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Actualités de la Guinée équatoriale

Avril 2011


         30.04.2011 - Guinée équatoriale : Le président Obiang interdit les défilés du 1er mai

Le président de la Guinée équatoriale, Teodoro Obiang Nguema Mbasogo, a interdit les traditionnels défilés du 1er mai, de peur que cela engendre des manifestations contre son régime.
Nouveau signe de nervosité du gouvernement équato-guinéen qui, après avoir déployé une importante présence policière et militaire dans les principales villes, s'est livré ces derniers jours à des arrestations d'opposants.

Traditionnellement en Guinée équatoriale, la célébration du 1er mai voit défiler dans les rues et sous leurs bannières, les travailleurs des différentes entreprises, nationales ou étrangères, présentes dans le pays. C'est généralement un événement festif, marqué par des chants et des danses, et où, après le discours prononcé par le ministre du Travail, Estanislao Don Malavo, on remet solennellement des certificats aux employés désignés par leur entreprise pour leurs bonnes performances.

Cette année, cependant, les choses seront totalement différentes. Selon le programme officiel, tant à Malabo qu'à Bata, "tous les travailleurs et employeurs demeureront au siège de leurs sociétés respectives, où leur seront remis les diplômes et certificats..." Les seuls événements autorisés sont des réceptions officielles qui auront lieu dans les deux villes, mais pas de manifestations dans les rues.

Il ne fait aucun doute que ce changement est directement liée à la crainte du président Obiang que les défilés se transforment en manifestation populaire contre son régime.
En fait, dimanche dernier, de nombreux tracts sont apparus à Bata et à Malabo avec le texte suivant : "Message très important pour le peuple de la Guinée équatoriale... Le 1er mai 2011, tous les peuples de notre pays doivent investir les rues et les places pour exiger la liberté, la démocratie et tous nos droits face à ce régime tyrannique qui nous ignore."

Signe de la nervosité du régime ou bien méthode d'intimidation, le gouvernement a mené ces derniers jours plusieurs arrestations d'opposants présumés, parmi lesquels des responsables de la CPDS, le principal parti d'opposition du pays, Juan Manuel Nguema Esono, mieux connu sous le nom Piong Yang, et Vicente Nze, membre de l'exécutif régional de la CPDS. On a ensuite été arrêté l'homme d'affaires Jose Ndong Sima, auquel le régime reproche d'être lié à la CPDS, ce que cette formation politique a réfuté.
Hier matin, Juan Manuel Nguema Esono a été relaché après 5 jours de détention à Malabo, mais les deux autres opposants, incarcérés à Bata, n'ont retrouvé la liberté que ce matin.

Quelques jours plus tôt, quatre membres de l'ethnie bubi (peuple indigène de Bioko), Anselmo Itchaikotó, Iris Loeto Sepa, Carlos Dekeno et Román Dekeno, avaient été également arrêtés et relâchés quelques jours plus tard. Le régime les a accusés de collaboration avec le Mouvement pour l'autodétermination de l'île de Bioko (MAIB), parti séparatiste non légalisé qui se bat pour la reconnaissance du droit à l'autodétermination du peuple bubi.

L'appel à manifester de l'opposition agite le spectre d'une révolte populaire qui a toujours hanté le pouvoir, à Malabo, mais dont la crainte n'a cessé d'augmenter au cours des derniers mois, avec les révolutions dans le monde arabe et leur extension à certains pays africains. En fait, les Equato-guinéens avaient déjà connu une situation similaire, le 8 mars dernier, lors de la Journée internationale des femmes, quand la capitale, Malabo, et la ville de Bata ont été investies par les policiers anti-émeute et les militaires afin de dissuader les partis d'opposition Union populaire (UP) et Convergence pour la démocratie sociale (CPDS) de maintenir les manifestations de rue qu'ils envisageaient et que le pouvoir avait déjà interdit... (Source : Guin Guin Bali)


           30.04.2011 - Libération de l'opposant Juan Manuel Nguema Esono

30.04.2011 - Hier, en fin de matinée, Juan Manuel Nguema Esono a été remis en liberté, à Malabo, sans qu'on lui ait notifié les raisons de son arrestation.

Par ailleurs, l'autre membre de l'Exécutif de la CPDS, le docteur Vincente Nzé, ainsi que l'homme d'affaires José Sima Ndong, arrêté lui aussi à cause de ses liens présumés avec la CPDS, tous incarcérés au Commissariat central de Bata, aurait été libérés, aujourd'hui même, tôt dans la matinée...

Selon l'Association de Solidarité démocratique avec la Guinée équatoriale (Asodegue) qui a publié cette information, Juan Manuel Nguema Esono aurait été "torturé" durant les cinq jours de sa détention au Commissariat de Malabo II qu'on surnomme "Guantanamo"... Pour l'Asodegue, ces libérations sont un message envoyé à l'opposition, la veille du 1er mai, au cas où celle-ci voudrait braver l'interdiction de défiler dans les rues afin de manifester son mécontentement à l'égard du régime. (Source : Asodegue)


         30.04.2011 - La radio d'Etat annonce des assises gouvernement-partis politiques

Mercredi dernier, les autorités équato-guinéennes ont envoyé aux 13 partis politiques légaux du pays des copies de différents articles de loi et de la Constitution susceptibles d'être modifiées, a indiqué hier la radio d'Etat :
« Les partis politiques vont examiner (ces textes) durant un mois et présenteront leurs recommandations et suggestions lors d'assises qui auront lieu entre le gouvernement et les partis politiques, mais dont la date n'a pas été communiquée  ».

Les partis politiques ne détenaient pas jusqu'alors ces textes juridiques en vigueur,  car en Guinée, il n'y  a rien de comparable au Journal officiel ni autre média qui publie les dispositions législatives du pays.
Selon le radio d'Etat, l'examen de ces articles vise à « aboutir aux réformes politiques et démocratiques qu'entend réaliser le président Teodoro Obiang Nguema. » Parmi les textes figurent "la loi sur les réunions et manifestations" ou la loi électorale.

Lors d'une première rencontre avec l'opposition, le 24 mars dernier, le président de la Guinée équatoriale a reconnu la "nécessité" de limiter le nombre de mandats présidentiels, de créer un sénat et des mécanismes de contrôle anti-corruption.

Le 19 avril, après une deuxième rencontre, l'opposant Placido Mico Abogo, Secrétaire général de Convergence pour la démocratie sociale (CPDS) et seul député d'opposition au parlement, avait demandé : « l'application de ce qui existe déjà dans la Loi fondamentale. Par exemple, qu'on en finisse avec la discrimination. Qu'il y ait une liberté politique. Que les gens n'aient pas des emplois parce qu'ils sont dans tel ou tel parti... Nous avons dit au président Obiang qu'il veille à l'application des textes et à faire les réformes. Il ne doit pas être surpris de voir ce qui est arrivé en Tunisie ou Egypte arriver en Guinée équatoriale », avait-il ajouté.

Daniel Martinez Ayecaba, de l'Union Populaire (UP, opposition) avait exigé, quant à lui, «  la libération des prisonniers de conscience, une amnistie générale pour ceux (les opposants) qui sont hors du pays (en exil), la liberté de presse, la transparence, la bonne gouvernance, une réforme législative, la limitation du nombre de mandats présidentiels. »

Président en exercice de l'Union africaine, Teodoro Obiang Nguema dirige d'une main de fer ce petit pays devenu le troisième producteur de pétrole d'Afrique subsaharienne, mais dont l'essentiel de la population vit dans la pauvreté. Deux membres la CPDS ont été arrêtés lundi pour des motifs encore inconnus, selon leur parti.

Le 26 avril dernier, le ministre de l'Intérieur, Clemente Engonga Nguema Onguene, a réuni les représentants des différents partis politique, pour leur rappeler que le gouvernement avait fixé un délai d'un mois pour lui soumettre des propositions d'amendements aux lois existantes et qu'à cette date, personne n'avait présenté encore de proposition. Mais, cette réunion a surtout servi de prétexte pour mettre en garde les partis d'opposition contre toute vélléité d'affrontement : « Le gouvernement ne permettra pas qu'il se produise en Guinée équatoriale ce qui s'est passé en d'autres lieux... parce que la Guinée est un pays différent et ici nous n'allons pas consentir au désordre. » 

Cet avertissement de Clemente Engonga Engonga Nguema Onguene s'est produit le lendemain de l'arrestation de deux responsables d'un parti d'opposition (CPDS), à Bata.

Selon la CPDS, ce qui manque le plus en Guinée équatoriale, ce ne sont pas les textes de lois, mais l'intention de les appliquer : « La CPDS ne se réjouit pas d'entamer des travaux de consultation, suivant une méthode confuse, sans objectifs clairs et avec un gouvernement qui recourt dans le même temps à des arrestations arbitraires et à des tactiques d'intimidation, comme nous le constatons ces derniers jours... », a déclaré un responsable de la CPDS. (Sources : AFP, Asodegue)

          28.04.2011 - Henri Michel : « Un beau challenge à relever »

Depuis décembre 2010 et le retrait du Paraguayen Carlos Diarte qui lutte contre un cancer, Henri Michel est le sélectionneur de la Guinée Equatoriale, qui co-organisera la CAN 2012. Le technicien français évoque sa nouvelle mission, depuis Malabo où il est installé.

« Henri Michel, qu'est-ce qui pousse un entraîneur de votre expérience à accepter de diriger une sélection aussi modeste que celle de Guinée Equatoriale ?
Quand ils m'ont contacté, je savais juste que le pays était co-organisateur de la prochaine Coupe d'Afrique des nations, en janvier 2012. C'est une équipe faible, je le sais aussi. Mais il y a un beau challenge à relever, et c'est ce qui m'a motivé. On part de zéro ou presque. Je crois qu'on était 167e au classement FIFA il y a peu.

Cela n'a rien à voir avec la Côte d'Ivoire, le Cameroun, la Tunisie ou le Maroc, des super-puissances du football africain que vous avez dirigées...
Il y a un gros travail à accomplir, et on s'y attelle doucement. On a commencé par dégager un petit noyau de joueurs. On a aussi remarqué qu'il y avait pas mal de binationaux en Espagne (ndlr : la Guinée Equatoriale est le seul pays hispanophone d'Afrique). On a élaboré un plan d'action qui court de janvier 2011 à janvier 2012, je vais essayer de m'y tenir avec Samir Ajjam, mon adjoint. Problème, on ne dispose pas de 36 000 dates FIFA pour jouer. La montagne est haute ! (il éclate de rire)

Quelle est votre stratégie ?
Comme je suis installé ici, à Malabo, où l'on dispose d'infrastructures neuves - un nouveau stade ici plus un terrain synthétique à Bata -, j'ai programmé des stages d'évaluation avec les joueurs locaux. J'observe des matches. On profitera des prochaines dates FIFA, en juin, pour affronter vraisemblablement la sélection de Grande-Bretagne. On devrait aussi affronter le Gabon, l'autre co-organisateur, entraîné par Gernot Rohr, j'attends la réponse. La deuxième partie du programme s'étalera de juillet à janvier, on resserrera le groupe à ce moment-là.

Depuis votre arrivée, la Guinée Equatoriale a disputé, et remporté, plusieurs matches amicaux, contre le Tchad (1-0) et la Gambie (2-0). Est-ce à dire que l'équipe devient compétitive...
Ce n'est pas aussi simple ! On a quand même fait un bon match contre la Gambie, une équipe de bon niveau, fin mars.

Le Nzalang, votre sélection, s'est distingué ces dernières années en naturalisant de nombreux étrangers, comme le gardien Danilo et le défenseur Ronan (Brésil), Doe (Liberia), Ekedo (Nigeria) et plus récemment le Camerounais Thierry Fidjeu Tazemeta... Cela va-t-il continuer ?
Je crois que certains sont naturalisés depuis longtemps. En ce qui me concerne, je souhaite garder une ligne de conduite par rapport à ça. On va se pencher sur le cas de binationaux d'Espagne susceptibles de rejoindre le groupe. » (Source : France football.fr - Propos recueillis par Frank Simon)
 

    

         28.04.2011 - Montée en puissance de Fenosa Gas et de Galp dans le Consortium 3G

La société énergétique espagnole Union Fenosa Gas et le pétrolier-gazier portugais Galp ont acquis les 25% du consortium gazier équatoguinéen 3G (Gathering System in the Gulf of Guinea) qui appartenaient à l'Allemand E.ON Ruhrgas AG, selon un communiqué publié mardi dernier par le gouvernement équato guinéen qui, comme à son habitude, n'a pas communiqué le montant de la transaction.

L'actionnariat du consortium 3G, qui doit construire et gérer un gazoduc en Guinée à des fins domestiques et d'exportation, se répartit désormais comme suit : Sonagas GE 50%, Union Fenosa Gas 20% , République de Guinée équatoriale 15% et Galp Energie 15%, selon le communiqué du ministère des Mines, de l'Industrie et Energie, reçu par l'AFP mercredi.

« Je suis convaincu que sous la direction de Fenosa Gas, le projet va rapidement progresser selon le programme voulu... Nous apprécions l'excellent travail technique et commercial réalisé dans 3G par E.ON Ruhrgas AG. Nous lui sommes reconnaissants pour la transition amicale et rapide... », 
a déclaré le ministre des Mines, de l'Industrie et de l'Energie, Marcelino Owono Edu.

La Compagnie portugaise Galp Energia avait pris pied dans le pays en janvier 2009 en entrant pour 5% dans le consortium gazier 3G. Les observateurs avertis de la vie économique de ce petit Etat du Golfe de Guinée diront probablement que l'entrée en scène du pétrolier portugais et l'accroissement de sa part de 5 à 15% doivent bien quelque chose à la candidature de la Guinée équatoriale à la CPLP (Communauté des pays de langue portugaise), dont le principal obstacle était jusqu'alors le veto du Portugal...

