans leur pays à la disposition des
Camerounais. Révoltées, la
fédération camerounaise de football s’est plaint
au niveau de la Fifa, en estimant que la décision des
équato-guinéens non seulement ne respecte pas les
règlements en vigueur, mais aussi réduit
considérable la taille de l’encadrement officiel de
l’équipe camerounaise.
La
Fifa est donc intervenue et finalement, la Guinée
Equatoriale a consenti de mettre à la disposition des
visiteurs 31 visas pour joueurs et encadreurs.
«
Quand ils venaient chez nous pour le match aller, nous leur avons mis
à leur disposition jusqu’à 47 visas,
qu’à cela ne tienne, nous allons faire avec ce qu’ils nous
ont donné » déclare Ufei
Nseké, attachée de presse au sein de la
tanière des Lionnes indomptables.
La
délégation camerounaise s’envolera de
Yaoundé, demain samedi, pour la Guinée
Equatoriale.
Lors
du match aller joué dans la capitale camerounaise, il y a
deux semaines, les deux sélections avaient fait jeu
égal sur le score de 0:0. Un autre match nul mais avec but
qualifierait les Lionnes pour le tour suivant. Mais, les
Equato-guinéennes du Nzalang Nacional sont
données favorites. Depuis 2008, elles ont toujours pris le
dessus sur les Lionnes. (Source : Fecafoot)
Jusqu'alors
curé des paroisses Notre-Dame du Carmel et Marie
auxiliatrice,
dans l’île de Bioko, l'abbé Juan Nsue Edjang
Mayé a
été récemment nommé par le
pape
Benoît XVI dans la charge d'évêque pour
le
diocèse d'Ebebiyín.
Cette nomination a eut
l'effet d'un grand soulagement pour les chrétens de ce
diocèse qui n'avait plus de pasteur depuis la mort de Mgr
Alfred
Maria Oburu Asue (CMF), survenue en août 2006.
C'était Mgr Juan Matogo Oyana, actuel
évêque
de Bata, qui jouait ce rôle en qualité
d'administrateur
apostolique en attendant la décision du Vatican.
Juan
Nsue Edjang Mayé s'est donc rendu à Rome pour
finaliser
les préparatifs de son ordination qui doit avoir lieu le 7
mai
prochain, à Ebebiyín.
Sur le chemin du
retour, le nouvel évêque est repassé
par Santa Cruz
de Tenerife (Espagne). Dans cette ville, il a rendu visite au
séminaire de La Laguna où il a passé 7
années en formation et où il dit avoir
gardé de
merveilleux souvenirs : « Ici, je me suis fait beaucoup
d'amis.
L'abbé Lucio Gonzalez qui était directeur
à ce
moment-là m'a accueilli avec beaucoup de
générosité, ainsi que
l'évêque,
Mgr Bernardo Alvarez, dont je fus
l'élève. C'est
pourquoi revenir sur cette île est pour moi comme un
pèlerinage, comme une démarche de reconnaissance
pour le
travail du Séminaire de Tenerife... », a-t-il
expliqué.
Juan Nsue Edjang Mayé, qui est
né à Mikomeseng, le 9 Novembre 1957, a
été
ordonné prêtre, le 25 mars 1995, et
incardiné dans
l'archidiocèse de Malabo, où il fut
curé de la
cathédrale de Malabo, trésorier du même
archidiocèse et directeur spirituel et formateur au
Séminaire inter-diocésain de
l'Immaculée, à
Bata.
D'autre part, le nouvel évêque
équato-guinéen a voulu profiter de cette occasion
pour
inviter tous ceux qui le souhaitent à venir
découvrir
l'Eglise de son pays et sa mission sur le terrain. « Vous y
serez
bien accueillis parce que nous les Guinéens nous sommes par
nature très accueillants », a
déclaré Mgr
Nsue Edjang Mayé. »(Sources : ABC, Europa Press)
Après
avoir longtemps refusé de prendre parti pour l'un ou l'autre
des deux hommes proclamés président de la
Côte d'Ivoire, le Chef d'Etat de la Guinée
équatoriale est enfin sorti de sa réserve,
aujourd'hui vendredi, en adressant à Alassane Ouattara un
message de félicitations pour son "élection
démocratique" qui lui a donné "la
majorité requise" pour présider au destin de sa
nation.
En
début de semaine, l’Ambassade de Guinée
équatoriale au Cameroun a saisi la
Fédération
camerounaise de football (Fécafoot) pour lui signifier les
modalités à remplir pour le
déplacement des
Lionnes Indomptables à Malabo, le week-end prochain, en vue
du
match retour du second tour des éliminatoires des Jeux
Olympiques « Londres 2012 » en football
féminin.
Le
contenu de la lettre écrite en espagnol précise
que la
représentation diplomatique de Guinée
équatoriale
ne va octroyer que 25 visas à la
délégation
officielle camerounaise. De plus, pour chaque membre de cette
délégation, les Autorités
diplomatiques
équato-guinéennes exigent un extrait de casier
judiciaire
en bonne due forme…
La Fecafoot crie au scandale et à
l'injustice, car ces mesures, selon elle, empêcheraient les
supporters camerounais d'aller massivement en Guinée
Équatoriale et elles obligeraient même la Fecafoot
à limiter à quatre personnes l'encadrement
technique de
leur équipe féminine : l'entraineur, un
préparateur physique, un
kynésithérapeute et le
médecin de l'équipe.
Surprise par cette
attitude, la Fécafoot a saisi la Fifa pour arbitrage en lui
communiquant la liste de toutes les personnes qui feront partie de la
délégation officielle, avec copie aux
autorités de
Guinée équatoriale.
« C’est bien sûr un
nombre supérieur à 25. Les joueuses et tout le
staff font
29 personnes environ, sans compter le chef de
délégation.
Ils étaient 33 personnes à qui on a
donné des
visas dans leur délégation officielle au match
aller ici
à Yaoundé. Le principe de
réciprocité
voudrait qu’ils fassent au moins la même chose pour nous
»,
s’indigne Colette Dibo, membre de la Commission nationale du football
féminin à la Fécafoot.
En outre, elle
précise que « lors des compétitions
organisées par la Confédération
africaine de
football (CAF), le pays hôte est tenu de prendre en charge 25
personnes au maximum de l’équipe visiteuse. Quant aux
compétitions organisées par la FIFA, le pays
visiteur se
prend en charge en terre d’accueil. Or, nous sommes ici dans un match
de la FIFA. Le Cameroun peut donc, s’il le désire, avoir
autant
de personnes qu’il veut dans sa délégation
officielle
».