Troisième producteur de pétrole subsaharien, la Guinée équatoriale produit également un million de tonnes de méthanol par an, 8 000 barils de butane/jour et 14 000 barils de propane/jour, selon des chiffres officiels. L'exploitation des hydrocarbures apporte au pays 90% de ses recettes. (Source : AFP)


          27.04.2011 - Message de Teodoro Obiang Nguema au président de l'Angola

Le président angolais, José Eduardo dos Santos, a reçu mardi, à Luanda, un message de son homologue de la Guinée Equatoriale, Teodoro Obiang Nguema, dont la teneur n’a pas été révélée à la presse.
Le ministre équato-guinéen de l’Intérieur et de la Sécurité nationale, Nicolas Obama Nchama, qui a qualifié d’historiques et de traditionnelles les relations entre l’Angola et la Guinée-Equatoriale, était le porteur de cette missive.

Selon lui, les deux pays entretiennent des relations depuis très longtemps, raison pour laquelle il est nécessaire de renforcer davantage la coopération bilatérale.

Si on ignore le contenu du message que le président de la Guinée équatoriale a adressé à son homologue angolais, on devine qu'il se rapporte à l'objet de la visite du ministre équato-guinéen de l'Intérieur : obtenir l'appui des forces de police angolaises pour assurer la sécurité en Guinée équatoriale, à l'approche du Sommet de l'Union africaine, auquel José Eduardo dos Santos est convié. (Source : Angop)
 


          26.04.2011 - Arrestation à Bata de deux responsables de l'opposition

Hier après-midi, lundi 25 avril, Juan Manuel Nguema Esono Nsua, connu sous le surnom de « Piong Yang » (photo), a été arrêté par la police de Bata tandis qu’il allait du collège « SOS Aldeas Infantiles », dans le quartier de Ngolo, au collège « Buen Amor » de Nkolombong, deux établissements scolaires appartenant à une ONG allemande (SOS-Kinderdorf) et où il enseigne comme professeur d’histoire.

Le parti d’opposition, Convergence pour la Démocratie sociale (CPDS) affirme qu’il n’y a aucun motif légal à cette arrestation, mais qu’il a été interpellé en sa qualité de Secrétaire exécutif chargé de la Jeunesse à la Commission exécutive nationale de la CPDS.
Des élèves, témoins de la scène, ont rapporté que l'arrestation s’est produite peu après 14h00 quand Juan Manuel Nguema Esono Nsua était sur le point d'entrer dans son véhicule. Des policiers l’ont obligé à les suivre, l’ont fait monter dans un fourgon et l’ont conduit au Commissariat central de Bata, où il a été interrogé par le colonel
Crisantos Ngomo.

Selon la CPDS, Juan Manuel Nguema Esono est né  le 8 mars 1974 à Nsork, en Guinée Equatoriale. Il est un militant actif de cette formation politique dont il est membre de la Commission exécutive depuis 2004.

Vers 16h10, Vicente Nzé, un médecin de l’hôpital de Bata, également militant de la CPDS et membre de la Direction régionale de la CPDS, s’est présenté au poste de police pour savoir ce qui se passait et lui aussi a été arrêté. Vers 19h00, un autre membre de la direction nationale de la CPDS, le Dr Wenceslao Mansogo Alo, Secrétaire exécutif chargé des droits de l’homme, s’est à son tour adressé au Commissariat central pour en savoir davantage sur le sort de ses camarades et afin de connaître les raisons de leur interpellation, mais un caporal lui a répondu que l’un d’eux n’était déjà plus là…
Wenceslao Mansogo Alo a alors téléphoné au gouverneur de la province Littoral, Enrique Mesian Abaga, pour l’informer que deux dirigeants de la CPDS étaient illégalement détenus à Bata et que l’un d’eux avait été transféré vers un lieu inconnu. Le gouverneur a déclaré ne pas être au courant, et qu’il allait faire le nécessaire pour savoir où il se trouvait.  Mais rien n’a été fait, selon la CPDS.
Vers 19h40, les responsables de la CPDS ont appris que Juan Manuel Nguema Esono était à l’aéroport de Bata, les poignés menottés, et qu’on l’emmenait à Malabo.

La CPDS affirme que ces arrestations sont uniquement motivées par la crainte du Chef de l’Etat que la CPDS appelle à manifester le 1er mai prochain. Dans un communiqué officiel, elle « condamne » ces « arrestations illégales », « typiques des organisations mafieuses »… Elle exige « la libération immédiate » de Juan Manuel Nguema Esono et du docteur Vicente Nzé et demande à l’opinion nationale et la Communauté internationale « de faire pression sur le régime militaire de la Guinée équatoriale et de ne pas croire à leurs fausses promesses de réformes démocratiques, dont le seul objectif est de se maintenir au pouvoir, de poursuivre le pillage des ressources de la population et de préparer l'ascension de son fils [Teodorin Obiang Nguema Mangue] à la tête de l'Etat. »

A cette heure, le gouvernement de la Guinée équatoriale ne s’est toujours pas exprimé au sujet de ces arrestations d’opposants politiques. (Sources : CPDS, Europa Press, Asodegue)



         6.04.2011 - Le ministre Nicolas Obama Nchama sollicite l'aide de la police angolaise

Lundi dernier 24 avril à Luanda (Angola), le ministre équato-guinéen de l'Intérieur et de la Sécurité nationale, Nicolas Obama Nchama, a étudié avec son homologue angolais, Sebastião Martins, les modalités d'une possible coopération entre leurs deux Etats dans le domaine policier.

Au terme de l'audience, le ministre équato-guinéen a déclaré à la presse être venu en Angola pour obtenir l'aide des autorités policières angolaises lors de l'organisation des grands événements que son pays abritera : le Sommet de l'Union africaine en juillet 2011, puis la Coupe d'Afrique des Nations de Football (CAN 2012), organisée conjointement avec le Gabon, en janier 2012.

« L'Angola et la Guinée-équatoriale partagent des relations de longue date, c'est pourquoi, il est nécessaire de fortifier davantage la coopération bilatérale », a dit le ministre équato-guinéen. Celui-ci s'est ensuite entretenu avec des officiers supérieurs de la Police nationale, qui lui ont fourni des explications sur le fonctionnement de la corporation angolaise.

Nicolas Obama Nchama s'est ensuite rendu en visite à l'Institut des Sciences Policières, au Laboratoire de Criminalistique et au Commandement de la Police d'Intervention Rapide (PIR). (Source : Angop) 

      

          24.04.2011 - Le MAIB dénonce des arrestations arbitraires

Vendredi dernier, le Mouvement pourl'Autodétermination de l'Île de Bioko (MAIB), parti d'opposition non légalisé, a publié un communiqué de presse pour dénoncer l'arrestation de plusieurs personnes à Malabo.

Dans ce document, le MAIB explique qu'il a présenté devant l'Organisation des Nations-Unies (ONU) « une demande de reconnaissance du droit à l'autodétermination du peuple bubi, en se fondant sur les principes et les propres résolutions de cette importante institution » et en soulignant « la situation d'oppression que subit sur le sol de sa propre patrie le peuple bubi, et malgré les demandes répétées de dialogue méprisées par le régime d'Obiang. »

Cette démarche s'est faite ouvertement et publiquement, affirme le MAIB, et quand l'ONU a exprimé le souhait que « des informations soient recueillies à l'intérieur du pays », le parti séparatiste a envoyé à Malabo son Secrétaire chargé de la Communication, Fernando Dekenó, « avec la mission spécifique d'apporter lui-même une carte à envoyer à l'ONU. »
Arrivé à Malabo, le 1er avril dernier, « il est entré en contact avec Anselmo Ichaikotó et Iris Loeto Sepa, deux de ses amis qui se sont dits disposés à l'aider... Sa mission achevée, le Secrétaire chargé de la Communication est revenu à Madrid, le 7 avril. Mais deux jours après son retour, le samedi 9, nous avons appris l'arrestation et la mise en détention d'Anselmo Ichaikotó et d'Iris Loeto Sepa qui ont été interrogés et maltraités... au Commissariat de Malabo, sous un chef d'inculpation qui n'a pas été précisé... » 

« Dans le même temps, affirme le communiqué du MAIB, dans tous les villages de l'île, une campagne de sensibilisation a été mise en place contre le MAIB... et dans les localités de Baney, de Cupapa et de Baresó, l'accès aux villages, à l'intérieur de l'île, est contrôlé par les forces de sécurité qui interrogent tous ceux qui tentent d'y accéder : Ils sont interrogés sur les raisons de leur visite et ils doivent montrer qu'ils ne sont porteurs d'aucun document ou de message provenant du MAIB... » 

Par ailleurs, le MAIB affirme que, selon ses propres sources, Lucas Nguema Esono Mbang, dit "Luquito", Secrétaire général du parti gouvernemental (PDGE) « aurait offert une importante quantité d'argent à tous ceux qui dénonceraient des membres du MAIB. »

Le MAIB dénonce également l'arrestation de deux autres personnes, frères de Fernando Dekenó, et qui, le 18 avril dernier ont été interpellés sur leur lieu de travail : Carlos Dekenó, maçon de profession, et Román Dekenó, chauffeur de taxi, eux aussi, « interrogés et maltraités au Commissariat de Malabo II... »
Pour le MAIB, il s'agit là d'une pure "vengeance", puisqu'aucune de ces personnes n'appartient au MAIB.

Dans une lettre adressée au président Obiang et diffusée sur Facebook, Fernando Dekenó affirme que « ce n'est pas un crime d'apporter une simple lettre... » et il se demande pourquoi cela a pu déclencher une telle persécution : « Depuis le 7 avril, on a emprisonné de jeunes innocents, mes amis, mes frères ont été emprisonnés... C'est le mépris que beaucoup de gens de la société civile en Guinée ont eu à subir pendant des années et des années : A cause de la spoliation des biens, de nombreuses personnes doivent vivre reluses dans des cabanes comme à Campo Yaoundé (Nwulbildi)... Comme moi, de nombreuses familles doivent se taire quand elles voient tous les jours qu'on leur prend leurs biens, leurs terres, leur maisons, spoliées par simple caprice de leur gouvernement et de ses proches... Les citoyens constamment extorqués aux postes de contrôle militaires à l'intérieur du pays, dans les ports et aéroports, tant de gens assassinés avec votre consentement, beaucoup d'autres victimes de chantage, obligés de rejoindre le seul parti officiellement reconnu, le PDGE, faute de de pouvoir obtenir un emploi... »
En conclusion, Fernando Dekeno affirme que : « Tous les citoyens guinéens ont le droit de vivre dans la dignité » et il demande au président Obiang Nguema « d'arrêter les arrestations, de libérer de nombreux innocents, de mettre un terme aux extorsions... Acceptez le fait que quelqu'un d'autre puisse penser différemment de vous, laissez les citoyens guinéens  vivre dans la dignité. »

Hier matin, les quatre individus arrêtés, Anselmo Itchaikotó, Iris Loeto Sepa, Carlos Dekeno et Romón Dekenó, ont été remis en liberté conditionnelle. Ils restent toutefois soumis à des mesures contraignantes qui les obligent à venir signer chaque jour au Commissariat de police où ils ont été détenus. En outre, suite à leur arrestation, les deux frères de Fernando Dekenó ont perdu leur emploi. (Sources : MAIB ; Asodegue ; Facebook)


          23.04.2011 - Alfredo Monsuy, 22 ans, lauréat de la Malabo Fashion Week

Du 08 au 11 Avril dernier, la capitale de la Guinée équatoriale célébrait la mode africaine en accueillant la 2e Edition de la Malabo Fashion Week. Avec la participation de stylistes tels Imane Ayissi (Cameroun), Nafytoo (Sénégal), Oumarou Magba (RCA), Daddy Di MAximo (Rwanda), ou encore Martial Tapolo (Cameroun).
Suite au concours des jeunes stylistes nationaux, c'est le jeune équato-guinéen Alfredo Monsuy qui l'a emporté avec une collection riche en couleurs et inspirée par le thème du recyclage et du développement durable.

Né en Micomiseng, Alfredo Monsuy est un styliste de 22 ans qui a déjà participé à de grands défilés en Afrique, tels que la 7e Edition du Festival Afric Collection au Cameroun.

Le jeune homme a suivi ses études à Malabo, mais il confie volontiers que sa vocation a commencé dès sa tendre enfance : « La première personne qui a cousu un de mes dessins était une dame, Natividad, qui était couturière. J’avais alors 11 ans. J'ai commencé très tôt et j’ai rapidement compris que j’aimais ça, qu'il s'agissait d'une vocation pour moi. »

Le lauréat de cette 2e édition de la Malabo Fashion Week est ravi de son succès et du prix qu’il a remporté et qu’il a dédié à ses parents.
Parmi ses projets, il y une collection de vêtements “grande taille” pour les femmes rondes et qui devrait s’appeller : “las más esplendidas” (les magnifiques) : « J’aimerais que ma collection convienne à toutes les femmes de ma Guinée équatoriale, car c’est la beauté des femmes de mon pays qui m’inspire… »
Tandis qu’il  prépare déjà  une série de tenues pour chaque groupe ethnique de son pays, les idées ne manquent  pas à ce jeune créateur qui, avec peu de ressources et peu de formation, a soulevé l'admiration du public tout entier, lors de la Malabo Fashion Week. (Sources : Página Oficial del Gobierno de la República de Guinea Ecuatorial ; Afrikmode) 

          

          23.04.2011 - FIFA : Mohammed Bin Hammam lance sa campagne depuis Malabo

La campagne à la présidence de la Fédération internationale de football (FIFA) a commencé. Le Qatari Mohammed Bin Hammam, candidat à la succession de Joseph  Blatter, a choisi Malabo, la capitale de la Guinée équatoriale, où il était vendredi dernier, pour annoncer d'importantes promesses.

Le président de la Confédération asiatique de football et candidat à la présidence de la FIFA, a promis s'il était élu, « d'augmenter l'aide financière pour les infrastructures dans le football des pays pauvres en Afrique » : « Mon programme pour la Guinée équatoriale est le même programme que pour l'Afrique en général, je vais augmenter l'aide financière, je vais développer les infrastructures dans le football pour les pays pauvres en Afrique... Aujourd'hui, à la FIFA, nous donnons 250.000 dollars par an à chaque fédération, ce que je vais faire passer (en cas d'élection) à 500.000 dollars par an », a-t-il déclaré.

Ces promesses du milliardaire qatari sont une réponse aux déclarations de campagne du Suisse Joseph Blatter, président sortant et seul autre candidat aux élections du 1er juin à la FIFA. Dans sa lettre envoyée aux 208 fédérations composant la FIFA, M. Blatter promettait « de mettre en oeuvre et d'intensifier les programmes de développement tels que "Goal" », et que « des efforts particuliers seront faits pour accompagner les fédérations membres sur la voie de la professionnalisation. »

Le Qatari Mohammed Bin Hammam, âgé de 61 ans, avait annoncé officiellement, en mars dernier, sa candidature à la présidence de la FIFA face au Suisse Joseph Blatter. L’élection du président de la FIFA aura lieu le 1er juin à Zurich. (Source : AFP) 


          22.04.2011 - Cambriolage de l'ambassade de Guinée équatoriale à Moscou

Le bureau de l’ambassadeur de Guinée équatoriale à Moscou, Fausto Abeso Fuma, a reçu le week-end dernier la visite d’un cambrioleur qui aurait emporté la somme de 86 000 dollars et 2 000 euros destinés aux étudiants équato-guinéens inscrits dans des universités en Russie, ont indiqué lundi les médias locaux russes, citant une source policière.

Le cambriolage a eu lieu entre vendredi soir 15 avril et la journée du samedi 16 avril. Le voleur aurait utilisé un jeu de clés pour entrer dans l’immeuble et pou s'introduire dans le bureau de l’ambassadeur, Fausto Abeso Fuma, où était gardé l’argent. 

Une enquête a été ouverte et l’auteur présumé du vol a été interpellé. « Le mardi, lors d'une perquisition au Tourist Hotel, sur l'Avenue Leninsky, la police a arrêté le voleur présumé, un Equato-guinéen, qui avait en sa possession une partie de la somme dérobée. » Le suspect pourrait être condamné à une peine de prison de dix ans.
Selon l'Asodegue, le voleur présumé pourrait être un fils de l'ancien diplomate Luis Obiang Mengue, ambassadeur de Guinée équatoriale en Russie jusqu'en 2004. (Sources : APA-Moscou, Itar-Tass, Asodegue)


          22.04.2011 - Retour sur "Gateway for Africa" (2) : Plaidoyer pour l'Afrique

Lors de la Conférence "Gateway to Africa" qui s'est tenuedu 4 au 6 avril 2011 à l'hôtel Intercontinental de Genève, le président Teodoro Obiang Nguema a prononcé un long discours que la chaîne panafricaine Africa 24 a mis en ligne ici et là.

En voici l'essentiel :

« Mesdames, Messieurs, bonjour,
Excellences, chers invités et chers amis, je voudrais commencer par féliciter le groupe international COMTEC pour la louable initiative d’avoir organisé cette conférence internationale et interdisciplinaire sur le rôle de l’Afrique dans un monde globalisé. C’est l’occasion de mettre en relief les valeurs positives du continent très souvent ignorées par les autres nations. En effet, depuis les temps les plus reculés, l’Afrique n’a cessé de jouer un rôle déterminant dans l’évolution du monde. Les sciences et les arts sont nés en Afrique, puis ils ont exercé une influence culturelle sur l’Europe et le continent américain…
Plus que jamais, alors que le monde d’aujourd’hui est sérieusement affecté par la récession économique et les changements climatiques, le continent africain, avec ses vastes ressources, apparaît comme le remède providentiel… Cela signifie que depuis l’origine, le monde n’a jamais été divisé, mais est, bien au contraire, de plus en plus interdépendant… C’est pourquoi je suis venu ici, aujourd’hui, non seulement en tant qu’Africain, fier de l’être, et  comme Président de la Guinée équatoriale et  Président de l’Union africaine, mais avant tout… comme un citoyen du monde. (…)

Considérons, un instant, notre monde actuel : un monde plein d’instabilités, d’incertitudes, de bouleversements politiques, de crises économiques, de catastrophes naturelles très destructrices, avec un réchauffement climatique, de graves pénuries d’eau, la famine, le coût élevé des denrées alimentaires, l’insécurité alimentaire et les multiples conflits… Il semblerait que nous, les citoyens de ce monde, et l’Afrique en particulier, nous soyons confrontés à des défis insurmontables et à des problèmes insolubles.
Mesdames, Messieurs, … en dépit de tous ces maux, je reste pourtant optimiste… (…)
L’an dernier, lors d’un forum dans la ville du Cap, j’ai présenté un plan d’action en 5 points pour affronter le défi du sous-développement dans mon pays… Je pense que ce sont des questions cruciales, aussi permettez-moi de les rappeler :

Premièrement, notre gouvernement doit entreprendre des réformes sur la transparence dans le domaine des industries extractives et poursuivre ses efforts afin de se qualifier comme membre de l’ITIE…
Deuxièmement,… nous souhaitons élargir l’actuel Fonds de développement social, en investissant pour notre avenir d’importantes ressources provenant de l’exploitation du pétrole… Quand je parle de notre avenir, je pense à nos enfants, nos écoles, nos enseignants,… à la santé, au tourisme, au logement, à l’approvisionnement en eau potable, aux infrastructures routières, aux télécommunications, au développement des sciences naturelles, à la création d’emplois et au développement des institutions démocratiques.
Pour résumer, nous sommes en train d’augmenter nos investissements dans la ressource la plus précieuse qui soit : notre peuple. Tous les pays et leurs dirigeants sont souvent critiqués pour leur sous-investissement ou pour avoir investi dans un domaine au détriment d’autres. Nous respectons ces critiques et nous faisons tout notre possible pour apporter les ajustements nécessaires.
Troisièmement, notre gouvernement poursuit une réforme juridique complète, y compris la Loi fondamentale… Actuellement, je mets sur pied l’organisation d’une Commission gouvernementale qui nous aidera à examiner et à poursuivre les réformes que nous avons engagées sans nos institutions juridiques et à préparer et adopter un nouveau code de lois qui guidera le pays vers son avenir et assurera la crédibilité judiciaire.
Quatrièmement, … notre gouvernement a signé avec la Croix rouge internationale un accord fixant les modalités de son action en Guinée équatoriale, notamment pour aider le gouvernement à examiner et à évaluer toutes les violations des droits de l’homme dans notre pays, mais aussi à surveiller notre système de justice pénale et nos prisons afin de garantir le traitement humain des personnes condamnées pour des crimes qu’elles ont commis.
Cinquièmement, le gouvernement de la Guinée équatoriale s’efforce de préserver notre environnement et de protéger ce qui est en danger d’extinction. Nous continuerons à imposer des mesures de protection dans tous les domaines, tels que l’interdiction de la chasse aux singes dans nos parcs nationaux et nos forêts.

Je voudrais enfin ajouter un sixième point à cette liste : Mon pays est une jeune nation, comme beaucoup d’autres en Afrique. Le processus de la décolonisation nous a conféré l’indépendance et la souveraineté, mais dans de nombreux cas, il nous a laissés sans traditions, institutions et fonctionnement politique fiable… Nous sommes donc en apprentissage, et, par nature, un processus d’apprentissage n’est pas exempt d’erreurs… Ce n’est pas une excuse ou une justification, mais plutôt un fait constaté par la propre dynamique de l’évolution. Portez vos regards vers l’Afrique d’aujourd’hui et vous constaterez ce que je veux dire. L’Afrique est en train d’expérimenter un processus de mutations positives et de progrès à partir des valeurs partagées de la démocratie, des droits de l’homme, de la bonne gestion économique, de la bonne gouvernance de ses institutions, bref en vue de la consolidation de l’état de droit des ses nations.
Cet objectif a été fixé par le gouvernement de mon pays pour l’horizon 2020… (…) Nous comprenons que les gens réclament, à juste titre, un gouvernement plus ouvert, attentif et réceptif… Nous le comprenons et je le respecte profondément, mais il est tout aussi important de comprendre que la transparence et l’ouverture doivent être les résultats d’une évolution progressive. En agissant autrement, il est probable que nous commettrions des erreurs irréparables.
Nous sommes donc plongés dans ce processus qui n’est, en aucune façon, ni achevé, ni satisfaisant, mais nous faisons de notre mieux. Comme dans toutes les évolutions naturelles, l’influence extérieure n’est pas nécessaire, car il n’existe pas de solution uniforme. Je peux seulement dire à nos détracteurs : Peut-être avez-vous raison… Venez nous aider à atteindre ces objectifs au lieu de nous critiquer de loin et montrez-nous les avantages découlant de traditions et d’expériences séculaires de vos nations.

Chers amis, Mesdames et Messieurs, l’Afrique de 2011 n’est pas l’Afrique que nous avons connue, il y a 20 ans. Nous avons apporté des améliorations significatives en matière de politiques d’infrastructures, de santé, d’éducation, de bonne gouvernance, d’alimentation et d’énergie. L’Afrique n’est pas parfaite, mais elle travaille à s’améliorer au niveau continental et au niveau individuel, dans les pays récemment libérés. (Applaudissements)
L’Afrique doit également gérer ses propres affaires, prendre ses propres décisions, affronter ses problèmes et résoudre ses crises. C’est ce que nous avons obtenu au Liberia, en Sierra Leone, au Rwanda, au Burundi, en Afrique du sud, en République démocratique du Congo, entre autres.
Seule l’Afrique connaît la nature même de ses peuples et de leurs problèmes. Un étranger est susceptible de proposer des solutions erronées. Les problèmes africains ne peuvent se résoudre selon une optique européenne, américaine ou asiatique, parce que l’Afrique a ses propres particularités, et sa propre vision culturelle et politique.

La Communauté internationale, et avant tout les pays occidentaux, ne peuvent décider des affaires proprement africaines en excluant l’Union africaine. (Applaudissements) En ma qualité de Président de l’Union africaine, j’ai insisté pour que la volonté africaine soit prise en compte dans le traitement de la crise libyenne ; aussi, l’Union africaine condamne l’intervention militaire et demande le cessez-le-feu immédiat en Libye afin de rechercher une solution négociée par les parties en conflit. (Applaudissements)
De même, je pense que les problèmes constitutionnels en Côte d’Ivoire, à Madagascar, au Sud Soudan, en Tunisie et en Egypte, doivent impliquer l’Union africaine, car c’est à elle que revient l’immense responsabilité de préserver le continent et son avenir. Le monde peut et doit soutenir l’Union africaine, mais non diriger et gérer en toute exclusivité. Dans certaines crises, la communauté internationale sera surprise de découvrir que nous n’avons pas un avis si différent sur les solutions possibles et réalisables, mais qu’en général l’opinion africaine est fondée sur les réalités politiques africaines.

Chers amis, Mesdames et messieurs, l’aube de l’Afrique commence aujourd’hui, avec cette Conférence « Gateway to Africa ». Nos objectifs de ces dernières années restent à l’ordre du jour : éradication du sida, réduction de la mortalité infantile et maternelle, lutte contre la famine, meilleur accès à l’eau potable, transparence économique et politique, ainsi que l’intégration de nos jeunes dans le processus de développement de nos nations… Au nom de cette Afrique, je demande à nos partenaires des autres continents de se joindre  à nous pour transformer l’Afrique… L’Afrique a besoin d’être indemnisée après plusieurs siècles d’exploitation. Nous le méritons, nos enfants et nos petits-enfants le méritent encore davantage.
Mesdames, Messieurs, je vous remercie. » (Source : Africa 24)

          21.04.2011 - Retour sur "Gateway for Africa" (1) : Le "plan com" d'Obiang en Suisse...

Pour Africa Intelligence, la récente Conférence"Gateway to Africa" - qui s'est déroulée à Genève au début du mois - n'a été rien d'autre qu'une opération de communication, visant à "restaurer l'image du président de la Guinée équatoriale à l'échelle internationale, "à se roder et s'exercer la voix... avant d'accueillir le prochain sommet de l'Union africaine dans son pays", en juillet prochain.

« L’ancien ministre français des Affaires étrangères, Bernard Kouchner et le président Teodoro Obiang Nguema de Guinée équatoriale ont été, avec d'autres personnalités - Gordon Brown, Rudy Giuliani, le prix Nobel Wangari Maathai, Al Gore, Youssou N'Dour, Kofi Annan ... - parmi les invités VIP de la première conférence "Gateway to Africa", qui s'est tenue entre 4 et 6 avril 2011 à l'hôtel Intercontinental de Genève. L'événement a eu lieu à l’initiative d’un groupe privé israélien Comtec spécialisé dans l’organisation de conventions internationales, et des chefs d'Etat, universitaires, médecins et experts ont pu y échanger sur les solutions à apporter aux problèmes de l'Afrique. Il a surtout permis à Obiang Nguema de faire un grand "outing". Et pour cause. Les invités l'ignoraient peut-être, mais c'est Malabo qui a financé ce rendez- vous ultra-chic (buffets, décorations, interventions…).

En préambule, les participants ont assisté à une très longue présentation de la Guinée équatoriale, projetée sur un grand écran. Puis, Obiang ouvert la Conférence par un discours-fleuve, ponctué par les applaudissements de la délégation équato-guinéenne, un groupe de plus de 40 personnes - parmi les 400 invités - composée de ministres, hauts fonctionnaires et même de prétendus opposants. On aurait dit à certains moments qu'il se trouvait dans une assemblée extraordinaire du Parti démocratique de Guinée équatoriale (PDGE, au pouvoir) ! L' "émir de Malabo" a saisi l'occasion pour condamner l'intervention militaire "extérieure" en Côte-d'Ivoire et en Libye… Selon nos sources, Comtec aurait décidé de supprimer les droits d'inscription pour s'assurer une meilleure audience. Bernard Kouchner a ainsi parlé des défis sanitaires auxquels l'Afrique est confrontée.. On ignore s'il a évoqué la situation de la Guinée Equatoriale en direct avec Teodoro...