Une source proche de la direction administrative
des équipes nationale nous a confié que tous les
dossiers
de visas de tous les membres devant faire partie du voyage ont
été reçus à l’ambassade de
Guinée
équatoriale hier, sans conditions.
« On attend la
suite. C’est peut-être après qu’ils vont poser des
problèmes », note cette même source.
Au
match-aller, disputé au stade Ahmadou Ahidjo de
Yaoundé,
le 2 avril dernier, les Lionnes Indomptables et le Nzalang nacional
avaient fait match nul (0-0).
Le match retour s’annonce
difficile pour les deux équipes. Il va se jouer devant plus
de
trente mille personnes acquises à la cause du Nzalang.
«
Tout ce qu’ils font là, lance un administrateur de la
Fécafoot, ce sont des manœuvres de
déstabilisation. A
défaut pour nous de gagner là-bas, un match nul
avec buts
nous qualifierait. Restons seulement vigilants... » (Source :
Radio Equinoxe)
Le
procureur général de la république,
Carlos Mangue Elunku, a déclaré samedi avoir
constaté la violation des droits fondamentaux et judiciaires
des personnes détenues dans les centres de
détention de la partie insulaire de Guinée
équatoriale.
S’exprimant lors de sa visite dans les commissariats et prisons de
Black beach, à Malabo, pour contrôler la
légalité des agissements des pouvoirs publics, il
a déclaré que « personne ne doit
être détenue dans un commissariat de police plus
de 24 heures sans décision de justice... Mais nous avons
trouvé plusieurs personnes détenues au
delà de ce délai sans qu’elles soient
présentées au juge ou sans l’autorisation de ce
dernier pour prolonger la durée de détention
comme le prévoit la loi, a encore dit Carlos Mangue Elunku .
« Nous avons aussi trouvé plusieurs prisonniers en
détention préventive à la prison de
Black Beach dont le procès ne respecte pas les
délais établis par la loi » a encore
dit Carlos Mangue.
« Nous avons demandé au juge que ces personnes de
Black beach et d'autres du commissariat soient
libérées le plus vite possible, notamment celles
dont le problème n'est pas grave et pour les autres, il faut
organiser leur procès le plus vite possible », a
poursuivi le juge.
« Pour le cas des étrangers détenus
pour défaut de papiers, il a indiqué que selon la
loi de Guinée équatoriale, il ne s’agit pas d’un
délit mais plutôt une infraction administrative...
Il faut demander à la personne entrée
clandestinement de chercher des papiers, dans le cas contraire on la
rapatrie vers son pays » a expliqué le procureur
général de la république.
« La loi oblige le procureur général de
contrôler la légalité des agissements
des pouvoirs publics qui doivent toujours agir conformément
à la loi », a conclu Carlos Mangue Elunku
affirmant qu’il va continuer sa visite des prisons et commissariats sur
la partie continentale. (Source : APA)
10.04.2011
- La sélection équato-guinéenne de
footballeurs de
moins de 23 ans a mis fin à sa participation en phase de
classification de la CAF pour les Jeux olympiques avec une
défaite de 1 but à 4 face au Nigeria dans le
stade de
Malabo. Le score d'aujourd'hui a confirmé la
supériorité des “Super Eagles” qui avait
déjà remporté le match aller sur le
score de 5-0
à Benin City (Nigeria), fermant ainsi la route de Londres
aux
joueurs "formés" par le Barcelonais José Manuel
Embela.
La
victoire a été obtenue grâce au
triplé de
Ekigho Ehiosun aux 30e ,66e et 71e mn. A la 45e mn Uchechi Chima Daniel
a inscrit le deuxième but Nigérian tandis que
l'équato-guinéen Kelvin Bartolome Abaga est
l'auteur de
l'unique réalisation de sa sélection.
Les lourds
scores encaissés par les Olympiques suscitent la
colère
chez les supporters. La Fédération nationale de
football
(FEGUIFOOT) dirigée par Bonifacio Manga Obiang et le staff
technique sont mis en cause, accusés de ne pas prendre au
sérieux le football équato-guinéen. La
Guinée équatoriale n'a jamais
participé aux jeux
Olympiques.
Sur son compte Twitter, l'entraineur espagnol a
déclaré : « Je dirais que le point
positif est que
les gamins n'ont jamais abandonné la partie : ils se sont
fiés à mes conseils et ont essayé de
jouer leur
meilleur football, mais le Nigeria a été beaucoup
plus
fort... »
La Guinée équatoriale
éliminée, la compétition se poursuivra
donc sans
elle : Le tirage au sort du troisième tour
éliminatoire
du tournoi olympique des Jeux de Londres en 2012 sera
effectué
au Caire, le mercredi 13 avril 2011 au siège de la CAF. Les
matches aller ont été fixés aux 3, 4
ou 5 juin
prochain, alors que les rencontres retour sont programmées
les
17, 18 ou 19 juin.
Au total 32 pays sont en lice pour les
éliminatoires dont le dernier tour aura lieu en
décembre
2011 pour désigner les trois représentants de
l'Afrique
aux Jeux Olympiques de Londres. (Sources :
futboldeguinea.wordpress.com, APA)
Après
un vol de 90 mn depuis Cotonou où elle était
partie
s'entrainer, l'équipe olympique du Nigéria est
arrivée aujourd'hui à l'aéroport
international de
Malabo, où elle a été accueillie par
le personnel
de l'Ambassade du Nigéria.
Le porte-parole de
l'équipe, Arafat Aliyu, s'est réjoui de cet
accueil et a
déclaré à la presse : “"Le voyage a
été assez fatigant, mais les garçons
sont au mieux
de leur forme..." Cette rencontre qui doit avoir lieu
dimanche
à 15h30 (heure locale) comptera pour le 1er
tour des qualifications en vue des Jeux olympiques de Londres 2012.
L'entraineur
des Nigérians, Austin Eguavoen (photo), a
déclaré,
mercredi dernier, qu'il était normal pour les
entraîneurs
de donner à leurs équipes et à leurs
compatriotes
des motifs d'espoir avant un match, mais que son opinion
sincère
était que, sans manquer d'humilité, le sort de ce
match
est déjà scellé..."