Même si elle dispose d'une filiale à Madrid, Comtec n'est pas présente à Malabo. En revanche, l'Israélienne Yardena Ovadia est une proche du président Obiang à travers sa société de BTP spécialisée dans la construction de cliniques. Coïncidence ? La femme d'affaires, qui est également consule de la Guinée équatoriale en Israël, était très visible à cette conférence, où elle a été présentée comme une "bienfaitrice de l'Afrique".  Il arrive également à Ovadia de se diversifier. En 2008, elle a ainsi à titre d'intermédiaire dans une vente d'armes d’une valeur de 100 millions de dollars à la Guinée équatoriale et pour le compte d'Israel Shipyards Ltd et Israel Military Industry Ltd. » (Sources : La Lettre du Continent, n° 610, 21 avril 2011 - Asodegue)

          20.04.2011 - Les leaders de l'opposition reçus en audience privée au Palais présidentiel

Lundi dernier, le président de la Guinée équatoriale, Teodoro Obiang Nguema, a reçu au Palais présidentiel de Malabo les responsables des divers partis d'opposition.

C'est d'abord le Secrétaire général de la Coalition sociale-démocrate (PCSD), Buenaventura Monsuy Asumu qui a pu s'entretenir avec le Chef de l'Etat, en présence du ministre de l'Intérieur et les Sociétés locales, Clemente Engonga Nguema Onguene.
Puis ce fut au tour de l'Union populaire, représentée par son président, Daniel Dario Martinez Ayecaba, et de la Convergence pour la Démocratie sociale (CPDS), représentée par Placido Mico Abogo, Secrétaire général de cette formation politique, et par ailleurs seul député d'opposition au parlement équato-guinéen.

Le site web du ministère équato-guinéen de l'Information déclare que ces entretiens ont permis "d'aborder les différents sujets de l'actualité nationale et internationale", mais elle ne se fait pas l'écho des critiques ou des revendications de l'opposition en matière de liberté, de démocratie et à propos des droits de l'homme...
Le leader du parti d'opposition'Union populaire (UP), Daniel Darío Martínez Ayacaba, a néanmoins jugé "positif" le fait qu'en moins d'un mois, le président Obiang ait reçu par deux fois les leaders de l'opposition, ce qui, selon lui, « est bon pour la renforcer la confiance mutuelle et le dialogue entre l'opposition et le gouvernement. »

Lors d'une précédente réunion avec les forces politiques du pays, le président avait annoncé certaines réformes, telles que la réduction de la durée du mandat présidentiel à 5 ans, renouvelable une seule fois, ainsi que la création d'un Sénat et d'une Cour des comptes pour mieux combattre la corruption.

A ce sujet, le président d'Union populaire a déclaré que la question cruciale était « de savoir à quelle date ces réformes seront adoptées... Nous espérons que cette fois tout ce qui a été annoncé sera bien réalisé...» Par ailleurs, Daniel Dario Martinez Ayacaba a confié avoir demandé au président de la Guinée équatoriale de libérer les prisonniers politiques et de déclarer une amnistie générale afin de rendre possible le retour des exilés. (Sources : Página Oficial del Gobierno de la República de Guinea Ecuatorial, EFE)

          18.04.2011 - Projet d'un nouveau siège à Malabo II pour le ministère de l'Energie

La société portugaise Saraiva & associados, qui a son siège à Lisbonne, a publié aujourd'hui le projet qu'elle a conçu pour le gouvernement de la Guinée équatoriale.


Il s'agit d'édifier à Malabo II un bâtiment moderne, constitué de deux immeubles et destiné à recevoir l'administration et les services du Ministère des Mines, de l'Industrie et de l'Energie.

Les deux immeubles auront une forme rectangulaire et seront faits de matériaux contemporains. La réalisation des façades, par exemple, obéira à des considérations thermiques : les façades nord et sud seront plus transparentes de façon à minimiser la consommation d'énergie pour le chauffage, tandis que les façades à l'est et à l'ouest présenteront sur toute leur longueur horizontale des feuilles de métal réfléchissant. 

Au début de 2009, Saraiva & Associados avait été invité par une Société de construction portugaise à développer un projet pour la conception et la construction de l'Institut technologique national des Hydrocarbures dans l'île de Bioko.
Saraiva & associados avait alors décidé d"ouvrir un bureau à Malabo et fut encore chargé de divers projets, notamment dans le secteur de l'hôtellerie. 
(Sources : europaconcorsi.com, saraivaeassociados.com)

          18.04.2011 - Des soldats sud-africains chargés de la sécurité  en Guinée équatoriale

Samedi dernier, à Malabo, le président Teodoro Obiang Nguema  a reçu un contingent de 28 soldats des forces de sécurité et de défense de l'Afrique du sud.

Le Chef d'Etat de la Guinée équatoriale a déclaré que la mission de ces troupes, envoyées par le président Zuma, était d'assurer la sécurité pendant les deux événements internationaux que doit accueillir prochainement le pays :  Le sommet de l'Union africaine (UA) qui aura lieu du 29 juin au 1er juillet dans la capitale équato-guinéenne, Malabo, sous le thème : « Accélérer l'insertion des jeunes dans le cadre du développement durable », et la Coupe d'Afrique des nations, accueillie conjointement avec le Gabon, et qui est prévue pour Janvier 2012.

En présentant le déploiement de soldats sud-africains en Guinée équatoriale comme un "don" du président Zuma, le dirigeant de la Guinée équatoriale qui est également l'actuel président de l'Union africaine, a déclaré qu'il souhaite bénéficier de l'expérience en matière de sécurité de ce pays d'Afrique australe qui a su accueilli avec succès la dernière Coupe du monde.
« C'est pourquoi je vous ai voulus aux côtés de vos frères équato-guinéens pour garantir ensemble la sécurité durant ces événements... », a déclaré le président Obiang Nguema devant le contingent de soldats sud-africains, composé de militaires et d'experts de la police et des services de renseignement.

Le président équato-guinéen a justifié la présence de ces troupes étrangères dans son pays en se référant aux accords de coopération, de sécurité et de défense signés entre Malabo et Prétoria.

La vice-ministre de la police d’Afrique du sud, Makhotso Magdeline (Maggie) Sotyu était venue en Guinée équatoriale pour une visite officielle du 13 au 18 mars dernier et avait rencontré à cette occasion le ministre équato-guinéen de la Sécurité nationale, Nicolas Obama Nchama. C'est probablement lors de leurs échanges que cette décision a été prise. Il avait été également question de l'équipement et  la formation des policiers, de l'utilisation des technologies de l’information et de la communication (TIC) dans la lutte contre la criminalité et de diverses autres questions techniques.

Par ailleurs, à l'approche de ces deux événements, la Guinée équatoriale a recruté 5 000 policiers et gendarmes pour assurer la sécurité dans un quartier nouvellement construit, situé à environ 7 kilomètres de Malabo.
Ce quartier neuf, surnommé "ville de l'Union africaine" est situé à Sipopo, sur le front de mer, avec 52 maisons destinées aux Chefs d'Etat et de gouvernement de l'Union africaine qui sont attendus au Sommet, un hôtel cinq étoiles et une salle de conférence de grande capacité. (Source : APA)


          18.04.2011 - Foot féminin - Eliminatoires  JO 2012 : Victoire sur le Cameroun

Hier dimanche, au stade de Malabo, la sélection équato-guinéenne de football féminin a battu le Cameroun par 2-0 et s'est qualifiée pour la phase finale du tournoi de qualification olympique. Dans ce troisième et dernier tour, il leur reste à présent deux matchs à jouer contre le Nigeria, et la pression est grande dans ces deux équipes qui redoutent d'échouer si près du but.
La première rencontre contre les "Super Eagles" aura lieu entre le 26 juillet et le 28 août à Abuja (Nigeria) et le match retour entre le 9 et le 11 septembre à Malabo.

Tandis que le match aller qui avait eu lieu à Yaoundé (Cameroun) s'était soldé par un match nul 0 à 0, cette rencontre qui s'est déroulée hier devant le public de Malabo a consacré la supériorité technique du Nzalang féminin. Dès la 15e minute, Genoveva Ayong Man a ouvert le score et, dans la deuxième période, c'est un but de Jade Boho, du Rayo Vallecano, qui a mis fin aux espoirs des supporters camerounais. Avec un score de 2 à 0, l'ambiance dans le stade est devenue plus festive : Environ quinze mille fans vêtus de rouge et agitant le drapeau national dans leurs mains, ont commencé à chanter, et, malgré de nombreux changements dans leur équipe tout au long de la rencontre, les Lionnes n'ont rien pu faire.

L'entraîneur du Cameroun, Enou Nganchou, dans un geste élégant, a reconnu la qualité des joueuses de la Guinée équatoriale et leur a souhaité bonne chance et réussite en Allemagne pour la Coupe du monde 2011 et pour son dernier match de qualification en vue des Jeux olympiques de Londres en2012 : « Cette équipe, a-t-il déclaré, représentera l'Afrique et, en particulier, la sous-région d'Afrique centrale ». (Sources : futboldeguinea.wordpress.com, Página Oficial del Gobierno de la República de Guinea Ecuatorial) 


          17.04.2011 - Guinée équatoriale : Des voix rares, mais percutantes, sur internet

Chercheuse espagnole spécialisée dans les Etudes africaines, et notamment sur les intellectuels d'Afrique centrale, Ana Lúcia Sá a publié, vendredi dernier, sur le site Globalvoices un billet intitulé : "Guinée équatoriale : Des voix rares, mais percutantes sur le Net" :


«  Quand ce qui a été qualifié de "révolutions arabes" a débuté, certains observateurs se sont demandés si la même chose serait possible en Afrique subsaharienne. Un vent de liberté a soufflé au cours des manifestations et à travers un outil fondamental : l'Internet. Non seulement des blogs et des comptes Twitter ont été utilisés pour diffuser les informations ou inviter les populations à lutter pour leurs droits, mais ces plateformes ont aussi servi à partager leurs idées et leur aspiration à la liberté.

L'Égypte compte environ 200 000 blogs et 5 millions d'utilisateurs de Facebook. Très différente est la situation en Guinée équatoriale, où seulement 2 pour cent de la population ont accès à Internet,  1 000 utilisateurs ont une page Facebook et où on recense… 2 blogs. 

Deux blogs connus. Juan Tomás Ávila Laurel (Malabo, en espagnol, comme les liens suivants) (photo) et Eyi Nguema (Opinión desde Guinea Ecuatorial) sont les seuls blogueurs qui écrivent sur la Guinée équatoriale. Mais leurs blogs sont basés en Espagne, le premier sur le site du magazine Frontera D et le deuxième sur le site du quotidien El País.

La comparaison avec la situation en Egypte sur ce sujet n'est pas le fruit du hasard. Le 11 février, pendant que des milliers de manifestants occupaient la place Tahrir et que Hosni Moubarak annonçait sa démission, le président du Congrès espagnol des députés, M. José Bono, visitait la Guinée équatoriale, prononçant la fameuse phrase : « Il y a plus de choses qui nous unissent que de choses qui nous séparent. » Et il ne parlait pas au peuple équato-guinéen, mais au dictateur Teodoro Obiang Nguema, au pouvoir depuis 1979. Ce même 11 février, Juan Tomás Ávila Laurel a commencé une grève de la faim pour protester contre la "dictature qui engloutit nos âmes" et contre le soutien de l'Espagne à Obiang.

Dans son dernier billet, publié avant de commencer la grève de la faim, Juan Tomás Ávila Laurel avait écrit sur la dictature de M. Obiang et sa présidence de l'Union africaine. Il avait dénoncé la construction de routes et de bâtiments de prestige pour des évènements organisés par des institutions, pendant que les Equato-guinéens étaient confrontés au manque d'infrastructures sociales de base et à la destruction de leurs maisons, lorsqu'elles sont placées à des endroits jugés "stratégiques" :

« Malabo, dans les environs du village Baney, mais le long de la côte, ils ont rasé un très grand quartier pour construire des hôtels, des établissements luxueux et les résidences privées des présidents africains pour leur rencontre au sommet de cette année. »

Sur son blog Opinión desde Guinea Ecuatorial, Eyi Nguema dénonce aussi le manque de politique sociale et économique du gouvernement : comment vivre sans électricité, comment résoudre les problèmes d'eau, comment faire de la Guinée équatoriale un endroit ayant sa place dans les réseaux sociaux globaux ? Et comment bâtir un pays pour ses citoyens et non pour des intérêts étrangers ou pour la seule élite politique liée au clan du [Président Obiang Nguema] ?

« Ici, nous Equato-guinéens, ne contrôlons rien de tout ça ; c'est pour cela que nous devons retourner le couteau dans la plaie et travailler avec l'idée que nous devons lutter pour notre indépendance.
 »

Outre la lutte incessante pour l'autonomie politique, trouver un toit est un problème quotidien en Guinée équatoriale. Dans son plus récent billet, Eyi Nguema décrit le problème du logement dans son pays :

« En effet, si vous ne voulez pas dormir à ciel ouvert, vous achetez quatre planches, quatre piliers de bois (ou des blocs de ciment et du sable) et des tôles, vous vous construisez un abri ; d'un côté, vous creusez un puits pour l'eau, et, de l'autre, la fosse septique pour les eaux usées (qui sert aussi de latrines). Et voilà ! Ici, quand nous parlons de logement, 80 pour cent ou plus du temps, nous parlons de ce genre de constructions. »

Ces blogueurs ne cachent pas le fait que la Guinée équatoriale est un pays riche. Le pétrole, le bois et l'eau abondent. Mais la plus grande partie de la population vit dans la misère, avec des taux élevés de mortalité infantile et une paralysie de l'agriculture. Les violations des droits humains, comme la persécution politique et les exécutions sommaires, sont fréquents, comme le confirme un rapport récent d'Human Rights sur le pays.

Le blogueur Juan Tomás Ávila Laurel s'exprime aussi sur ces problèmes. Mais dans son cas, le cyber-activisme est un véritable engagement politique. Ce blogueur et écrivain renommé dit souvent qu'il est un esprit libre et qu'il n'a pas l'intention de s'engager en politique. Mais lorsqu'il s'est vu lui-même contraint de quitter la Guinée équatoriale et a commencé sa grève de la faim, il était déjà un symbole politique. Il décrit la Guinée équatoriale comme un "royaume républicain" ou une "non république" et il a dénoncé le népotisme et la confiscation de l'Etat par Obiang lorsqu'il était dans son pays. Maintenant, il vit à Barcelone et écrit sur les dangers de l'apathie des communautés nationale et internationale et l'absence d'action due à la peur. Il rappelle qu'un des arguments entendu est : « Ici, nous vivons bien. C'est l'Afrique. Il y a des pays encore pires. Ne l'avez-vous pas entendu dire à la radio ? »

La radio nationale subit une censure politique sévère. Les auditeurs de la Radio-Télévision Nationale de Guinée Équatoriale ne savent pas ce qui s'est passé en Tunisie, en Égypte ou en Libye. Dans un pays sans journaux, ils dépendent du bouche à oreille pour s'informer. Ceux qui ont accès à Internet peuvent lire Asodegue, le seul autre site fournissant [régulièrement] des informations sur la Guinée équatoriale.

Dans un environnement aussi extrême, les blogs de Eyi Nguema et Juan Tomás Ávila Laurel offrent deux rares possibilités de commencer à construire un espace virtuel d'expression libre. Comme le dit Juan Tomás Ávila Laurel, This is Africa (C'est l'Afrique). 
» (Ecrit par Ana Lúcia Sá - Traduit par Abdoulaye Bah)


          17.04.2011 - Interview de l'avocat Fabián Nsué Nguema à la radio espagnole

Les 26 et 29 mars dernier, le programme " África Hoy " de la Radio Extérieure d'Espagne a diffusé une interview de Fabián Nsué Nguema, avocat équato-guinéen et secrétaire général du parti d'opposition Union Populaire (Unión Popular de Guinea Ecuatorial), dirigé par Faustino Ondó Ebang. Elu lors du dernier Congrès d'UP, Faustino Ondó Ebang a été mis en cause l'an dernier dans le procès de l'attaque du Palais présidentiel et il est actuellement en exil en Espagne.

Au sujet de la manifestation qu’Union populaire souhaitait organiser à Malabo, le mois dernier, pour exiger les libertés fondamentales et la démocratie, laquelle avait été finalement annulée, faute d’avoir pu obtenir l’aval des autorités, l’avocat a déclaré : « A propos de cette manifestation, je ne peux pas dire grand-chose, car c’est bien une faction de l’UP qui l’a organisée, mais vous savez que nous connaissons une crise interne, et il s’agissait là de la faction [pro-gouvernementale] dirigée par Daniel Darío Martínez Ayecaba. »
A propos de ce dernier, Fabián Nsué Nguema précise : « C’est un fonctionnaire de l'Administration publique, et je ne sais pas ce qui se cache derrière cet appel à manifester. Si j'appelle à manifester dans ces conditions, je ne peux pas m'attendre à ce que le Gouvernement autorise cette manifestation... Nos frères qui, dans le nord [de l'Afrique] luttent contre des dictatures n'attendent pas du gouvernement qu'il les approuvent, parce que cela n'arrivera jamais. Ils vont de l'avant et ils agissent. »
« En Guinée équatoriale, il n'y a que de timides manifestations », poursuit-il, mentionnant la menace de grève de la faim de l'écrivain Ávila Laurel, qu'il qualifie de "gamin"...

Pour Fabián Nsué, l'époque des dictatures est terminée... et tôt ou tard toutes prendront le chemin de la Tunisie, de l'Egypte ou du Yémen. « Certaines entrent les premières dans ce processus, d'autres suivront, parmi lesquelles la Guinée équatoriale... », a déclaré l'avocat.

A une question du journaliste évoquant les divergences entre l'UP que préside Faustino Ondó Ebang et la faction pro gouvernementale de Daniel Darío Martínez Ayecaba, l'avocat Fabián Nsué a répondu : « Oui, cela ne date pas d'hier. Le gouvernement d'Obiang y a largement contribué en tentant d'imposer un autre président. Pour y parvenir, le gouvernement lui a attribué un financement de 300 millions de francs Cfa lors des dernières élections et ainsi [cette faction] s'est implantée là-bas, a pris le sigle d'UP, et ainsi de suite... »

Concernant l'audience que le président Obiang a récemment accordé aux leaders des partis politiques présents dans le pays, Fabián Nsué Nguema déclare encore : « À cette audience présidentielle, étaient présents le dirigeant de la CPDS, Plácido Micó, et [Daniel Darío Martínez] Ayecaba...
Obiang leur a parlé de prétendues réformes, qui sont insignifiantes. Mais il en ressort qu'on n'a parlé ni des prisonniers politiques, ni du retour des réfugiés. Tout ceci est une farce grotesque. Il n'y a eu aucune réclamation ni concessions à ce sujet... » Fabián Nsué pense que « les Autorités de la Guinée Équatoriale s'inquiètent des protestations qui se sont élevées en Afrique du nord. » Pour lui, « le monde est fatigué des dictateurs. En Guinée, la nervosité est tangible, il y a beaucoup de présence policière et militaire dans les rues. Le régime redoute de possibles émeutes. » (Source : espacioseuropeos.com)


          15.04.2011 -JO 2012 : La FIFA tranche en faveur des Lionnes du Cameroun

En vue du match retour des éliminatoires du tournoi de football féminin des Jeux Olympiques Londres 2012 qui oppose le dimanche 17 avril à Malabo la sélection de la Guinée Equatoriale à celle du Cameroun, une trentaine de personnes vont constituer la délégation Camerounaise et non 25 seulement comme a tenté d’imposer le pays hôte. 

Au départ, les autorités équato-guinéennes avaient décidé de mettre uniquement 25 visas d’entrée dans leur pays à la disposition des Camerounais. Révoltées, la fédération camerounaise de football s’est plaint au niveau de la Fifa, en estimant que la décision des équato-guinéens non seulement ne respecte pas les règlements en vigueur, mais aussi réduit considérable la taille de l’encadrement officiel de l’équipe camerounaise. 
La Fifa est donc intervenue et finalement, la Guinée Equatoriale a consenti de mettre à la disposition des visiteurs 31 visas pour joueurs et encadreurs. 
« Quand ils venaient chez nous pour le match aller, nous leur avons mis à leur disposition jusqu’à 47 visas, qu’à cela ne tienne, nous allons faire avec ce qu’ils nous ont donné » déclare Ufei Nseké, attachée de presse au sein de la tanière des Lionnes indomptables. 
La délégation camerounaise s’envolera de Yaoundé, demain samedi, pour la Guinée Equatoriale. 

Lors du match aller joué dans la capitale camerounaise, il y a deux semaines, les deux sélections avaient fait jeu égal sur le score de 0:0. Un autre match nul mais avec but qualifierait les Lionnes pour le tour suivant. Mais, les Equato-guinéennes du Nzalang Nacional sont données favorites. Depuis 2008, elles ont toujours pris le dessus sur les Lionnes. (Source : Fecafoot)


          15.04.2011 - Le nouvel évêque d'Ebebiyín sera ordonné le 7 mai prochain

Jusqu'alors curé des paroisses Notre-Dame du Carmel et Marie auxiliatrice, dans l’île de Bioko, l'abbé Juan Nsue Edjang Mayé a été récemment nommé par le pape Benoît XVI dans la charge d'évêque pour le diocèse d'Ebebiyín.

Cette nomination a eut l'effet d'un grand soulagement pour les chrétens de ce diocèse qui n'avait plus de pasteur depuis la mort de Mgr Alfred Maria Oburu Asue (CMF), survenue en août 2006. C'était  Mgr Juan Matogo Oyana, actuel évêque de Bata, qui jouait ce rôle en qualité d'administrateur apostolique en attendant la décision du Vatican.

Juan Nsue Edjang Mayé s'est donc rendu à Rome pour finaliser les préparatifs de son ordination qui doit avoir lieu le 7 mai prochain, à Ebebiyín.

Sur le chemin du retour, le nouvel évêque est repassé par Santa Cruz de Tenerife (Espagne). Dans cette ville, il a rendu visite au séminaire de La Laguna où il a passé 7 années en formation et où il dit avoir gardé de merveilleux souvenirs : « Ici, je me suis fait beaucoup d'amis. L'abbé Lucio Gonzalez qui était directeur à ce moment-là m'a accueilli avec beaucoup de générosité, ainsi que  l'évêque, Mgr Bernardo Alvarez,  dont je fus l'élève. C'est pourquoi revenir sur cette île est pour moi comme un pèlerinage, comme une démarche de reconnaissance pour le travail du Séminaire de Tenerife... », a-t-il expliqué.

Juan Nsue Edjang Mayé, qui est né à Mikomeseng, le 9 Novembre 1957, a été ordonné prêtre, le 25 mars 1995, et incardiné dans l'archidiocèse de Malabo, où il fut curé de la cathédrale de Malabo, trésorier du même archidiocèse et directeur spirituel et formateur au Séminaire inter-diocésain de l'Immaculée, à Bata.
D'autre part, le nouvel évêque équato-guinéen a voulu profiter de cette occasion pour inviter tous ceux qui le souhaitent à venir découvrir l'Eglise de son pays et sa mission sur le terrain. « Vous y serez bien accueillis parce que nous les Guinéens nous sommes par nature très accueillants », a déclaré Mgr Nsue Edjang Mayé. »(Sources : ABC, Europa Press)


          15.04.2011 -Le président Obiang félicite Alassane Ouattara

Après avoir longtemps refusé de prendre parti pour l'un ou l'autre des deux hommes proclamés président de la Côte d'Ivoire, le Chef d'Etat de la Guinée équatoriale est enfin sorti de sa réserve, aujourd'hui vendredi, en adressant à Alassane Ouattara un message de félicitations pour son "élection démocratique" qui lui a donné "la majorité requise" pour présider au destin de sa nation. 

Jusqu'alors, le président Obiang justifiait sa position de neutralité concernant la crise ivoirienne en arguant que ses responsabilités de président de l'Union africaine l'obligeait à se placer au-dessus des querelles partisanes. 

Alors que l'Union africaine avait reconnu l'élection d'Alassane Ouattara, le président Obiang s'était principalement exprimé, le 5 avril dernier, contre une intervention militaire, tant en Côte d'Ivoire qu'en Libye. Certains n'hésitaient donc pas à considérer qu'il continuait tacitement à soutenir son ami Laurent Gbagbo dont il avait reçu, à Malabo en janvier dernier, le premier ministre, Gilbert Ake Ngbo.

Aussi, dans le communiqué publié par le ministère de l'Information, Teodoro Obiang Nguema a insisté sur la légitimité du nouveau président. Reconnaissant "la tâche difficile" qu'il devra accomplir "pour maintenir la paix et la stabilité", Teodoro Obiang Nguema a déclaré qu'il espérait la "magnanimité" du président ivoirien afin de "surmonter les querelles fratricides" et les "inutiles réglements de compte" en faveur du "pardon et de la réconciliation"... 

En conclusion, le président de la Guinée équatoriale a adressé à son homologue ivoirien un "message d'encouragement et de solidarité pour la difficile tâche que le peuple vous a confiée " et afin de réussir "la réconciliation et la reconstruction morale de la nation"...

Le communiqué officiel ne fait aucune allusion à la fonction de président de l'UA qu'occupe le Chef de l'Etat équato-guinéen, ni à l'intervention conjointe des troupes de la mission des Nations Unies (ONUCI) et des forces de la mission française "Licorne" mission française qui a été décisive dans le dénuement de la crise ivoirienne en faveur de Ouattara. (Sources : Página Oficial del Gobierno de la República de Guinea Ecuatorial, Europa Press)


          14.04.2011 - Football féminin : Plainte de la Fecafoot contre la Guinée équatoriale


En début de semaine, l’Ambassade de Guinée équatoriale au Cameroun a saisi la Fédération camerounaise de football (Fécafoot) pour lui signifier les modalités à remplir pour le  déplacement des Lionnes Indomptables à Malabo, le week-end prochain, en vue du match retour du second tour des éliminatoires des Jeux Olympiques « Londres 2012 » en football féminin.

Le contenu de la lettre écrite en espagnol précise que la représentation diplomatique de Guinée équatoriale ne va octroyer que 25 visas à la délégation officielle camerounaise. De plus, pour chaque membre de cette délégation, les Autorités diplomatiques équato-guinéennes exigent un extrait de casier judiciaire en bonne due forme…

La Fecafoot crie au scandale et à l'injustice, car ces mesures, selon elle, empêcheraient les supporters camerounais d'aller massivement en Guinée Équatoriale et elles obligeraient même la Fecafoot à limiter à quatre personnes l'encadrement technique de leur équipe féminine : l'entraineur, un préparateur physique, un kynésithérapeute et le médecin de l'équipe.

 Surprise par cette attitude, la Fécafoot a saisi la Fifa pour arbitrage en lui communiquant la liste de toutes les personnes qui feront partie de la délégation officielle, avec copie aux autorités de Guinée équatoriale.
« C’est bien sûr un nombre supérieur à 25. Les joueuses et tout le staff font 29 personnes environ, sans compter le chef de délégation. Ils étaient 33 personnes à qui on a donné des visas dans leur délégation officielle au match aller ici à Yaoundé. Le principe de réciprocité voudrait qu’ils fassent au moins la même chose pour nous », s’indigne Colette Dibo, membre de la Commission nationale du football féminin à la Fécafoot.
En outre, elle précise que « lors des compétitions organisées par la Confédération africaine de football (CAF), le pays hôte est tenu de prendre en charge 25 personnes au maximum de l’équipe visiteuse. Quant aux compétitions organisées par la FIFA, le pays visiteur se prend en charge en terre d’accueil. Or, nous sommes ici dans un match de la FIFA. Le Cameroun peut donc, s’il le désire, avoir autant de personnes qu’il veut dans sa délégation officielle ».

Une source proche de la direction administrative des équipes nationale nous a confié que tous les dossiers de visas de tous les membres devant faire partie du voyage ont été reçus à l’ambassade de Guinée équatoriale hier, sans conditions.
« On attend la suite. C’est peut-être après qu’ils vont poser des problèmes », note cette même source.

Au match-aller, disputé au stade Ahmadou Ahidjo de Yaoundé, le 2 avril dernier, les Lionnes Indomptables et le Nzalang nacional avaient fait match nul (0-0).