La victoire du
Nigéria paraît en effet inévitable
puisque le match
aller, joué au Samuel Ogbemudia Stadium à
Bénin
City (Nigeria), s'était soldé par une
défaite pour
la Guinée équatoriale sur le score de 5-0.
Raison
pour laquelle l'Equato-guinéen Raul Fabiani, attaquant du
Deportivo Alcoyano, a finalement renoncé à
disputer ce
match, préférant se concentrer sur son club,
basé
à Alcoy (Espagne). (Sources : SuperSport.com, Nigeria Daily
Independent, futboldeguinea.wordpress.com)

Dans
un communiqué conjoint publié jeudi à
Malabo, la
capitale, les deux principaux partis d'opposition
légalisés de la Guinée
équatoriale, l’Union
populaire (UP) et la Convergence pour la démocratie sociale
(CPDS) demandent au président
équato-guinéen,
Teodoro Obiang Nguema, d’entamer dans les plus "brefs
délais’’
les réformes politiques annoncées
antérieurement
devant aboutir à une transition politique.
Les deux
partis politiques rappellent au président
équato-guinéen ses promesses relatives notamment
à
une amnistie générale permettant le retour au
bercail de
tous les exilés politiques, la libération de tous
les
prisonniers politiques, la légalisation de tous les partis
politiques ,syndicats et associations du pays.
Ils lui demandent
aussi d’initier une réforme législative dans les
aspects
relatifs à la création d'une commission
électorale
indépendante, la réduction du mandat
présidentiel
à deux législatures de cinq ans chacune et quatre
ans
pour les députés et conseillers municipaux, la
séparation réelle des pouvoirs,
exécutif,
législatif et judiciaire. Le communiqué insiste
également sur l'adoption de mesures urgentes et
immédiates pour garantir la jouissance des
libertés
fondamentales en Guinée équatoriale.
Suite aux
vélléités de l’opposition d'organiser
manifestations et meetings, le président équato
guinéen avait accepté d'initier des
réformes
politiques, lors d’une rencontre tenue à Malabo, le 24 mars
dernier, avec les leaders des différents partis politiques
du
pays.
Toutefois, aucun calendrier n'avait alors été
annoncé pour la mise en place de ces réformes
politiques,
ce qu'a déploré et dénoncé
le
président d'Union populaire, Dario Martinez Ayacaba.
Par
ailleurs, le leader de la CPDS, Placido Mico Abogo, avait
jugé
"insignifiantes" les mesures annoncées par le
président
Obiang, lesquelles portaient principalement sur une réforme
de
la Constitution permetttant la création d'une Chambre des
Comptes et d'un Sénat... (Source : Afrique Avenir)
Hier
vendredi, s'est ouvert à l'Hôtel du 3
août de Malabo
la 2e édition de la "Malabo Fashion Week" qui a lieu, cette
année, du au 11 avril, sous le thème de la
"passion" et
avec le parrainage d'honneur du footballeur de l'Inter Milan, Samuel
Eto'o.
Les premiers défilés ont
présenté hier les créations de jeunes
designers
équato-guinéens qui ont des
difficultés à
percer dans le monde de la mode.
Dans les prochains jours,
l'événement devrait accueillir des
créateurs
confirmés tels que Imán Ayissi, du Cameroun,
Clara Lawson
du Togo et Lucas Nguema Escalada de Guinée
équatoriale.
La
"Malabo Fashion Week" est un projet personnel de Librada Ela Asumu,
directrice de la revue "Ewaiso", Directrice
générale de
la Promotion de la femme et épouse de Sergio Abeso Tomo,
ex-Président de la Cour Suprême. Elle
affirme
s'être décidée à organiser
un tel
événement après avoir vu un
défilé
de mode à la télévision. Elle
déclare
vouloir faire de cette semaine non pas une simple manifestation
liée à l’industrie textile, mais quelque chose
beaucoup
plus culturel : « Nous voulons encourager les jeunes
à
développer leur art et la créativité.
Cet
événement permettra de donner un coup de
projecteur sur
leurs créations. Il est l'occasion de découvrir
de
nouveaux talents et afin qu'ils puissent exposer et vendre leurs
produits. »
Librada Ela Asumu a conclu en invitant le public
à assister à tous les
défilés et s'est
félicité de la coopération des
entreprises
partenaires pour leur importante contribution économique.
(Source : Página Oficial del Gobierno de la
República de
Guinea Ecuatorial)
Jeudi
dernier, à Mongomo, dans le Palais des Congrès et
des Conférences internationales de Ngoló, on a
procédé à l'embauche de jeunes
Equato-guinéens qui travailleront dans les secteurs de
l'hôtellerie et de la restauration lors des deux grands
événements que le pays va accueillir durant
l'été 2011 et en janvier 2012 : le prochain
Sommet de l'Union africaine et la Coupe d'Afrique des Nations.
La réunion a été
présidée par le Secrétaire d'Etat au
Tourisme, José Mba Obama Bendomo, qui était
assisté par Arsenio Moro, Directeur à la
promotion du Tourisme, Sebastián Elo Aseko,
Délégué régional de
l'Information et du Tourisme à Bata, et Martiniano
Aba Ele Ndho, Inspecteur général adjoint du
ministère.
"L'organisation de cette formation a pour but de remédier au
manque de personnel qualifié dans le pays capable de
travailler dans les établissements touristiques. Il est
important qu'à la réception des hôtels,
on trouve des personnes formées et qualifiées,
c'est dans ces lieux que les visiteurs se font une première
impression et découvrent les us et coutumes d'un pays
», a déclaré José Mba Obama.
Pour assurer cette formation, le gouvernement de la Guinée
équatoriale a engagé deux experts portugais :
Joao Nogueira, administrateur de l'entreprise Formibérica et
Vasco Lima, directeur d'une importante chaine d'hôtels.
Les 400 personnes recrutées participeront à une
formation de 45 jours qui aura lieu du 8 au 16 juin 2011 dans la ville
de Mongomo, capitale de la province de Wele-Nzas et patrie du
président Obiang Nguema. Les jeunes seront
préparés aux métiers de
réceptionniste, serveur, cuisinier et agent d'entretien.