Le match retour s’annonce difficile pour les deux équipes. Il va se jouer devant plus de trente mille personnes acquises à la cause du Nzalang. « Tout ce qu’ils font là, lance un administrateur de la Fécafoot, ce sont des manœuvres de déstabilisation. A défaut pour nous de gagner là-bas, un match nul avec buts nous qualifierait. Restons seulement vigilants... » (Source : Radio Equinoxe)


          11.04.2011 - Le procureur Mangue Elunku en tournée dans les centres de détention du pays

Le procureur général de la république, Carlos Mangue Elunku, a déclaré samedi avoir constaté la violation des droits fondamentaux et judiciaires des personnes détenues dans les centres de détention de la partie insulaire de Guinée équatoriale.

S’exprimant lors de sa visite dans les commissariats et prisons de Black beach, à Malabo, pour contrôler la légalité des agissements des pouvoirs publics, il a déclaré que « personne ne doit être détenue dans un commissariat de police plus de 24 heures sans décision de justice... Mais nous avons trouvé plusieurs personnes détenues au delà de ce délai sans qu’elles soient présentées au juge ou sans l’autorisation de ce dernier pour prolonger la durée de détention comme le prévoit la loi, a encore dit Carlos Mangue Elunku .

« Nous avons aussi trouvé plusieurs prisonniers en détention préventive à la prison de Black Beach dont le procès ne respecte pas les délais établis par la loi » a encore dit Carlos Mangue.
« Nous avons demandé au juge que ces personnes de Black beach et d'autres du commissariat soient libérées le plus vite possible, notamment celles dont le problème n'est pas grave et pour les autres, il faut organiser leur procès le plus vite possible », a poursuivi le juge.

« Pour le cas des étrangers détenus pour défaut de papiers, il a indiqué que selon la loi de Guinée équatoriale, il ne s’agit pas d’un délit mais plutôt une infraction administrative... Il faut demander à la personne entrée clandestinement de chercher des papiers, dans le cas contraire on la rapatrie vers son pays » a expliqué le procureur général de la république.
« La loi oblige le procureur général de contrôler la légalité des agissements des pouvoirs publics qui doivent toujours agir conformément à la loi », a conclu Carlos Mangue Elunku affirmant qu’il va continuer sa visite des prisons et commissariats sur la partie continentale. (Source : APA)


          10.04.2011 - Football - Qualifications JO 2012 : La Guinée équatoriale éliminée

10.04.2011 - La sélection équato-guinéenne de footballeurs de moins de 23 ans a mis fin à sa participation en phase de classification de la CAF pour les Jeux olympiques avec une défaite de 1 but à 4 face au Nigeria dans le stade de Malabo. Le score d'aujourd'hui a confirmé la supériorité des “Super Eagles” qui avait déjà remporté le match aller sur le score de 5-0 à Benin City (Nigeria), fermant ainsi la route de Londres aux joueurs "formés" par le Barcelonais José Manuel Embela.

La victoire a été obtenue grâce au triplé de Ekigho Ehiosun aux 30e ,66e et 71e mn. A la 45e mn Uchechi Chima Daniel a inscrit le deuxième but Nigérian tandis que l'équato-guinéen Kelvin Bartolome Abaga est l'auteur de l'unique réalisation de sa sélection.
Les lourds scores encaissés par les Olympiques suscitent la colère chez les supporters. La Fédération nationale de football (FEGUIFOOT) dirigée par Bonifacio Manga Obiang et le staff technique sont mis en cause, accusés de ne pas prendre au sérieux le football équato-guinéen. La Guinée équatoriale n'a jamais participé aux jeux Olympiques.
Sur son compte Twitter, l'entraineur espagnol a déclaré : « Je dirais que le point positif est que les gamins n'ont jamais abandonné la partie : ils se sont fiés à mes conseils et ont essayé de jouer leur meilleur football, mais le Nigeria a été beaucoup plus fort... »

La Guinée équatoriale éliminée, la compétition se poursuivra donc sans elle : Le tirage au sort du troisième tour éliminatoire du tournoi olympique des Jeux de Londres en 2012 sera effectué au Caire, le mercredi 13 avril 2011 au siège de la CAF. Les matches aller ont été fixés aux 3, 4 ou 5 juin prochain, alors que les rencontres retour sont programmées les 17, 18 ou 19 juin.
Au total 32 pays sont en lice pour les éliminatoires dont le dernier tour aura lieu en décembre 2011 pour désigner les trois représentants de l'Afrique aux Jeux Olympiques de Londres. (Sources : futboldeguinea.wordpress.com, APA)


         10.04.2011 - Football - Qualifications JO 2012 : L'équipe du Nigéria est à Malabo

Après un vol de 90 mn depuis Cotonou où elle était partie s'entrainer, l'équipe olympique du Nigéria est arrivée aujourd'hui à l'aéroport international de Malabo, où elle a été accueillie par le personnel de l'Ambassade du Nigéria.
Le porte-parole de l'équipe, Arafat Aliyu, s'est réjoui de cet accueil et a déclaré à la presse : “"Le voyage a été assez fatigant, mais les garçons sont au mieux de leur forme..."  Cette rencontre qui doit avoir lieu dimanche à 15h30 (heure locale) comptera pour le 1er tour des qualifications en vue des Jeux olympiques de Londres 2012.
L'entraineur des Nigérians, Austin Eguavoen (photo), a déclaré, mercredi dernier, qu'il était normal pour les entraîneurs de donner à leurs équipes et à leurs compatriotes des motifs d'espoir avant un match, mais que son opinion sincère était que, sans manquer d'humilité, le sort de ce match est déjà scellé..."
La victoire du Nigéria paraît en effet inévitable puisque le match aller, joué au Samuel Ogbemudia Stadium à Bénin City (Nigeria), s'était soldé par une défaite pour la Guinée équatoriale sur le score de 5-0.
Raison pour laquelle l'Equato-guinéen Raul Fabiani, attaquant du Deportivo Alcoyano, a finalement renoncé à disputer ce match, préférant se concentrer sur son club, basé à Alcoy (Espagne). (Sources : SuperSport.com, Nigeria Daily Independent, futboldeguinea.wordpress.com)


          09.04.2011 - L’opposition invite le président Obiang à respecter ses promesses...

Dans un communiqué conjoint publié jeudi à Malabo, la capitale, les deux principaux partis d'opposition légalisés de la Guinée équatoriale, l’Union populaire (UP) et la Convergence pour la démocratie sociale (CPDS) demandent au président équato-guinéen, Teodoro Obiang Nguema, d’entamer dans les plus "brefs délais’’ les réformes politiques annoncées antérieurement devant aboutir à une transition politique.

Les deux partis politiques rappellent au président équato-guinéen ses promesses relatives notamment à une amnistie générale permettant le retour au bercail de tous les exilés politiques, la libération de tous les prisonniers politiques, la légalisation de tous les partis politiques ,syndicats et associations du pays.
Ils lui demandent aussi d’initier une réforme législative dans les aspects relatifs à la création d'une commission électorale indépendante, la réduction du mandat présidentiel à deux législatures de cinq ans chacune et quatre ans pour les députés et conseillers municipaux, la séparation réelle des pouvoirs, exécutif, législatif et judiciaire. Le communiqué insiste également sur l'adoption de mesures urgentes et immédiates pour garantir la jouissance des libertés fondamentales en Guinée équatoriale.

Suite aux vélléités de l’opposition d'organiser manifestations et meetings, le président équato guinéen avait accepté d'initier des réformes politiques, lors d’une rencontre tenue à Malabo, le 24 mars dernier, avec les leaders des différents partis politiques du pays.
Toutefois, aucun calendrier n'avait alors été annoncé pour la mise en place de ces réformes politiques, ce qu'a déploré et dénoncé le président d'Union populaire, Dario Martinez Ayacaba.
Par ailleurs, le leader de la CPDS, Placido Mico Abogo, avait jugé "insignifiantes" les mesures annoncées par le président Obiang, lesquelles portaient principalement sur une réforme de la Constitution permetttant la création d'une Chambre des Comptes et d'un Sénat... (Source : Afrique Avenir)


          09.04.2011 - "Malabo Fashion Week 2011" : La mode africaine à l'honneur

Hier vendredi, s'est ouvert à l'Hôtel du 3 août de Malabo la 2e édition de la "Malabo Fashion Week" qui a lieu, cette année, du au 11 avril, sous le thème de la "passion" et avec le parrainage d'honneur du footballeur de l'Inter Milan, Samuel Eto'o.

Les premiers défilés ont présenté hier les créations de jeunes designers équato-guinéens qui ont des difficultés à percer dans le monde de la mode.

Dans les prochains jours, l'événement devrait accueillir des créateurs confirmés tels que Imán Ayissi, du Cameroun, Clara Lawson du Togo et Lucas Nguema Escalada de Guinée équatoriale.

La "Malabo Fashion Week" est un projet personnel de Librada Ela Asumu, directrice de la revue "Ewaiso", Directrice générale de la Promotion de la femme et épouse de Sergio Abeso Tomo, ex-Président de la Cour Suprême.  Elle affirme s'être décidée à organiser un tel événement après avoir vu un défilé de mode à la télévision. Elle déclare vouloir faire de cette semaine non pas une simple manifestation liée à l’industrie textile, mais quelque chose beaucoup plus culturel : « Nous voulons encourager les jeunes à développer leur art et la créativité. Cet événement permettra de donner un coup de projecteur sur leurs créations. Il est l'occasion de découvrir de nouveaux talents et afin qu'ils puissent exposer et vendre leurs produits. »
Librada Ela Asumu a conclu en invitant le public à assister à tous les défilés et s'est félicité de la coopération des entreprises partenaires pour leur importante contribution économique. (Source : Página Oficial del Gobierno de la República de Guinea Ecuatorial)


          09.04.2011 - Des jeunes de Mongomo vont se former aux métiers du tourisme

Jeudi dernier, à Mongomo, dans le Palais des Congrès et des Conférences internationales de Ngoló, on a procédé à l'embauche de jeunes Equato-guinéens qui travailleront dans les secteurs de l'hôtellerie et de la restauration lors des deux grands événements que le pays va accueillir durant l'été 2011 et en janvier 2012 : le prochain Sommet de l'Union africaine et la Coupe d'Afrique des Nations.
La réunion a été présidée par le Secrétaire d'Etat au Tourisme, José Mba Obama Bendomo, qui était assisté par Arsenio Moro, Directeur à la promotion du Tourisme, Sebastián Elo Aseko, Délégué régional de l'Information et du Tourisme à Bata,  et Martiniano Aba Ele Ndho, Inspecteur général adjoint du ministère.

"L'organisation de cette formation a pour but de remédier au manque de personnel qualifié dans le pays capable de travailler dans les établissements touristiques. Il est important qu'à la réception des hôtels, on trouve des personnes formées et qualifiées, c'est dans ces lieux que les visiteurs se font une première impression et découvrent les us et coutumes d'un pays », a déclaré José Mba Obama.

Pour assurer cette formation, le gouvernement de la Guinée équatoriale a engagé deux experts portugais : Joao Nogueira, administrateur de l'entreprise Formibérica et Vasco Lima, directeur d'une importante chaine d'hôtels.
Les 400 personnes recrutées participeront à une formation de 45 jours qui aura lieu du 8 au 16 juin 2011 dans la ville de Mongomo, capitale de la province de Wele-Nzas et patrie du président Obiang Nguema. Les jeunes seront préparés aux métiers de réceptionniste, serveur, cuisinier et agent d'entretien.

“La formation se déroulera dans une ambiance amicale, détendue et de coopération mutuelle. Nous avons demandé aux jeunes candidats des efforts et de la volonté pour que l'apprentissage puisse apporter les résultats ecomptés", a déclaré un des experts portugais. (Source : Página Oficial del Gobierno de la República de Guinea Ecuatorial)


          07.04.2011 - A Genève, Obiang Nguema fait l'éloge de la démocratie et de l'alternance...

Alors qu'il dirigeait à Genève le Sommet "Gateway to Africa" auquel ont assisté des personalités telles que Bernard Kouchner et Gordon Brown, le président en exercice de l'Union africaine, Teodoro Obiang Nguema Mbasogo, a répondu aux questions des journalistes de la presse africaine :

- Vous avez accédé à la Présidence de l'Union africaine dernièrement. cela vous confère des responsabilités importantes en Afrique. Ainsi, nous nous retrouvons à la première Conférence de "Gateway to Africa". Selon vous, quelles sont les priorités our changer les choses en Afrique ?
- Ce que nous entamons aujourd'hui, c'est une série de conférences que je propose pour l'Union africaine, afin de trouver les moyens de surmonter certains difficultés que connait actuellement l'Afrique. Nous pensons que l'Afrique doit arriver envisager tout les problèmes qui concerne son propre développement aux niveaux politique, économique, social et culturel.
Nous devons fortifier nos économies et surmonter le sous-développement. En même temps, nous avons le problème de la démocratie. Vous savez que les pays africains sont jeunes en matière de démocratie, mais nous devons construire une culture de la démocratie qui nous permette de savoir que l'alternance, c'est une des priorités pour la démocratie.  Ce sont les idées autour desquelles, je pense, nous devons travailler pour que s'enracine une culture de la démocratie.

- Excellence, en tant que président de l'Union africaine, quelles procédure comptez-vous mettre en place pour mettre en place les décisions qui seront retenues lors du "Gateway to Africa" ?
- L'Afrique a beaucoup de difficultés, vous le savez, nous ne sommes pas des pays développés, l'Afrique commence tout juste à émerger... C'est pourquoi, nous pensons que cette conférence qui a lieu actuellement va nous permettre de définir des priorités pour notre développement en examinant tous les secteurs où il faut agir.

- Comment réagissez vous face à la situation qui prévaut en Côte d'Ivoire et en Libye ?
- Vous savez qu'au cours du dernier Sommet de l'Union africaine, nous avons nommé un panel de chefs d'Etat africains pour s'occuper du problème de la Côte d'Ivoire : le président du Tchad pour l'Afrique centrale, le président sud-africain Zuma pour l'Afrique australe, le président Blaise Compaoré pour l'Afrique centrale, et le président de Mauritanie pour l'Afrique du Nord.Ils étaient chargés de favoriser une négociation entre les deux parties, Laurent Gbagbo et Alassane Ouatara, afin de surmonter la crise. Nous pensons que Gbagbo doit céder le pouvoir à Ouatara, mais il a été très diffcile de le convaincre. Actuellement, des hostilités ont été déclenché de l'extérieur... Malgré les violences qui se produisent depuis deux jours, nous croyons encore à un accord négocié entre les deux parties.

- Dans votre discours de ce matin, vous avez déclaré que les pays occidentaux ne peuvent traiter les affaires purement africaines sans tenir compte des opinions africaines... Pouvez-vous nous éclairer sur ce point ?
- Pour résoudre ces problèmes, l'Union africaine pronait des négociations pacifiques, et non le recours à la violence. C'est pourquoi, lors des deux dernières rencontres à Paris et à Londres, l'Union africaine n'était pas présente. Nous croyons que nous pouvons résoudre les crises africaines au niveau africain et pacifiquement. C'est cela, le rôle de l'Union africaine, nous ne voulons pas la guerre...

- L'Afrique est le seul continent qui n'a pas sa propre agence de presse, et nous devons attendre l'information de l'AFP ou de Reuters... Pouvons nous attendre du président de l'Union africaine qu'il soutienne la création d'une agence de presse en Afrique ?
- Evidemment, l'Afrique a besoin de sa propre presse, capable de transmettre le sentiment africain. Nous ne pouvons pas être toujours sous l'influence de la presse étrangère. Parce que nous constatons que la presse occidentale ne dit pas la réalité africaine. C'est pourquoi nous allons tenter de sensibiliser les Etats membres pour créer une presse  purement africaine. (Source : Vox Africa Video)


          07.04.2011 - Malabo achète deux corvettes lance-missiles  "made in Israël"...

Selon Africa Intelligence, la Guinée équatoriale vient d’acquérir, pour 100 millions de dollars, deux petites corvettes lance-missile de type Saar 4 auprès d’Israel Shipyards, un chantier naval privé basé à Haïfa, afin de  protéger ses eaux territoriales et ses puits de pétrole off-shore.
Les deux bateaux sont équipés d'un hélicoptère capables de décoller à partir du pont. L'opération a bénéficié de la médiation de l'Israélienne d'origine marocaine Yardena Ovadia, consul honoraire d'Israël à Malabo et bien introduite dans l'entourage du président Teodoro Obiang Nguema. Par son entremise, plusieurs groupes de défense israéliens ont obtenu d'importants contrats en Guinée équatoriale. Ces dernières années, Aeronautics Defense Systems lui a vendu des hélicoptères et une joint-venture entre Israel Shipyards et Israel Military Industries lui a fourni  une dizaine de patrouilleurs Shaldag.
La garde présidentielle équato-guinéenne est en outre encadrée par des consultants israéliens liés au général à la retraite Shlomo Ilya et au courtier en armement Boaz Bedihi, basé en Afrique du Sud. Le ministre israélien de la Défense encourage les exportations de matériel militaire vers la Guinée équatoriale, mais celui des Affaires étrangères est hostile à l'établissement de relation entre les deux pays et s'oppose, depuis plusieurs années, à une visite oficielle d'Obiang à Tel Aviv. (Sources : Africa Intelligence, Asodegue)


          06.04.2011 - Teodoro Obiang Nguema préside le Sommet "Gateway to Africa" à Genève

Une voix cristalline s’élève dans les airs. Noa, la célèbre chanteuse israélienne, entonne son hymne le plus fameux, Ave Maria, « une prière qui transcende les religions et les races », en la dédiant à Teodoro Obiang Nguema, le dirigeant de la Guinée équatoriale et président de l’Union africaine.

Nous sommes dans une salle comble de plusieurs centaines de personnes de l’hôtel Intercontinental, à Genève, qui accueille, ces 5 et 6 avril une conférence intitulée "Gateway to Africa" (passerelle pour l’Afrique). « Notre objectif est d’en faire un Davos africain, qui a vocation à être reconduit chaque année », explique l’ambassadeur israélien Yitzhak Eldan, l’un des organisateurs. «Il s’agit de mettre tous les sujets africains sur la table», ajoute-t-il.

Aux côtés de Teodoro Obiang, participent au colloque l’ancien candidat à la présidence des Etats-Unis, Al Gore, l’ex-secrétaire des Nations unies, Kofi Annan, le Français Bernard Kouchner ou le Britannique Gordon Brown, qui s’est livré, très en verve, à un brillant plaidoyer pour le développement de l’Afrique.
Au nom du canton de Genève, la conseillère d’Etat Isabel Rochat prononce l’allocution introductive, dans laquelle elle se félicite des nombreuses "promesses" du continent africain, tout en insistant sur ses "innombrables défis". Invitée à la tribune quelques heures plus tard, la Kényane Wangari Maathai, Prix Nobel de la paix, a pour sa part souligné que « le futur de l’Afrique est dans les mains des Africains. Personne ne peut développer l’Afrique pour nous ».

Ce credo est martelé par les intervenants successifs, Teodoro Obiang en tête, qui a virulemment dénoncé l’intervention «étrangère» en Côte d’Ivoire.  « Actuellement, on enregistre de lourdes pertes humaines en Côte d'Ivoire », a déclaré Obiang Nguema, dans une conférence de presse, à l'écart du Sommet. Il a en outre expliqué que l'Union africaine (UA) a exercé des "pressions" pour qu'Alassane Ouattara, qui a le soutien de la communauté internationale, soit reconnu comme président de la Côte-d'Ivoire, « mais cela ne justifie pas l'intervention d'une armée étrangère. »
Teodoro Obiang Nguema a également condamné l'intervention militaire étrangère en Libye. « Je crois que les problèmes de la Libye doivent être résolus de l'intérieur et non par une intervention extérieure justifiée par des motifs prétendûment humanitaires », a-t-il ajouté. « L'Afrique n'a pas besoin d'une influence étrangère. L'Afrique doit gérer ses propres affaires. C'est ce qui s'est passé au Rwanda, en République démocratique du Congo, au Libéria... Les problèmes africains ne peuvent pas être résolus selon la vision qu'en ont les Européens, les Amércains ou les Asiatiques.  »

Hier mardi, Gordon Brown a parlé des moyens de surmonter la première crise de la mondialisation, alors que Bernard Kouchner a évoqué les défis sanitaires auxquels l’Afrique est confrontée.
L’ex-secrétaire général de l’ONU, Kofi Annan, doit s'exprimer, aujourd'hui mercredi, sur le thème : "futur de l’Afrique : perspectives et défis", alors que le professeur israélien Shlomo Ben Ami, ancien ministre israélien des Affaires étrangères, évoquera "les implications du second réveil arabe", de l’endiguement des conflits et des limites de la diplomatie.

Cette Conférence a été planifiée dans les moindres détails par Comtec, une société événementielle en vue, installé à Tel-Aviv, traditionnellement organisatrice de conférences médicales. Selon Yitzhak Eldan, c’est elle qui a financé l’événement... et il confirme que Yardena Ovadia, une femme d’affaires israélienne réputée proche de Teodoro Obiang, en est à l’initiative. « Elle est amoureuse de la Guinée équatoriale et de l’Afrique », dit-il. Officiellement consul honoraire de la Guinée équatoriale en Israël, cette dernière aurait, selon un article du journal Haaretz de 2008, joué l’entremetteuse dans une vente d’armes israéliennes à la Guinée équatoriale, une information corroborée par l’émission d’investigation israélienne Ouvda.

Interrogé lors d’un point presse sur sa présence à une conférence accueillant le président Obiang, Bernard Kouchner n’a, en substance, pas voulu « entrer dans le débat », justifiant sa venue comme « une opportunité de soutenir l’Afrique ». Isabel Rochat n’a pas souhaité répondre au Temps , sa porte-parole expliquant « qu’elle n’était pas l’organisatrice » de "Gateway to Africa". (Sources : Le Temps.ch, 24 heures.ch, Asodegue)


          04.04.2011 - Football féminin - Eliminatoires JO 2012 : Match nul face aux Lionnes du Cameroun

Samedi dernier, devant 5 000 spectateurs, dans le stade Omnisports Ahmadou Ahidjo de Yaoundé (Cameroun), les joueuses du Nzalang Nacional de Guinée Equatoriale ont imposé un nul vierge aux Lionnes indomptables.

La rencontre comptait pour le deuxième tour des éliminatoires du tournoi féminin de football des Jeux Olympiques de Londres 2012.

Dès vendredi, la veille du match, au cours de la reconnaissance du stade, les Equato-guinéennes ne cachaient pas leurs ambitions. « C’est ici que Samuel Eto’o joue ? », s’était interrogée Genoveva Anonman, leur capitaine. Avant d’ajouter : « Ça me fait plaisir de jouer sur le même stade que lui. Nous avons du respect pour le Cameroun, parce que c’est une grande équipe avec de bonnes joueuses. Pour ce match aller, nous sommes venues chercher un match nul ou une victoire, si possible ».

Les joueuses des deux équipes se connaissent, parce qu’il n’y a pas eu de grand changement depuis qu’elles se sont rencontrées à la Can 2010 en Afrique du Sud en match de poule (2 buts partout). Quatre joueuses ont fait leur entrée dans le camp camerounais, alors que trois nouvelles ont été alignées dans le Nzalang nacional.

Lors de le première période, le Nzalang a adopté une stratégie défensive : les Camerounaises Gabrielle Aboudi Onguéné et Gaëlle Enganamouit ont été prises en marquage individuel strict, ce qui a asphyxié le jeu des Lionnes Indomptables en attaque, puisqu’il est basé sur la puissance et la vitesse de ces deux joueuses. Conséquence : une seule occasion nette de but pour les Lionnes en première mi-temps. La frayeur du Cameroun est intervenue sur la frappe croisée avec rebond de Genoveva Anonman (36ème) détournée en corner par Annette Ngo Ndom, la gardienne de buts des Lionnes Indomptables.

La seconde période, dominée par le Nzalang féminin,  a été plus ouverte et les deux équipes ont pu se créer d’autres occasions de buts sans succès. La plus nette a été une frappe de Gaëlle Enganamouit, déviée sur le poteau et repoussée sur la ligne par l'Equato-guinéenne d'origine camerounaise Salomé Nké, intrépide en défense centrale. C’est au match retour, le 17 avril prochain, à Malabo, que les deux équipes devront donc se départager.

Cameroun : 1 Annette Ngo Ndom (Gk), 12 Françoise Bella (cap), 15 Isis Sonkeng, 2 Raïssa Feudjio, 3 Rosalie Moundjongue, 11 Balbine Medoua, 13 Cathy Bouh Djouh, 18 Jeannette Ngock Yango, 17 Gaëlle Enganamouit, 9 Michèle Ngono Mani, 7 Gabrielle Aboudi Onguéné.
Remplaçantes : 16 Reine Sosso Ekane (Gk), 4 Rosine Siewe, 6 Duvale Wafeu, 10 Ariane Beyene, 8 Francine Zouga, 14 Josephine Ngandi Ngandi, 5 Adrianne Iven Mihamle.
Entr. Enow Ngachu

Guinée équatoriale : 13 Miriam Silva De Paixo (Gk), 2 Bruna Amarante Da Silva, 3 Samolé Nké, 4 Carolina Conceiçao Martins, 5 Anan Christine Da Silva, 9 Dorine Chigoué, 7 Diala Blessing, 15 Gloria Chinasa Okoro, 10 Genoveva Anonman (cap), 20 Christelle Ngo Niepel, 8 Jade Boho Sayo.
Remplaçantes : 1 Yao Haoua (Gk), 12 Sinfora Eyang, 18 Theresa Gomina Lihu, 21 Adriana Aperecida Costa, 11 Natalia Obono, Abesso, 19 Fatoumata Ndiaye, 6 Doceline Theolore. Entr. Marcelo Frigeria (Sources : Camfoot ; Quotidien Le Jour)


          03.04.2011 - Un biologiste argentin en Guinée équatoriale

Bruno Carpinetti, 43 ans, est un Argentin, professeur et chercheur à l’Université nationale Arturo Jauretche, à La Plata. De retour de l'île de Bioko où il a travaillé avec John Fa, un biologiste anglais l’Imperial College, et une équipe universitaire locale pour « trouver une solution à la consommation de la viande de brousse et une alternative à l'exploitation de la forêt ».
C’est un projet concernant la préservation des espèces animales,  mais également lié à la sécurité alimentaire », a déclaré le biologiste de La Plata (Argentine).

A cause de son insularité, Bioko héberge des espèces végétales et animales endémiques. Et c'est là que réside un problème crucial : La faune est la seule source de viande pour la majeure partie de la population. « Le principal problème que nous avons en Guinée équatoriale est la sécurité alimentaire », a déclaré Bruno Carpinetti.  « Autrefois parmi  les plus pauvres du monde, ce pays a aujourd’hui un des plus importants PIB d’Afrique depuis la découverte du pétrole. Pourtant, il est classé au 117e rang (sur 169) de l'indice de développement humain du PNUD. (Programme des Nations Unies pour le Développement Humain)... »

La République de la Guinée équatoriale ne possède en effet aucune industrie (agro-alimentaire) et tout est importé. « Sur l'île de Bioko, le seul apport de protéines provient des animaux de la forêt, qu'on appelle  "viande de brousse"... En effet, la seule alternative consistant à importer de la viande est inaccessible à la majorité des habitants. Cela crée tout un marché de la "viande de brousse" qui comprend une chasse intensive, et la commercialisation faite par les chauffeurs de taxi qui achètent dans les villages et revendent sur les marchés de la ville. » a expliqué Bruno Carpinetti.
Selon lui, les principales sources de protéines sont : « une espèce de rat, le porc-épic, les primates, les singes et les céphalophes qui sont une sorte d'antilopes sauvages. »  (Source : Diagonales)


          02.04.2011 - Zarandona souligne le "changement de mentalité" de la Guinée avec l'arrivée de               l'entraineur français Henri Michel

Le milieu de terrain équato-guinéen du Real Jaén, Ivan Zarandona Esono, a souligné aujourd'hui le "changement de mentalité" que connaît son pays depuis l'arrivée du Français Henri Michel, qui a obtenu une double victoire sur le Tchad (2-0), en février, et sur la Gambie (1-0), mardi dernier.
Le joueur du Nzalang nacional a déclaré aux journalistes espagnols qu’Henri Michel est un entraineur de "prestige", que son arrivée a été «positive» et que les deux victoires " donneront le moral pour s'attaquer avec succès au prochain match amical."
« Notre objectif est de fournir une bonne image de la Coupe d'Afrique des Nations, que nous organisons conjointement avec le Gabon », a rappelé le joueur du Real Jaén.
Ivan Zarandona, qui a joué 45 minutes lors du  match amical contre la Gambie, s'est dit "à l’aise" sur le terrain et espère « mériter la confiance de Henri Michel » pour le prochain engagement internati Ivan Zarandona, qui a joué 45 minutes lors du  match amical contre la Gambie, s'est dit "à l’aise" sur le terrain et espère « mériter la confiance de Henri Michel » pour le prochain engagement international.