“La formation se déroulera dans une ambiance amicale,
détendue et de coopération mutuelle. Nous avons
demandé aux jeunes candidats des efforts et de la
volonté pour que l'apprentissage puisse apporter les
résultats ecomptés", a
déclaré un des experts portugais. (Source :
Página Oficial del Gobierno de la República de
Guinea Ecuatorial)
Alors
qu'il dirigeait à Genève le Sommet "Gateway to
Africa"
auquel ont assisté des personalités telles que
Bernard
Kouchner et Gordon Brown, le président en exercice de
l'Union
africaine, Teodoro Obiang Nguema Mbasogo, a répondu aux
questions des journalistes de la presse africaine :
- Vous
avez accédé à la Présidence
de l'Union
africaine dernièrement. cela vous confère des
responsabilités importantes en Afrique. Ainsi, nous nous
retrouvons à la première Conférence de
"Gateway to
Africa". Selon vous, quelles sont les priorités our changer
les
choses en Afrique ?
- Ce que nous entamons aujourd'hui, c'est une
série de conférences que je propose pour l'Union
africaine, afin de trouver les moyens de surmonter certains
difficultés que connait actuellement l'Afrique. Nous pensons
que
l'Afrique doit arriver envisager tout les problèmes qui
concerne
son propre développement aux niveaux politique,
économique, social et culturel.
Nous devons fortifier nos
économies et surmonter le sous-développement. En
même temps, nous avons le problème de la
démocratie. Vous savez que les pays africains sont jeunes en
matière de démocratie, mais nous devons
construire une
culture de la démocratie qui nous permette de savoir que
l'alternance, c'est une des priorités pour la
démocratie. Ce sont les idées autour
desquelles, je
pense, nous devons travailler pour que s'enracine une culture de la
démocratie.
- Excellence, en tant que
président de l'Union africaine, quelles procédure
comptez-vous mettre en place pour mettre en place les
décisions
qui seront retenues lors du "Gateway to Africa" ?
- L'Afrique a
beaucoup de difficultés, vous le savez, nous ne sommes pas
des
pays développés, l'Afrique commence tout juste
à
émerger... C'est pourquoi, nous pensons que cette
conférence qui a lieu actuellement va nous permettre de
définir des priorités pour notre
développement en
examinant tous les secteurs où il faut agir.
- Comment réagissez vous face à la situation qui
prévaut en Côte d'Ivoire et en Libye ?
-
Vous savez qu'au cours du dernier Sommet de l'Union africaine, nous
avons nommé un panel de chefs d'Etat africains pour
s'occuper du
problème de la Côte d'Ivoire : le
président du
Tchad pour l'Afrique centrale, le président sud-africain
Zuma
pour l'Afrique australe, le président Blaise
Compaoré
pour l'Afrique centrale, et le président de Mauritanie pour
l'Afrique du Nord.Ils étaient chargés de
favoriser une
négociation entre les deux parties, Laurent Gbagbo et
Alassane
Ouatara, afin de surmonter la crise. Nous pensons que Gbagbo doit
céder le pouvoir à Ouatara, mais il a
été
très diffcile de le convaincre. Actuellement, des
hostilités ont été
déclenché de
l'extérieur... Malgré les violences qui se
produisent
depuis deux jours, nous croyons encore à un accord
négocié entre les deux parties.
- Dans votre
discours de ce matin, vous avez déclaré que les
pays
occidentaux ne peuvent traiter les affaires purement africaines sans
tenir compte des opinions africaines... Pouvez-vous nous
éclairer sur ce point ?
- Pour résoudre ces
problèmes, l'Union africaine pronait des
négociations
pacifiques, et non le recours à la violence. C'est pourquoi,
lors des deux dernières rencontres à Paris et
à
Londres, l'Union africaine n'était pas présente.
Nous
croyons que nous pouvons résoudre les crises africaines au
niveau africain et pacifiquement. C'est cela, le rôle de
l'Union
africaine, nous ne voulons pas la guerre...
- L'Afrique est
le seul continent qui n'a pas sa propre agence de presse, et nous
devons attendre l'information de l'AFP ou de Reuters... Pouvons nous
attendre du président de l'Union africaine qu'il soutienne
la
création d'une agence de presse en Afrique ?
- Evidemment,
l'Afrique a besoin de sa propre presse, capable de transmettre le
sentiment africain. Nous ne pouvons pas être toujours sous
l'influence de la presse étrangère. Parce que
nous
constatons que la presse occidentale ne dit pas la
réalité africaine. C'est pourquoi nous allons
tenter de
sensibiliser les Etats membres pour créer une
presse
purement africaine. (Source : Vox Africa Video)
Selon
Africa Intelligence, la Guinée équatoriale vient
d’acquérir, pour 100 millions de dollars, deux petites
corvettes
lance-missile de type Saar 4 auprès d’Israel Shipyards, un
chantier naval privé basé à
Haïfa, afin
de protéger ses eaux territoriales et ses puits de
pétrole off-shore.
Les deux bateaux sont
équipés d'un hélicoptère
capables de
décoller à partir du pont. L'opération
a
bénéficié de la médiation
de
l'Israélienne d'origine marocaine Yardena Ovadia, consul
honoraire d'Israël à Malabo et bien introduite dans
l'entourage du président Teodoro Obiang Nguema. Par son
entremise, plusieurs groupes de défense
israéliens ont
obtenu d'importants contrats en Guinée
équatoriale. Ces
dernières années, Aeronautics Defense Systems lui
a vendu
des hélicoptères et une joint-venture entre
Israel
Shipyards et Israel Military Industries lui a fourni une
dizaine
de patrouilleurs Shaldag.
La garde présidentielle
équato-guinéenne est en outre encadrée
par des
consultants israéliens liés au
général
à la retraite Shlomo Ilya et au courtier en armement Boaz
Bedihi, basé en Afrique du Sud. Le ministre
israélien de
la Défense encourage les exportations de matériel
militaire vers la Guinée équatoriale, mais celui
des
Affaires étrangères est hostile à
l'établissement de relation entre les deux pays et s'oppose,
depuis plusieurs années, à une visite oficielle
d'Obiang
à Tel Aviv. (Sources : Africa Intelligence, Asodegue)
Une
voix cristalline s’élève dans les airs. Noa, la
célèbre chanteuse israélienne, entonne
son hymne
le plus fameux, Ave Maria, « une prière qui
transcende les
religions et les races », en la dédiant
à Teodoro
Obiang Nguema, le dirigeant de la Guinée
équatoriale et
président de l’Union africaine.
Nous sommes dans une
salle comble de plusieurs centaines de personnes de l’hôtel
Intercontinental, à Genève, qui accueille, ces 5
et 6
avril une conférence intitulée "Gateway to
Africa"
(passerelle pour l’Afrique). « Notre objectif est d’en faire
un
Davos africain, qui a vocation à être reconduit
chaque
année », explique l’ambassadeur
israélien Yitzhak
Eldan, l’un des organisateurs. «Il s’agit de mettre tous les
sujets africains sur la table», ajoute-t-il.
Aux
côtés de Teodoro Obiang, participent au colloque
l’ancien
candidat à la présidence des Etats-Unis, Al Gore,
l’ex-secrétaire des Nations unies, Kofi Annan, le
Français Bernard Kouchner ou le Britannique Gordon Brown,
qui
s’est livré, très en verve, à un
brillant
plaidoyer pour le développement de l’Afrique.
Au nom du
canton de Genève, la conseillère d’Etat Isabel
Rochat
prononce l’allocution introductive, dans laquelle elle se
félicite des nombreuses "promesses" du continent africain,
tout
en insistant sur ses "innombrables défis".
Invitée
à la tribune quelques heures plus tard, la
Kényane
Wangari Maathai, Prix Nobel de la paix, a pour sa part
souligné
que « le futur de l’Afrique est dans les mains des Africains.
Personne ne peut développer l’Afrique pour nous ».
Ce
credo est martelé par les intervenants successifs, Teodoro
Obiang en tête, qui a virulemment
dénoncé
l’intervention «étrangère» en
Côte
d’Ivoire. « Actuellement, on enregistre de lourdes
pertes
humaines en Côte d'Ivoire », a
déclaré Obiang
Nguema, dans une conférence de presse, à
l'écart
du Sommet. Il a en outre expliqué que l'Union africaine (UA)
a
exercé des "pressions" pour qu'Alassane Ouattara, qui a le
soutien de la communauté internationale, soit reconnu comme
président de la Côte-d'Ivoire, « mais
cela ne
justifie pas l'intervention d'une armée
étrangère.
»
Teodoro Obiang Nguema a également condamné
l'intervention militaire étrangère en Libye.
« Je
crois que les problèmes de la Libye doivent être
résolus de l'intérieur et non par une
intervention
extérieure justifiée par des motifs
prétendûment humanitaires », a-t-il
ajouté.
« L'Afrique n'a pas besoin d'une influence
étrangère. L'Afrique doit gérer ses
propres
affaires. C'est ce qui s'est passé au Rwanda, en
République démocratique du Congo, au
Libéria...
Les problèmes africains ne peuvent pas être
résolus
selon la vision qu'en ont les Européens, les
Amércains ou
les Asiatiques. »
Hier mardi, Gordon Brown a
parlé des moyens de surmonter la première crise
de la
mondialisation, alors que Bernard Kouchner a
évoqué les
défis sanitaires auxquels l’Afrique est
confrontée.
L’ex-secrétaire
général de l’ONU, Kofi Annan, doit s'exprimer,
aujourd'hui mercredi, sur le thème : "futur de l’Afrique :
perspectives et défis", alors que le professeur
israélien
Shlomo Ben Ami, ancien ministre israélien des Affaires
étrangères, évoquera "les implications
du second
réveil arabe", de l’endiguement des conflits et des limites
de
la diplomatie.
Cette Conférence a été
planifiée dans les moindres détails par Comtec,
une
société événementielle en
vue,
installé à Tel-Aviv, traditionnellement
organisatrice de
conférences médicales. Selon Yitzhak Eldan, c’est
elle
qui a financé l’événement... et il
confirme que
Yardena Ovadia, une femme d’affaires israélienne
réputée proche de Teodoro Obiang, en est
à
l’initiative. « Elle est amoureuse de la Guinée
équatoriale et de l’Afrique », dit-il.
Officiellement
consul honoraire de la Guinée équatoriale en
Israël,
cette dernière aurait, selon un article du journal Haaretz
de
2008, joué l’entremetteuse dans une vente d’armes
israéliennes à la Guinée
équatoriale, une
information corroborée par l’émission
d’investigation
israélienne Ouvda.
Interrogé lors d’un point
presse sur sa présence à une
conférence
accueillant le président Obiang, Bernard Kouchner n’a, en
substance, pas voulu « entrer dans le débat
»,
justifiant sa venue comme « une opportunité de
soutenir
l’Afrique ». Isabel Rochat n’a pas souhaité
répondre au Temps , sa porte-parole expliquant «
qu’elle
n’était pas l’organisatrice » de "Gateway to
Africa".
(Sources : Le Temps.ch, 24 heures.ch, Asodegue)
Samedi
dernier, devant 5 000 spectateurs, dans le stade Omnisports Ahmadou
Ahidjo de Yaoundé (Cameroun), les joueuses du Nzalang
Nacional
de Guinée Equatoriale ont imposé un nul vierge
aux
Lionnes indomptables.
La rencontre comptait pour le
deuxième tour des éliminatoires du tournoi
féminin
de football des Jeux Olympiques de Londres 2012.
Dès
vendredi, la veille du match, au cours de la reconnaissance du stade,
les Equato-guinéennes ne cachaient pas leurs ambitions.
«
C’est ici que Samuel Eto’o joue ? », s’était
interrogée Genoveva Anonman, leur capitaine. Avant d’ajouter
:
« Ça me fait plaisir de jouer sur le
même stade que
lui. Nous avons du respect pour le Cameroun, parce que c’est une grande
équipe avec de bonnes joueuses. Pour ce match aller, nous
sommes
venues chercher un match nul ou une victoire, si possible ».
Les
joueuses des deux équipes se connaissent, parce qu’il n’y a
pas
eu de grand changement depuis qu’elles se sont rencontrées
à la Can 2010 en Afrique du Sud en match de poule (2 buts
partout). Quatre joueuses ont fait leur entrée dans le camp
camerounais, alors que trois nouvelles ont été
alignées dans le Nzalang nacional.
Lors de le
première période, le Nzalang a adopté
une
stratégie défensive : les Camerounaises Gabrielle
Aboudi
Onguéné et Gaëlle Enganamouit ont
été
prises en marquage individuel strict, ce qui a asphyxié le
jeu
des Lionnes Indomptables en attaque, puisqu’il est basé sur
la
puissance et la vitesse de ces deux joueuses. Conséquence :
une
seule occasion nette de but pour les Lionnes en première
mi-temps. La frayeur du Cameroun est intervenue sur la frappe
croisée avec rebond de Genoveva Anonman (36ème)
détournée en corner par Annette Ngo Ndom, la
gardienne de
buts des Lionnes Indomptables.