Ivan Zarandona est né le 30 août 1980 à Valladolid. Il est le frère cadet de Benjamin Zarandona qui, lui aussi, a eu une carrière de footballeur professionnel en Espagne.  Il évolue dans le club espagnol du Real Jaen depuis août 2010. (Source : EFE)


          02.04.2011 - Malabo justifie le renforcement de la présence policière dans le pays

Un communiqué officiel, signé par Nicolás Obama Nchama, le ministre équato-guinéen de la Sécurité nationale, a été publié aujourd'hui même sur le site web du gouvernement, afin d'expliquer la présence de plus en plus importante de policiers et de forces de sécurité dans les rues de Malabo.

Contrairement « aux insinuations de certains médias à l'étranger », ce dispositif policier n'aurait rien à voir avec les événements survenus en Afrique du nord, ni avec les vélléités de l'opposition à qui on a refusé l'autorisation de manifester dans la capitale et d'organiser des meetings à Bata...
Selon ce communiqué, si « les citoyens de Malabo ont pu voir dans la rue une présence accrue de policiers et de forces de sécurité », cela s'expliquerait simplement par la tenue prochaine (en juillet 2011) du Sommet de l'Union africaine... La Guinée équatoriale agirait donc « comme toute nation qui prépare des événements de dimension internationale.

Afin d'assurer le succès des grands événements qui se dérouleront prochainement dans notre pays, à savoir : le Sommet des Chefs d'Etat de l'Union africaine et l'Organisation de la Coupe d'Afrique des Nations, le ministère de la Sécurité nationale, informe toute la population qu'il a adopté des mesures de sécurité, tels que la présence massive de forces de sécurité dans toute la ville...

Cette présence policière dans les rues et les quartiers de nos villes est due uniquement et exclusivement à la nécessité de diminiuer fortement la criminalité, à la veille de ces événements internationaux. Aussi, afin de mener des opérations de surveillance et d'exercer un effet dissuasif sur d'éventuels groupes mafieux qui exploitent souvent de tels événements pour agir, et afin de maintenir un sentiment de sécurité parmi les citoyens...

L'engagement du gouvernement de notre pays pour la paix doit être se manifester avant, pendant et après ces événements, et le ministère de la Sécurité nationale ne ménagera aucun effort pour y parvenir. » (Source : Página Oficial del Gobierno de la República de Guinea Ecuatorial)


          02.04.2011 - Sahara occidental : La Guinée Equatoriale réaffirme son soutien au Maroc

A Rabat (Maroc), le ministre équato-guinéen des Affaires étrangères, Pastor Micha Ondo Bilé, a réitéré, hier vendredi, le soutien de son pays à l'initiative marocaine d'autonomie en tant qu'unique solution à la question du Sahara.
Dans un communiqué conjoint publié à l'issue de la 5ème session de la Commission mixte de coopération, la Guinée Equatoriale "a réaffirmé sa position constante concernant sa reconnaissance de la souveraineté du Royaume du Maroc sur le Sahara (occidental) et a réitéré son appui à l'initiative marocaine pour la négociation d'un statut d'autonomie, seule solution susceptible de résoudre cette question dans le cadre de la souveraineté et de l'intégrité
Dans ce même communiqué, Pastor Micha Ondo Bile, a loué "les avancées réalisées par le Maroc dans divers domaines visant à promouvoir la démocratie, les droits de l'Homme et le développement humain". Le chef de la diplomatie équatoguinéenne a également fait part de "sa grande admiration pour les grandes réformes politiques et constitutionnelles annoncées par SM le Roi dans son discours historique du 09 mars, qui constitue un changement qui renforce le Royaume du Maroc dans sa situation de modèle pour le continent africain et le monde arabe", ajoute le commu Dans ce même communiqué, Pastor Micha Ondo Bile, a loué "les avancées réalisées par le Maroc dans divers domaines visant à promouvoir la démocratie, les droits de l'Homme et le développement humain". Le chef de la diplomatie équatoguinéenne a également fait part de "sa grande admiration pour les grandes réformes politiques et constitutionnelles annoncées par SM le Roi dans son discours historique du 09 mars, qui constitue un changement qui renforce le Royaume du Maroc dans sa situation de modèle pour le continent africain et le monde arabe", ajoute le communiqué.
En outre, la Guinée Equatoriale a réaffirmé son appui à la candidature du Maroc au Conseil de Sécurité des Nations Unies, en 2012.

Selon le communiqué conjoint, le ministre des Affaires étrangères et la Coopération, Taïb Fassi Fihri, qui a coprésidé la séance de clôture de la session avec le ministre équato-guinéen des Relations extérieures, de la coopération internationale et de la francophonie, Pastor Micha Ondo Bile, salué "les progrès réalises dans divers domaines en République de Guinée Equatoriale sous la conduite de Son Excellence le président Téodoro Obiang Nguema Mbasogo, pour la prospérité et le bien-être du peuple équato-guinéen".
M. Fassi Fihri s'est également félicité de l'annonce faite par le président Teodoro Mbasogo concernant "une réforme constitutionnelle portant essentiellement sur la limitation du mandat présidentiel, la création d'une deuxième Chambre (Sénat) et l'instauration d'une instance de lutte contre la corruption".
De même, la Partie marocaine a évoqué la place importante qu'occupe la Guinée Equatoriale sur la scène économique régionale, notamment au sein de la Communauté Economique et Monétaire d'Afrique Centrale (CEMAC) "et sa réussite dans la présidence du Comité de Réforme de la CEMAC de 2006 à 2008".

Les deux parties ont convenu d'organiser la 6é session de la commission mixte à Malabo à une date qui sera fixée d'un commun accord. (Sources : Info Maroc, MAP, maroc.net)


          01.04.2011 - Francisca Tatchoup à la Conférence "des alliances commerciales" avec l'Afrique

Le site web du Ministère de l’information dément aujourd’hui l’information diffusée par l’hebdomadaire allemand d'investigation « Der Spiegel » du 26.02.2011 selon lequel le fils du Chef de l’Etat et ministre des Forêts, Teodoro Nguema Obiang Mangue, aurait passé commande d’un yacht de luxe à l’entreprise allemande Kush pour une somme de 380 millions de dollars. Cette source officielle affirme que cette information est fausse, mais admet cependant que « le ministre a sollicité de cette compagnie une ébauche de conception d'un yacht, puis a renoncé à son achat », ajoutant qu’  « au cas où cet achat aurait été réalisé, il l’aurait été avec les revenus légaux du Ministre d'État, et en aucun cas, avec de l’argent provenant de financements illicites ou de la corruption, puisque, outre son salaire comme membre du Gouvernement, S.E. Nguema Obiang Mangue possède différentes entreprises, légalement constituées en Guinée Équatoriale, sur la base des normes et des réglementations qui sont en vigueur dans le pays. Il n'existe pas, en Guinée Équatoriale, de restrictions dans la loi qui interdiraient à des personnalités publiques d’exercer des activités lucratives dans le secteur privé. Bien au contraire, dans un petit pays, où jusqu'à présent il n'existait pas d'entreprises privées, les investissements particuliers des citoyens équato-guinéens, membres ou non du Gouvernement, sont essentiels pour créer un premier tissu patronal qui permette  de développer l'économie et de donner des possibilités d'emploi à la population. »

Par ailleurs, le gouvernement équato-guinéen déplore « qu'une revue internationale de renom se joigne, comme d'autres médias, à l'habituelle campagne de désinformation sur notre pays conduite par certains cercles de la presse occidentale. » La même source officielle estime « abject », le fait « qu'un achat particulier, qui ne serait absolument pas relevé s'il était effectué en Occident par n’importe quel personnage public, se transforme en une « importante nouvelle internationale » pour la seule raison que, dans ce cas, le protagoniste est une figure notable de la vie publique africaine, ce qui n'est pas encore bien accepté par certains esprits occidentaux. »

Le Bureau d’Information et de la Presse de la Guinée Équatoriale conseille enfin aux médias intéressés par cette affaire de contacter avec l'entreprise mentionnée, Kusch, afin de s’assurer que « le Ministre d'Agriculture n'est pas client »  de cette entreprise et qu’ « il n'y a eu aucun accord, ni ordre formel de construction du yacht, et qu’il n’a été versé aucune somme d'argent. » 

Hier, sur le site web de la chaine de télévision allemande "Deutsche Welle", on pouvait lire dans un article de Julian Bohne et de Carolin Hebig que dans un e-mail adressé à Global Witness, la société Kusch Yacht Projekte GmbH aurait confirmé l'information selon laquelle elle compte bien Teodorin Obiang dans sa liste de clients. Interrogé par "Deutsche Welle", le gérant de la société, Mark Dethlefs, a toutefois préféré ne pas répondre : «L'entreprise, qui se charge de construire des méga-yachts est tenue à une obligation générale de discrétion, tant en termes de projets individuels qu'en termes de clientèle. Je ne peux pas et je ne dirais rien à ce sujet. » (Source : Página Oficial del Gobierno de la República de Guinea Ecuatorial)


          01.04.2011 - Le ministre Pastor Micha Ondo Bile à Rabat  (Maroc)

La 5ème session de la Commission mixte de coopération Maroc-Guinée Equatoriale s'est ouverte, hier soir à Rabat, sous la coprésidence du ministre marocain des Affaires étrangères et de la Coopération, Taib Fassi Fihri, et du ministre équato-guinéen des Affaires étrangères, de la Coopération internationale et de la Francophonie, Pastor Micha Ondo Bile.

Intervenant à cette occasion, Fassi Fihri a affirmé que cette session sera sanctionnée par des résultats importants, ajoutant que les deux pays se sont dotés des moyens à même d'assurer le développement à leurs populations dans tous les domaines. Le bilan des relations bilatérales est "extrêmement positif", a indiqué le ministre, rappelant la visite historique effectuée par SM le Roi Mohammed VI en Guinée Equatoriale, en avril 2009.
Fassi Fihri a ajouté que cette session sera couronnée par la signature de plusieurs accords couvrant de nouveaux secteurs d'activités, dans l'objectif de diversifier et de développer les relations entre les deux pays. Il a en outre salué "l'effort considérable" consenti par la Guinée Equatoriale dans les domaines de la formation et de l'éducation, notant que le Royaume contribue à cet effort en accueillant et en formant des cadres équato-guinéens.  Le ministre a également salué le soutien "constant et indéfectible" apporté par la Guinée Equatoriale sur la question du Sahara occidental.

De son côté, Pasto Micha Onde Bile a affirmé que le rapprochement avec le Maroc constitue "une priorité" pour son pays, ajoutant que cette session a pour but de renforcer davantage les relations bilatérales, d'explorer de nouvelles opportunités de coopération et d'évaluer le bilan des relations entre les deux pays dans divers domaines. Les deux pays sont animés par la volonté de développer "une coopération exemplaire", a-t-il dit, appelant le secteur privé à saisir les diverses opportunités offertes par le Maroc et la Guinée Equatoriale.

Cette session se tient conformément aux dispositions de l'accord de coopération économique, technique et culturelle signé à Rabat le 7 décembre 1979. Lors de cette session, les deux parties feront le bilan des actions réalisées depuis la 4ème session tenue en juin 2006 et procéderont à l'examen des moyens à mettre en œuvre pour renforcer davantage et diversifier leur coopération bilatérale. (Source : MAP)


          01.04.2011 - Football féminin - Eliminatoires JO 2012 - 2e tour : Cameroun-Guinée équatoriale


Demain, samedi 2 avril, le Cameroun accueillera à Yaoundé, la sélection nationale Équato-guinéenne. La rencontre est la première du second tour des éliminatoires des Jeux olympiques de Londres 2012.

Les joueuses du Nzalang nacional, vice-championnes d'Afrique, étaient exemptes du tour préliminaire. Elles entrent dans la compétition avec ce match, tandis que Les Lionnes du Cameroun sont parvenues au 2e tour grâce à deux victoires face au Mali (5-0) et (1-0).
Du côté de la sélection camerounaise, après un stage de trois semaines à Yaoundé, du 28 février au 19 mars dernier, Enow Ngachu et son adjoint Mike Ndoumou, ont mené leur groupe à Accra, la capitale ghanéenne où les Lionnes ont disputé un match contre les « Blacks Starlettes » (0-0). De retour d'Accra depuis mercredi dernier, elles poursuivent leur préparation en attendant le Jour J. Le monastère des bénédictins du Mont-Fébé, la tanière des Lionnes, a jusqu'ici porté chance aux Camerounaises.

Les Equato-guinéennes, quant à elles, se sont préparées en Belgique, ce qui en dit long sur les prestations attendues par le sélectionneur congolais du Nzalang Nacional, Jean-Paul Mpila. De retour depuis peu en Guinée Equatoriale, c'est mardi que le Nzalang compte rejoindre Yaoundé. Joint au téléphone, Jean-Paul Mpila s'est exprimé sur la préparation de ses joueuses : « Nous avons effectué quelques modifications dans nos rangs. Les filles se portent bien et se sont entrainées normalement », a déclaré le sélectionneur du Nzalang Nacional. Il a même séjourné récemment au Cameroun pour observer les entraînements des Lionnes.

La dernière rencontre entre les deux pays date de novembre 2010 et s'était soldée par une égalité, sur score de 2-2. (Source : Cameroun Tribune)


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