La seconde période,
dominée par le Nzalang féminin, a
été
plus ouverte et les deux équipes ont pu se créer
d’autres
occasions de buts sans succès. La plus nette a
été
une frappe de Gaëlle Enganamouit, déviée
sur le
poteau et repoussée sur la ligne par
l'Equato-guinéenne
d'origine camerounaise Salomé Nké,
intrépide en
défense centrale. C’est au match retour, le 17 avril
prochain,
à Malabo, que les deux équipes devront donc se
départager.
Cameroun : 1 Annette Ngo Ndom (Gk), 12
Françoise Bella (cap), 15 Isis Sonkeng, 2 Raïssa
Feudjio, 3
Rosalie Moundjongue, 11 Balbine Medoua, 13 Cathy Bouh Djouh, 18
Jeannette Ngock Yango, 17 Gaëlle Enganamouit, 9
Michèle
Ngono Mani, 7 Gabrielle Aboudi Onguéné.
Remplaçantes
: 16 Reine Sosso Ekane (Gk), 4 Rosine Siewe, 6 Duvale Wafeu, 10 Ariane
Beyene, 8 Francine Zouga, 14 Josephine Ngandi Ngandi, 5 Adrianne Iven
Mihamle.
Entr. Enow Ngachu
Guinée
équatoriale : 13 Miriam Silva De Paixo (Gk), 2 Bruna
Amarante Da
Silva, 3 Samolé Nké, 4 Carolina
Conceiçao Martins,
5 Anan Christine Da Silva, 9 Dorine Chigoué, 7 Diala
Blessing,
15 Gloria Chinasa Okoro, 10 Genoveva Anonman (cap), 20 Christelle Ngo
Niepel, 8 Jade Boho Sayo.
Remplaçantes : 1 Yao Haoua (Gk),
12 Sinfora Eyang, 18 Theresa Gomina Lihu, 21 Adriana Aperecida Costa,
11 Natalia Obono, Abesso, 19 Fatoumata Ndiaye, 6 Doceline Theolore.
Entr. Marcelo Frigeria (Sources : Camfoot ; Quotidien Le Jour)
Bruno
Carpinetti, 43 ans, est un Argentin, professeur et chercheur
à
l’Université nationale Arturo Jauretche, à La
Plata. De
retour de l'île de Bioko où il a
travaillé avec
John Fa, un biologiste anglais l’Imperial College, et une
équipe
universitaire locale pour « trouver une solution à
la
consommation de la viande de brousse et une alternative à
l'exploitation de la forêt ».
C’est un projet
concernant la préservation des espèces
animales,
mais également lié à la
sécurité
alimentaire », a déclaré le biologiste
de La Plata
(Argentine).
A cause de son insularité, Bioko
héberge des espèces
végétales et animales
endémiques. Et c'est là que réside un
problème crucial : La faune est la seule source de viande
pour
la majeure partie de la population. « Le principal
problème que nous avons en Guinée
équatoriale est
la sécurité alimentaire », a
déclaré
Bruno Carpinetti. « Autrefois parmi les
plus pauvres
du monde, ce pays a aujourd’hui un des plus importants PIB d’Afrique
depuis la découverte du pétrole. Pourtant, il est
classé au 117e rang (sur 169) de l'indice de
développement humain du PNUD. (Programme des Nations Unies
pour
le Développement Humain)... »
La
République de la Guinée équatoriale ne
possède en effet aucune industrie (agro-alimentaire) et tout
est
importé. « Sur l'île de Bioko, le seul
apport de
protéines provient des animaux de la forêt, qu'on
appelle "viande de brousse"... En effet, la seule alternative
consistant à importer de la viande est inaccessible
à la
majorité des habitants. Cela crée tout un
marché
de la "viande de brousse" qui comprend une chasse intensive, et la
commercialisation faite par les chauffeurs de taxi qui
achètent
dans les villages et revendent sur les marchés de la ville.
» a expliqué Bruno Carpinetti.
Selon lui, les
principales sources de protéines sont : « une
espèce de rat, le porc-épic, les primates, les
singes et
les céphalophes qui sont une sorte d'antilopes sauvages.
» (Source : Diagonales)
Le
milieu de terrain équato-guinéen du Real
Jaén,
Ivan Zarandona Esono, a souligné aujourd'hui le "changement
de
mentalité" que connaît son pays depuis
l'arrivée du
Français Henri Michel, qui a obtenu une double victoire sur
le
Tchad (2-0), en février, et sur la Gambie (1-0), mardi
dernier.
Le
joueur du Nzalang nacional a déclaré aux
journalistes
espagnols qu’Henri Michel est un entraineur de "prestige", que son
arrivée a été
«positive» et que les
deux victoires " donneront le moral pour s'attaquer avec
succès
au prochain match amical."
« Notre objectif est de fournir
une bonne image de la Coupe d'Afrique des Nations, que nous organisons
conjointement avec le Gabon », a rappelé le joueur
du Real
Jaén.
Ivan Zarandona, qui a joué 45 minutes lors
du match amical contre la Gambie, s'est dit "à
l’aise" sur
le terrain et espère « mériter la
confiance de
Henri Michel » pour le prochain engagement internati Ivan
Zarandona, qui a joué 45 minutes lors du match
amical
contre la Gambie, s'est dit "à l’aise" sur le terrain et
espère « mériter la confiance de Henri
Michel
» pour le prochain engagement international.
Ivan
Zarandona est né le 30 août 1980 à
Valladolid. Il
est le frère cadet de Benjamin Zarandona qui, lui aussi, a
eu
une carrière de footballeur professionnel en
Espagne. Il
évolue dans le club espagnol du Real Jaen depuis
août
2010. (Source : EFE)
Un
communiqué officiel, signé par Nicolás
Obama Nchama, le ministre équato-guinéen de la
Sécurité nationale, a été
publié aujourd'hui même sur le site web du
gouvernement, afin d'expliquer la présence de plus en plus
importante de policiers et de forces de sécurité
dans les rues de Malabo.
Contrairement « aux insinuations de certains
médias à l'étranger », ce
dispositif policier n'aurait rien à voir avec les
événements survenus en Afrique du nord, ni avec
les vélléités de l'opposition
à qui on a refusé l'autorisation de manifester
dans la capitale et d'organiser des meetings à Bata...
Selon
ce communiqué, si « les citoyens de Malabo ont pu
voir dans la rue une présence accrue de policiers et de
forces de sécurité », cela
s'expliquerait simplement par la tenue prochaine (en juillet 2011) du
Sommet de l'Union africaine... La Guinée
équatoriale agirait donc « comme toute nation qui
prépare des événements de dimension
internationale.
Afin d'assurer le succès des grands
événements qui se dérouleront
prochainement dans notre pays, à savoir : le Sommet des
Chefs d'Etat de l'Union africaine et l'Organisation de la Coupe
d'Afrique des Nations, le ministère de la
Sécurité nationale, informe toute la population
qu'il a adopté des mesures de
sécurité, tels que la présence massive
de forces de sécurité dans toute la ville...
Cette présence policière dans les
rues et les quartiers de nos villes est due uniquement et exclusivement
à la nécessité de diminiuer fortement
la criminalité, à la veille de ces
événements internationaux. Aussi, afin de mener
des opérations de surveillance et d'exercer un effet
dissuasif sur d'éventuels groupes mafieux qui exploitent
souvent de tels événements pour agir, et afin de
maintenir un sentiment de sécurité parmi les
citoyens...
L'engagement du gouvernement de notre pays pour la paix
doit être se manifester avant, pendant et après
ces événements, et le ministère de la
Sécurité nationale ne ménagera aucun
effort pour y parvenir. » (Source : Página Oficial
del Gobierno de la República de Guinea Ecuatorial)
A
Rabat (Maroc), le ministre équato-guinéen des
Affaires
étrangères, Pastor Micha Ondo Bilé, a
réitéré, hier vendredi, le soutien de
son pays
à l'initiative marocaine d'autonomie en tant qu'unique
solution
à la question du Sahara.
Dans un communiqué conjoint
publié à l'issue de la 5ème session de
la
Commission mixte de coopération, la Guinée
Equatoriale "a
réaffirmé sa position constante concernant sa
reconnaissance de la souveraineté du Royaume du Maroc sur le
Sahara (occidental) et a réitéré son
appui
à l'initiative marocaine pour la négociation d'un
statut
d'autonomie, seule solution susceptible de résoudre cette
question dans le cadre de la souveraineté et de
l'intégrité
Dans ce même communiqué,
Pastor Micha Ondo Bile, a loué "les avancées
réalisées par le Maroc dans divers domaines
visant
à promouvoir la démocratie, les droits de l'Homme
et le
développement humain". Le chef de la diplomatie
équatoguinéenne a également fait part
de "sa
grande admiration pour les grandes réformes politiques et
constitutionnelles annoncées par SM le Roi dans son discours
historique du 09 mars, qui constitue un changement qui renforce le
Royaume du Maroc dans sa situation de modèle pour le
continent
africain et le monde arabe", ajoute le commu Dans ce même
communiqué, Pastor Micha Ondo Bile, a loué "les
avancées réalisées par le Maroc dans
divers
domaines visant à promouvoir la démocratie, les
droits de
l'Homme et le développement humain". Le chef de la
diplomatie
équatoguinéenne a également fait part
de "sa
grande admiration pour les grandes réformes politiques et
constitutionnelles annoncées par SM le Roi dans son discours
historique du 09 mars, qui constitue un changement qui renforce le
Royaume du Maroc dans sa situation de modèle pour le
continent
africain et le monde arabe", ajoute le communiqué.
En
outre, la Guinée Equatoriale a
réaffirmé son appui
à la candidature du Maroc au Conseil de
Sécurité
des Nations Unies, en 2012.
Selon le communiqué
conjoint, le ministre des Affaires étrangères et
la
Coopération, Taïb Fassi Fihri, qui a
coprésidé la séance de
clôture de la session
avec le ministre équato-guinéen des Relations
extérieures, de la coopération internationale et
de la
francophonie, Pastor Micha Ondo Bile, salué "les
progrès
réalises dans divers domaines en République de
Guinée Equatoriale sous la conduite de Son Excellence le
président Téodoro Obiang Nguema Mbasogo, pour la
prospérité et le bien-être du peuple
équato-guinéen".
M. Fassi Fihri s'est
également félicité de l'annonce faite
par le
président Teodoro Mbasogo concernant "une réforme
constitutionnelle portant essentiellement sur la limitation du mandat
présidentiel, la création d'une
deuxième Chambre
(Sénat) et l'instauration d'une instance de lutte contre la
corruption".
De même, la Partie marocaine a
évoqué la place importante qu'occupe la
Guinée
Equatoriale sur la scène économique
régionale,
notamment au sein de la Communauté Economique et
Monétaire d'Afrique Centrale (CEMAC) "et sa
réussite dans
la présidence du Comité de Réforme de
la CEMAC de
2006 à 2008".
Les deux parties ont convenu
d'organiser la 6é session de la commission mixte
à Malabo
à une date qui sera fixée d'un commun accord.
(Sources :
Info Maroc, MAP, maroc.net)
Le
site web du Ministère de l’information dément
aujourd’hui l’information diffusée par l’hebdomadaire
allemand d'investigation « Der Spiegel » du
26.02.2011 selon lequel le fils du Chef de l’Etat et ministre des
Forêts, Teodoro Nguema Obiang Mangue, aurait passé
commande d’un yacht de luxe à l’entreprise allemande Kush
pour une somme de 380 millions de dollars. Cette source officielle
affirme que cette information est fausse, mais admet cependant que
« le ministre a sollicité de cette compagnie une
ébauche de conception d'un yacht, puis a renoncé
à son achat », ajoutant qu’ «
au cas où cet achat aurait été
réalisé, il l’aurait été
avec les revenus légaux du Ministre d'État, et en
aucun cas, avec de l’argent provenant de financements illicites ou de
la corruption, puisque, outre son salaire comme membre du Gouvernement,
S.E. Nguema Obiang Mangue possède différentes
entreprises, légalement constituées en
Guinée Équatoriale, sur la base des normes et des
réglementations qui sont en vigueur dans le pays. Il
n'existe pas, en Guinée Équatoriale, de
restrictions dans la loi qui interdiraient à des
personnalités publiques d’exercer des activités
lucratives dans le secteur privé. Bien au contraire, dans un
petit pays, où jusqu'à présent il
n'existait pas d'entreprises privées, les investissements
particuliers des citoyens équato-guinéens,
membres ou non du Gouvernement, sont essentiels pour créer
un premier tissu patronal qui permette de
développer l'économie et de donner des
possibilités d'emploi à la population. »
Par ailleurs, le gouvernement équato-guinéen
déplore « qu'une revue internationale de renom se
joigne, comme d'autres médias, à l'habituelle
campagne de désinformation sur notre pays conduite par
certains cercles de la presse occidentale. » La
même source officielle estime « abject »,
le fait « qu'un achat particulier, qui ne serait absolument
pas relevé s'il était effectué en
Occident par n’importe quel personnage public, se transforme en une
« importante nouvelle internationale » pour la
seule raison que, dans ce cas, le protagoniste est une figure notable
de la vie publique africaine, ce qui n'est pas encore bien
accepté par certains esprits occidentaux.
»
Le Bureau d’Information et de la Presse de la Guinée
Équatoriale conseille enfin aux médias
intéressés par cette affaire de contacter avec
l'entreprise mentionnée, Kusch, afin de s’assurer que
« le Ministre d'Agriculture n'est pas client
» de cette entreprise et qu’ « il n'y a
eu aucun accord, ni ordre formel de construction du yacht, et qu’il n’a
été versé aucune somme d'argent.
»
Hier,
sur le site web de la chaine de télévision
allemande "Deutsche Welle", on pouvait lire dans un article de Julian
Bohne
et de Carolin Hebig que dans un e-mail adressé à
Global Witness, la société Kusch Yacht Projekte
GmbH aurait confirmé l'information selon laquelle elle
compte bien Teodorin Obiang dans sa liste de clients.
Interrogé par "Deutsche Welle", le gérant de la
société, Mark Dethlefs, a toutefois
préféré ne pas répondre :
«L'entreprise, qui se charge de construire des
méga-yachts est tenue à une obligation
générale de discrétion, tant en termes
de projets individuels qu'en termes de clientèle. Je ne peux
pas et je ne dirais rien à ce sujet. » (Source :
Página Oficial del Gobierno de la República de
Guinea Ecuatorial)
La
5ème session de la Commission mixte de
coopération Maroc-Guinée Equatoriale s'est
ouverte, hier soir à Rabat, sous la coprésidence
du ministre marocain des Affaires étrangères et
de la Coopération, Taib Fassi Fihri, et du ministre
équato-guinéen des Affaires
étrangères, de la Coopération
internationale et de la Francophonie, Pastor Micha Ondo Bile.
Intervenant à cette occasion, Fassi Fihri a
affirmé que cette session sera sanctionnée par
des résultats importants, ajoutant que les deux pays se sont
dotés des moyens à même d'assurer le
développement à leurs populations dans tous les
domaines. Le bilan des relations bilatérales est
"extrêmement positif", a indiqué le ministre,
rappelant la visite historique effectuée par SM le Roi
Mohammed VI en Guinée Equatoriale, en avril 2009.
Fassi Fihri a ajouté que cette session sera
couronnée par la signature de plusieurs accords couvrant de
nouveaux secteurs d'activités, dans l'objectif de
diversifier et de développer les relations entre les deux
pays. Il a en outre salué "l'effort considérable"
consenti par la Guinée Equatoriale dans les domaines de la
formation et de l'éducation, notant que le Royaume contribue
à cet effort en accueillant et en formant des cadres
équato-guinéens. Le ministre a
également salué le soutien "constant et
indéfectible" apporté par la Guinée
Equatoriale sur la question du Sahara occidental.
De son côté, Pasto Micha Onde Bile a
affirmé que le rapprochement avec le Maroc constitue "une
priorité" pour son pays, ajoutant que cette session a pour
but de renforcer davantage les relations bilatérales,
d'explorer de nouvelles opportunités de
coopération et d'évaluer le bilan des relations
entre les deux pays dans divers domaines. Les deux pays sont
animés par la volonté de développer
"une coopération exemplaire", a-t-il dit, appelant le
secteur privé à saisir les diverses
opportunités offertes par le Maroc et la Guinée
Equatoriale.
Cette session se tient conformément aux dispositions de
l'accord de coopération économique, technique et
culturelle signé à Rabat le 7 décembre
1979. Lors de cette session, les deux parties feront le bilan des
actions réalisées depuis la 4ème
session tenue en juin 2006 et procéderont à
l'examen des moyens à mettre en œuvre pour renforcer
davantage et diversifier leur coopération
bilatérale. (Source : MAP)
01.04.2011
- Football féminin - Eliminatoires JO 2012 - 2e tour :
Cameroun-Guinée équatoriale
Demain, samedi 2
avril, le Cameroun accueillera à Yaoundé, la
sélection nationale Équato-guinéenne.
La rencontre est la première du second tour des
éliminatoires des Jeux olympiques de Londres 2012.
Les joueuses du Nzalang nacional, vice-championnes d'Afrique,
étaient exemptes du tour préliminaire. Elles
entrent dans la compétition avec ce match, tandis que Les
Lionnes du Cameroun sont parvenues au 2e tour grâce
à deux victoires face au Mali (5-0) et (1-0).
Du côté de la sélection camerounaise,
après un stage de trois semaines à
Yaoundé, du 28 février au 19 mars dernier, Enow
Ngachu et son adjoint Mike Ndoumou, ont mené leur groupe
à Accra, la capitale ghanéenne où les
Lionnes ont disputé un match contre les « Blacks
Starlettes » (0-0). De retour d'Accra depuis mercredi
dernier, elles poursuivent leur préparation en attendant le
Jour J. Le monastère des bénédictins
du Mont-Fébé, la tanière des Lionnes,
a jusqu'ici porté chance aux Camerounaises.
Les Equato-guinéennes, quant à elles, se sont
préparées en Belgique, ce qui en dit long sur les
prestations attendues par le sélectionneur congolais du
Nzalang Nacional, Jean-Paul Mpila. De retour depuis peu en
Guinée Equatoriale, c'est mardi que le Nzalang compte
rejoindre Yaoundé. Joint au téléphone,
Jean-Paul Mpila s'est exprimé sur la préparation
de ses joueuses : « Nous avons effectué quelques
modifications dans nos rangs. Les filles se portent bien et se sont
entrainées normalement », a
déclaré le sélectionneur du Nzalang
Nacional. Il a même séjourné
récemment au Cameroun pour observer les
entraînements des Lionnes.
La dernière rencontre entre les deux pays date de novembre
2010 et s'était soldée par une
égalité, sur score de 2-2. (Source : Cameroun
Tribune)
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